Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲוָה אָמֵינָא: דִּירַת גּוֹי שְׁמָהּ דִּירָה, קָא מַשְׁמַע לַן דְּדִירַת גּוֹי לֹא שְׁמָהּ דִּירָה. וְאִי מֵהָכָא — הֲוָה אָמֵינָא: לָא יָדַעְנָא בָּתִּים כַּמָּה, קָא מַשְׁמַע לַן בָּתִּים תְּרֵין.j'aurais dit que la résidence d'un non-Juif est considérée comme une résidence pour définir une ruelle. Il nous enseigne donc que la résidence d'un non-Juif n'est pas considérée comme une résidence. Et si l'on n'avait appris d'ici seulement, j'aurais dit : Je ne sais pas combien de maisons il faut. Il nous enseigne donc qu'il faut deux maisons.
- הַשְׁתָּא דְּאָמַר רַב אֲפִילּוּ חָצֵר, טַעְמָא דְּרַב דְּקָא סָבַר אָסוּר לַעֲשׂוֹת יָחִיד בִּמְקוֹם גּוֹי.Maintenant que Rav a dit que cela s'applique même à une cour, il ressort que la raison de Rav est qu'il estime qu'il est interdit de laisser un individu seul à l'endroit d'un non-Juif ; on lui interdit donc l'érouv (mise en commun qui permet de transporter), pour que les difficultés de la vie en ce lieu le poussent à partir.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אִי הָכִי הַיְינוּ דִּשְׁמַעְנָא לֵיהּ לְרַבִּי טַבְלָא דְּאָמַר: ״גּוֹי גּוֹי״ תְּרֵי זִימְנֵי, וְלָא יָדַעְנָא מַאי אָמַר.Rav Yossef dit : S'il en est ainsi, c'est ce que j'ai entendu de Rabbi Tavla, qui disait : « Un non-Juif, un non-Juif », deux fois, et je ne savais pas ce qu'il disait. Je comprends maintenant qu'il parlait de la ruelle et de la cour.
- מַתְנִי׳ שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת זוֹ לִפְנִים מִזּוֹ, עֵירְבָה הַפְּנִימִית וְלֹא עֵירְבָה הַחִיצוֹנָה — הַפְּנִימִית מוּתֶּרֶת וְהַחִיצוֹנָה אֲסוּרָה.Michna : Deux cours, l'une à l'intérieur de l'autre, l'extérieure ouvrant sur le domaine public : si l'intérieure a fait un érouv et que l'extérieure n'a pas fait d'érouv, l'intérieure est permise et l'extérieure interdite au transport.
- הַחִיצוֹנָה וְלֹא הַפְּנִימִית — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת. עֵירְבָה זוֹ לְעַצְמָהּ וְזוֹ לְעַצְמָהּ — זוֹ מוּתֶּרֶת בִּפְנֵי עַצְמָהּ וְזוֹ מוּתֶּרֶת בִּפְנֵי עַצְמָהּ.Si c'est l'extérieure qui a fait un érouv, et non l'intérieure, toutes deux sont interdites, car les habitants de l'intérieure passent par l'extérieure. Si celle-ci a fait un érouv pour elle-même et celle-là pour elle-même, sans érouv commun, celle-ci est permise séparément et celle-là est permise séparément, mais on ne transporte pas de l'une à l'autre.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹסֵר הַחִיצוֹנָה, שֶׁדְּרִיסַת הָרֶגֶל אוֹסַרְתָּהּ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּרִיסַת הָרֶגֶל אוֹסַרְתָּהּ.Rabbi Akiva interdit l'extérieure même dans ce cas, car le droit de passage des habitants de l'intérieure l'interdit. Et les Sages disent : Le droit de passage ne l'interdit pas.
- שָׁכַח אֶחָד מִן הַחִיצוֹנָה וְלֹא עֵירַב — הַפְּנִימִית מוּתֶּרֶת וְהַחִיצוֹנָה אֲסוּרָה. מִן הַפְּנִימִית וְלֹא עֵירַב — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת.Si un habitant de l'extérieure a oublié et n'a pas participé à l'érouv, l'intérieure est permise et l'extérieure interdite. Si c'est un habitant de l'intérieure qui a oublié et n'a pas participé à l'érouv, toutes deux sont interdites, car le droit de passage de l'intérieure rend aussi l'extérieure interdite.
- נָתְנוּ עֵירוּבָן בְּמָקוֹם אֶחָד וְשָׁכַח אֶחָד, בֵּין מִן הַפְּנִימִית בֵּין מִן הַחִיצוֹנָה, וְלֹא עֵירַב — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת. וְאִם הָיוּ שֶׁל יְחִידִים — אֵינָן צְרִיכִין לְעָרֵב.Si les habitants des deux cours ont placé leur érouv en un seul endroit et qu'une personne a oublié, que ce soit de l'intérieure ou de l'extérieure, et n'a pas participé à l'érouv, toutes deux sont interdites, les deux cours étant traitées comme une seule. Et si elles appartenaient à des particuliers, c'est-à-dire qu'une seule personne habite chaque cour, ils n'ont pas besoin de faire d'érouv.
- גְּמָ׳ כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יַנַּאי: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת בִּמְקוֹמָהּ — אוֹסֶרֶת שֶׁלֹּא בִּמְקוֹמָהּ. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: כְּשֵׁם שֶׁרֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת אֵינָהּ אוֹסֶרֶת — כָּךְ רֶגֶל הָאֲסוּרָה אֵינָהּ אוֹסֶרֶת.Guemara : Quand Rav Dimi vint d'Erets Israël à Babylone, il dit au nom de Rabbi Yanaï : Ceci, à savoir la décision de la Michna selon laquelle, si l'extérieure a fait un érouv et non l'intérieure, toutes deux sont interdites, sont les paroles de Rabbi Akiva, qui dit : Même un pied permis en son lieu interdit hors de son lieu. Celui qui a un droit de passage dans une autre cour est considéré comme l'un de ses habitants. Mais les Sages disent : De même qu'un pied permis n'interdit pas, ainsi un pied interdit n'interdit pas.
- תְּנַן: עֵירְבָה חִיצוֹנָה וְלֹא פְּנִימִית שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת. מַנִּי? אִילֵימָא רַבִּי עֲקִיבָא, מַאי אִירְיָא רֶגֶל אֲסוּרָה? אֲפִילּוּ רֶגֶל מוּתֶּרֶת נָמֵי. אֶלָּא לָאו רַבָּנַן!Nous avons appris dans la Michna : Si l'extérieure a fait un érouv et non l'intérieure, toutes deux sont interdites. De qui est-ce ? Si tu dis : de Rabbi Akiva, pourquoi parler précisément d'un pied interdit ? Même un pied permis interdit aussi selon lui ! N'est-ce donc pas l'opinion des Sages ? Il en ressortirait que les Sages admettent qu'un pied interdit interdit, contrairement à ce qu'a dit Rabbi Yanaï.
- לְעוֹלָם רַבִּי עֲקִיבָא, וְלֹא זוֹ אַף זוֹ קָתָנֵי.La Guemara répond : En réalité, c'est Rabbi Akiva, et la Michna enseigne selon le style : non seulement ceci, mais aussi cela. Elle commence par le cas simple, puis passe au cas plus étonnant : non seulement il est interdit de transporter dans les deux cours si seule l'extérieure a fait un érouv, mais même si chacune a fait le sien, l'extérieure reste interdite.
- תְּנַן: עֵירְבָה זוֹ לְעַצְמָהּ וְזוֹ לְעַצְמָהּ — זוֹ מוּתֶּרֶת בִּפְנֵי עַצְמָהּ וְזוֹ מוּתֶּרֶת בִּפְנֵי עַצְמָהּ. טַעְמָא דְּעֵירְבָה, הָא לֹא עֵירְבָה — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת,Nous avons appris dans la Michna : Si celle-ci a fait un érouv pour elle-même et celle-là pour elle-même, celle-ci est permise séparément et celle-là est permise séparément. La raison est qu'elle, l'intérieure, a fait un érouv ; on en déduit que si elle n'avait pas fait d'érouv, toutes deux seraient interdites.
- וְהָא הַאי תַּנָּא דְּאָמַר: רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת אֵינָהּ אוֹסֶרֶת רֶגֶל הָאֲסוּרָה אוֹסֶרֶת, מַנִּי הָא? אִילֵּימָא רַבִּי עֲקִיבָא הִיא — אֲפִילּוּ רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת נָמֵי, אֶלָּא לָאו, רַבָּנַן הִיא. וְעוֹד: מִדְּסֵיפָא רַבִּי עֲקִיבָא, רֵישָׁא לָאו רַבִּי עֲקִיבָא.Mais ce Tanna, qui dit qu'un pied permis n'interdit pas et qu'un pied interdit interdit, de qui est-il ? Si tu dis que c'est Rabbi Akiva, même un pied permis interdit aussi selon lui ! N'est-ce donc pas l'opinion des Sages ? Ils admettraient alors qu'un pied interdit interdit, contrairement à Rabbi Yanaï. Et de plus : Du fait que la fin de la Michna rapporte l'opinion de Rabbi Akiva, il est clair que le début n'est pas de Rabbi Akiva.
- כּוּלַּהּ רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: עֵירְבָה זוֹ לְעַצְמָהּ וְזוֹ לְעַצְמָהּ — זוֹ מוּתֶּרֶת בִּפְנֵי עַצְמָהּ וְזוֹ מוּתֶּרֶת בִּפְנֵי עַצְמָהּ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁעָשְׂתָה דַּקָּה, אֲבָל לֹא עָשְׂתָה דַּקָּה — חִיצוֹנָה אֲסוּרָה, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, שֶׁרַבִּי עֲקִיבָא אוֹסֵר אֶת הַחִיצוֹנָה, מִפְּנֵי שֶׁדְּרִיסַת הָרֶגֶל אוֹסֶרֶת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּרִיסַת הָרֶגֶל אוֹסֶרֶת.La Guemara répond : Toute la Michna est de Rabbi Akiva, mais il y manque quelque chose, et voici ce qu'elle enseigne : Si celle-ci a fait un érouv pour elle-même et celle-là pour elle-même, celle-ci est permise séparément et celle-là est permise séparément. À quel cas ces paroles s'appliquent-elles ? Lorsque l'intérieure a fait une daka (une petite porte ou séparation à son entrée). Mais si elle n'a pas fait de daka, l'extérieure est interdite. Telles sont les paroles de Rabbi Akiva, car Rabbi Akiva interdit l'extérieure parce que le droit de passage l'interdit. Et les Sages disent : Le droit de passage n'interdit pas.
- מֵתִיב רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: וְאִם הָיוּ שֶׁל יְחִידִים אֵין צְרִיכִין לְעָרֵב. הָא שֶׁל רַבִּים צְרִיכִין לְעָרֵב, אַלְמָא רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת בִּמְקוֹמָהּ — אֵינָהּ אוֹסֶרֶת, רֶגֶל הָאֲסוּרָה — אוֹסֶרֶת!Rav Bivi bar Abayé objecta à partir de la fin de la Michna : Et si elles appartenaient à des particuliers, ils n'ont pas besoin de faire d'érouv. On en déduit que, si elles appartiennent à plusieurs personnes, ils ont besoin de faire un érouv. Il en ressort qu'un pied permis en son lieu n'interdit pas, et qu'un pied interdit interdit ! Cela contredit la façon dont Rabbi Yanaï a présenté l'opinion de Rabbi Akiva.
- וְעוֹד מֵתִיב רָבִינָא: שָׁכַח אֶחָד מִן הַחִיצוֹנָה וְלֹא עֵירַב — הַפְּנִימִית מוּתֶּרֶת וְחִיצוֹנָה אֲסוּרָה. שָׁכַח אֶחָד מִן הַפְּנִימִית וְלֹא עֵירַב — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת. טַעְמָא דְּשֶׁכַח, הָא לָא שָׁכַח — שְׁתֵּיהֶן מוּתָּרוֹת. אַלְמָא רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת — אֵינָהּ אוֹסֶרֶת, רֶגֶל הָאֲסוּרָה — אוֹסֶרֶת.Et Ravina objecta encore à partir de la Michna : Si un habitant de l'extérieure a oublié et n'a pas participé à l'érouv, l'intérieure est permise et l'extérieure interdite. Si un habitant de l'intérieure a oublié et n'a pas participé à l'érouv, toutes deux sont interdites. La raison est qu'il a oublié ; mais s'il n'avait pas oublié, toutes deux seraient permises. Il en ressort qu'un pied permis n'interdit pas et qu'un pied interdit interdit. Cela ne peut être l'opinion de Rabbi Akiva ; c'est donc celle des Sages, qui admettent qu'un pied interdit interdit.
- אֶלָּא כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יַנַּאי: שָׁלֹשׁ מַחְלוֹקוֹת בַּדָּבָר: תַּנָּא קַמָּא סָבַר: רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת — אֵינָהּ אוֹסֶרֶת, רֶגֶל הָאֲסוּרָה — אוֹסֶרֶת. רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: אֲפִילּוּ רֶגֶל הַמּוּתֶּרֶת אוֹסֶרֶת. וְרַבָּנַן בָּתְרָאֵי סָבְרִי: כְּשֵׁם שֶׁרֶגֶל מוּתֶּרֶת אֵינָהּ אוֹסֶרֶת — כָּךְ רֶגֶל הָאֲסוּרָה אֵינָהּ אוֹסֶרֶת.Mais plutôt, quand Ravin vint d'Erets Israël, il dit au nom de Rabbi Yanaï : Il y a trois opinions divergentes sur cette question. Le premier Tanna estime qu'un pied permis n'interdit pas et qu'un pied interdit interdit. Rabbi Akiva estime que même un pied permis interdit. Et les derniers Sages estiment que, de même qu'un pied permis n'interdit pas, ainsi un pied interdit n'interdit pas.
- נָתְנוּ עֵירוּבָן בְּמָקוֹם אֶחָד וְשָׁכַח אֶחָד בֵּין מִן הַפְּנִימִית וְכוּ׳. מַאי מָקוֹם אֶחָד?S'ils ont placé leur érouv en un seul endroit et qu'une personne a oublié, que ce soit de l'intérieure, etc. Qu'est-ce qu'« un seul endroit » ?
- (סִימָן חִיצוֹנָה עַצְמָהּ בְּבֵית יְחִידָאָה רָבִינָא דְּלָא מְשַׁכַּח בִּפְנִים)(Moyen mnémotechnique : Extérieure ; elle-même ; dans la maison d'un particulier ; Ravina ; qui n'oublie pas à l'intérieur.)
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: חִיצוֹנָה, וּמַאי קָרוּ לָהּ ״מָקוֹם אֶחָד״ — מָקוֹם הַמְיוּחָד לִשְׁתֵּיהֶן.Rav Yehouda a dit que Rav a dit : C'est l'extérieure. Et pourquoi l'appelle-t-on « un seul endroit » ? Parce que c'est un endroit désigné pour les deux, les habitants de l'intérieure passant aussi par l'extérieure.
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