Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲתָא רַב עָנָן שַׁדְיֵהּ. אָמַר: מְבוֹאָה דְּדָיַירְנָא בֵּיהּ וְאָתֵינָא מִשְּׁמֵיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, נֵיתֵי רַב עָנָן בַּר רַב נִישְׁדְּיֵיהּ מִן?! שְׁמַע מִינַּהּ לָא קַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ.Rav Anan vint et le renversa : après la mort de Chmouel, il abattit le lé'hi (montant latéral qui permet de transporter dans une ruelle) de cette ruelle, signifiant à Ivout bar Ihi qu'il y est interdit de transporter, car un lé'hi n'est efficace que pour une ruelle comportant au moins deux cours de deux maisons chacune. Ivout bar Ihi dit avec amertume : La ruelle dans laquelle j'ai habité et où je circule en vertu d'une décision donnée au nom de Mar Chmouel, Rav Anan bar Rav viendrait maintenant et en jetterait le lé'hi loin de moi ?! La Guemara commente : Déduis-en, puisque ce lé'hi est resté en place du vivant de Chmouel, qu'il n'a pas accepté de lui l'objection de Rabbi Elazar.
- לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ קַיבְּלַהּ מִינֵּהּ, וְהָכָא חַזָּנָא הוּא דַּהֲוָה אָכֵיל נַהֲמָא בְּבֵיתֵיהּ וְאָתֵי בָּיֵית בְּבֵי כְנִישְׁתָּא.La Guemara rejette cette preuve : En réalité, je peux te dire que Chmouel a accepté de lui l'objection et s'est rétracté, mais ici, c'est qu'il y avait un 'hazan (bedeau de la synagogue) qui mangeait son pain chez lui, dans une maison située ailleurs, et venait dormir à la synagogue, laquelle ouvrait sur cette ruelle.
- וְאַיְבוּת בַּר אִיהִי סָבַר: מְקוֹם פִּיתָּא גָּרֵים. וּשְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ דְּאָמַר: מָקוֹם לִינָה גָּרֵים.Et Ivout bar Ihi pensait que le lieu du pain détermine la résidence ; il ne considérait donc pas la synagogue comme une habitation, puisque le bedeau mangeait ailleurs, et il croyait que Chmouel lui avait permis le lé'hi bien qu'il habitât seul dans la ruelle. Mais en vérité, Chmouel suivait son raisonnement habituel, car il a dit : Le lieu où l'on dort détermine la résidence. Le bedeau dormant à la synagogue, celle-ci comptait comme une habitation et la ruelle comportait ainsi deux cours.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מָבוֹי שֶׁצִּידּוֹ אֶחָד גּוֹי וְצִידּוֹ אֶחָד יִשְׂרָאֵל — אֵין מְעָרְבִין אוֹתוֹ דֶּרֶךְ חַלּוֹנוֹת לְהַתִּירוֹ דֶּרֶךְ פְּתָחִים לַמָּבוֹי.Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Une ruelle dont un côté est occupé par un non-Juif et un côté par un Juif, dont la maison communique par des fenêtres, mais non par des portes, avec d'autres maisons de Juifs ouvrant sur le domaine public : on n'y fait pas d'érouv (mise en commun qui permet de transporter) par les fenêtres pour rendre permis le transport par les portes vers la ruelle.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: אָמַר רַב אֲפִילּוּ בְּחָצֵר? אֲמַר לֵיהּ: אִין, דְּאִי לָא אָמַר מַאי?Abayé dit à Rav Yossef : Rav a-t-il dit cela même d'une cour dont un côté est occupé par un non-Juif et l'autre par un Juif relié par des fenêtres à d'autres maisons de Juifs ? Il lui dit : Oui, car s'il ne l'avait pas dit, quoi ? Quelle différence y aurait-il ? C'est le même principe.
- הֲוָה אָמֵינָא טַעְמָא דְּרַב מִשּׁוּם דְּקָסָבַר: אֵין מָבוֹי נִיתָּר בְּלֶחִי וְקוֹרָה עַד שֶׁיְּהוּ בָּתִּים וַחֲצֵירוֹת פְּתוּחִין לְתוֹכוֹ.Abayé répondit : J'aurais dit que la raison de Rav est qu'il estime qu'une ruelle n'est pas rendue permise par un lé'hi ou un koré (poutre transversale) tant que des maisons et des cours n'ouvrent pas sur elle ; or cette raison ne s'applique pas à une cour.
- וְתַרְתֵּי לְמָה לִי! צְרִיכָא, דְּאִי מֵהַהִיא —Rav Yossef objecta : Si telle était la raison, pourquoi ai-je besoin de deux enseignements sur le même sujet, puisque Rav a déjà dit qu'une ruelle n'est rendue permise que si des maisons et des cours ouvrent sur elle ? Abayé explique que les deux sont nécessaires, car si l'on n'avait appris de cet enseignement général —
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