Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יַרְשִׁיעַ״.il faisait le mal » (I Samuel 14, 47).
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִין שֶׁמָּחַל לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל אוֹתוֹ עָוֹן — שֶׁנֶּאֱמַר: ״מָחָר אַתָּה וּבָנֶיךָ עִמִּי״. עִמִּי — בִּמְחִיצָתִי.Et Rabbi Yo'hanan a dit : D'où savons-nous que le Saint, béni soit-Il, lui a pardonné cette faute, le massacre de Nov, la ville des Cohanim (prêtres) ? Comme il est dit, par l'esprit de Chmouel : « Demain, toi et tes fils serez avec moi » (I Samuel 28, 19). « Avec moi » : dans mon enceinte, au même rang que moi.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: אִי אִיכָּא דִּמְשַׁאֵיל לְהוּ לִבְנֵי יְהוּדָה דְּדָיְיקִי לִשָּׁנֵי — מְאַבְּרִין תְּנַן אוֹ מְעַבְּרִין תְּנַן, אַכּוּזוֹ תְּנַן אוֹ עַכּוּזוֹ תְּנַן, יָדְעִי.Rabbi Abba a dit : S'il y avait quelqu'un pour interroger les gens de Judée, qui sont précis dans leur langage, sur la question : avons-nous appris me'abberin avec un alef ou avons-nous appris me'abberin avec un ayin ? Avons-nous appris akouzo (son arrière-train, à propos des défauts d'un premier-né animal) avec un alef ou avons-nous appris akouzo avec un ayin ? Eux le savent.
- שְׁאֵילִינְהוּ וְאָמְרִי לֵיהּ: אִיכָּא דְּתָנֵי מְאַבְּרִין, וְאִיכָּא דְּתָנֵי מְעַבְּרִין. אִיכָּא דְּתָנֵי אַכּוּזוֹ וְאִיכָּא דְּתָנֵי עַכּוּזוֹ.On les a interrogés et ils lui ont dit : Il y a ceux qui enseignent me'abberin avec un alef, et il y a ceux qui enseignent me'abberin avec un ayin. Il y a ceux qui enseignent akouzo avec un alef, et il y a ceux qui enseignent akouzo avec un ayin. Les deux versions sont fondées.
- בְּנֵי יְהוּדָה דָּיְיקִי לִישָּׁנָא מַאי הִיא? דְּהָהוּא בַּר יְהוּדָה דַּאֲמַר לְהוּ: טַלִּית יֵשׁ לִי לִמְכּוֹר. אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי גּווֹן טַלִּיתְךָ? אֲמַר לְהוּ: כִּתְרָדִין עֲלֵי אֲדָמָה.Les gens de Judée sont précis dans leur langage : qu'est-ce que cela veut dire ? C'est comme ce Judéen qui leur a dit : J'ai un manteau à vendre. Ils lui ont dit : Quelle est la couleur de ton manteau ? Il leur a dit : Comme des bettes sur la terre, décrivant avec précision la nuance verte de la jeune pousse.
- בְּנֵי גָלִיל דְּלָא דָּיְיקִי לִישָּׁנָא מַאי הִיא? (דְּתַנְיָא) דְּהָהוּא בַּר גָּלִילָא [דַּהֲוָה קָאָזֵיל] וַאֲמַר לְהוּ: ״אֲמַר לְמַאן, אֲמַר לְמַאן?״ אֲמַרוּ לֵיהּ: גָּלִילָאָה שׁוֹטֶה, חֲמַר לְמִירְכַּב אוֹ חֲמַר לְמִישְׁתֵּי? עֲמַר לְמִילְבַּשׁ אוֹ אִימַּר לְאִיתְכַּסָּאָה?Les gens de Galilée ne sont pas précis dans leur langage : qu'est-ce que cela veut dire ? (Car il a été enseigné dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) qu'un certain Galiléen s'en allait et leur disait : « Amar à qui ? Amar à qui ? » Les Galiléens ne prononçaient pas distinctement les gutturales. Ils lui ont dit : Galiléen insensé ! Parles-tu d'un âne ('hamar) à monter, ou de vin ('hamar) à boire ? De laine (amar) à porter, ou d'un agneau (imar) à abattre ?
- הָהִיא אִיתְּתָא דְּבָעֲיָא לְמֵימַר לַחֲבֶרְתַּהּ: ״תָּאִי דְּאוֹכְלִיךְ חֲלָבָא״, אֲמַרָה לַהּ: ״שְׁלוּכָתִי, תּוֹכְלִיךָ לָבִיא״.Une certaine femme voulait dire à sa compagne : « Viens que je te fasse manger du lait » (taï deokhlikh 'halba) ; elle lui a dit : au lieu de « ma compagne » (chelouvati), « Chéloukhati, puisse une lionne te dévorer ! » (tokhlikh lavi).
- הַהִיא אִתְּתָא דְּאָתְיָא לְקַמֵּיהּ דְּדַיָּינָא, אֲמַרָה לֵיהּ: ״מָרִי כִּירִי, תַּפְלָא הֲוָית לִי וְגַנְבוּךְ מִין. וְכַדּוּ הֲווֹת, דְּכַד שָׁדְרוּ לָךְ עִילָּוַיהּ — לָא מָטֵי כַּרְעָיךְ אַאַרְעָא״.Une certaine femme est venue devant un juge, voulant lui dire : « Mon maître, seigneur, j'avais une planche, et on me l'a volée. » Elle lui a dit : « Mon maître, esclave (kiri, mot qu'elle prononça avec un kaf au lieu d'un qof), j'avais une poutre (tafla, au lieu de tavla, planche) et on t'a volé de moi (ganvoukh min). Et elle est maintenant telle que, si l'on te suspendait dessus, tes pieds ne toucheraient pas le sol ! »
- אַמְהֲתָא דְּבֵי רַבִּי כִּי הֲוָה מִשְׁתַּעְיָא בִּלְשׁוֹן חׇכְמָה, אָמְרָה הָכִי: עֶלֶת נְקַפַת בְּכַד, יִדְאוֹן נִישְׁרַיָּא לְקִינֵּיהוֹן.La servante de la maison de Rabbi Yehouda HaNassi, lorsqu'elle parlait en langage de sagesse, à mots couverts, disait ainsi : « La louche heurte la jarre : le vin touche à sa fin ; que les aigles s'envolent vers leurs nids » : que les disciples rentrent chez eux.
- וְכַד הֲוָה בָּעֵי דְּלִיתְּבוּן, הֲוָה אָמְרָה לְהוּ: יִעְדֵּי בָּתַר חֲבֶרְתַּהּ מִינַּהּ, וְתִתְקְפֵי עֶלֶת בְּכַד, כְּאִילְפָא דְּאָזְלָא בְּיַמָּא.Et lorsqu'elle voulait qu'ils restent assis, elle leur disait : « Que l'on ôte le bouchon de sa compagne, une autre jarre, et que la louche flotte dans la jarre, comme un navire qui vogue sur la mer ».
- רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָסְיָין כִּי הֲוָה מִשְׁתַּעֵי בִּלְשׁוֹן חׇכְמָה, אֲמַר: עֲשׂוּ לִי שׁוֹר בְּמִשְׁפָּט בְּטוּר מִסְכֵּן.Rabbi Yossé bar Assyan, lorsqu'il parlait en langage de sagesse, disait : « Faites-moi un bœuf en jugement sur une montagne pauvre ». Bœuf se dit tor et jugement din : tradin, des bettes ; montagne se dit har et pauvre dal : 'hardal, de la moutarde. Il demandait donc des bettes à la moutarde.
- וְכַד הֲוָה שָׁאֵיל בְּאוּשְׁפִּיזָא, אָמַר הָכִי: גְּבַר פּוּם דֵּין חַי, מַה זּוֹ טוֹבָה יֵשׁ?Et lorsqu'il s'enquérait de l'auberge, il disait ainsi : « Cet homme, cette bouche crue, quel bien y a-t-il ? » Les mots traduits syllabe par syllabe composent le mot ouchpizekhna, l'aubergiste : ich (homme), pi ou pé (bouche), zé (ce), na (cru). Il demandait des nouvelles de l'aubergiste et de sa bonté.
- רַבִּי אֲבָהוּ כִּי הֲוָה מִשְׁתַּעֵי בִּלְשׁוֹן חׇכְמָה, הֲוָה אָמַר הָכִי: אַתְרִיגוּ לְפֶחָמִין, אַרְקִיעוּ לִזְהָבִין, וַעֲשׂוּ לִי שְׁנֵי מַגִּידֵי בַּעֲלָטָה. אִיכָּא דְּאָמְרִי: וְיַעֲשׂוּ לִי בָּהֶן שְׁנֵי מַגִּידֵי בַּעֲלָטָה.Rabbi Abahou, lorsqu'il parlait en langage de sagesse, disait ainsi : « Rendez couleur de cédrat les charbons, étalez les dorés, et faites-moi deux annonciateurs des ténèbres », c'est-à-dire deux coqs. Certains disent : « Et que l'on me fasse sur eux deux annonciateurs des ténèbres », qu'on les rôtisse sur les charbons.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי אֲבָהוּ: הַצְפִּינֵנוּ הֵיכָן רַבִּי אִלְעַאי צָפוּן. אָמַר לָהֶן: עָלַץ בְּנַעֲרָה אַהֲרוֹנִית אַחֲרוֹנִית עֵירָנִית וְהִנְעִירַתּוּ.Nos Maîtres ont dit à Rabbi Abahou : Montre-nous où Rabbi Elaï est caché. Il leur a dit : Il s'est réjoui avec une jeune fille aharonide, dernière, éveillée, et elle l'a tenu en éveil.
- אָמְרִי לַהּ אִשָּׁה.Certains disent de cela : il s'agit d'une femme.
- וְאָמְרִי לַהּ מַסֶּכְתָּא.Et certains disent de cela : il s'agit d'un traité.
- אָמְרִי לֵיהּ לְרַבִּי אִלְעַאי: הַצְפִּינֵנוּ הֵיכָן רַבִּי אֲבָהוּ [צָפוּן]. אָמַר לָהֶן: נִתְיָיעֵץ בַּמַּכְתִּיר וְהִנְגִּיב לִמְפִיבֹשֶׁת.Ils ont dit à Rabbi Elaï : Montre-nous où Rabbi Abahou est caché. Il leur a dit : Il a pris conseil de celui qui couronne, et il est parti vers le sud, auprès de Mefiboché.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: מִיָּמַי לֹא נִצְּחַנִי אָדָם חוּץ מֵאִשָּׁה תִּינוֹק וְתִינוֹקֶת. אִשָּׁה מַאי הִיא? פַּעַם אַחַת נִתְאָרַחְתִּי אֵצֶל אַכְסַנְיָא אַחַת, עָשְׂתָה לִי פּוֹלִין בְּיוֹם רִאשׁוֹן — אֲכַלְתִּים וְלֹא שִׁיַּירְתִּי מֵהֶן כְּלוּם. שְׁנִיָּיה, וְלֹא שִׁיַּירְתִּי מֵהֶן כְּלוּם. בְּיוֹם שְׁלִישִׁי הִקְדִּיחָתַן בְּמֶלַח, כֵּיוָן שֶׁטָּעַמְתִּי — מָשַׁכְתִּי יָדַי מֵהֶן.Rabbi Yehochoua ben 'Hanania a dit : De toute ma vie, personne ne m'a vaincu en paroles, sauf une femme, un garçonnet et une fillette. La femme, qu'en est-il ? Une fois, j'ai logé dans une certaine auberge. Elle m'a préparé des fèves le premier jour : je les ai mangées sans rien en laisser. Le deuxième jour, j'ai mangé sans rien en laisser. Le troisième jour, elle les a brûlées de sel. Dès que j'y ai goûté, j'en ai retiré mes mains.
- אָמְרָה לִי: רַבִּי, מִפְּנֵי מָה אֵינְךָ סוֹעֵד? אָמַרְתִּי לָהּ: כְּבָר סָעַדְתִּי מִבְּעוֹד יוֹם. אָמְרָה לִי: הָיָה לְךָ לִמְשׁוֹךְ יָדֶיךָ מִן הַפַּת!Elle m'a dit : Rabbi, pourquoi ne manges-tu pas ? Je lui ai dit : J'ai déjà mangé pendant le jour. Elle m'a dit : Tu aurais dû retirer tes mains du pain !
- אָמְרָה לִי: רַבִּי, שֶׁמָּא לֹא הִנַּחְתָּ פֵּאָה בָּרִאשׁוֹנִים? וְלֹא כָּךְ אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין מְשַׁיְּירִין פֵּאָה בָּאִלְפָּס, אֲבָל מְשַׁיְּירִין פֵּאָה בַּקְּעָרָה.Elle m'a dit : Rabbi, n'est-ce pas que tu n'as pas laissé de reste (péa) les premiers jours ? Les Sages n'ont-ils pas dit ainsi : On ne laisse pas de reste dans la poêle (ilpas), mais on laisse un reste dans l'assiette ?
- תִּינוֹקֶת מַאי הִיא? פַּעַם אַחַת הָיִיתִי מְהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ, וְהָיְתָה דֶּרֶךְ עוֹבֶרֶת בַּשָּׂדֶה, וְהָיִיתִי מְהַלֵּךְ בָּהּ. אָמְרָה לִי תִּינוֹקֶת אַחַת: רַבִּי, לֹא שָׂדֶה הִיא זוֹ? אָמַרְתִּי לָהּ: לֹא, דֶּרֶךְ כְּבוּשָׁה הִיא. אָמְרָה לִי: לִיסְטִים כְּמוֹתְךָ כְּבָשׁוּהָ.La fillette, qu'en est-il ? Une fois, je marchais sur le chemin, et le chemin traversait un champ, et je marchais sur lui. Une certaine fillette m'a dit : Rabbi, n'est-ce pas un champ ? Je lui ai dit : Non, c'est un chemin battu. Elle m'a dit : Des brigands comme toi l'ont battu !
- תִּינוֹק מַאי הִיא? פַּעַם אַחַת הָיִיתִי מְהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ, וְרָאִיתִי תִּינוֹק יוֹשֵׁב עַל פָּרָשַׁת דְּרָכִים. וְאָמַרְתִּי לוֹ: בְּאֵיזֶה דֶּרֶךְ נֵלֵךְ לָעִיר? אָמַר לִי: זוֹ קְצָרָה וַאֲרוּכָּה, וְזוֹ אֲרוּכָּה וּקְצָרָה. וְהָלַכְתִּי בִּקְצָרָה וַאֲרוּכָּה, כֵּיוָן שֶׁהִגַּעְתִּי לָעִיר מָצָאתִי שֶׁמַּקִּיפִין אוֹתָהּ גַּנּוֹת וּפַרְדֵּיסִין.Le garçonnet, qu'en est-il ? Une fois, je marchais sur le chemin, et j'ai vu un garçonnet assis à la croisée des chemins. Je lui ai dit : Par quel chemin irons-nous à la ville ? Il m'a dit : Celui-ci est court et long, et celui-là est long et court. J'ai pris le court et long. Lorsque je suis arrivé à la ville, j'ai trouvé que des jardins et des vergers l'entouraient, et je ne trouvais pas le passage.
- חָזַרְתִּי לַאֲחוֹרַי. אָמַרְתִּי לוֹ: בְּנִי, הֲלֹא אָמַרְתָּ לִי קְצָרָה? אָמַר לִי: וְלֹא אָמַרְתִּי לְךָ אֲרוּכָּה? נְשַׁקְתִּיו עַל רֹאשׁוֹ, וְאָמַרְתִּי לוֹ: אַשְׁרֵיכֶם יִשְׂרָאֵל שֶׁכּוּלְּכֶם חֲכָמִים גְּדוֹלִים אַתֶּם, מִגְּדוֹלְכֶם וְעַד קְטַנְּכֶם.Je suis revenu sur mes pas et je lui ai dit : Mon fils, ne m'as-tu pas dit « court » ? Il m'a dit : Et ne t'ai-je pas dit « long » ? Je l'ai embrassé sur la tête et je lui ai dit : Heureux êtes-vous, Israël, car vous êtes tous de grands sages, du plus grand au plus petit !
- רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הֲוָה קָא אָזֵיל בְּאוֹרְחָא, אַשְׁכְּחַהּ לִבְרוּרְיָה אֲמַר לַהּ: בְּאֵיזוֹ דֶּרֶךְ נֵלֵךְ לְלוֹד? אֲמַרָה לֵיהּ: גָּלִילִי שׁוֹטֶה, לֹא כָּךְ אָמְרוּ חֲכָמִים: אַל תַּרְבֶּה שִׂיחָה עִם הָאִשָּׁה?! הָיָה לְךָ לוֹמַר: ״בְּאֵיזֶה לְלוֹד״.Rabbi Yossé HaGuelili marchait sur la route. Il a rencontré Berouria et lui a dit : Par quel chemin irons-nous à Lod ? Elle lui a dit : Galiléen insensé ! Les Sages n'ont-ils pas dit ainsi : « Ne multiplie pas la conversation avec la femme » ? Tu aurais dû dire : « Par où à Lod ? »
- בְּרוּרְיָה אַשְׁכַּחְתֵּיהּ לְהַהוּא תַּלְמִידָא דַּהֲוָה קָא גָרֵיס בִּלְחִישָׁה.Berouria a trouvé un certain disciple qui étudiait à voix basse.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.