Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד דְּהָוֵי מוּמָר לַעֲבוֹדָה זָרָה.tant qu'il n'est pas apostat (moumar) pour l'idolâtrie ? Tant qu'il n'a pas adoré d'idoles, la transgression d'un seul interdit ne le rend pas suspect pour le reste de la Torah.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לִיתֵּן רְשׁוּת וּלְבַטֵּל רְשׁוּת. וְכִדְתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל מוּמָר, מְשַׁמֵּר שַׁבַּתּוֹ בַּשּׁוּק — מְבַטֵּל רְשׁוּת, שֶׁאֵינוֹ מְשַׁמֵּר שַׁבַּתּוֹ בַּשּׁוּק — אֵינוֹ מְבַטֵּל רְשׁוּת.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Rav Houna ne définissait pas l'apostat en général, mais parlait seulement du fait de céder son droit et de renoncer à son droit dans les lois de l'érouv (mise en commun qui permet de porter d'un domaine à l'autre le Chabbat). Et comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un Juif apostat, s'il observe son Chabbat sur la place publique, peut renoncer à son droit ; s'il n'observe pas son Chabbat sur la place publique, il ne peut pas renoncer à son droit,
- מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: יִשְׂרָאֵל נוֹטֵל רְשׁוּת וְנוֹתֵן רְשׁוּת. וּבְגוֹי, עַד שֶׁיַּשְׂכִּיר. כֵּיצַד? אוֹמֵר לוֹ: רְשׁוּתִי קְנוּיָה לָךְ, רְשׁוּתִי מְבוּטֶּלֶת לָךְ — קָנָה, וְאֵין צָרִיךְ לִזְכּוֹת.car les Sages ont dit : Un Juif reçoit un droit et cède un droit par une simple déclaration ; mais pour un non-juif, cela n'est pas possible à moins qu'il ne loue son droit. Comment le Juif procède-t-il ? Il lui dit : Mon droit t'est acquis, mon droit est abandonné en ta faveur, et l'autre a acquis ce droit, sans qu'il soit nécessaire d'en prendre possession par un acte d'acquisition formel.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הַאי תַּנָּא הוּא דַּחֲמִירָא עֲלֵיהּ שַׁבָּת כַּעֲבוֹדָה זָרָה.Rav Achi a dit : Rav Houna parlait bien de l'apostat en général, et selon ce Tanna pour qui le Chabbat est aussi grave que l'idolâtrie.
- כִּדְתַנְיָא: ״מִכֶּם״ — וְלֹא כּוּלְּכֶם, פְּרָט לַמּוּמָר. ״מִכֶּם״ — בָּכֶם חִלַּקְתִּי, וְלֹא בָּאוּמּוֹת.Comme il a été enseigné dans une baraïta sur le verset « Lorsqu'un homme d'entre vous offrira une offrande à Hachem » (Lévitique 1, 2) : « d'entre vous », c'est-à-dire certains d'entre vous, et non vous tous : à l'exclusion de l'apostat. « D'entre vous » : c'est parmi vous que J'ai fait une distinction, et non parmi les nations, dont on accepte les offrandes de tous.
- ״מִן הַבְּהֵמָה״ — לְהָבִיא בְּנֵי אָדָם הַדּוֹמִין לִבְהֵמָה. מִכָּאן אָמְרוּ: מְקַבְּלִין קׇרְבָּנוֹת מִפּוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל, כְּדֵי שֶׁיַּחְזְרוּ בִּתְשׁוּבָה. חוּץ מִן הַמּוּמָר, וְהַמְנַסֵּךְ יַיִן, וְהַמְחַלֵּל שַׁבָּתוֹת בְּפַרְהֶסְיָא.« Du bétail » : pour inclure les hommes semblables au bétail, c'est-à-dire que les impies peuvent eux aussi apporter des offrandes. D'ici ils ont dit : On accepte des offrandes des pécheurs d'Israël, afin qu'ils reviennent en repentir, sauf de l'apostat, de celui qui fait des libations de vin à l'idolâtrie et de celui qui profane les Chabbats en public.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ ״מִכֶּם״ וְלֹא כּוּלְּכֶם, לְהוֹצִיא אֶת הַמּוּמָר. וַהֲדַר תָּנֵי: מְקַבְּלִין קׇרְבָּנוֹת מִפּוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל! הָא לָא קַשְׁיָא: רֵישָׁא — בְּמוּמָר לְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, מְצִיעֲתָא — בְּמוּמָר לְדָבָר אֶחָד.Cet enseignement lui-même est difficile : tu as dit « d'entre vous » et non vous tous, pour exclure l'apostat ; et ensuite il enseigne : on accepte des offrandes des pécheurs d'Israël ! La Guemara répond : Cela n'est pas difficile : le début parle d'un apostat pour toute la Torah, le milieu d'un apostat pour une seule chose.
- אֵימָא סֵיפָא: חוּץ מִן הַמּוּמָר וְהַמְנַסֵּךְ יַיִן. הַאי מוּמָר, הֵיכִי דָמֵי? אִי מוּמָר לְכׇל הַתּוֹרָה — הַיְינוּ רֵישָׁא. אִי לְדָבָר אֶחָד, קַשְׁיָא מְצִיעֲתָא.Dis alors la fin : « sauf de l'apostat et de celui qui fait des libations de vin ». Cet apostat, de quel cas s'agit-il ? Si c'est un apostat pour toute la Torah, c'est identique au début. Si c'est pour une seule chose, le milieu est difficile, car il y est dit qu'on accepte ses offrandes.
- אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: חוּץ מִן הַמּוּמָר לְנַסֵּךְ וּלְחַלֵּל שַׁבָּתוֹת בְּפַרְהֶסְיָא. אַלְמָא עֲבוֹדָה זָרָה וְשַׁבָּת כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ. שְׁמַע מִינַּהּ.Mais n'est-ce pas ceci qu'il veut dire : sauf de l'apostat qui fait des libations ou qui profane les Chabbats en public ? Bien qu'ils ne transgressent qu'une seule chose, ils sont considérés comme apostats pour toute la Torah. Il en ressort que l'idolâtrie et le Chabbat sont équivalents. Déduis-en que c'est bien ainsi.
- מַתְנִי׳ אַנְשֵׁי חָצֵר שֶׁשָּׁכַח אֶחָד מֵהֶן וְלֹא עֵירַב — בֵּיתוֹ אָסוּר מִלְּהַכְנִיס וּמִלְּהוֹצִיא לוֹ וְלָהֶם, וְשֶׁלָּהֶם מוּתָּרִין לוֹ וְלָהֶם. נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּתָן — הוּא מוּתָּר, וְהֵן אֲסוּרִין.MICHNA : Les habitants d'une cour dont l'un a oublié et n'a pas participé à l'érouv, et qui a renoncé à son droit sur la cour en leur faveur : il est interdit, à lui comme à eux, de rentrer des objets dans sa maison et d'en sortir ; mais les leurs sont permises à lui comme à eux, pour sortir vers la cour et pour y rentrer. S'ils lui ont cédé leur droit sur la cour, lui est autorisé à porter de sa maison vers la cour, et eux sont interdits.
- הָיוּ שְׁנַיִם — אוֹסְרִין זֶה עַל זֶה. שֶׁאֶחָד נוֹתֵן רְשׁוּת וְנוֹטֵל רְשׁוּת, שְׁנַיִם נוֹתְנִין רְשׁוּת וְאֵין נוֹטְלִין רְשׁוּת.S'ils étaient deux à avoir oublié, et que les autres ont cédé leur droit sur la cour en leur faveur, ils s'interdisent l'un à l'autre : la cour appartient aux deux, tandis que chaque maison reste propre à son propriétaire. Car un seul cède un droit et reçoit un droit ; deux cèdent un droit et ne reçoivent pas de droit.
- מֵאֵימָתַי נוֹתְנִין רְשׁוּת? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִבְּעוֹד יוֹם. בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִשֶּׁחָשֵׁיכָה. מִי שֶׁנָּתַן רְשׁוּתוֹ וְהוֹצִיא, בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד — הֲרֵי זֶה אוֹסֵר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּמֵזִיד אוֹסֵר, בְּשׁוֹגֵג אֵינוֹ אוֹסֵר.À partir de quand cède-t-on son droit ? Beit Chammaï disent : Tant qu'il fait jour, avant le Chabbat. Beit Hillel disent : À partir de la tombée de la nuit, même pendant le Chabbat. Celui qui a cédé son droit puis a sorti un objet de sa maison vers la cour, que ce soit par inadvertance ou délibérément, celui-là interdit le port à tous, car son acte annule sa cession ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Délibérément, il interdit ; par inadvertance, il n'interdit pas.
- גְּמָ׳ בֵּיתוֹ הוּא דְּאָסוּר, הָא חֲצֵירוֹ שַׁרְיָא.GUEMARA : La Michna dit qu'il est interdit de rentrer et de sortir des objets de sa maison. On en déduit que c'est sa maison qui est interdite, mais sa part de cour est permise aux autres résidents.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּבַטֵּיל, בֵּיתוֹ אַמַּאי אָסוּר. אִי דְּלָא בַּטֵּיל, חֲצֵירוֹ אַמַּאי שַׁרְיָא? הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁבִּיטֵּל רְשׁוּת חֲצֵירוֹ, וְלֹא בִּיטֵּל רְשׁוּת בֵּיתוֹ. וְקָא סָבְרִי רַבָּנַן: הַמְבַטֵּל רְשׁוּת חֲצֵירוֹ — רְשׁוּת בֵּיתוֹ לֹא בִּיטֵּל, דְּדָיַיר אִינִישׁ בְּבַיִת בְּלָא חָצֵר.De quel cas s'agit-il ? S'il a renoncé à son droit, pourquoi sa maison est-elle interdite ? S'il n'a pas renoncé, pourquoi sa cour est-elle permise ? La Guemara répond : De quoi nous occupons-nous ici ? Du cas où il a renoncé à son droit sur sa cour, mais n'a pas renoncé à son droit sur sa maison. Et les Rabbanan pensent que celui qui renonce à son droit sur sa cour n'a pas renoncé à son droit sur sa maison, car on peut habiter une maison sans cour.
- וְשֶׁלָּהֶן מוּתָּר לוֹ וְלָהֶן, מַאי טַעְמָא? דְּהָוֵי אוֹרֵחַ לְגַבַּיְיהוּ.Et les leurs sont permises à lui comme à eux : quelle en est la raison ? Car il est considéré comme un invité auprès d'eux, et il peut porter partout où eux-mêmes le peuvent.
- נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּתָן, הוּא מוּתָּר וְהֵן אֲסוּרִין. וְנֶהֱוֵי אִינְהוּ לְגַבֵּיהּ כִּי אוֹרְחִין! חַד לְגַבֵּי חֲמִשָּׁה — הָוֵי אוֹרֵחַ, חֲמִשָּׁה לְגַבֵּי חַד — לָא הָוֵי אוֹרֵחַ.S'ils lui ont cédé leur droit, lui est autorisé et eux sont interdits. La Guemara demande : Qu'ils soient donc, eux, comme des invités auprès de lui ! Elle répond : Un seul face à cinq est un invité ; cinq face à un seul ne sont pas des invités.
- שְׁמַע מִינַּהּ, מְבַטְּלִין וְחוֹזְרִין וּמְבַטְּלִין.Déduis-en qu'on renonce, puis qu'on renonce à nouveau en sens inverse : la Michna décrit d'abord celui qui a oublié et qui renonce en faveur des autres, puis les autres qui renoncent en sa faveur.
- הָכִי קָאָמַר: נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּתָן מֵעִיקָּרָא — הוּא מוּתָּר וְהֵן אֲסוּרִין.La Guemara répond : Il n'y a pas de preuve, car voici ce qu'elle veut dire : s'ils lui ont cédé leur droit dès le début, lui est autorisé et eux sont interdits ; il s'agit d'un cas distinct.
- הָיוּ שְׁנַיִם אוֹסְרִין זֶה עַל זֶה. פְּשִׁיטָא? לָא צְרִיכָא, דַּהֲדַר חַד מִינַּיְיהוּ וּבַטֵּיל לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא לִישְׁתְּרֵי, קָא מַשְׁמַע לַן דְּכֵיוָן דִּבְעִידָּנָא דְּבַטֵּיל לָא הֲוָה לֵיהּ שַׁרְיוּתָא בְּהַאי חָצֵר.S'ils étaient deux, ils s'interdisent l'un à l'autre. La Guemara demande : N'est-ce pas évident ? Elle répond : Ce n'est nécessaire que dans le cas où les autres ont cédé leur droit aux deux, et où l'un d'eux a ensuite renoncé en faveur de son compagnon. On aurait pu penser qu'il lui soit permis de porter ; elle nous enseigne que, puisqu'au moment où il a renoncé il n'avait pas la permission de porter dans cette cour, sa renonciation est sans effet.
- שֶׁאֶחָד נוֹתֵן רְשׁוּת. הָא תּוּ לְמָה לִי? אִי נוֹתֵן — תְּנֵינָא, אִי נוֹטֵל — תְּנֵינָא?Car un seul cède un droit. Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? Si c'est pour dire qu'il cède, nous l'avons déjà appris ; si c'est pour dire qu'il reçoit, nous l'avons déjà appris !
- סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ: שְׁנַיִם נוֹתְנִין רְשׁוּת. הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָאElle en avait besoin pour la fin : « deux cèdent un droit ». La Guemara demande : Cela aussi est évident ! Elle répond : On aurait pu penser :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.