Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָקַק לְהַשְׁלִים בַּכּוֹתֶל, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: בַּעֲשָׂרָה.Rav Yossef demanda encore : si l'échelle adossée au mur est trop étroite et qu'on a creusé des encoches pour compléter sa largeur dans le mur, sur combien de hauteur faut-il les creuser ? Rabba lui répondit : sur dix téfa'him (palmes).
- אֲמַר לֵיהּ: חֲקָקוֹ כּוּלּוֹ בַּכּוֹתֶל, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: מְלֹא קוֹמָתוֹ. וּמַאי שְׁנָא? אֲמַר לֵיהּ: הָתָם מִסְתַּלֵּק לֵיהּ, הָכָא לָא מִסְתַּלֵּק לֵיהּ.Rav Yossef lui dit : s'il n'y a pas d'échelle et qu'on l'a creusée tout entière dans le mur, sur combien de hauteur ? Rabba lui répondit : sur toute sa hauteur, celle du mur. Rav Yossef demanda : et quelle est la différence ? Rabba lui répondit : là-bas, où il y a une échelle, on y monte aisément ; ici, avec de simples encoches, on n'y monte pas aisément.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב יוֹסֵף מֵרַבָּה: עֲשָׂאוֹ לָאִילָן סוּלָּם, מַהוּ?Rav Yossef demanda à Rabba : si l'on a fait d'un arbre une échelle, quelle est la halakha (la loi) ? L'arbre, sur lequel il est interdit de grimper à Chabbat, compte-t-il comme une ouverture entre les deux cours ?
- תִּיבְּעֵי לְרַבִּי, תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן.Que la question soit posée selon Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi), qui valide l'érouv déposé dans un arbre, et qu'elle soit posée selon les Rabbanan, qui s'opposent à lui.
- תִּיבְּעֵי לְרַבִּי: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי הָתָם כׇּל דָּבָר שֶׁהוּא מִשּׁוּם שְׁבוּת לֹא גָּזְרוּ עָלָיו — הָנֵי מִילֵּי בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, אֲבָל כּוּלֵּי יוֹמָא — לָא.Que la question soit posée selon Rabbi : Rabbi n'a dit là-bas, à propos de l'érouv de limites placé dans un arbre, que toute chose interdite au titre de chevout (interdit rabbinique de Chabbat), on ne l'a pas décrétée — et ces paroles valent pour bein hachmachot (le crépuscule), moment où l'érouv prend effet ; mais pour le jour entier, comme l'exige une ouverture entre deux cours, non.
- אוֹ דִילְמָא אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן: פִּיתְחָא הוּא, וְאַרְיָא הוּא דִּרְבִיעַ עֲלֵיהּ.Ou peut-être, même selon les Rabbanan, qui exigent que l'érouv soit réellement accessible au crépuscule, ici il suffit d'un passage de principe : c'est une ouverture, et c'est un lion qui est tapi dessus ; le lion tapi à l'entrée ne lui ôte pas son statut d'entrée, et de même pour l'interdit de grimper.
- עֲשָׂאוֹ לַאֲשֵׁירָה סוּלָּם, מַהוּ? תִּיבְּעֵי לְרַבִּי יְהוּדָה, תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן.Si l'on a fait d'une achéra (arbre idolâtre, dont il est interdit de tirer profit) une échelle, quelle est la halakha ? Que la question soit posée selon Rabbi Yehouda, et qu'elle soit posée selon les Rabbanan.
- תִּיבְּעֵי לְרַבִּי יְהוּדָה: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה הָתָם דְּמוּתָּר לִקְנוֹת בַּיִת בְּאִיסּוּרֵי הֲנָאָה, אֶלָּא הָתָם, דְּבָתַר דִּקְנָה לֵיהּ עֵירוּב לָא נִיחָא לֵיהּ דְּלִינְּטַר.Que la question soit posée selon Rabbi Yehouda : Rabbi Yehouda n'a dit là-bas qu'il est permis d'acquérir une demeure pour l'érouv au moyen de choses interdites au profit, comme un tombeau, que là-bas, car une fois que l'érouv lui a fait acquérir sa demeure, il ne tient pas à ce qu'il soit gardé, et il ne profite de rien ; mais ici, il tient à ce que l'échelle demeure.
- אוֹ דִילְמָא אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן: פִּיתְחָא הוּא, וְאַרְיָא דִּרְבִיעַ עֲלֵיהּ.Ou peut-être, même selon les Rabbanan, qui interdisent de se servir d'un tombeau pour l'érouv, ici c'est une ouverture, et c'est un lion qui est tapi dessus.
- אֲמַר לֵיהּ: אִילָן מוּתָּר, וַאֲשֵׁירָה אֲסוּרָה. מַתְקֵיף לַהּ רַב חִסְדָּא: אַדְּרַבָּה, אִילָן שֶׁאִיסּוּר שַׁבָּת גּוֹרֵם לוֹ — נִיתְּסַר.Rabba lui répondit : l'arbre est permis comme échelle, mais l'achéra est interdite. Rav 'Hisda s'y opposa : au contraire, l'arbre, que c'est un interdit de Chabbat qui frappe, devrait être interdit, puisque c'est de lois de Chabbat qu'il s'agit ici.
- אֲשֵׁירָה שֶׁאִיסּוּר דָּבָר אַחֵר גּוֹרֵם לוֹ — לָא נִיתְּסַר.L'achéra, que c'est un interdit d'un autre ordre qui frappe, ne devrait pas être interdite : pour ce qui touche à Chabbat, elle reste une ouverture.
- אִיתְּמַר נָמֵי, כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּל שֶׁאִיסּוּר שַׁבָּת גָּרַם לוֹ — אָסוּר, כֹּל שֶׁאִיסּוּר דָּבָר אַחֵר גָּרַם לוֹ — מוּתָּר.Il a aussi été dit dans ce sens : quand Ravin vint d'Erets Israël, il rapporta que Rabbi Elazar a dit, et certains disent que Rabbi Abahou a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : tout ce qu'un interdit de Chabbat a frappé est interdit ; tout ce qu'un interdit d'un autre ordre a frappé est permis.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מַתְנֵי הָכִי: אִילָן — פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי וְרַבָּנַן. אֲשֵׁירָה — פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן.Rav Na'hman bar Its'hak enseignait ainsi : pour l'arbre, c'est la divergence de Rabbi et des Rabbanan ; pour l'achéra, c'est la divergence de Rabbi Yehouda et des Rabbanan.
- מַתְנִי׳ חָרִיץ שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת, עָמוֹק עֲשָׂרָה וְרוֹחַב אַרְבָּעָה — מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאֵין מְעָרְבִין אֶחָד. אֲפִילּוּ מָלֵא קַשׁ אוֹ תֶּבֶן. מָלֵא עָפָר אוֹ צְרוֹרוֹת — מְעָרְבִין אֶחָד, וְאֵין מְעָרְבִין שְׁנַיִם.MICHNA : Un fossé entre deux cours, profond de dix téfa'him et large de quatre : on fait deux érouvin (un par cour) et on n'en fait pas un seul, même s'il est plein de chaume ou de paille, car ce remplissage n'est pas considéré comme le comblant. S'il est plein de terre ou de cailloux, on fait un seul érouv, et on n'en fait pas deux, car le fossé est tenu pour comblé.
- נָתַן עָלָיו נֶסֶר שֶׁרָחָב אַרְבָּעָה טְפָחִים, וְכֵן שְׁתֵּי גְזוּזְטְרָאוֹת זוֹ כְּנֶגֶד זוֹ — מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאִם רָצוּ מְעָרְבִין אֶחָד. פָּחוֹת מִכָּאן — מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאֵין מְעָרְבִין אֶחָד.Si l'on a posé dessus une planche large de quatre téfa'him, formant passerelle d'un bord à l'autre, et de même deux balcons l'un en face de l'autre : on fait deux érouvin, et si l'on veut, on en fait un seul. Avec moins que cela, on fait deux érouvin et on n'en fait pas un seul.
- גְּמָ׳ וְתֶבֶן לָא חָיֵיץ? וְהָא אֲנַן תְּנַן: מַתְבֵּן שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים — מְעָרְבִין שְׁנַיִם וְאֵין מְעָרְבִין אֶחָד!GUEMARA : La Guemara s'étonne : et la paille ne comble-t-elle pas ? Or nous avons nous-mêmes appris (dans la Michna) : une meule de paille entre deux cours, haute de dix téfa'him : on fait deux érouvin et on n'en fait pas un seul ! La paille forme donc bien séparation.
- אָמַר אַבָּיֵי: לְעִנְיַן מְחִיצָה — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּהָוְיָא מְחִיצָה, אֲבָל לְעִנְיַן חֲצִיצָה, אִי בַּטְּלֵיהּ — חָיֵיץ, וְאִי לָא בַּטְּלֵיהּ — לָא חָיֵיץ.Abayé a dit : pour ce qui est d'une cloison, tous s'accordent à dire qu'elle fait cloison, tant qu'elle se trouve là ; mais pour ce qui est de combler le fossé, si on l'a annulée en décidant de l'y laisser, elle comble ; et si on ne l'a pas annulée, elle ne comble pas.
- מָלֵא עָפָר. וַאֲפִילּוּ בִּסְתָמָא? וְהָתְנַן: בַּיִת שֶׁמִּילְּאָהוּ תֶּבֶן אוֹ צְרוֹרוֹת וּבִיטְּלוֹ — בָּטֵל.« Plein de terre », dit la Michna. Et même sans précision de l'intention du propriétaire ? Or nous avons appris (dans la Michna) : une maison qu'on a remplie de paille ou de cailloux et qu'on a annulée est annulée ; elle n'est plus une maison pour les lois d'impureté.
- בִּיטְּלוֹ — אִין,Si on l'a annulée, oui, elle est annulée ;
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.