Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר: ״תְּהֵא שְׁבִיתָתִי בְּצִינְתָא״. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי דַּעְתָּיךְ, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה — הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְאָמַר רַב חִסְדָּא: מַחֲלוֹקֶת בְּ״מָקוֹם פְּלוֹנִי״,Il disait : « Que ma résidence soit à Tsinta », lieu situé entre les deux limites. Abayé lui a dit : quelle est ta pensée ? Entre Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda, la halakha est conforme à Rabbi Yehouda, et Rav 'Hisda a dit : la divergence porte sur « en tel endroit » ; tu t'appuies donc sur Rabbi Yehouda pour établir ta résidence alors que tu es encore chez toi ?
- וְהָא רַב נַחְמָן, וְתַנְיָא כְּווֹתֵיהּ! אֲמַר לֵיהּ: הֲדַרִי בִּי.Mais voici que Rav Na'hman l'explique autrement, et il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à lui ! Il lui a dit : je me rétracte.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: הֲרֵי אָמְרוּ שָׁבַת יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת. הַנּוֹתֵן אֶת עֵירוּבוֹ, יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת, אוֹ לָא?Rami bar 'Hama a dit : voici qu'ils ont dit : celui qui a établi sa résidence à pied a quatre coudées à cet endroit, en plus des deux mille. Celui qui dépose son érouv (acte instaurant un lieu de résidence pour Chabbat) a-t-il quatre coudées, ou non ?
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: לֹא אָמְרוּ מְעָרְבִין בְּפַת אֶלָּא לְהָקֵל עַל הֶעָשִׁיר, שֶׁלֹּא יֵצֵא וִיעָרֵב בְּרַגְלָיו. וְאִי אָמְרַתְּ אֵין לוֹ — הַאי לְהָקֵל?! לְהַחֲמִיר הוּא!Rava a dit : viens et entends une preuve : ils n'ont dit qu'on fait l'érouv avec du pain que pour faciliter les choses au riche, afin qu'il n'ait pas à sortir et à faire l'érouv avec ses pieds. Et si tu dis qu'il n'a pas ces quatre coudées, est-ce là faciliter ? C'est une rigueur !
- אֲפִילּוּ הָכִי נִיחָא לֵיהּ, כִּי הֵיכִי דְּלָא נִטְרַח וְנִיפּוֹק.La Guemara réfute : même ainsi, cela lui convient, pour ne pas avoir à se donner de la peine et à sortir.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁיָּצָא לֵילֵךְ בְּעִיר שֶׁמְּעָרְבִין בָּהּ, וְהֶחְזִירוֹ חֲבֵירוֹ — הוּא מוּתָּר לֵילֵךְ, וְכׇל בְּנֵי הָעִיר אֲסוּרִין, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Michna : Celui qui est sorti pour aller vers une ville pour laquelle on fait l'érouv, et que son compagnon a fait revenir, lui a le droit d'y aller, et tous les habitants de la ville n'en ont pas le droit. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כֹּל שֶׁהוּא יָכוֹל לְעָרֵב וְלֹא עֵירַב — הֲרֵי זֶה חַמָּר גַּמָּל.Rabbi Méïr dit : quiconque peut faire l'érouv et ne l'a pas fait, celui-ci est un ânier et un chamelier ('hamar gamal) : l'ânier marche derrière sa bête, le chamelier devant la sienne, et lui est tiraillé dans deux directions. Dans le doute sur sa limite, il ne peut aller au-delà de deux mille coudées d'aucun des deux lieux.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא אִיהוּ וּמַאי שְׁנָא אִינְהוּ? אָמַר רַב הוּנָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי בָתִּים, וּבֵינֵיהֶן שְׁנֵי תְּחוּמֵי שַׁבָּת.Guemara : En quoi diffère-t-il et en quoi diffèrent-ils ? Rav Houna a dit : de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il a deux maisons, une dans chaque ville, et, entre elles, deux limites de Chabbat, soit quatre mille coudées.
- אִיהוּ, כֵּיוָן דִּנְפַק לֵיהּ לְאוֹרְחָא — הָוֵה לֵיהּ עָנִי. וְהָנֵי עֲשִׁירֵי נִינְהוּ.Lui, puisqu'il est parti sur la route, il a le statut d'un pauvre : il peut établir sa résidence en la déclarant. Et ceux-là sont des riches, car ils sont chez eux et ont de quoi manger.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי בָתִּים, וּבֵינֵיהֶן שְׁנֵי תְּחוּמֵי שַׁבָּת, כֵּיוָן שֶׁהֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ — קָנָה עֵירוּב, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Il a aussi été enseigné ainsi : celui qui a deux maisons et, entre elles, deux limites de Chabbat, dès qu'il s'est engagé sur la route, il a acquis l'érouv. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- יָתֵר עַל כֵּן אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה: אֲפִילּוּ מְצָאוֹ חֲבֵירוֹ וְאָמַר לוֹ: ״לִין פֹּה, עֵת חַמָּה הוּא, עֵת צִינָּה הוּא״ — לְמָחָר מַשְׁכִּים וְהוֹלֵךְ.Plus encore, Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda a dit : même si son compagnon l'a trouvé et lui a dit : « Passe la nuit ici, c'est un temps de chaleur, c'est un temps de froid », le lendemain il se lève tôt et s'en va.
- אָמַר רַבָּה: לוֹמַר — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּצְרִיךְ, כִּי פְּלִיגִי — לְהַחְזִיק.Rabba a dit : pour le « dire », personne ne conteste qu'il est nécessaire ; lorsqu'ils divergent, c'est sur le fait de s'engager sur la route : Rabbi Yehouda l'exige, et non Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda.
- וְרַב יוֹסֵף אָמַר: לְהַחְזִיק — דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּצְרִיךְ, כִּי פְּלִיגִי — לוֹמַר.Et Rav Yossef a dit : pour le fait de s'engager sur la route, personne ne conteste qu'il est nécessaire ; lorsqu'ils divergent, c'est sur le « dire ».
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר עוּלָּא: מִי שֶׁהֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ וְהֶחְזִירוֹ חֲבֵירוֹ — הֲרֵי הוּא מוּחְזָר וּמוּחְזָק.Selon qui va ce qu'a dit Oulla : celui qui s'est engagé sur la route et que son compagnon a fait revenir est « ramené » et « engagé » ?
- אִי מוּחְזָר, לָמָּה מוּחְזָק? וְאִי מוּחְזָק, לָמָּה מוּחְזָר?S'il est « ramené », pourquoi « engagé » ? Et s'il est « engagé », pourquoi « ramené » ?
- הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁמּוּחְזָר — מוּחְזָק. כְּמַאן — כְּרַב יוֹסֵף, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה.Voici ce qu'il veut dire : bien qu'il soit ramené, il est considéré comme engagé. Selon qui ? Selon Rav Yossef, et d'après Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda.
- רַב יְהוּדָה בַּר אִישְׁתָּתָא אַיְיתִי לֵיהּ כַּלְכַּלָּה דְפֵירֵי לְרַב נָתָן בַּר אוֹשַׁעְיָא. כִּי הֲוָה אָזֵיל, שַׁבְקֵיהּ עַד דִּנְחֵית דַּרְגָּא, אֲמַר לֵיהּ: בִּית הָכָא. לִמְחַר קַדֵּים וֶאֱזִיל,Rav Yehouda bar Ichtata apporta une corbeille de fruits à Rav Natan bar Ochaya. Lorsqu'il s'en allait, il le laissa jusqu'à ce qu'il ait descendu une marche, et lui dit : « Passe la nuit ici ». Le lendemain, il se leva tôt et s'en alla.
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