Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמוֹדִים בִּשְׁאָר כׇּל הָאָדָם, שֶׁזָּכוּ לוֹ מְעוֹתָיו. שֶׁאֵין מְעָרְבִין לָאָדָם אֶלָּא מִדַּעְתּוֹ.Et les Sages admettent que pour tous les autres hommes (hors l'épicier et le boulanger), son argent lui a fait acquérir la part d'érouv (mise en commun de nourriture permettant de transporter ou de marcher le Chabbat), car on ne fait l'érouv pour quelqu'un qu'à sa connaissance : à l'épicier, il pensait acheter, et l'argent n'acquiert pas ; à un autre, il entendait confier une mission.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בְּעֵירוּבֵי תְחוּמִין, אֲבָל בְּעֵירוּבֵי חֲצֵירוֹת — מְעָרְבִין לְדַעְתּוֹ וְשֶׁלֹּא לְדַעְתּוֹ, לְפִי שֶׁזָּכִין לָאָדָם שֶׁלֹּא בְּפָנָיו, וְאֵין חָבִין לָאָדָם שֶׁלֹּא בְּפָנָיו.Rabbi Yehouda a dit : en quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Pour les érouvé te'houmin (érouv étendant la limite de marche du Chabbat) ; mais pour les érouvé 'hatserot (érouv des cours), on fait l'érouv à sa connaissance et sans sa connaissance, parce qu'on fait acquérir à quelqu'un un avantage en son absence, mais qu'on ne lui cause pas de préjudice en son absence. L'érouv des cours lui est purement avantageux, tandis que l'érouv des limites, qui l'étend d'un côté, le restreint de l'autre.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? הָא לֹא מָשַׁךְ!GUEMARA : Quelle est la raison de Rabbi Eliézer ? Il n'a pas tiré la nourriture à lui, et l'acquisition d'objets mobiliers se fait par mechikha (traction de l'objet) !
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבָהוּ: עֲשָׂאוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר כְּאַרְבָּעָה פְּרָקִים בַּשָּׁנָה, דִּתְנַן: בְּאַרְבָּעָה פְּרָקִים אֵלּוּ מַשְׁחִיטִין אֶת הַטַּבָּח בְּעַל כׇּרְחוֹ. אֲפִילּוּ שׁוֹר שָׁוֶה אֶלֶף דִּינָר וְאֵין לַלּוֹקֵחַ אֶלָּא דִּינָר אֶחָד — כּוֹפִין אוֹתוֹ לִשְׁחוֹט.Rav Na'hman a dit que Rabba bar Abbahou a dit : Rabbi Eliézer l'a assimilé aux quatre moments de l'année où le paiement fait acquérir, car nous avons appris (dans une Michna) : à ces quatre moments (les veilles de Pessa'h, de Chavouot, de Roch Hachana et de Chemini Atséret), on fait abattre une bête par le boucher contre son gré. Même si son bœuf vaut mille dinars et que l'acheteur n'a payé qu'un seul dinar de viande, on le contraint à abattre.
- לְפִיכָךְ אִם מֵת, מֵת לַלּוֹקֵחַ. מֵת לַלּוֹקֵחַ? הָא לֹא מָשַׁךְ! אָמַר רַב הוּנָא: בְּשֶׁמָּשַׁךְ.C'est pourquoi, si le bœuf meurt, il meurt pour l'acheteur, qui perd son dinar. La Guemara s'étonne : il meurt pour l'acheteur ? Il ne l'a pas tiré ! Rav Houna a dit : il s'agit d'un cas où il l'a tiré.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה אֵינוֹ כֵּן. לְפִיכָךְ אִם מֵת, מֵת לַמּוֹכֵר. אַמַּאי? הָא מָשַׁךְ!S'il en est ainsi, dis la fin de cette Michna : les autres jours de l'année, il n'en est pas ainsi. C'est pourquoi, s'il meurt, il meurt pour le vendeur. Pourquoi ? Il l'a tiré !
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: לְעוֹלָם בְּשֶׁלֹּא מָשַׁךְ, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן בְּשֶׁזִּיכָּה לוֹ עַל יְדֵי אַחֵר.Rabbi Chmouel bar Yits'hak a dit : en réalité, il s'agit d'un cas où il ne l'a pas tiré. De quoi parlons-nous ici ? D'un cas où le boucher lui a fait acquérir une part du bœuf par l'intermédiaire d'un autre, sans que l'acheteur l'ait mandaté.
- בְּאַרְבָּעָה פְּרָקִים אֵלּוּ דִּזְכוּת הוּא לוֹ — זָכִין לוֹ שֶׁלֹּא בְּפָנָיו. בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה, דְּחוֹב הוּא לוֹ — אֵין חָבִין לוֹ אֶלָּא בְּפָנָיו.À ces quatre moments, où c'est un avantage pour lui (car tous souhaitent alors acheter de la viande), on lui fait acquérir un avantage en son absence. Les autres jours de l'année, où c'est un préjudice pour lui (car cela l'engage dans une dépense), on ne lui cause de préjudice qu'en sa présence.
- וְרַב אִילָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּאַרְבָּעָה פְּרָקִים אֵלּוּ הֶעֱמִידוּ חֲכָמִים דִּבְרֵיהֶן עַל דִּבְרֵי תוֹרָה. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דְּבַר תּוֹרָה, מָעוֹת קוֹנוֹת.Et Rav Ila a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : à ces quatre moments, les Sages ont fondé leurs paroles sur la loi de la Torah. Car Rabbi Yo'hanan a dit : selon la Torah, l'argent acquiert.
- וּמִפְּנֵי מָה אָמְרוּ מְשִׁיכָה קוֹנָה — גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמַר לוֹ: נִשְׂרְפוּ חִיטֶּיךָ בָּעֲלִיָּיה.Et pourquoi a-t-on dit que la mechikha acquiert ? C'est un décret, de peur qu'il ne dise à l'acheteur qui a déjà payé : « Ton blé a brûlé à l'étage. » Selon la Torah, l'acheteur serait propriétaire dès le paiement, et le vendeur ne se donnerait pas la peine de sauver la marchandise. Mais à ces quatre moments, et selon Rabbi Eliézer pour l'érouv également, on en est resté à la loi de la Torah.
- וּמוֹדִים בִּשְׁאָר כׇּל הָאָדָם כּוּ׳. מַאן שְׁאָר כׇּל אָדָם? אָמַר רַב: בַּעַל הַבַּיִת.La Michna a dit : Et ils admettent que pour tous les autres hommes, etc. Qui sont « tous les autres hommes » ? Rav a dit : un maître de maison, un particulier qui n'est pas commerçant.
- וְכֵן אָמַר שְׁמוּאֵל: בַּעַל הַבַּיִת. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא נַחְתּוֹם, אֲבָל בַּעַל הַבַּיִת — קוֹנֶה. וְאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מָעָה, אֲבָל כְּלִי — קוֹנֶה.Et Chmouel aussi a dit : un maître de maison. Car Chmouel a dit : on n'a enseigné cela que pour le boulanger, mais un maître de maison acquiert pour lui. Et Chmouel a dit : on n'a enseigné cela que pour une méa (petite pièce de monnaie), mais un objet acquiert, par le mode d'acquisition de l'échange.
- וְאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר לוֹ ״זְכֵה לִי״, אֲבָל אָמַר ״עָרֵב לִי״, שָׁלִיחַ שַׁוְּיֵהּ, וְקָנֵי.Et Chmouel a dit : on n'a enseigné cela que s'il lui a dit : « Fais-moi acquérir » ; mais s'il a dit : « Fais l'érouv pour moi », il l'a institué mandataire, et il acquiert.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים וְכוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְלֹא עוֹד אֶלָּא כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבִּי יְהוּדָה בְּעֵירוּבִין הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ.La Michna a dit : Rabbi Yehouda a dit : en quel cas ces paroles ont-elles été dites, etc. Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : la halakha (loi, règle pratique) est conforme à Rabbi Yehouda. Et non seulement cela, mais partout où Rabbi Yehouda a enseigné une règle dans les lois des érouvin, la halakha est conforme à lui.
- אֲמַר לֵיהּ רַב חָנָא בַּגְדָּתָאָה לְרַב יְהוּדָה: אָמַר שְׁמוּאֵל אֲפִילּוּ בְּמָבוֹי שֶׁנִּיטְּלוּ קוֹרוֹתָיו אוֹ לְחָיָיו?Rav 'Hana de Bagdad a dit à Rav Yehouda : Chmouel l'a-t-il dit même pour une ruelle dont les korot (poutres transversales) ou les le'hayaïm (montants latéraux) ont été retirés pendant Chabbat ?
- אֲמַר לֵיהּ: בְּעֵירוּבִין אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא בִּמְחִיצוֹת.Il lui a dit : je t'ai parlé des érouvin (de l'acquisition de l'érouv), et non des cloisons.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: ״הֲלָכָה״, מִכְּלָל דִּפְלִיגִי. וְהָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמַר רַבִּי יְהוּדָה ״אֵימָתַי״ וּ״בַמֶּה״ בְּמִשְׁנָתֵנוּ — אֵינוֹ אֶלָּא לְפָרֵשׁ דִּבְרֵי חֲכָמִים!Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : « la halakha » : on en déduit qu'ils sont en désaccord. Mais Rabbi Yehochoua ben Lévi n'a-t-il pas dit : partout où Rabbi Yehouda a dit « quand » et « en quel cas » dans notre Michna, ce n'est que pour expliquer les paroles des Sages ?
- וְלָא פְּלִיגִי? וְהָא אֲנַן תְּנַן: נִתּוֹסְפוּ עֲלֵיהֶן — מוֹסִיף וּמְזַכֶּה, וְצָרִיךְ לְהוֹדִיעַ!La Guemara s'étonne : et ils ne sont pas en désaccord ? Mais nous avons appris : s'il s'est ajouté à eux de nouveaux habitants, on ajoute et l'on en transfère la propriété, et l'on doit informer ! Cela contredit Rabbi Yehouda.
- הָתָם בְּחָצֵר שֶׁבֵּין שְׁנֵי מְבוֹאוֹת.La Guemara répond : là-bas, il s'agit d'une cour située entre deux ruelles, dont les habitants peuvent préférer l'une ou l'autre ; c'est pourquoi il faut les informer.
- וְהָאָמַר רַב שֵׁיזְבִי אָמַר רַב חִסְדָּא: זֹאת אוֹמֶרֶת חֲלוּקִין עָלָיו חֲבֵירָיו עַל רַבִּי יְהוּדָה.Mais Rav Chezvi n'a-t-il pas dit que Rav 'Hisda a dit : cela veut dire que ses collègues sont en désaccord avec Rabbi Yehouda ?
- אֶלָּא:Mais alors :
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