Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם נִשְׁתַּתְּפוּ בַּמָּבוֹי — מוּתָּרִין כָּאן וְכָאן.Et s'ils ont fait le chitouf (mise en commun de nourriture entre les cours d'une ruelle) dans le mavoï (ruelle sur laquelle s'ouvrent des cours), ils ont la permission de porter ici et là : dans le mavoï et dans les cours.
- עֵירְבוּ בַּחֲצֵירוֹת וְנִשְׁתַּתְּפוּ בַּמָּבוֹי, וְשָׁכַח אֶחָד מִבְּנֵי חָצֵר וְלֹא עֵירַב — מוּתָּרִין כָּאן וְכָאן.S'ils ont fait l'érouv (mise en commun de nourriture qui permet de porter dans la cour le Chabbat) dans les cours et le chitouf dans le mavoï, et que l'un des habitants d'une cour a oublié et n'a pas participé à l'érouv, tout en ayant part au chitouf, ils ont la permission de porter ici et là.
- מִבְּנֵי מָבוֹי וְלֹא נִשְׁתַּתֵּף — מוּתָּרִין בַּחֲצֵירוֹת וַאֲסוּרִין בַּמָּבוֹי, שֶׁהַמָּבוֹי לַחֲצֵירוֹת כֶּחָצֵר לַבָּתִּים.Si c'est l'un des habitants du mavoï qui a oublié et n'a pas participé au chitouf, ils ont la permission de porter dans les cours et l'interdiction de porter dans le mavoï, car le mavoï est aux cours ce que la cour est aux maisons.
- גְּמָ׳ מַנִּי? רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: בָּעִינַן עֵירוּב וּבָעִינַן שִׁיתּוּף.GUEMARA : Selon qui est cette Michna ? C'est Rabbi Méïr, qui a dit : Il nous faut un érouv et il nous faut un chitouf.
- אֵימָא מְצִיעֲתָא: ״וְאִם נִשְׁתַּתְּפוּ בַּמָּבוֹי מוּתָּרִין כָּאן וְכָאן״, אֲתָאן לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי בַּחֲדָא סַגִּיא!Dis alors la clause médiane : « Et s'ils ont fait le chitouf dans le mavoï, ils ont la permission ici et là » : nous en venons aux Sages, qui disent qu'un seul suffit !
- הָא לָא קַשְׁיָא: וְאִם נִשְׁתַּתְּפוּ נָמֵי קָאָמַר.Cela n'est pas difficile : elle dit : « Et s'ils ont aussi fait le chitouf ».
- אֵימָא סֵיפָא: עֵירְבוּ בַּחֲצֵירוֹת וְנִשְׁתַּתְּפוּ בַּמָּבוֹי, וְשָׁכַח אֶחָד מִבְּנֵי חָצֵר וְלֹא עֵירַב — מוּתָּרִים כָּאן וְכָאן. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלָא בַּטֵּיל, אַמַּאי מוּתָּרִים? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּבַטֵּיל. אֵימָא סֵיפָא: שָׁכַח אֶחָד מִבְּנֵי מָבוֹי וְלֹא נִשְׁתַּתְּפוּ — מוּתָּרִין בַּחֲצֵירוֹת וַאֲסוּרִין בַּמָּבוֹי, וְאִי דְּבַטֵּיל — אַמַּאי אֲסוּרִין בַּמָּבוֹי?Dis la clause finale : S'ils ont fait l'érouv dans les cours et le chitouf dans le mavoï, et que l'un des habitants d'une cour a oublié et n'a pas participé à l'érouv, ils ont la permission ici et là. Quel est le cas ? S'il n'a pas renoncé à son droit, pourquoi ont-ils la permission ? Il est donc évident qu'il a renoncé. Dis alors la clause finale : Si l'un des habitants du mavoï a oublié et qu'ils n'ont pas fait le chitouf, ils ont la permission dans les cours et l'interdiction dans le mavoï. Or, s'il a renoncé, pourquoi ont-ils l'interdiction dans le mavoï ?
- וְכִי תֵּימָא קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר אֵין בִּיטּוּל רְשׁוּת בְּמָבוֹי. וְהָא תַּנְיָא: שֶׁהֲרֵי בִּיטֵּל לָכֶם רְשׁוּתוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Et si tu dis que Rabbi Méïr considère qu'il n'y a pas de renonciation au droit dans un mavoï, mais voici qu'il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Car il vous a cédé son droit », telles sont les paroles de Rabbi Méïr !
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּלָא בַּטֵּיל. וּמִדְּסֵיפָא דְּלָא בַּטֵּיל — רֵישָׁא נָמֵי דְּלָא בַּטֵּיל. רֵישָׁא וְסֵיפָא רַבִּי מֵאִיר, מְצִיעֲתָא רַבָּנַן!Il est donc évident qu'il n'a pas renoncé. Et puisque, dans la clause finale, il n'a pas renoncé, dans la clause initiale aussi, il n'a pas renoncé. Il en résulte que le chitouf tient lieu d'érouv : la clause initiale et la clause finale seraient selon Rabbi Méïr, et la clause médiane selon les Sages !
- כּוּלַּהּ רַבִּי מֵאִיר הִיא, וְטַעְמָא מַאי אָמַר רַבִּי מֵאִיר בָּעִינַן עֵירוּב וּבָעִינַן שִׁיתּוּף? שֶׁלֹּא לְשַׁכֵּחַ תּוֹרַת עֵירוּב מִן הַתִּינוֹקוֹת, וְהָכָא, כֵּיוָן דְּרוּבַּהּ עֵירְבוּ — לָא מִשְׁתַּכְחָא.Elle est entièrement selon Rabbi Méïr. Et quelle est la raison pour laquelle Rabbi Méïr a dit : Il nous faut un érouv et il nous faut un chitouf ? Pour ne pas faire oublier aux enfants la loi de l'érouv. Et ici, puisque la plupart ont fait l'érouv, elle ne sera pas oubliée.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: רַב לָא תָּנֵי ״פְּתוּחוֹת זוֹ לָזוֹ״. וְכֵן אָמַר רַב כָּהֲנָא: רַב לָא תָּנֵי ״פְּתוּחוֹת זוֹ לָזוֹ״. אִיכָּא דְּאָמְרִי, רַב כָּהֲנָא גּוּפֵיהּ לָא תָּנֵי ״פְּתוּחוֹת זוֹ לָזוֹ״.Rav Yehouda a dit : Rav n'enseignait pas « ouvertes l'une sur l'autre », mais seulement ouvertes sur le mavoï. Et de même, Rav Kahana a dit : Rav n'enseignait pas « ouvertes l'une sur l'autre ». Certains disent : Rav Kahana lui-même n'enseignait pas « ouvertes l'une sur l'autre ».
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מַאי טַעְמָא דְּלָא תָּנֵי פְּתוּחוֹת זוֹ לָזוֹ. קָסָבַר כׇּל שִׁיתּוּף שֶׁאֵין מַכְנִיסוֹ וּמוֹצִיאוֹ דֶּרֶךְ פְּתָחִים בַּמָּבוֹי — לָאו שְׁמֵיהּ שִׁיתּוּף.Abayé a dit à Rav Yossef : Quelle est la raison pour laquelle il n'enseignait pas « ouvertes l'une sur l'autre » ? Rav Yossef répond : Parce qu'il considère que tout chitouf qu'on ne fait pas entrer et sortir par les ouvertures donnant sur le mavoï ne porte pas le nom de chitouf. Si les cours s'ouvrent l'une sur l'autre, on risque de le faire passer directement de cour en cour.
- אֵיתִיבֵיהּ: בַּעַל הַבַּיִת שֶׁהָיָה שׁוּתָּף לִשְׁכֵנָיו, לָזֶה בְּיַיִן וְלָזֶה בְּיַיִן, אֵין צְרִיכִין לְעָרֵב. הָתָם, דְּאַפְּקֵיהּ וְעַיְּילֵיהּ.Il lui a objecté : il est enseigné dans une Michna : Un maître de maison qui était associé à ses voisins, avec celui-ci pour du vin et avec celui-là pour du vin, ils n'ont pas besoin de faire d'érouv. Or le vin n'est pas passé par le mavoï ! Là-bas, il s'agit du cas où on l'a sorti et fait entrer.
- (אֵיתִיבֵיהּ:) כֵּיצַד מִשְׁתַּתְּפִין בַּמָּבוֹי וְכוּ׳. הָתָם נָמֵי: דְּאַפְּקֵיהּ וְעַיְּילֵיהּ.(Il lui a objecté :) Comment fait-on le chitouf dans le mavoï, etc. : il suffit qu'un seul fasse acquérir la nourriture à tous, sans qu'elle soit passée par leurs cours ! Là-bas aussi, il s'agit du cas où on l'a sorti et fait entrer.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבָּה בַּר חָנָן: אֶלָּא מֵעַתָּה, הִקְנָה לוֹ פַּת בְּסַלּוֹ הָכִי נָמֵי דְּלָא הָוֵי שִׁיתּוּף?! וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי, וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּנֵי חֲבוּרָה שֶׁהָיוּ מְסוּבִּין וְקִדֵּשׁ עֲלֵיהֶן הַיּוֹם — הַפַּת שֶׁעַל שֻׁלְחָן סוֹמְכִים עָלֶיהָ מִשּׁוּם עֵירוּב, וְאָמְרִי לַהּ מִשּׁוּם שִׁיתּוּף.Rabba bar 'Hanan objecte à cela : S'il en est ainsi, s'il lui a fait acquérir du pain dans son panier, n'est-ce pas non plus un chitouf ?! Et si tu dis qu'en effet il en est ainsi, mais voici que Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Des membres d'un groupe qui étaient attablés, et que le jour du Chabbat les a surpris : le pain qui est sur la table, ils s'appuient sur lui à titre d'érouv, et certains disent : à titre de chitouf.
- וְאָמַר רַבָּה, לָא פְּלִיגִי: כָּאן בִּמְסוּבִּין בַּבַּיִת, כָּאן בַּמְסוּבִּין בֶּחָצֵר.Et Rabba a dit : Ils ne sont pas en désaccord : ici, quand ils sont attablés dans la maison ; là, quand ils sont attablés dans la cour. Il en ressort que, même pour Rav, il n'est pas nécessaire de faire passer le pain par le mavoï.
- אֶלָּא טַעְמָא דְּרַב, דְּקָא סָבַר: אֵין מָבוֹי נִיתָּר בְּלֶחִי וְקוֹרָה עַד שֶׁיְּהוּ בָּתִּים וַחֲצֵירוֹת פְּתוּחִים לְתוֹכוֹ.La raison de Rav est donc plutôt qu'il considère qu'un mavoï n'est permis par un lé'hi (montant latéral) et une kora (poutre transversale) que si des maisons et des cours s'ouvrent sur lui. Des cours ouvertes l'une sur l'autre comptent comme une seule.
- גּוּפָא, אָמַר רַב: אֵין מָבוֹי נִיתָּר בְּלֶחִי וְקוֹרָהRevenons au sujet même : Rav a dit : Un mavoï n'est permis par un lé'hi et une kora
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