Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא יְהוּ מְכֻוּוֹנוֹת. בִּשְׁלָמָא לְרָבָא — כִּי הֵיכִי דְּלִיהֶוְיָין הַלָּלוּ שׂוֹחֲקוֹת וְהַלָּלוּ עֲצֵבוֹת. אֶלָּא לְאַבָּיֵי קַשְׁיָא!qu'elles ne soient pas exactes. La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) s'accorde bien avec Rava : c'est pour que celles-ci soient larges et celles-là serrées. Mais pour Abayé, c'est difficile !
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי, אֵימָא: אַמַּת כִּלְאַיִם בְּאַמָּה בַּת שִׁשָּׁה.Abayé te dira : dis plutôt : la coudée de kilayim (mélanges interdits de semences) se mesure avec une coudée de six téfa'him (largeurs de paume), et non les autres.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל אַמּוֹת שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים בְּכִלְאַיִם בְּאַמָּה בַּת שִׁשָּׁה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהוּ מְצוּמְצָמוֹת, מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא כׇּל אַמּוֹת קָאָמַר!La Guemara objecte : mais de ce qu'il est enseigné dans la fin de la baraïta : Rabban Chimon ben Gamliel dit : toutes les coudées qu'ont mentionnées les Sages à propos de kilayim se mesurent avec une coudée de six téfa'him, à condition qu'elles ne soient pas resserrées, on en déduit que le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) parle de toutes les coudées !
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: וְלָאו מִי אִיכָּא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל דְּקָאֵי כְּווֹתִי, אֲנָא דַּאֲמַרִי כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Abayé te dira : n'y a-t-il pas Rabban Chimon ben Gamliel, qui se tient de mon avis ? Moi, je parle selon Rabban Chimon ben Gamliel.
- לְאַבָּיֵי וַדַּאי תַּנָּאֵי הִיא. לְרָבָא מִי לֵימָא תַּנָּאֵי הִיא?Pour Abayé, c'est certainement une divergence entre Tannaïm. Pour Rava, faut-il dire que c'est une divergence entre Tannaïm ?
- אָמַר לָךְ רָבָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הָא אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן: אַמַּת כִּלְאַיִם לֹא יְצַמְצֵם.Rava te dira : Rabban Chimon ben Gamliel vient nous enseigner ceci : pour la coudée de kilayim, on ne doit pas la resserrer.
- וְלֵימָא: ״אַמַּת כִּלְאַיִם לֹא יְצַמְצֵם״, בְּאַמָּה בַּת שִׁשָּׁה לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי אַמַּת סוּכָּה וְאַמַּת מָבוֹי?La Guemara objecte : qu'il dise alors : « la coudée de kilayim, on ne doit pas la resserrer » ! « Avec une coudée de six téfa'him » vient exclure quoi ? N'est-ce pas pour exclure la coudée de la soukka (cabane de la fête de Souccot) et la coudée du mavoï (ruelle commune), qui seraient de cinq téfa'him ?
- לָא, לְמַעוֹטֵי אַמָּה יְסוֹד וְאַמָּה סוֹבֵב,Non, c'est pour exclure la coudée de la base et la coudée du pourtour de l'autel, qui sont de petites coudées pour tout le monde.
- דִּכְתִיב: ״וְאֵלֶּה מִדּוֹת הַמִּזְבֵּחַ בָּאַמּוֹת אַמָּה אַמָּה וָטֹפַח וְחֵיק הָאַמָּה וְאַמָּה רֹחַב וּגְבוּלָהּ אֶל שְׂפָתָהּ סָבִיב זֶרֶת הָאֶחָד וְזֶה גַּב הַמִּזְבֵּחַ״. ״חֵיק הָאַמָּה״ — זֶה יְסוֹד, ״וְאַמָּה רֹחַב״ — זֶה סוֹבֵב, ״וּגְבוּלָהּ אֶל שְׂפָתָהּ סָבִיב״ — אֵלּוּ הַקְּרָנוֹת, ״וְזֶה גַּב הַמִּזְבֵּחַ״ — זֶה מִזְבַּח הַזָּהָב.Comme il est écrit : « Et voici les mesures de l'autel en coudées, la coudée étant d'une coudée et un téfa'h : la base d'une coudée, et une coudée de largeur, et sa bordure sur son rebord tout autour d'un empan, et ceci est le dessus de l'autel » (Yé'hezkel 43, 13). « La base d'une coudée », c'est le socle ; « et une coudée de largeur », c'est le pourtour ; « et sa bordure sur son rebord tout autour », ce sont les cornes ; « et ceci est le dessus de l'autel », c'est l'autel d'or, mesuré lui aussi en petites coudées.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: שִׁיעוּרִין חֲצִיצִין וּמְחִיצִין, הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.Rabbi 'Hiyya bar Achi a dit, Rav a dit : les mesures, les interpositions et les cloisons sont une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï.
- שִׁיעוּרִין?! דְּאוֹרָיְיתָא הוּא! דִּכְתִיב: ״אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעוֹרָה וְגוֹ׳״, וְאָמַר רַב חָנָן: כׇּל הַפָּסוּק הַזֶּה לְשִׁיעוּרִין נֶאֱמַר —La Guemara s'étonne : les mesures ? Elles viennent de la Torah ! Comme il est écrit : « Un pays de blé et d'orge, etc. » (Deutéronome 8, 8), et Rav 'Hanan a dit : tout ce verset a été dit pour les mesures.
- ״חִטָּה״, לִכְדִתְנַן: הַנִּכְנָס לַבַּיִת הַמְנוּגָּע וְכֵלָיו עַל כְּתֵיפָיו, וְסַנְדָּלָיו וְטַבְּעוֹתָיו בְּיָדָיו — הוּא וְהֵם טְמֵאִין מִיָּד. הָיָה לָבוּשׁ כֵּלָיו, וְסַנְדָּלָיו בְּרַגְלָיו, וְטַבְּעוֹתָיו בְּאֶצְבְּעוֹתָיו הוּא טָמֵא מִיָּד, וְהֵן טְהוֹרִין עַד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס — פַּת חִיטִּין וְלֹא פַּת שְׂעוֹרִין, מֵיסֵב וְאוֹכֵל בְּלִיפְתָּן.« Le blé » : selon ce que nous avons appris dans la Michna : celui qui entre dans une maison atteinte de lèpre, ses vêtements sur ses épaules, et ses sandales et ses bagues dans ses mains, lui et eux deviennent tamé (impurs rituellement) aussitôt. S'il portait ses vêtements, ses sandales à ses pieds et ses bagues à ses doigts, lui est tamé aussitôt, et eux restent tahor (purs) jusqu'à ce qu'il demeure le temps de manger un peras (demi-pain) : de pain de blé et non de pain d'orge, accoudé et le mangeant avec un accompagnement.
- ״שְׂעוֹרָה״, דִּתְנַן: עֶצֶם כִּשְׂעוֹרָה מְטַמֵּא בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא, וְאֵינוֹ מְטַמֵּא בְּאֹהֶל.« L'orge » : car nous avons appris dans la Michna : un os de la taille d'un grain d'orge rend tamé par contact et par port, mais ne rend pas tamé sous une tente (par le toit commun).
- ״גֶּפֶן״: כְּדֵי רְבִיעִית יַיִן לְנָזִיר.« La vigne » : un reviit (quart de log) de vin pour le nazir, mesure à partir de laquelle il est passible de flagellation.
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