Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא בִּיטְּלוֹ — לָא. אָמַר רַב הוּנָא: מַאן תָּנָא אֹהָלוֹת — רַבִּי יוֹסֵי הִיא.S'il ne l'a pas annulée, non : elle reste une maison. Rav Houna a dit : qui est le Tanna qui a enseigné Ohalot (le traité sur l'impureté de la tente) ? C'est Rabbi Yossé, et notre Michna ne suit pas son avis.
- אִי רַבִּי יוֹסֵי אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תֶּבֶן וְאֵין עָתִיד לְפַנּוֹתוֹ — הֲרֵי הוּא כִּסְתַם עָפָר, וּבָטֵל. עָפָר וְעָתִיד לְפַנּוֹתוֹ — הֲרֵי הוּא כִּסְתַם תֶּבֶן, וְלֹא בָּטֵיל.Si c'est Rabbi Yossé, nous l'avons entendu dire l'inverse ! Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yossé dit : de la paille qu'on ne compte pas évacuer est comme de la terre sans précision, et elle est annulée ; de la terre qu'on compte évacuer est comme de la paille sans précision, et elle n'est pas annulée. Tout dépend donc de l'intention, et non de la matière.
- אֶלָּא אָמַר רַב אַסִּי: מַאן תְּנָא עֵירוּבִין — רַבִּי יוֹסֵי הִיא.Mais alors Rav Assi a dit : qui est le Tanna qui a enseigné Érouvin (notre traité) ? C'est Rabbi Yossé, qui ne suit pas le Tanna d'Ohalot.
- רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: טוּמְאָה אַשַּׁבָּת קָרָמֵית?! הַנַּח אִיסּוּר שַׁבָּת, דַּאֲפִילּוּ אַרְנְקִי נָמֵי מְבַטֵּל אִינִישׁ.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : opposes-tu l'impureté à Chabbat ?! Laisse l'interdit de Chabbat, car on annule même une bourse pleine d'argent, qu'on ne peut déplacer à Chabbat. La terre, non déplaçable, est donc annulée d'elle-même, à la différence de la paille ; pour l'impureté, en revanche, il faut une annulation expresse.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: בַּיִת אַחָרִיץ קָא רָמֵית?! בִּשְׁלָמָא חָרִיץ לְמִיטְיְימֵיהּ קָאֵי. אֶלָּא בַּיִת, לְמִיטְיְימֵיהּ קָאֵי?Rav Achi a dit : opposes-tu une maison à un fossé ?! Certes un fossé est destiné à être comblé. Mais une maison est-elle destinée à être comblée ? Bien sûr que non ; c'est pourquoi une annulation expresse y est nécessaire.
- נָתַן עָלָיו נֶסֶר שֶׁרוֹחַב אַרְבָּעָה. אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנָּתַן לְרׇחְבּוֹ, אֲבָל לְאׇרְכּוֹ — אֲפִילּוּ כָּל שֶׁהוּא נָמֵי, שֶׁהֲרֵי מִיעֲטוֹ מֵאַרְבָּעָה.« S'il a posé dessus une planche de la largeur de quatre » téfa'him (palmes). Rava a dit : on ne l'a enseigné que si on l'a posée dans sa largeur, en travers du fossé, d'un bord à l'autre ; mais dans sa longueur, même d'une largeur quelconque, cela suffit aussi, puisqu'on l'a réduit à moins de quatre.
- וְכֵן שְׁתֵּי גְזוּזְטְרָאוֹת זוֹ כְּנֶגֶד זוֹ. אָמַר רָבָא: הָא דְּאָמְרַתְּ זוֹ כְּנֶגֶד זוֹ — אִין, זוֹ שֶׁלֹּא כְּנֶגֶד זוֹ — לֹא, וְזוֹ לְמַעְלָה מִזּוֹ נָמֵי, לָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, אֲבָל אֵין בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה — גְּזוּזְטְרָא עֲקוּמָּה הִיא.« Et de même deux balcons l'un en face de l'autre ». Rava a dit : ce que tu as dit, l'un en face de l'autre, oui ; pas l'un en face de l'autre, non ; et l'un au-dessus de l'autre aussi, non. Nous ne l'avons dit que s'il y a entre l'un et l'autre trois téfa'him ; mais s'il n'y a pas trois entre l'un et l'autre, c'est un balcon coudé, un seul balcon.
- מַתְנִי׳ מַתְבֵּן שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים — מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאֵין מְעָרְבִין אֶחָד. אֵלּוּ מַאֲכִילִין מִכָּאן, וְאֵלּוּ מַאֲכִילִין מִכָּאן. נִתְמַעֵט הַתֶּבֶן מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, — מְעָרְבִין אֶחָד, וְאֵין מְעָרְבִין שְׁנַיִם.MICHNA : Une meule de paille entre deux cours, haute de dix téfa'him : on fait deux érouvin (un par cour), et on n'en fait pas un seul. Ceux-ci nourrissent leurs bêtes de ce côté, et ceux-là nourrissent les leurs de ce côté. Si la paille a diminué au-dessous de dix téfa'him, on fait un seul érouv, et on n'en fait pas deux.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתֵּן לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ וְיַאֲכִיל.GUEMARA : Rav Houna a dit : à condition qu'on ne mette pas de paille dans son panier pour nourrir la bête, de peur d'abaisser la meule au-dessous de dix.
- וּלְאוֹקֹמֵי שְׁרֵי? וְהָאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מַעֲמִיד אָדָם אֶת בְּהֶמְתּוֹ עַל גַּבֵּי עֲשָׂבִים בְּשַׁבָּת. וְאֵין מַעֲמִיד אָדָם אֶת בְּהֶמְתּוֹ עַל גַּבֵּי מוּקְצֶה בְּשַׁבָּת.Et faire stationner sa bête près de la meule serait permis ? Or Rav Houna n'a-t-il pas dit que Rabbi 'Hanina a dit : un homme peut faire stationner sa bête sur de l'herbe à Chabbat, car l'interdit d'arracher est grave à ses yeux et il ne le transgressera pas, mais on ne fait pas stationner sa bête sur du mouktsé (ce qu'on ne peut déplacer à Chabbat), de peur qu'on ne le prenne soi-même pour la nourrir ?
- דְּקָאֵים לַהּ בְּאַפַּהּ וְאָזְלָה וְאָכְלָה.Il s'agit du cas où l'on se tient devant elle, et elle va et mange d'elle-même.
- וְלֹא יִתֵּן לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ תֶּבֶן? וְהָתַנְיָא: בַּיִת שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת וּמִילְּאָהוּ תֶּבֶן — מְעָרְבִין שְׁנַיִם וְאֵין מְעָרְבִין אֶחָד. זֶה נוֹתֵן לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ וְיַאֲכִיל, וְזֶה נוֹתֵן לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ וְיַאֲכִיל. נִתְמַעֵט הַתֶּבֶן מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — שְׁנֵיהֶם אֲסוּרִים.Et l'on ne mettrait pas de paille dans son panier ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : une maison entre deux cours, qu'on a remplie de paille : on fait deux érouvin, et on n'en fait pas un seul. Celui-ci met de la paille dans son panier et nourrit sa bête, et celui-là met de la paille dans son panier et nourrit la sienne. Si la paille a diminué au-dessous de dix téfa'him, tous deux sont interdits.
- כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? נוֹעֵל אֶת בֵּיתוֹ וּמְבַטֵּל אֶת רְשׁוּתוֹ, הוּא אָסוּר וַחֲבֵירוֹ מוּתָּר.Comment fait-on ? L'un d'eux ferme sa maison et annule son droit de propriété ; lui est interdit et son compagnon est permis.
- וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בְּגוֹב שֶׁל תֶּבֶן שֶׁבֵּין שְׁנֵי תְּחוּמֵי שַׁבָּת. קָתָנֵי מִיהַת: זֶה נוֹתֵן לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ וְיַאֲכִיל, וְזֶה נוֹתֵן לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ וְיַאֲכִיל.Et tu diras de même d'une fosse de paille entre deux limites de Chabbat. On enseigne en tout cas : celui-ci met dans son panier et nourrit, et celui-là met dans son panier et nourrit ! Cela contredit Rav Houna.
- אָמְרִי: בַּיִת, כֵּיוָן דְּאִיכָּא (מְחִיצּוֹת וְ)תִּקְרָה, כִּי מִיפְּחִית — מִינַּכְרָא לֵיהּ מִלְּתָא. הָכָא — לָא מִינַּכְרָא לֵיהּ מִלְּתָא.Ils répondent : pour une maison, puisqu'il y a (des cloisons et) un plafond, quand la paille diminue, la chose se remarque, et on cessera de s'en servir ; ici, la chose ne se remarque pas.
- נִתְמַעֵט הַתֶּבֶן מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים שְׁנֵיהֶן אֲסוּרִין. הָא עֲשָׂרָה — שְׁרֵי, וְאַף עַל גַּב דְּמִידַּלְיָא תִּקְרָה טוּבָא. שְׁמַע מִינַּהּ: מְחִיצּוֹת שֶׁאֵין מַגִּיעוֹת לַתִּקְרָה — שְׁמָן מְחִיצּוֹת.« Si la paille a diminué au-dessous de dix téfa'him, tous deux sont interdits ». Donc à dix, c'est permis, bien que le plafond soit beaucoup plus haut. Déduis-en que des cloisons qui n'atteignent pas le plafond ont le nom de cloisons !
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכָא בְּבַיִת שְׁלֹשָׁה עָשָׂר חָסֵר מַשֶּׁהוּ עָסְקִינַן, וְתֶבֶן עֲשָׂרָה.Abayé a dit : il s'agit ici d'une maison de treize téfa'him moins un peu, et d'une paille de dix ; moins de trois téfa'him les séparant du plafond, elles sont tenues pour jointes (principe de lavoud).
- וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בְּבֵית עֲשָׂרָהEt Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : tu peux même dire qu'il s'agit d'une maison de dix
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