Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַבָּה: מַאי טַעְמָא דְּרַב — מִשּׁוּם דְּלָא מְסַיַּים אַתְרֵיהּ.Rabba a dit : Quelle est la raison de Rav, pour qui celui qui déclare résider sous un arbre n'a rien dit ? C'est parce qu'il n'a pas précisé son emplacement.
- וְאִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רַבָּה: מַאי טַעְמָא דְּרַב — מִשּׁוּם דְּקָסָבַר: כׇּל שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה — אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ.Et certains disent une autre version : Rabba a dit : Quelle est la raison de Rav ? C'est parce qu'il estime : Tout ce qui n'est pas possible l'un après l'autre n'est pas possible même en une seule fois. Or on ne peut pas acquérir résidence dans quatre coudées d'un côté de l'arbre, puis dans quatre coudées de l'autre ; on ne peut donc pas non plus acquérir résidence d'un coup sous tout l'arbre.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּאָמַר: ״לִיקְנוֹ לִי בְּאַרְבַּע אַמּוֹת מִגּוֹ שְׁמוֹנֶה״.Quelle différence y a-t-il entre elles ? Entre ces deux versions, il y a le cas de celui qui a dit : « Que j'acquière quatre coudées parmi huit » sous l'arbre.
- מַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם דְּלָא מְסַיַּים אַתְרֵיהּ — הָא לָא מְסַיַּים אַתְרֵיהּ.Selon celui qui a dit que la raison est qu'il n'a pas précisé son emplacement, ici aussi il n'a pas précisé son emplacement, puisqu'il n'a pas dit quelles quatre coudées.
- וּמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם ״כׇּל שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ״ — הַאי כְּאַרְבַּע אַמּוֹת דָּמֵי, דְּהָכָא אַרְבַּע אַמּוֹת קָאָמַר.Et selon celui qui a dit que la raison est que « tout ce qui n'est pas possible l'un après l'autre n'est pas possible même en une seule fois », cela équivaut à quatre coudées, car ici il a dit quatre coudées.
- גּוּפָא, אָמַר רַבָּה: כׇּל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה — אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ, אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי לְרַבָּה: הַמַּרְבֶּה בְּמַעַשְׂרוֹת — פֵּירוֹתָיו מְתוּקָּנִין, וּמַעְשְׂרוֹתָיו מְקוּלְקָלִין.Revenons au texte même de cette parole. Rabba a dit : Toute chose qui n'est pas possible l'une après l'autre n'est pas possible même en une seule fois. Abayé a objecté à Rabba : Celui qui augmente la dîme, en prélevant deux dixièmes au lieu d'un, ses fruits sont rendus aptes à la consommation, mais ses dîmes sont gâtées, car on ne sait pas quelle part est dîme et quelle part ne l'est pas.
- אַמַּאי? לֵימָא: כׇּל שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה — אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ!Pourquoi les fruits seraient-ils aptes ? Disons : Tout ce qui n'est pas possible l'un après l'autre n'est pas possible même en une seule fois ! Puisqu'on ne peut pas prélever un second dixième après le premier, on ne devrait pas non plus pouvoir prélever les deux d'un coup, et il n'y aurait aucune dîme.
- שָׁאנֵי מַעֲשֵׂר דְּאִיתֵיהּ לַחֲצָאִין, דְּאִי אָמַר: ״תִּקְדּוֹשׁ פַּלְגָא פַּלְגָא דְחִיטְּתָא״ — קָדְשָׁה.La Guemara répond : La dîme est différente, car elle existe par moitiés : si l'on dit : « Que soit sanctifiée une moitié de chaque grain de blé », elle est sanctifiée. Quand on prélève le double, chaque grain n'est donc dîme que pour moitié.
- מַעְשַׂר בְּהֵמָה דְּלֵיתֵיהּ לַחֲצָאִין.On objecte encore : Mais voici la dîme du bétail, qui n'existe pas par moitiés : on ne peut pas consacrer une moitié de bête.
- וְאָמַר (רַבָּה): יָצְאוּ שְׁנַיִם בַּעֲשִׂירִי, וּקְרָאָן עֲשִׂירִי — עֲשִׂירִי וְאַחַד עָשָׂר מְעוֹרָבִין זֶה בָּזֶה!Et pourtant Rabba a dit : Si deux bêtes sont sorties ensemble en dixième position et qu'il les a appelées toutes deux dixième, la dixième et la onzième sont mêlées l'une à l'autre : l'une a la sainteté de la dîme du bétail et l'autre celle d'un sacrifice de paix, sans qu'on sache laquelle. Pourtant on ne peut pas consacrer l'une après l'autre la dixième et la onzième !
- שָׁאנֵי מַעְשַׂר בְּהֵמָה דְּאִיתֵיהּ בְּזֶה אַחַר זֶה בְּטָעוּת.La Guemara répond : La dîme du bétail est différente, car elle existe l'une après l'autre en cas d'erreur.
- דִּתְנַן: קָרָא לַתְּשִׁיעִי עֲשִׂירִי, וְלָעֲשִׂירִי תְּשִׁיעִי, וְלָאַחַד עָשָׂר עֲשִׂירִי — שְׁלָשְׁתָּן מְקוּדָּשִׁין.Comme nous l'avons appris dans la Michna : S'il a appelé la neuvième dixième, et la dixième neuvième, et la onzième dixième, toutes les trois sont sanctifiées.
- וַהֲרֵי תּוֹדָה, דְּלֵיתַהּ בְּטָעוּת, וְלֵיתַהּ בְּזֶה אַחַר זֶה, וְאִיתְּמַר: תּוֹדָה שֶׁנִּשְׁחֲטָה עַל שְׁמוֹנִים חַלּוֹת, חִזְקִיָּה אָמַר: קָדְשׁוּ עֲלַהּ אַרְבָּעִים מִתּוֹךְ שְׁמוֹנִים, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא קָדְשׁוּ עֲלַהּ אַרְבָּעִים מִתּוֹךְ שְׁמוֹנִים.On objecte encore : Mais voici le sacrifice de toda (action de grâce), qui n'existe pas en cas d'erreur et qui n'existe pas l'un après l'autre : les pains qui l'accompagnent ne sont pas sanctifiés par erreur ni par un second prélèvement. Et il a été dit par les Amoraïm : Une toda qui a été abattue avec quatre-vingts pains, soit le double de ce qu'il faut : 'Hizkiya a dit : Quarante parmi les quatre-vingts sont sanctifiés par elle ; Rabbi Yo'hanan a dit : Quarante parmi les quatre-vingts ne sont pas sanctifiés par elle. Il y a donc, selon 'Hizkiya, un effet simultané là où aucun effet successif n'existe.
- הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי (זֵירָא): הַכֹּל מוֹדִים הֵיכָא דְּאָמַר ״לִיקְדְּשׁוּ אַרְבָּעִים מִתּוֹךְ שְׁמוֹנִים״ — דְּקָדְשִׁי, ״לֹא יִקְדְּשׁוּ אַרְבָּעִים אֶלָּא אִם כֵּן קָדְשׁוּ שְׁמוֹנִים״ — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלֹא קָדְשׁוּ.La Guemara répond : Il a été dit à ce propos : Rabbi Zeira a dit : Tous admettent que, s'il a dit : « Que quarante parmi les quatre-vingts soient sanctifiés », ils le sont ; et que s'il a dit : « Que quarante ne soient sanctifiés que si quatre-vingts sont sanctifiés », tout le monde s'accorde à dire qu'ils ne sont pas sanctifiés.
- כִּי פְּלִיגִי בִּסְתָמָא. מָר סָבַר: לְאַחְרָיוּת קָא מְכַוֵּין, וְעַל תְּנַאי אַיְיתִינְהוּ.Ils ne divergent que dans le cas où il n'a rien précisé. Un Maître, 'Hizkiya, estime : Il vise la garantie, et il les a apportés sous condition : si les quarante premiers se perdent ou deviennent impurs, les autres les remplaceront.
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