Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַף עַל פִּי שֶׁהֶחֱזִיק יִשְׂרָאֵל אַחֵר בִּנְכָסָיו — אוֹסֵר. מִשֶּׁחָשֵׁיכָה, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֶחְזִיק יִשְׂרָאֵל אַחֵר — אֵינוֹ אוֹסֵר.Si le converti est mort tant qu'il faisait encore jour, bien qu'un autre Israélite ait pris possession de ses biens, il interdit le transport. S'il est mort après la tombée de la nuit, bien qu'aucun autre Israélite n'ait pris possession de ses biens, il n'interdit pas, car le transport était déjà permis pour ce Chabbat.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: מִבְּעוֹד יוֹם — אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִיק, וְלָא מִיבַּעְיָא כִּי לֹא הֶחְזִיק. אַדְּרַבָּה, כִּי לֹא הֶחְזִיק לָא אָסַר!Ceci même est difficile. Dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), tu as dit : Tant qu'il fait jour, bien qu'il ait pris possession, il interdit ; et il n'est pas nécessaire de le dire s'il n'a pas pris possession ! Au contraire, s'il n'a pas pris possession, il n'interdit pas ! Les biens sont alors sans maître et personne n'interdit.
- אָמַר רַב פָּפָּא: אֵימָא: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֶחְזִיק. וְהָא ״אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִיק״ קָתָנֵי?Rav Pappa a dit : Dis plutôt : Bien qu'il n'ait pas pris possession. Mais il est enseigné : « Bien qu'il ait pris possession » ?
- הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֶחְזִיק מִבְּעוֹד יוֹם אֶלָּא מִשֶּׁחָשֵׁיכָה, כֵּיוָן דַּהֲוָה לֵיהּ לְהַחְזִיק מִבְּעוֹד יוֹם — אוֹסֵר. מִשֶּׁחָשֵׁיכָה, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֶחְזִיק יִשְׂרָאֵל אַחֵר — אֵינוֹ אוֹסֵר.Voici ce qu'il veut dire : Bien qu'il n'ait pas pris possession tant qu'il faisait jour mais seulement après la tombée de la nuit, puisqu'il aurait pu prendre possession tant qu'il faisait jour, il interdit. Si le converti est mort après la tombée de la nuit, bien qu'aucun autre Israélite n'ait pris possession, il n'interdit pas.
- ״אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֶחְזִיק יִשְׂרָאֵל אַחֵר״, וְלָא מִיבַּעְיָא כִּי הֶחְזִיק?! אַדְּרַבָּה, כִּי הֶחְזִיק אָסַר!Passons à la suite : « Bien qu'aucun autre Israélite n'ait pris possession », il n'interdit pas ; et il n'est pas nécessaire de le dire s'il a pris possession ?! Au contraire, s'il a pris possession, il interdit !
- אָמַר רַב פָּפָּא, אֵימָא: ״אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִיק״. וְהָא ״אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֶחְזִיק״ קָתָנֵי! הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִיק מִשֶּׁחָשֵׁיכָה, כֵּיוָן דְּלָא הֲוָה לֵיהּ לְהַחְזִיק מִבְּעוֹד יוֹם — אֵינוֹ אוֹסֵר.Rav Pappa a dit : Dis plutôt : « Bien qu'il ait pris possession ». Mais il est enseigné : « Bien qu'il n'ait pas pris possession » ! Voici ce qu'il veut dire : Bien qu'il ait pris possession après la tombée de la nuit, puisqu'il n'aurait pas pu prendre possession tant qu'il faisait jour, il n'interdit pas.
- קָתָנֵי מִיהַת רֵישָׁא אוֹסֵר, אַמַּאי אוֹסֵר? נִיבַטֵּל!En tout cas, il est enseigné dans la première partie : « il interdit ». Pourquoi interdit-il ? Qu'il renonce à ses droits, comme l'héritier ! Cela contredit l'avis de Rav Na'hman.
- מַאי ״אוֹסֵר״ דְּקָתָנֵי — עַד שֶׁיְּבַטֵּל.Rav Na'hman répond : Que signifie le mot « il interdit » qui est enseigné ? Il interdit jusqu'à ce qu'il renonce.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מַתְנִיתִין, מַנִּי? — בֵּית שַׁמַּאי הִיא, דְּאָמְרִי: אֵין בִּיטּוּל רְשׁוּת בְּשַׁבָּת. דִּתְנַן: מֵאֵימָתַי נוֹתְנִין רְשׁוּת? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִבְּעוֹד יוֹם, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִשֶּׁתֶּחְשַׁךְ.Rabbi Yo'hanan a dit : Ces enseignements selon lesquels l'héritier interdit, de qui sont-ils ? C'est Beit Chammaï, qui disent : Il n'y a pas de renonciation à un domaine le Chabbat. Car nous avons appris dans la Michna : À partir de quand donne-t-on son domaine ? Beit Chammaï disent : Tant qu'il fait jour ; et Beit Hillel disent : Après la tombée de la nuit.
- אָמַר עוּלָּא: מַאי טַעְמָא דְּבֵית הִלֵּל, נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר ״כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת״.Oula a dit : Quelle est la raison de Beit Hillel ? Celui qui renonce devient comme celui qui dit : « Va vers les beaux fruits » : lorsque quelqu'un prélève la terouma (prélèvement donné au Cohen) sur les produits d'autrui à son insu et que le propriétaire lui dit cela, le prélèvement est valable, car il montre rétroactivement son accord. De même, celui qui renonce montre qu'il souhaitait dès le départ participer à l'érouv (mise en commun qui permet le transport) et qu'il a seulement oublié.
- אָמַר אַבָּיֵי: מֵת גּוֹי בְּשַׁבָּת מַאי ״כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת״ אִיכָּא?Abayé a dit : Si un non-Juif est mort le Chabbat, ses voisins juifs peuvent se céder leurs droits ; quel « Va vers les beaux fruits » y a-t-il ? Avant sa mort, cette renonciation aurait été sans effet.
- אֶלָּא הָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי בִּיטּוּל רְשׁוּת מִיקְנֵא רְשׁוּתָא הוּא, וּמִיקְנֵא רְשׁוּתָא בְּשַׁבָּת — אָסוּר. וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי אִסְתַּלּוֹקֵי רְשׁוּתָא בְּעָלְמָא הוּא, וְאִסְתַּלּוֹקֵי רְשׁוּתָא בְּשַׁבָּת — שַׁפִּיר דָּמֵי.Mais ici, c'est sur ceci qu'ils divergent : Beit Chammaï pensent que la renonciation à un domaine est une acquisition de domaine, et l'acquisition d'un domaine le Chabbat est interdite. Et Beit Hillel pensent que c'est simplement un retrait du domaine, et le retrait d'un domaine le Chabbat est permis.
- מַתְנִי׳ בַּעַל הַבַּיִת שֶׁהָיָה שׁוּתָּף לִשְׁכֵנָיו, לָזֶה בְּיַיִן וְלָזֶה בְּיַיִן — אֵינָן צְרִיכִין לְעָרֵב.MICHNA : Un maître de maison qui était associé à ses voisins, avec celui-ci dans du vin et avec celui-là dans du vin, ils n'ont pas besoin de faire un érouv.
- לָזֶה בְּיַיִן וְלָזֶה בְּשֶׁמֶן — צְרִיכִין לְעָרֵב. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה, אֵינָן צְרִיכִין לְעָרֵב.S'il était associé avec celui-ci dans du vin et avec celui-là dans de l'huile, ils ont besoin de faire un érouv. Rabbi Chimon dit : Dans un cas comme dans l'autre, ils n'ont pas besoin de faire un érouv.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: וּבִכְלִי אֶחָד. אָמַר רָבָא, דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי: לָזֶה בְּיַיִן וְלָזֶה בְּשֶׁמֶן — צְרִיכִין לְעָרֵב. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא: רֵישָׁא בִּכְלִי אֶחָד, וְסֵיפָא בִּשְׁנֵי כֵלִים — שַׁפִּיר. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ: רֵישָׁא בִּשְׁנֵי כֵלִים, וְסֵיפָא בִּשְׁנֵי כֵלִים — מָה לִי יַיִן וָיַיִן, מָה לִי יַיִן וָשֶׁמֶן?!GUEMARA : Rav a dit : Et dans un seul récipient. Rava a dit : C'est aussi la lecture précise, car il est enseigné : « Avec celui-ci dans du vin et avec celui-là dans de l'huile, ils ont besoin de faire un érouv ». Si tu dis que la première partie traite d'un seul récipient et la dernière de deux récipients, c'est bien. Mais si tu dis que la première partie traite de deux récipients et la dernière de deux récipients, que m'importe vin et vin, que m'importe vin et huile ?!
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: יַיִן וָיַיִן רָאוּי לְעָרֵב. יַיִן וְשֶׁמֶן אֵין רָאוּי לְעָרֵב.Abayé lui a dit : Il n'y a pas de preuve : vin et vin sont aptes à être mélangés ; vin et huile ne sont pas aptes à être mélangés.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה — אֵין צְרִיכִין לְעָרֵב. וַאֲפִילּוּ לָזֶה בְּיַיִן וְלָזֶה בְּשֶׁמֶן! אָמַר רַבָּה: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן בְּחָצֵר שֶׁבֵּין שְׁנֵי מְבוֹאוֹת, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לְטַעְמֵיהּ —« Rabbi Chimon dit : Dans un cas comme dans l'autre, ils n'ont pas besoin de faire un érouv ». Et même avec celui-ci dans du vin et avec celui-là dans de l'huile ! Ces deux produits ne se mélangent pourtant pas. Rabba a dit : De quoi s'agit-il ici ? D'une cour située entre deux mevoot (ruelles), et Rabbi Chimon suit son raisonnement.
- דִּתְנַן, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה, לְשָׁלֹשׁ חֲצֵירוֹת הַפְּתוּחוֹת זוֹ לָזוֹ וּפְתוּחוֹת לִרְשׁוּת הָרַבִּים. עֵירְבוּ שְׁתַּיִם הַחִיצוֹנוֹת עִם הָאֶמְצָעִית — הִיא מוּתֶּרֶת עִמָּהֶן, וְהֵן מוּתָּרוֹת עִמָּהּ, וּשְׁתַּיִם הַחִיצוֹנוֹת אֲסוּרוֹת זוֹ עִם זוֹ.Car nous avons appris : Rabbi Chimon a dit : À quoi cela ressemble-t-il ? À trois cours ouvertes l'une sur l'autre et ouvertes sur le domaine public. Si les deux extérieures ont fait un érouv avec celle du milieu, celle-ci est permise avec elles et elles sont permises avec elle, mais les deux extérieures sont interdites l'une avec l'autre. De même, une cour peut s'associer séparément à chacune des deux ruelles, à l'une par du vin et à l'autre par de l'huile.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם קָתָנֵי: שְׁתַּיִם הַחִיצוֹנוֹת אֲסוּרוֹת, הָכָא קָתָנֵי: אֵין צְרִיכִין לְעָרֵב כְּלָל!Abayé lui a dit : Est-ce comparable ? Là-bas il est enseigné : Les deux extérieures sont interdites, et ici il est enseigné : Ils n'ont pas du tout besoin de faire un érouv !
- מַאי ״אֵין צְרִיכִין לְעָרֵב״ — שְׁכֵנִים בַּהֲדֵי בַּעַל הַבַּיִת, אֲבָל שְׁכֵנִים בַּהֲדֵי הֲדָדֵי — צְרִיכִין לְעָרֵב.Que signifie « ils n'ont pas besoin de faire un érouv » ? Il s'agit des voisins avec le maître de maison, dont la cour est au milieu ; mais les voisins entre eux ont besoin de faire un érouv.
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