Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: נָשִׁים סוֹמְכוֹת רְשׁוּת.conformément à l'avis de Rabbi Yossé, qui a dit : les femmes apposent leurs mains sur la tête d'un sacrifice à titre facultatif. Bien que seuls les hommes y soient tenus, les femmes peuvent accomplir ce rite si elles le souhaitent ; de même, elles peuvent accomplir les autres mitsvot (commandements) dont elles sont dispensées.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, אִשְׁתּוֹ שֶׁל יוֹנָה הָיְתָה עוֹלָה לָרֶגֶל וְלֹא מִיחוּ בָּהּ, מִי אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר רֶגֶל לָאו מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא הוּא? אֶלָּא קָסָבַר רְשׁוּת, הָכָא נָמֵי רְשׁוּת.Car si tu ne dis pas ainsi, à savoir que ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) suit l'avis de Rabbi Yossé, comment comprendre ce qu'enseigne la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : la femme de Yona montait à Jérusalem pour la fête de pèlerinage et les Sages ne l'en ont pas empêchée ? Y a-t-il quelqu'un qui dise que le pèlerinage de la fête n'est pas un commandement positif lié au temps, dont les femmes seraient tenues ? Mais il pense que c'était pour elle facultatif ; ici aussi, pour les téfilines (phylactères), c'est facultatif, et l'on ne peut donc rien en déduire quant au fait que Chabbat soit ou non un temps de téfilines.
- אֶלָּא הַאי תַּנָּא הִיא דְּתַנְיָא: הַמּוֹצֵא תְּפִילִּין, מַכְנִיסָן זוּג זוּג. אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה, אֶחָד חֲדָשׁוֹת וְאֶחָד יְשָׁנוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר בַּחֲדָשׁוֹת, וּמַתִּיר בִּישָׁנוֹת.Mais c'est plutôt ce Tanna-ci qui tient que Chabbat est un temps de téfilines, comme il a été enseigné : celui qui trouve des téfilines les rapporte paire par paire, que ce soit l'homme ou la femme, que ce soient des neufs ou des vieux, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda interdit de rapporter les neufs, qui ne sont peut-être que des amulettes en forme de téfilines, et permet les vieux, qui sont assurément de vrais téfilines.
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא בַּחֲדָשׁוֹת וִישָׁנוֹת, אֲבָל בְּאִשָּׁה לָא פְּלִיגִי. שְׁמַע מִינַּהּ מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָא הוּא, וְכׇל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁאֵין הַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים חַיָּיבוֹת.Ils ne divergent que sur les neufs et les vieux, mais sur la femme ils ne divergent pas : tous admettent qu'elle peut les rapporter. Déduis-en que, pour ce Tanna, les téfilines sont un commandement positif que le temps ne conditionne pas ; or, à tout commandement positif que le temps ne conditionne pas, les femmes sont tenues. Elle peut donc mettre ces téfilines et entrer dans la ville.
- וְדִילְמָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: נָשִׁים סוֹמְכוֹת רְשׁוּת? לָא סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּלָא רַבִּי מֵאִיר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, וְלָא רַבִּי יְהוּדָה סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵיMais peut-être ce Tanna pense-t-il comme Rabbi Yossé, qui a dit : les femmes apposent leurs mains à titre facultatif ? Ici aussi, les femmes pourraient mettre les téfilines à titre facultatif. Cela ne peut pas te venir à l'esprit, car ni Rabbi Méïr ne pense comme Rabbi Yossé, ni Rabbi Yehouda ne pense comme Rabbi Yossé, ainsi que la Guemara va le prouver.
- לָא רַבִּי מֵאִיר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דִּתְנַן: אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַתִּינוֹקוֹת מִלִּתְקוֹעַ. הָא נָשִׁים מְעַכְּבִין — וּסְתָם מַתְנִיתִין רַבִּי מֵאִיר.Ni Rabbi Méïr ne pense comme Rabbi Yossé, comme nous avons appris dans la Michna : on n'empêche pas les enfants de sonner du chofar à Roch Hachana, car ils devront un jour y être tenus et il faut les y former. Il s'ensuit qu'on empêche les femmes de sonner. Or, une Michna anonyme est de Rabbi Méïr : selon lui, la femme n'a donc même pas la faculté d'accomplir un commandement positif lié au temps.
- וְלָא רַבִּי יְהוּדָה סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּתַנְיָא: ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל ... וְסָמַךְ״, בְּנֵי יִשְׂרָאֵל סוֹמְכִין וְאֵין בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל סוֹמְכוֹת. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: נָשִׁים סוֹמְכוֹת רְשׁוּת.Et Rabbi Yehouda ne pense pas non plus comme Rabbi Yossé, comme il a été enseigné dans le Sifra (midrash de halakha sur le Lévitique) : « Parle aux enfants d'Israël… et il apposera » (Lévitique 1, 2-4) : les fils d'Israël apposent leurs mains, mais les filles d'Israël n'apposent pas. Rabbi Yossé et Rabbi Chimon disent : les femmes apposent à titre facultatif.
- וּסְתָם סִיפְרָא מַנִּי — רַבִּי יְהוּדָה.Or, de qui est un Sifra anonyme ? De Rabbi Yehouda. Selon lui, les femmes n'ont donc pas la faculté d'apposer leurs mains. Puisque ni Rabbi Méïr ni Rabbi Yehouda n'admettent l'avis de Rabbi Yossé, le Tanna qui permet à la femme de rapporter les téfilines à Chabbat tient que cette mitsva n'est pas liée au temps et s'applique même à Chabbat.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַמּוֹצֵא תְּכֵלֶת בַּשּׁוּק, לְשׁוֹנוֹת — פְּסוּלוֹת, חוּטִין — כְּשֵׁרִין.Rabbi Elazar a dit : celui qui trouve de la tekhélet (laine teinte en bleu azur, destinée aux tsitsit, les franges rituelles) au marché : s'il s'agit de mèches de laine cardée et teinte, elles sont invalides pour les tsitsit, car elles ont pu être teintes à une autre fin ; s'il s'agit de fils, ils sont valides.
- מַאי שְׁנָא לְשׁוֹנוֹת, דְּאָמַר: אַדַּעְתָּא דִגְלִימָא צַבְעִינְהוּ? חוּטִין נָמֵי, נֵימָא: אַדַּעְתָּא דִגְלִימָא טְוִינְהוּ! בִּשְׁזוּרִים.En quoi les mèches sont-elles différentes, pour que l'on dise : c'est en vue d'un manteau qu'on les a teintes ? Pour les fils aussi, disons : c'est en vue d'un manteau qu'on les a filés ! La Guemara répond : il s'agit de fils retors, que l'on n'a pas coutume de tisser.
- שְׁזוּרִים נָמֵי, נֵימָא: אַדַּעְתָּא דְשִׂיפְתָּא דִגְלִימָא עַיְיפִינְהוּ! בְּמוּפְסָקִין, דְּכוּלֵּי הַאי וַדַּאי לָא טָרְחִי אִינָשֵׁי.Pour les fils retors aussi, disons : c'est en vue de la bordure d'un manteau qu'on les a retordus ! Il s'agit de fils retors coupés en brins courts, propres aux tsitsit, car à ce point, assurément, les gens ne se donnent pas de peine pour façonner la bordure d'un manteau à la ressemblance de tsitsit.
- אָמַר רָבָא: וְכִי אָדָם טוֹרֵחַ לַעֲשׂוֹת קָמֵיעַ כְּמִין תְּפִילִּין? דִּתְנַן: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים, בִּישָׁנוֹת. אֲבָל בַּחֲדָשׁוֹת — פָּטוּר.Rava a dit : cet argument est difficile, car un homme se donne-t-il la peine de faire une amulette en forme de téfilines ? Pourtant, les Sages s'en sont souciés, comme nous avons appris dans la Michna : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites, selon lesquelles on rapporte les téfilines trouvés ? À propos des vieux, mais pour les neufs, il est exempt de les rapporter, car ce sont peut-être des amulettes.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא לְאַהֲבָה בְּרֵיהּ: פּוֹק תְּנִי לְהוּ: הַמּוֹצֵא תְּכֵלֶת בַּשּׁוּק, לְשׁוֹנוֹת — פְּסוּלִין, חוּטִין מוּפְסָקִין — כְּשֵׁירִין, לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ.Rabbi Zeira a dit à son fils Ahava : Sors et enseigne-leur cette baraïta : celui qui trouve de la tekhélet au marché : des mèches sont invalides, des fils coupés sont valides, parce qu'un homme ne se donne pas cette peine.
- אָמַר רָבָא: וּמִשּׁוּם דְּתָנֵי לַהּ אַהֲבָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא כֵּיפֵי תְּלָא לַהּ?! וְהָתְנַן: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּישָׁנוֹת, אֲבָל בַּחֲדָשׁוֹת — פָּטוּר!Rava a dit : Et parce qu'Ahava, fils de Rabbi Zeira, l'a enseignée, y a-t-on suspendu des anneaux ? Cela constitue-t-il une preuve absolue ? Or nous avons appris : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? À propos des vieux, mais pour les neufs, il est exempt ! On craint donc qu'on se soit donné la peine de faire un objet semblable à un objet de mitsva.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: טָרַח וְלָא טָרַח — תַּנָּאֵי הִיא.Mais Rava a dit : les sources ne se contredisent pas : se donne-t-on de la peine ou ne s'en donne-t-on pas, c'est une divergence de Tannaïm.
- דְּתַנְיָא: הַמּוֹצֵא תְּפִילִּין — מַכְנִיסָן זוּג זוּג, אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה,Comme il a été enseigné : celui qui trouve des téfilines les rapporte paire par paire, que ce soit l'homme ou la femme,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.