Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב יְהוֹשֻׁעַ בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: כִּי קָאָמַר רַב אַסִּי — כְּגוֹן שֶׁעֵירַב עָלָיו אָבִיו לַצָּפוֹן וְאִמּוֹ לַדָּרוֹם, דַּאֲפִילּוּ בַּר שֵׁשׁ נָמֵי בְּצַוְותָּא דְאִמֵּיהּ נִיחָא לֵיהּ.Rav Yehochoua, fils de Rav Idi, a dit : Lorsque Rav Assi a dit qu'un enfant de six ans sort par l'érouv (fusion des limites de Chabbat) de sa mère, c'était dans un cas où son père a fait un érouv pour lui vers le nord et sa mère vers le sud, car même un enfant de six ans préfère la compagnie de sa mère. Mais si on n'a pas fait d'érouv pour lui, il ne suit pas sa mère.
- מֵיתִיבִי: קָטָן שֶׁצָּרִיךְ לְאִמּוֹ יוֹצֵא בְּעֵירוּב אִמּוֹ — עַד בֶּן שֵׁשׁ. תְּיוּבְתָּא דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ בַּר רַב אִידִי תְּיוּבְתָּא.On a objecté par une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un enfant qui a besoin de sa mère sort par l'érouv de sa mère, jusqu'à six ans. Il suit donc sa mère même sans qu'elle ait fait d'érouv pour lui. N'est-ce pas une réfutation de Rav Yehochoua bar Rav Idi ? En effet, c'est une teyouvta (réfutation définitive).
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרַב אַסִּי! אָמַר לְךָ רַב אַסִּי: ״עַד״, וְעַד בַּכְּלָל.Disons que ce soit aussi une réfutation de Rav Assi, puisque « jusqu'à six ans » semble exclure l'enfant de six ans ! Rav Assi te dira : « Jusqu'à », et « jusqu'à » inclus.
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי וְרֵישׁ לָקִישׁ! לָא קַשְׁיָא, הָא — דְּאִיתֵיהּ אֲבוּהִי בְּמָתָא, הָא — דְּלָא אִיתֵיהּ אֲבוּהִי בְּמָתָא.Disons que ce soit aussi une réfutation de Rabbi Yannaï et de Rech Lakich, pour qui, à quatre ou cinq ans, l'enfant n'a plus besoin de sa mère ! Ce n'est pas difficile : ici, chez Rabbi Yannaï et Rech Lakich, c'est lorsque son père est en ville ; là, dans la baraïta, c'est lorsque son père n'est pas en ville.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מְעָרֵב אָדָם עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַכְּנַעֲנִים, בֵּין לְדַעְתָּן בֵּין שֶׁלֹּא לְדַעְתָּן. אֲבָל אֵינוֹ מְעָרֵב לֹא עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים, [וְלֹא] עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, וְלֹא עַל יְדֵי אִשְׁתּוֹ אֶלָּא מִדַּעְתָּם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Un homme fait un érouv pour son fils et sa fille mineurs, pour son esclave et sa servante cananéens, que ce soit avec leur accord ou sans leur accord. Mais il ne fait pas d'érouv, ni pour son esclave et sa servante hébreux, [ni] pour son fils et sa fille majeurs, ni pour sa femme, si ce n'est avec leur accord.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: לֹא יְעָרֵב אָדָם עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, וְעַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים, וְלֹא עַל יְדֵי אִשְׁתּוֹ אֶלָּא מִדַּעְתָּן. אֲבָל מְעָרֵב הוּא עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַכְּנַעֲנִים, וְעַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, בֵּין לְדַעְתָּן וּבֵין שֶׁלֹּא לְדַעְתָּן — מִפְּנֵי שֶׁיָּדָן כְּיָדוֹ.Il a été enseigné dans une autre baraïta : Un homme ne fera pas d'érouv pour son fils et sa fille majeurs, ni pour son esclave et sa servante hébreux, ni pour sa femme, si ce n'est avec leur accord. Mais il fait un érouv pour son esclave et sa servante cananéens, et pour son fils et sa fille mineurs, que ce soit avec leur accord ou sans leur accord, parce que leur main est comme sa main.
- וְכוּלָּן שֶׁעֵירְבוּ וְעֵירַב עֲלֵיהֶם רַבָּן — יוֹצְאִין בְּשֶׁל רַבָּן, חוּץ מִן הָאִשָּׁה, מִפְּנֵי שֶׁיְּכוֹלָה לִמְחוֹת.Et tous ceux-là, s'ils ont fait un érouv pour eux-mêmes et que leur maître a fait un érouv pour eux vers une autre direction, sortent par celui de leur maître, sauf la femme, parce qu'elle peut protester.
- אִשָּׁה מַאי שְׁנָא? אָמַר רַבָּה: אִשָּׁה וְכׇל דְּדָמֵי לַהּ.En quoi la femme est-elle différente du fils majeur ou de l'esclave hébreu ? Rabba a dit : Il faut comprendre : la femme et tous ceux qui lui ressemblent.
- אָמַר מָר: חוּץ מִן הָאִשָּׁה, מִפְּנֵי שֶׁיְּכוֹלָה לִמְחוֹת. טַעְמָא דְּמַחַי, הָא סְתָמָא — נָפְקָא בִּדְבַעְלַהּ. הָא קָתָנֵי רֵישָׁא ״אֶלָּא מִדַּעְתָּם״. מַאי לָאו, דְּאָמְרִי: ״אִין״!Le Maître a dit : Sauf la femme, parce qu'elle peut protester. La raison est qu'elle proteste ; mais si elle ne dit rien, elle sort par l'érouv de son mari. Or voici que la première partie de la baraïta enseigne : « Si ce n'est avec leur accord ». N'est-ce pas le cas où ils ont dit : « Oui » ? Le silence ne suffirait donc pas !
- לָא: מַאי ״אֶלָּא מִדַּעְתָּם״ — דְּאִשְׁתִּיקוּ. לְאַפּוֹקֵי הֵיכָא דְּאָמְרִי: ״לָא״.Non : que signifie « si ce n'est avec leur accord » ? Qu'ils se sont tus. Cela vient exclure le cas où ils ont dit : « Non ».
- הָא: וְכוּלָּן שֶׁעֵירְבוּ וְעֵירַב עֲלֵיהֶן רַבָּן — יוֹצְאִין בְּשֶׁל רַבָּן, וּסְתָמָא הוּא, וְקָתָנֵי: חוּץ מִן הָאִשָּׁה דְּלָא נָפְקִי!Mais voici : il est enseigné : Et tous ceux-là, s'ils ont fait un érouv et que leur maître a fait un érouv pour eux, sortent par celui de leur maître ; or il s'agit d'un cas où rien n'a été dit, et la baraïta enseigne : sauf la femme, qui ne sort pas par l'érouv de son mari ! Même sans protestation, elle ne le suit donc pas.
- אָמַר רָבָא: כֵּיוָן שֶׁעֵירְבוּ, אֵין לְךָ מִיחוּי גָּדוֹל מִזֶּה.Rava a dit : Dès lors qu'ils ont fait un érouv de leur côté, il n'est pas de protestation plus grande que celle-là.
- מַתְנִי׳ כַּמָּה הוּא שִׁיעוּרוֹ? מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד. מְזוֹנוֹ לַחוֹל וְלֹא לַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לַשַּׁבָּת וְלֹא לַחוֹל, וְזֶה וָזֶה מִתְכַּוְּונִים לְהָקֵל.MICHNA : Quelle en est la mesure ? Celle du érouv de limites est la nourriture de deux repas pour chacun. Il s'agit de sa nourriture de semaine et non de Chabbat, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : De Chabbat et non de semaine. Et l'un comme l'autre entendent être indulgents, car pour Rabbi Méïr on mange davantage le Chabbat, et pour Rabbi Yehouda on mange davantage en semaine.
- רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: מִכִּכָּר בְּפוּנְדְּיוֹן, מֵאַרְבַּע סְאִין בְּסֶלַע. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁתֵּי יָדוֹת לַכִּכָּר מִשָּׁלֹשׁ לַקַּב.Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : Cette mesure est un pain acheté pour un pondion (quarante-huitième de séla), lorsque quatre séa de blé se vendent pour un séla. Rabbi Chimon dit : Deux tiers d'un pain, à raison de trois pains au kav.
- חֶצְיָיהּ, לַבַּיִת הַמְנוּגָּע. וַחֲצִי חֶצְיָיהּ, לִפְסוֹל אֶת הַגְּוִיָּיה.Sa moitié est la mesure pour la maison atteinte de lèpre (celui qui y séjourne le temps de manger cette quantité doit laver ses vêtements), et la moitié de sa moitié est la quantité d'aliment impur qui suffit à disqualifier le corps (celui qui la mange ne peut plus consommer de terouma, prélèvement donné au Cohen).
- גְּמָ׳ וְכַמָּה מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: תַּרְתֵּי רִיפָתָא אִיכָּרְיָיתָא. רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר: תַּרְתֵּי רִיפָתָא נְהַר פַּפָּיָתָא.GUEMARA : Et combien est la nourriture de deux repas ? Selon Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Deux pains de laboureurs. Rav Ada bar Ahava a dit : Deux pains de Nehar Papa.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא: אֲבוּךְ כְּמַאן סְבִירָא לֵיהּ? כְּרַבִּי מֵאִיר סְבִירָא לֵיהּ. אֲנָא נָמֵי כְּרַבִּי מֵאִיר סְבִירָא לֵיהּ. דְּאִי כְּרַבִּי יְהוּדָה, קַשְׁיָא הָא דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: רַוְוחָא לִבְסִימָא שְׁכִיחַ.Rav Yossef a dit à Rav Yossef, fils de Rava : Ton père, selon qui tranche-t-il ? Celui-ci répondit : Il tranche selon Rabbi Méïr. Rav Yossef dit : Moi aussi, je tranche selon Rabbi Méïr, car si c'était selon Rabbi Yehouda, il y aurait une difficulté avec ce que disent les gens : Pour le doux, il y a toujours de la place. On mange donc davantage le Chabbat, où les plats sont plus savoureux.
- רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר. תָּנָא: וּקְרוֹבִים דִּבְרֵיהֶן לִהְיוֹת שָׁוִין. מִי דָּמֵי?! דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַרְבַּע סְעוֹדָתָא לְקַבָּא, דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן תֵּשַׁע סְעוֹדָתָא לְקַבָּא!Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit, etc. Un Tanna a enseigné : Et leurs paroles sont proches d'être identiques. Mais sont-elles comparables ? Selon Rabbi Yo'hanan, il y a quatre repas au kav (un demi-kav coûte un pondion et fait deux repas) ; selon Rabbi Chimon, neuf repas au kav !
- אָמַר רַב חִסְדָּא: צֵא מֵהֶן שְׁלִישׁ לַחֶנְוָנִי.Rav 'Hisda a dit : Retires-en un tiers pour l'épicier, qui prend ce bénéfice : le pain vendu un pondion ne contient donc que les deux tiers d'un demi-kav.
- וְאַכַּתִּי לְמָר תִּשְׁעָה. וּלְמָר שֵׁית!Mais il reste que selon l'un, Rabbi Chimon, il y a neuf repas au kav, et selon l'autre, Rabbi Yo'hanan, six !
- [אֶלָּא כְּאִידַּךְ] דְּרַב חִסְדָּא, דְּאָמַר: צֵא מֵהֶן מֶחֱצָה לַחֶנְוָנִי.[Plutôt, il faut expliquer selon l'autre enseignement] de Rav 'Hisda, qui a dit : Retires-en la moitié pour l'épicier.
- וְאַכַּתִּי: לְמָר תֵּשַׁע, וּלְמָר תַּמְנֵי! — הַיְינוּ דְּקָאָמַר ״וּקְרוֹבִים דִּבְרֵיהֶם לִהְיוֹת שָׁוִין״.Mais il reste que selon l'un, neuf, et selon l'autre, huit ! C'est précisément ce qui est dit : « Et leurs paroles sont proches d'être identiques ».
- קַשְׁיָא דְּרַב חִסְדָּא אַדְּרַב חִסְדָּא! לָא קַשְׁיָא, הָא — דְּקָא יָהֵיב בַּעַל הַבַּיִת צִיבֵי. הָא — דְּלָא יָהֵיב בַּעַל הַבַּיִת צִיבֵי.Rav 'Hisda contredit Rav 'Hisda ! Il dit tantôt un tiers, tantôt la moitié. Ce n'est pas difficile : ici, le maître de maison fournit le bois pour la cuisson, et l'épicier ne gagne qu'un tiers ; là, le maître de maison ne fournit pas le bois, et il gagne la moitié.
- חֶצְיָיהּ לַבַּיִת הַמְנוּגָּע, וַחֲצִי חֶצְיָיהּ לִפְסוֹל אֶת הַגְּוִיָּיה.Sa moitié pour la maison atteinte de lèpre, et la moitié de sa moitié pour disqualifier le corps.
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