Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵלּוּ מַעֲלִין מִכָּאן וְאוֹכְלִין, וְאֵלּוּ מַעֲלִין מִכָּאן וְאוֹכְלִין.Et Rabbi Yo'hanan a dit : ceux-ci font monter leur nourriture d'ici, de leur cour, sur le mur et mangent, et ceux-là font monter de là et mangent ; ils peuvent aussi la redescendre, car le mur est considéré comme inexistant.
- תְּנַן: אֵלּוּ עוֹלִין מִכָּאן וְאוֹכְלִין, וְאֵלּוּ עוֹלִין מִכָּאן וְאוֹכְלִין. עוֹלִין — אִין, מַעֲלִין — לָא.La Guemara objecte : nous avons appris dans la Michna : ceux-ci montent d'ici et mangent, et ceux-là montent de là et mangent. On en déduit : monter, oui ; faire monter, non !
- הָכִי קָאָמַר: יֵשׁ בּוֹ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה, עוֹלִין — אִין, מַעֲלִין — לָא. אֵין בּוֹ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה — מַעֲלִין נָמֵי.La Guemara répond : voici ce qu'elle veut dire : si le sommet du mur fait quatre tefa'him (palmes) sur quatre, monter, oui ; faire monter, non, car il constitue alors un domaine à part. S'il ne fait pas quatre sur quatre, ils font monter aussi leur nourriture.
- וְאַזְדָּא רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָקוֹם שֶׁאֵין בּוֹ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה — מוּתָּר לִבְנֵי רְשׁוּת הָרַבִּים וְלִבְנֵי רְשׁוּת הַיָּחִיד לְכַתֵּף עָלָיו, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַחֲלִיפוּ.Et Rabbi Yo'hanan suit ici sa propre raison, car lorsque Rav Dimi est venu de la terre d'Israël à Babylone, il a rapporté que Rabbi Yo'hanan a dit : un lieu qui ne fait pas quatre tefa'him sur quatre et se trouve entre le domaine public et le domaine privé : il est permis aux gens du domaine public et aux gens du domaine privé d'y ajuster leur fardeau sur l'épaule, à condition qu'ils n'échangent pas d'objets d'un domaine à l'autre.
- וְרַב לֵית לֵיהּ דְּרַב דִּימִי? אִי בִּרְשׁוּיוֹת דְּאוֹרָיְיתָא — הָכִי נָמֵי.La Guemara demande : et Rav n'admet-il pas l'enseignement de Rav Dimi ? La Guemara répond : s'il s'agit de domaines de la Torah, le domaine public et le domaine privé, il en est bien ainsi, et Rav l'admet.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בִּרְשׁוּיוֹת דְּרַבָּנַן. וַחֲכָמִים עָשׂוּ חִיזּוּק לְדִבְרֵיהֶם יוֹתֵר מִשֶּׁל תּוֹרָה.De quoi nous occupons-nous ici ? De domaines d'ordre rabbinique. Et les Sages ont renforcé leurs paroles plus que celles de la Torah.
- אָמַר רַבָּה (אָמַר) רַב הוּנָא אָמַר רַב נַחְמָן: כּוֹתֶל שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת, צִידּוֹ אֶחָד גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים וְצִידּוֹ אֶחָד שָׁוֶה לָאָרֶץ — נוֹתְנִין אוֹתוֹ לָזֶה שֶׁשָּׁוֶה לָאָרֶץ.Rabba a dit que Rav Houna a dit que Rav Na'hman a dit : un mur entre deux cours, dont un côté est haut de dix tefa'him et dont l'autre côté est au niveau du sol de la seconde cour, c'est-à-dire qu'il la domine de moins de dix tefa'him, celle-ci étant plus élevée : on l'attribue à celle pour qui il est au niveau du sol.
- מִשּׁוּם דְּהָוֵה לָזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ בְּנַחַת וְלָזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ בְּקָשֶׁה. וְכׇל לָזֶה בְּנַחַת וְלָזֶה בְּקָשֶׁה — נוֹתְנִין אוֹתוֹ לָזֶה שֶׁתַּשְׁמִישׁוֹ בְּנַחַת.Car c'est un cas où pour l'une, son usage est aisé, et pour l'autre, son usage est difficile. Et tout cas où l'usage est aisé pour l'une et difficile pour l'autre, on l'attribue à celle pour qui l'usage est aisé.
- אָמַר רַב שֵׁיזְבִי אָמַר רַב נַחְמָן: חָרִיץ שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת, צִידּוֹ אֶחָד עָמוֹק עֲשָׂרָה וְצִידּוֹ אֶחָד שָׁוֶה לָאָרֶץ — נוֹתְנִין אוֹתוֹ לָזֶה שֶׁשָּׁוֶה לָאָרֶץ, מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ לָזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ בְּנַחַת וְלָזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ בְּקָשֶׁה וְכוּ׳.Rav Chezvi a dit que Rav Na'hman a dit : un fossé entre deux cours, dont un côté est profond de dix tefa'him et dont l'autre côté est au niveau du sol de la seconde cour, c'est-à-dire moins profond que dix tefa'him : on l'attribue à celle pour qui il est au niveau du sol, car pour l'une, son usage est aisé, et pour l'autre, son usage est difficile etc.
- וּצְרִיכִי. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן כּוֹתֶל, מִשּׁוּם דִּבְגוּבְהָא מִשְׁתַּמְּשִׁי אִינָשֵׁי. אֲבָל חָרִיץ, בְּעוּמְקָא לָא מִשְׁתַּמְּשִׁי אִינָשֵׁי — אֵימָא לָא.La Guemara remarque : et il était nécessaire de dire les deux. Car s'il nous avait enseigné seulement le mur, on aurait pu dire que c'est parce que les gens se servent d'un emplacement en hauteur, si bien que l'autre cour peut aussi s'en servir ; mais pour un fossé, les gens ne se servent pas d'une profondeur, on aurait pu dire que non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן בְּחָרִיץ, מִשּׁוּם דְּלָא בְּעִיתָא תַּשְׁמִישְׁתָּא. אֲבָל כּוֹתֶל דִּבְעִיתָא תַּשְׁמִישְׁתָּא — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné seulement le fossé, on aurait pu dire que c'est parce que son usage n'est pas source d'inquiétude, ce qu'on y dépose étant à l'abri ; mais pour un mur, dont l'usage est source d'inquiétude, car les objets peuvent en tomber, on aurait pu dire que non. Il était donc nécessaire de dire les deux.
- בָּא לְמַעֲטוֹ, אִם יֵשׁ בְּמִיעוּטוֹ אַרְבָּעָה — מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בְּכׇל הַכּוֹתֶל כּוּלּוֹ. וְאִם לָאו — אֵין מִשְׁתַּמֵּשׁ אֶלָּא כְּנֶגֶד הַמִּיעוּט.Si l'on vient à le réduire, à abaisser la hauteur du mur : si la partie réduite fait quatre tefa'him, il est permis de se servir de tout le mur. Sinon, on ne s'en sert que face à la partie réduite.
- מָה נַפְשָׁךְ? אִי אַהֲנִי מִעוּטָא — בְּכוּלֵּיהּ כּוֹתֶל לִישְׁתַּמֵּשׁ. אִי לָא אַהֲנִי — אֲפִילּוּ כְּנֶגֶד הַמִּיעוּט נָמֵי לָא. אָמַר רָבִינָא: כְּגוֹן שֶׁעָקַר חוּלְיָא מֵרֹאשׁוֹ.La Guemara objecte : quoi que tu en penses, c'est difficile : si la réduction a de l'effet, qu'on se serve de tout le mur ; si elle n'a pas d'effet, même face à la partie réduite on ne devrait pas s'en servir ! Ravina a dit : il s'agit d'un cas où l'on a retiré une rangée de pierres de son sommet.
- אָמַר רַב יְחִיאֵל: כָּפָה סֵפֶל — מְמַעֵט.Rav Ye'hiel a dit : si l'on a retourné une cuvette contre le mur, elle le réduit.
- וְאַמַּאי? דָּבָר הַנִּיטָּל בְּשַׁבָּת הוּא, וְדָבָר הַנִּיטָּל בְּשַׁבָּת אֵינוֹ מְמַעֵט. לָא צְרִיכָא, דְּחַבְּרֵיהּ בְּאַרְעָא.La Guemara demande : et pourquoi ? C'est un objet qu'on peut déplacer le Chabbat, et un objet qu'on peut déplacer le Chabbat ne réduit pas le mur. La Guemara répond : ce n'est nécessaire que lorsqu'on l'a fixée dans le sol, en la recouvrant de terre.
- וְכִי חַבְּרֵיהּ בְּאַרְעָא, מַאי הָוֵי? וְהָא תַּנְיָא: פַּגָּה שֶׁהִטְמִינָהּ בְּתֶבֶן, וַחֲרָרָה שֶׁהִטְמִינָהּ בְּגֶחָלִים, אִם מְגוּלָּה מִקְצָתָהּ — נִטֶּלֶת בְּשַׁבָּת.La Guemara objecte : et si on l'a fixée dans le sol, qu'est-ce que cela change ? Voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : une figue encore verte qu'on a enfouie dans la paille et une galette qu'on a enfouie dans les braises, si une partie en est découverte, on peut les prendre le Chabbat !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּאִית לֵיהּ אוֹגְנַיִים.La Guemara répond : de quoi nous occupons-nous ici ? D'une cuvette qui a des rebords, recouverts de terre, si bien qu'en la retirant on déplace la terre, ce qui ressemble à creuser.
- וְכִי אִית לֵיהּ אוֹגְנַיִים, מַאי הָוֵי? וְהָתְנַן: הַטּוֹמֵן לֶפֶת וּצְנוֹן תַּחַת הַגֶּפֶן, בִּזְמַןLa Guemara objecte : et si elle a des rebords, qu'est-ce que cela change ? Nous avons pourtant appris dans une Michna : celui qui enfouit un navet ou un radis sous la vigne, lorsque
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