Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִיגְזַר דִּילְמָא אָתֵי לְבַטּוֹלֵי לְהוּ. קָא מַשְׁמַע לַן.décrétons, de peur qu'on n'en vienne à renoncer en leur faveur, c'est-à-dire que, voyant deux renoncer en faveur d'un seul, on pense qu'un seul peut aussi renoncer en faveur de deux. Elle nous enseigne qu'on ne prend pas un tel décret.
- וְאֵין נוֹטְלִין רְשׁוּת. לְמָה לִי? לָא צְרִיכָא, אַף עַל גַּב דְּאָמְרִי לֵיהּ: קְנִי עַל מְנָת לְהַקְנוֹת.« Et ils ne reçoivent pas de droit » : pourquoi ai-je besoin de cela ? Ce n'est nécessaire que pour enseigner que l'acquisition ne vaut pas même si les autres résidents lui disent, à l'un des deux qui n'ont pas fait d'érouv (mise en commun qui permet de porter d'un domaine à l'autre le Chabbat) : Acquiers notre droit à condition de le transmettre à ton compagnon.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: חֲמִשָּׁה שֶׁשְּׁרוּיִין בְּחָצֵר אַחַת, וְשָׁכַח אֶחָד מֵהֶן וְלֹא עֵירַב, כְּשֶׁהוּא מְבַטֵּל רְשׁוּתוֹ צָרִיךְ לְבַטֵּל לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד אוֹ לָא? אֲמַר לֵיהּ: צָרִיךְ לְבַטֵּל לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Abayé a demandé à Rabba : Cinq personnes qui habitent une même cour, et dont l'une a oublié et n'a pas participé à l'érouv : lorsqu'elle renonce à son droit, doit-elle renoncer en faveur de chacune ou non ? Il lui a dit : Elle doit renoncer en faveur de chacune.
- אֵיתִיבֵיהּ: אֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב נוֹתֵן רְשׁוּתוֹ לְאֶחָד שֶׁעֵירַב, שְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב, וּשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ, אוֹ לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב.Il lui a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un seul qui n'a pas fait d'érouv cède son droit à un seul qui a fait l'érouv ; deux qui ont fait l'érouv cèdent leur droit à un seul qui n'a pas fait d'érouv ; et deux qui n'ont pas fait d'érouv cèdent leur droit à deux qui ont fait l'érouv, ou à un seul qui n'a pas fait d'érouv.
- אֲבָל לֹא אֶחָד שֶׁעֵירַב נוֹתֵן רְשׁוּתוֹ לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב, וְאֵין שְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ, וְאֵין שְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ.Mais un seul qui a fait l'érouv ne cède pas son droit à un seul qui n'a pas fait d'érouv ; deux qui ont fait l'érouv ne cèdent pas leur droit à deux qui n'ont pas fait d'érouv ; et deux qui n'ont pas fait d'érouv ne cèdent pas leur droit à deux qui n'ont pas fait d'érouv.
- קָתָנֵי מִיהַת רֵישָׁא: אֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב — נוֹתֵן רְשׁוּתוֹ לְאֶחָד שֶׁעֵירַב. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלֵיכָּא אַחֲרִינָא בַּהֲדֵיהּ, בַּהֲדֵי מַאן עֵירַב?En tout cas, le début enseigne : Un seul qui n'a pas fait d'érouv cède son droit à un seul qui a fait l'érouv. De quel cas s'agit-il ? S'il n'y a pas d'autre personne avec lui, avec qui celui-ci a-t-il fait l'érouv ?
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא — דְּאִיכָּא אַחֲרִינָא בַּהֲדֵיהּ, וְקָתָנֵי: לְאֶחָד שֶׁעֵירַב!Il est donc évident qu'il y a une autre personne avec lui, et pourtant il enseigne : à un seul qui a fait l'érouv ! On n'a donc pas à renoncer en faveur de chacun.
- וְרַבָּה: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דַּהֲוָה וּמִית.Et Rabba ? Il répond : De quoi nous occupons-nous ici ? Du cas où il y avait une autre personne, avec qui il a fait l'érouv, et qu'elle est morte.
- אִי דַּהֲוָה וּמִית — אֵימָא סֵיפָא, אֲבָל אֵין אֶחָד שֶׁעֵירַב נוֹתֵן רְשׁוּתוֹ לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב. וְאִי דַּהֲוָה וּמִית, אַמַּאי לָא!S'il y en avait une et qu'elle est morte, dis alors la fin : « Mais un seul qui a fait l'érouv ne cède pas son droit à un seul qui n'a pas fait d'érouv ». Or, s'il y en avait une et qu'elle est morte, pourquoi ne le pourrait-il pas ?
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאִיתֵיהּ. וּמִדְּסֵיפָא אִיתֵיהּ, רֵישָׁא נָמֵי אִיתֵיהּ.Il est donc évident qu'elle est présente. Et puisque dans la fin elle est présente, dans le début aussi elle est présente.
- מִידֵּי אִירְיָא? הָא כִּדְאִיתָא, וְהָא כִּדְאִיתָא.La Guemara rejette cette preuve : Ces deux cas sont-ils forcément semblables ? Celui-ci est comme il est, et celui-là est comme il est : chaque clause traite de circonstances différentes.
- תֵּדַע, דְּקָתָנֵי סֵיפָא דְּרֵישָׁא: וּשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ, נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ. לִשְׁנַיִם אִין! לְאֶחָד לָא.Sache-le, car la fin du début enseigne : Et deux qui n'ont pas fait d'érouv cèdent leur droit à deux qui ont fait l'érouv. À deux, oui ; à un seul, non.
- וְאַבָּיֵי אָמַר: מַאי ״לִשְׁנַיִם״ — לְאֶחָד מִשְּׁנַיִם. אִי הָכִי לִיתְנֵי: לְאֶחָד שֶׁעֵירַב אוֹ לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב. קַשְׁיָא.Et Abayé dit : Que signifie « à deux » ? À l'un des deux. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, qu'il enseigne : à un seul qui a fait l'érouv ou à un seul qui n'a pas fait d'érouv ! On comprendrait qu'ils sont deux, puisqu'il n'y a pas d'érouv sans deux personnes. C'est difficile.
- אֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב נוֹתֵן רְשׁוּתוֹ לְאֶחָד שֶׁעֵירַב. לְאַבָּיֵי דְּאִיתֵיהּ, וְקָא מַשְׁמַע לַן: דְּאֵין צָרִיךְ לְבַטֵּל רְשׁוּת לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד. לְרַבָּה דַּהֲוָה וּמִית, וְלָא גְּזוּר זִימְנִין דְּאִיתֵיהּ.La Guemara explique à présent chaque clause de la baraïta : Un seul qui n'a pas fait d'érouv cède son droit à un seul qui a fait l'érouv. Selon Abayé, il s'agit du cas où l'autre est présent, et elle nous enseigne qu'il n'est pas nécessaire de renoncer à son droit en faveur de chacun. Selon Rabba, il s'agit du cas où il y en avait un et qu'il est mort, et elle enseigne que les Sages n'ont pas décrété à cause des cas où il est présent.
- וּשְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב. פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא כֵּיוָן דְּלָא עֵירַב — לִיקְנְסֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Et deux qui ont fait l'érouv cèdent leur droit à un seul qui n'a pas fait d'érouv. N'est-ce pas évident ? On aurait pu penser que, puisqu'il n'a pas fait d'érouv, on le pénalise en lui imposant de renoncer lui-même en leur faveur, et non l'inverse. Elle nous enseigne que non.
- וּשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ. לְרַבָּה — תְּנָא סֵיפָא לְגַלּוֹיֵי רֵישָׁא, לְאַבָּיֵי — שְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לִגְזַר דִּלְמָא אָתֵי לְבַטּוֹלֵי לְהוּ. קָא מַשְׁמַע לַן.Et deux qui n'ont pas fait d'érouv cèdent leur droit à deux qui ont fait l'érouv. Selon Rabba, elle a enseigné la fin pour éclairer le début : le début parle du cas où l'autre est mort, puisqu'ici il faut renoncer en faveur de chacun. Selon Abayé, elle avait besoin d'enseigner le cas de deux qui n'ont pas fait d'érouv : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : décrétons, de peur qu'on n'en vienne à renoncer en leur faveur. Elle nous enseigne qu'on ne décrète pas.
- אוֹ לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב. לְמָה לִי? מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי — הֵיכָא דְּמִקְצָתָן עֵירְבוּ וּמִקְצָתָן לֹא עֵירְבוּ. אֲבָל הֵיכָא דְּכוּלָּן לֹא עֵירְבוּ — לִיקְנְסִינְהוּ, כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּשְׁתַּכַּח תּוֹרַת עֵירוּב, קָא מַשְׁמַע לַן.« Ou à un seul qui n'a pas fait d'érouv » : pourquoi ai-je besoin de cela ? On aurait pu penser : ces paroles ne valent que là où certains ont fait l'érouv et d'autres non ; mais là où aucun n'a fait d'érouv, pénalisons-les en leur refusant la renonciation, afin que la loi de l'érouv ne soit pas oubliée. Elle nous enseigne que non.
- אֲבָל אֵין אֶחָד שֶׁעֵירַב נוֹתֵן רְשׁוּתוֹ לְאֶחָד שֶׁלֹּא עֵירַב. לְאַבָּיֵי — תְּנָא סֵיפָא לְגַלּוֹיֵי רֵישָׁא, לְרַבָּה — אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא תְּנָא נָמֵי סֵיפָא.« Mais un seul qui a fait l'érouv ne cède pas son droit à un seul qui n'a pas fait d'érouv ». Selon Abayé, elle a enseigné la fin pour éclairer le début : il s'agit du cas où les deux sont présents, et pourtant le début permet de renoncer en faveur d'un seul. Selon Rabba, puisqu'elle a enseigné le début, elle a aussi enseigné la fin.
- וְאֵין שְׁנַיִם שֶׁעֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ. הָא תּוּ לְמָה לִי? לָא צְרִיכָא, דְּבַטֵּיל לֵיהּ חַד מִינַּיְיהוּ לְחַבְרֵיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא: לִשְׁתְּרֵי לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דִּבְעִידָּנָא דְּבַטֵּיל לָא הֲווֹ לֵיהּ שַׁרְיוּתָא בְּהָא חָצֵר — לָא.« Et deux qui ont fait l'érouv ne cèdent pas leur droit à deux qui n'ont pas fait d'érouv ». Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? Ce n'est nécessaire que si l'un d'eux a renoncé en faveur de son compagnon. On aurait pu penser que cela lui soit permis ; elle nous enseigne que, puisqu'au moment où il a renoncé il n'avait pas de permission dans cette cour, cela ne vaut pas.
- וְאֵין שְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ נוֹתְנִין רְשׁוּתָן לִשְׁנַיִם שֶׁלֹּא עֵירְבוּ. הָא תּוּ לְמָה לִי? לָא צְרִיכָא, דְּאָמְרִי: קְנִי עַל מְנָת לְהִקָּנוֹת.« Et deux qui n'ont pas fait d'érouv ne cèdent pas leur droit à deux qui n'ont pas fait d'érouv ». Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? Ce n'est nécessaire que s'ils disent : Acquiers à condition que cela soit transmis à ton compagnon. Elle enseigne que ce procédé est sans effet.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: יוֹרֵשׁ מַהוּ שֶׁיְּבַטֵּל רְשׁוּת.Rava a demandé à Rav Na'hman : Un héritier, peut-il renoncer à un droit ? Si un homme qui a oublié de participer à l'érouv meurt pendant le Chabbat, son héritier peut-il renoncer à sa place ?
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