Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עָנִי הוּא דְּאַקִּילוּ רַבָּנַן עִילָּוֵיהּ, אֲבָל עָשִׁיר — לָא.C'est donc pour le pauvre, qui n'a pas de quoi faire deux repas, que les Sages ont été indulgents, en lui permettant d'établir sa résidence en disant simplement : « Ma résidence est à ma place ». Mais pour le riche, assis chez lui avec du pain, non.
- וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: עִיקַּר עֵירוּב בָּרֶגֶל, אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר. אֲבָל ״בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״ — דִּבְרֵי הַכֹּל: עָנֵי — אִין, עָשִׁיר — לָא.Et Rabbi Yehouda pense : l'essentiel de l'érouv (acte instaurant un lieu de résidence pour Chabbat) se fait à pied, en se rendant sur place et en déclarant y établir sa résidence, et cela vaut pour le pauvre comme pour le riche. Mais s'il a dit : « Ma résidence est en tel endroit », sans y être, tous s'accordent : pour le pauvre en chemin, oui ; pour le riche, non.
- ״וְזוֹ הִיא שֶׁאָמְרוּ״ מַאן קָתָנֵי לַהּ — רַבִּי מֵאִיר. וְאַהֵיָיא קָאֵי — אַ״אֵינוֹ מַכִּיר אוֹ שֶׁאֵינוֹ בָּקִי בַּהֲלָכָה״. ״וְלֹא אָמְרוּ מְעָרְבִין בְּפַת אֶלָּא לְהָקֵל״ מַאן קָתָנֵי לַהּ — רַבִּי יְהוּדָה.« Et c'est ce qu'ils ont dit » : qui l'enseigne ? Rabbi Méïr. Et à quoi cela se rapporte-t-il ? À « il ne connaît pas d'arbre ou il n'est pas versé dans la halakha ». « Ils n'ont dit qu'on fait l'érouv avec du pain que pour faciliter » : qui l'enseigne ? Rabbi Yehouda, pour qui l'érouv à pied reste ouvert au riche.
- וְרַב חִסְדָּא אָמַר: מַחֲלוֹקֶת ״בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: עָנִי — אִין, עָשִׁיר — לָא, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר. אֲבָל ״בִּמְקוֹמִי״, דִּבְרֵי הַכֹּל אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר, דְּעִיקַּר עֵירוּב בָּרֶגֶל.Et Rav 'Hisda a dit : la divergence porte sur « en tel endroit » : car Rabbi Méïr pense : pour le pauvre, oui ; pour le riche, non ; et Rabbi Yehouda pense : le pauvre comme le riche. Mais pour « à ma place », tous s'accordent : le pauvre comme le riche, car l'essentiel de l'érouv se fait à pied.
- ״וְזוֹ הִיא שֶׁאָמְרוּ״ מַאן קָתָנֵי לַהּ — רַבִּי מֵאִיר. וְאַהֵיָיא קָאֵי — אַהָא: ״מִי שֶׁבָּא בַּדֶּרֶךְ וְחָשֵׁכָה״. ״וְלֹא אָמְרוּ מְעָרְבִין בְּפַת אֶלָּא לְהָקֵל״ מַאן קָתָנֵי לַהּ — דִּבְרֵי הַכֹּל.« Et c'est ce qu'ils ont dit » : qui l'enseigne ? Rabbi Méïr. Et à quoi cela se rapporte-t-il ? À ceci : « Celui qui arrivait en chemin et sur qui la nuit est tombée ». « Ils n'ont dit qu'on fait l'érouv avec du pain que pour faciliter » : qui l'enseigne ? C'est l'avis de tous.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר מְעָרְבִין בְּפַת, וְלֹא יֵצֵא עָשִׁיר חוּץ לַתְּחוּם וְיֹאמַר: ״שְׁבִיתָתִי בִּמְקוֹמִי״ — לְפִי שֶׁלֹּא אָמְרוּ מְעָרְבִין בָּרֶגֶל אֶלָּא לְמִי שֶׁבָּא בַּדֶּרֶךְ וְחָשֵׁכָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rav Na'hman : le pauvre comme le riche font l'érouv avec du pain, et le riche ne sortira pas hors de la limite (té'houm, les deux mille coudées autorisées pendant Chabbat) pour dire : « Ma résidence est à ma place », car ils n'ont permis de faire l'érouv à pied qu'à celui qui arrivait en chemin et sur qui la nuit est tombée. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר מְעָרְבִין בָּרֶגֶל, וְיֵצֵא עָשִׁיר חוּץ לַתְּחוּם: וְיֹאמַר ״תְּהֵא שְׁבִיתָתִי בִּמְקוֹמִי״, וְזֶה הוּא עִיקָּרוֹ שֶׁל עֵירוּב. וְהִתִּירוּ חֲכָמִים לְבַעַל הַבַּיִת לְשַׁלֵּחַ עֵירוּבוֹ בְּיַד עַבְדּוֹ, בְּיַד בְּנוֹ, בְּיַד שְׁלוּחוֹ בִּשְׁבִיל לְהָקֵל עָלָיו.Rabbi Yehouda dit : le pauvre comme le riche font l'érouv à pied, et le riche sortira hors de la limite et dira : « Que ma résidence soit à ma place », et c'est là l'essentiel de l'érouv. Et les Sages ont permis au maître de maison d'envoyer son érouv par son esclave, par son fils, par son envoyé, afin de lui faciliter les choses, pour qu'il n'ait pas à se déplacer.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּאַנְשֵׁי בֵּית מֶמֶל וּבְאַנְשֵׁי בֵּית גּוּרְיוֹן בְּאָרוֹמָא שֶׁהָיוּ מְחַלְּקִין גְּרוֹגְרוֹת וְצִימּוּקִין לַעֲנִיִּים בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת, וּבָאִין עֲנִיֵּי כְּפַר שִׁיחִין וַעֲנִיֵּי כְּפַר חֲנַנְיָה וּמַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם, לַמׇּחֳרָת מַשְׁכִּימִין וּבָאִין.Rabbi Yehouda a dit : il arriva que les gens de la maison de Mémel et les gens de la maison de Gourion, à Aroma, distribuaient des figues sèches et des raisins secs aux pauvres pendant les années de famine ; et les pauvres de Kfar Chi'hin et les pauvres de Kfar 'Hanania venaient, attendaient la nuit à la limite du té'houm, et le lendemain se levaient tôt et s'y rendaient.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דְּקָתָנֵי: מִי שֶׁיָּצָא לֵילֵךְ לְעִיר שֶׁמְּעָרְבִין לָהּ, וְהֶחְזִירוֹ חֲבֵרוֹ — הוּא מוּתָּר לֵילֵךְ, וְכׇל בְּנֵי הָעִיר אֲסוּרִין, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Rav Achi a dit : la Michna aussi est précise en ce sens, car elle enseigne : celui qui est sorti pour aller vers une ville pour laquelle on fait l'érouv, et que son compagnon a fait revenir, lui a le droit d'y aller, et tous les habitants de la ville n'en ont pas le droit. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- וַהֲוֵינַן בַּהּ: מַאי שְׁנָא אִיהוּ וּמַאי שְׁנָא אִינְהוּ? וְאָמַר רַב הוּנָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי בָתִּים, וּשְׁנֵי תְּחוּמֵי שַׁבָּת בֵּינֵיהֶן.Et nous en avons discuté : en quoi diffère-t-il et en quoi diffèrent-ils ? Et Rav Houna a dit : de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il a deux maisons, une dans chaque ville, et deux limites de Chabbat entre elles, soit quatre mille coudées.
- אִיהוּ, כֵּיוָן דְּנָפְקָא לֵיהּ לְאוֹרְחָא — הֲוָה לֵיהּ עָנִי.Lui, puisqu'il est parti sur la route, il a le statut d'un pauvre, car il ne comptait pas revenir à sa première maison mais gagner l'autre ; il peut donc établir sa résidence par la parole.
- וְהָנָךְ — עֲשִׁירִים נִינְהוּ. אַלְמָא כָּל ״בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״ — עָנִי אִין, עָשִׁיר לָא. שְׁמַע מִינַּהּ.Et ceux-là sont des riches, car ils sont chez eux et ont de quoi manger. Il en ressort que tout « en tel endroit » : pour le pauvre, oui ; pour le riche, non. Déduis-en que c'est bien le cas.
- מַתְנֵי לֵיהּ רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי לְחִיָּיא בַּר רַב קַמֵּיהּ דְּרַב ״אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר״. אֲמַר לֵיהּ רַב: סַיֵּים בָּהּ נָמֵי הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Rav 'Hiya bar Achi enseignait à 'Hiya bar Rav devant Rav : « Le pauvre comme le riche ». Rav lui a dit : termine aussi par : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda.
- רַבָּה בַּר רַב חָנָן הֲוָה רְגִיל דְּאָתֵי מֵאַרְטִיבְנָא לְפוּמְבְּדִיתָא.Rabba bar Rav 'Hanan avait coutume de venir d'Artibna à Poumbedita pendant Chabbat.
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