Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גַּבְרָא אַגַּבְרָא קָא רָמֵית?! מָר סָבַר פְּלִיגִי, וּמָר סָבַר לָא פְּלִיגִי.Opposes-tu un homme à un autre homme ? Une difficulté ne se soulève pas de l'avis d'un Amora (Sage de l'époque de la Guemara) contre celui d'un autre. Un Maître (Chmouel) pense qu'ils sont en désaccord, et un Maître (Rabbi Yehochoua ben Lévi) pense qu'ils ne sont pas en désaccord.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמַר רַבִּי יְהוּדָה ״אֵימָתַי״ וּ״בַמֶּה״ בְּמִשְׁנָתֵינוּ — אֵינוֹ אֶלָּא לְפָרֵשׁ דִּבְרֵי חֲכָמִים. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״אֵימָתַי״ לְפָרֵשׁ, וּ״בַמֶּה״ לַחֲלוֹק.Revenons au sujet lui-même. Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : partout où Rabbi Yehouda a dit « quand » et « en quel cas » dans notre Michna (enseignement des Tannaïm), ce n'est que pour expliquer les paroles des Sages. Et Rabbi Yo'hanan a dit : « quand », c'est pour expliquer, et « en quel cas », c'est pour être en désaccord.
- וְ״אֵימָתַי״ לְפָרֵשׁ הוּא? וְהָא תְּנַן: וְאֵלּוּ הֵן הַפְּסוּלִים: הַמְשַׂחֵק בְּקוּבְיָא, וּמַלְוֶה בְּרִיבִּית, וּמַפְרִיחֵי יוֹנִים, וְסוֹחֲרֵי שְׁבִיעִית.La Guemara demande : et « quand » est-il pour expliquer ? Mais nous avons appris : et voici ceux qui sont invalidés pour le témoignage : celui qui joue aux dés, celui qui prête à intérêt, ceux qui font voler des pigeons (lors de paris sur des courses de pigeons) et les marchands de la chemita (qui font commerce des produits de l'année sabbatique).
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵימָתַי — בִּזְמַן שֶׁאֵין לוֹ אוּמָּנוּת אֶלָּא הִיא, אֲבָל יֵשׁ לוֹ אוּמָּנוּת שֶׁלֹּא הִיא — הֲרֵי זֶה כָּשֵׁר.Rabbi Yehouda a dit : quand ? Lorsqu'il n'a pas d'autre métier que celui-là ; mais s'il a un autre métier que celui-là, il est valide.
- וְתָנֵי עֲלַהּ בְּבָרַיְיתָא, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין שֶׁאֵין לוֹ אוּמָּנוּת אֶלָּא הִיא, וּבֵין שֶׁיֵּשׁ לוֹ אוּמָּנוּת שֶׁלֹּא הִיא — הֲרֵי זֶה פָּסוּל.Et il est enseigné à ce sujet dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : et les Sages disent : qu'il n'ait pas d'autre métier que celui-là ou qu'il ait un autre métier que celui-là, il est invalide. Rabbi Yehouda est donc en désaccord, bien qu'il ait dit « quand » !
- הָהִיא דְּרַבִּי יְהוּדָה אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן הִיא.La Guemara répond : celle-là (la baraïta) n'est pas l'avis des Sages de la Michna ; c'est celle de Rabbi Yehouda, qui a dit au nom de Rabbi Tarfon ; et les Sages de la Michna sont d'accord avec Rabbi Yehouda, qui ne fait que les expliquer.
- דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי טַרְפוֹן: לְעוֹלָם אֵין אֶחָד מֵהֶן נָזִיר, לְפִי שֶׁאֵין נְזִירוּת אֶלָּא לְהַפְלָאָה.Car il a été enseigné : Rabbi Yehouda a dit au nom de Rabbi Tarfon : lorsque deux hommes ont parié, chacun s'engageant à être nazir (consacré, abstinent de vin) s'il a tort, aucun d'eux n'est jamais nazir, car le naziréat n'existe que par une déclaration explicite.
- אַלְמָא כֵּיוָן דִּמְסַפְּקָא לֵיהּ אִי נָזִיר אִי לָא נָזִיר הוּא — לָא מְשַׁעְבֵּיד נַפְשֵׁיהּ. הָכָא נָמֵי: כֵּיוָן דְּלָא יָדַע אִי קָנֵי אִי לָא קָנֵי — לָא גָּמַר וּמַקְנֵה.On voit donc que, puisqu'il doute s'il est nazir ou s'il n'est pas nazir, il ne s'engage pas vraiment. Ici aussi, puisqu'il ne sait pas s'il acquerra ou s'il n'acquerra pas, il ne se décide pas à céder pleinement son argent ; celui qui le gagne le prend donc comme un voleur, du moins selon les Sages.
הַדְרָן עֲלָךְ חַלּוֹןNous reviendrons à toi, chapitre « 'Halon »- מַתְנִי׳ כֵּיצַד מִשְׁתַּתְּפִין בִּתְחוּמִין? מַנִּיחַ אֶת הֶחָבִית, וְאוֹמֵר: הֲרֵי זֶה לְכׇל בְּנֵי עִירִי, לְכׇל מִי שֶׁיֵּלֵךְ לְבֵית הָאֵבֶל אוֹ לְבֵית הַמִּשְׁתֶּה. וְכׇל שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו מִבְּעוֹד יוֹם — מוּתָּר, מִשֶּׁתֶּחְשַׁךְ — אָסוּר. שֶׁאֵין מְעָרְבִין מִשֶּׁתֶּחְשַׁךְ.MICHNA : Comment s'associe-t-on pour les limites de marche du Chabbat ? On place le tonneau de nourriture au lieu choisi pour résidence, et l'on dit : ceci est pour tous les habitants de ma ville, pour quiconque ira à une maison de deuil ou à une maison de festin situées au-delà de la limite. Et quiconque l'a accepté sur lui alors qu'il faisait encore jour, avant le début du Chabbat, a la permission de s'appuyer sur cet érouv (mise en commun de nourriture) ; à partir de la tombée de la nuit, c'est interdit, car on ne fait pas d'érouv à partir de la tombée de la nuit.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף: אֵין מְעָרְבִין אֶלָּא לִדְבַר מִצְוָה. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: לְכׇל מִי שֶׁיֵּלֵךְ לְבֵית הָאֵבֶל אוֹ לְבֵית הַמִּשְׁתֶּה!GUEMARA : Rav Yossef a dit : on ne fait d'érouv pour les limites que pour une affaire de mitsva (commandement). Que nous enseigne-t-il ? Nous l'avons appris : « pour quiconque ira à une maison de deuil ou à une maison de festin » !
- מַהוּ דְּתֵימָא: אוֹרְחָא דְמִלְּתָא קָתָנֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : tu aurais pu dire qu'elle n'enseigne que le cas habituel : d'ordinaire, on ne fait un tel érouv que pour de telles occasions, mais il serait permis pour une sortie facultative. Il nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- וְכֹל שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו מִבְּעוֹד יוֹם. שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ אֵין בְּרֵירָה, דְּאִי יֵשׁ בְּרֵירָה — תִּיגַּלֵּי מִילְּתָא לְמַפְרֵעַ דְּמִבְּעוֹד יוֹם הֲוָה נִיחָא לֵיהּ!La Michna a dit : Et quiconque l'a accepté sur lui alors qu'il faisait encore jour. Déduis-en qu'il n'y a pas de berera (clarification rétroactive d'une situation incertaine) ! Car s'il y avait berera, il apparaîtrait rétroactivement qu'alors qu'il faisait encore jour, cela lui convenait.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: ״הוֹדִיעוּהוּ״ וְ״לֹא הוֹדִיעוּהוּ״ קָתָנֵי.Rav Achi a dit : la Michna enseigne : « on l'a informé » et « on ne l'a pas informé » : celui qui a été informé de l'érouv avant le Chabbat peut s'y appuyer, même s'il ne s'est décidé qu'ensuite ; mais celui qui n'en savait rien ne le peut pas.
- אָמַר רַב אַסִּי: קָטָן בֶּן שֵׁשׁ יוֹצֵא בְּעֵירוּב אִמּוֹ. מֵיתִיבִי: קָטָן שֶׁצָּרִיךְ לְאִמּוֹ — יוֹצֵא בְּעֵירוּב אִמּוֹ, וְשֶׁאֵין צָרִיךְ לְאִמּוֹ — אֵין יוֹצֵא בְּעֵירוּב אִמּוֹ.Rav Assi a dit : un enfant de six ans sort par l'érouv de sa mère. On a objecté : un enfant qui a besoin de sa mère sort par l'érouv de sa mère ; et celui qui n'a pas besoin de sa mère ne sort pas par l'érouv de sa mère.
- וּתְנַן נָמֵי גַּבֵּי סוּכָּה כִּי הַאי גַוְונָא: קָטָן שֶׁאֵין צָרִיךְ לְאִמּוֹ — חַיָּיב בְּסוּכָּה.Et nous avons appris de même à propos de la soucca, dans un cas semblable : un enfant qui n'a pas besoin de sa mère est obligé à la soucca, par décret des Sages, pour l'éduquer aux mitsvot.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: וְאֵיזֶהוּ קָטָן שֶׁאֵין צָרִיךְ לְאִמּוֹ? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: כׇּל שֶׁנִּפְנֶה וְאֵין אִמּוֹ מְקַנַּחְתּוֹ.Et nous avons discuté à ce sujet : quel est l'enfant qui n'a pas besoin de sa mère ? Ceux de l'école de Rabbi Yanaï ont dit : tout enfant qui fait ses besoins sans que sa mère l'essuie.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: כׇּל שֶׁנֵּיעוֹר וְאֵינוֹ קוֹרֵא ״אִימָּא״. ״אִימָּא״ סָלְקָא דַּעְתָּךְ? גְּדוֹלִים, נָמֵי קָרוּ. אֶלָּא אֵימָא: כָּל שֶׁנֵּיעוֹר מִשְּׁנָתוֹ וְאֵינוֹ קוֹרֵא ״אִימָּא, אִימָּא״.Rabbi Chimon ben Lakich a dit : tout enfant qui se réveille et n'appelle pas : « Maman ! » « Maman » ! Peux-tu le penser ? Les grands aussi l'appellent ! Dis plutôt : tout enfant qui se réveille de son sommeil et n'appelle pas : « Maman, maman ! » avec insistance.
- וְכַמָּה? כְּבַר אַרְבַּע, כְּבַר חָמֵשׁ.Et à quel âge ? Vers quatre ans, vers cinq ans. Ce qui contredit Rav Assi, pour qui même un enfant de six ans a encore besoin de sa mère.
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