Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שָׁלֹשׁ חֲצֵירוֹת שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים. וְאָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. וּמַאן פְּלִיג עֲלֵיהּ — רַבִּי יְהוּדָה. וְהָא אָמְרַתְּ: רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן — הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה!Il suffit d'exclure trois cours de deux maisons chacune. Et Rav 'Hama bar Gourya a dit que Rav a dit : La halakha est conforme à Rabbi Chimon. Et qui s'oppose à lui ? Rabbi Yehouda. Or tu as dit : Entre Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est conforme à Rabbi Yehouda ! On ne peut donc pas se fier à ces règles.
- ומַאי קוּשְׁיָא? דִילְמָא הָכָא נָמֵי, הֵיכָא דְּאִיתְּמַר — אִיתְּמַר, הֵיכָא דְּלָא אִיתְּמַר — לָא אִיתְּמַר.Mais quelle est la difficulté ? Peut-être ici aussi, là où le contraire a été dit, cela a été dit ; là où cela n'a pas été dit, cela n'a pas été dit.
- אֶלָּא, מֵהָא דִּתְנַן: הַמַּנִּיחַ אֶת בֵּיתוֹ וְהָלַךְ לִשְׁבּוֹת בְּעִיר אַחֶרֶת, אֶחָד נָכְרִי וְאֶחָד יִשְׂרָאֵל — אוֹסֵר לִבְנֵי חֲצֵירוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Mais la preuve vient de ce que nous avons appris dans une Michna : Celui qui quitte sa maison et s'en va passer le Chabbat dans une autre ville, qu'il soit non-juif ou juif, interdit de transporter aux habitants des cours, s'il n'a pas participé à leur érouv (mise en commun permettant de transporter entre domaines le Chabbat) : ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינוֹ אוֹסֵר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: נָכְרִי — אוֹסֵר, יִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ אוֹסֵר, מִפְּנֵי שֶׁאֵין דֶּרֶךְ יִשְׂרָאֵל לָבֹא בַּשַּׁבָּת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ הִנִּיחַ אֶת בֵּיתוֹ וְהָלַךְ לִשְׁבּוֹת אֵצֶל בִּתּוֹ בְּאוֹתָהּ הָעִיר — אֵינוֹ אוֹסֵר, שֶׁכְּבָר הִסִּיחַ דַּעְתּוֹ.Rabbi Yehouda dit : Il n'interdit pas, puisqu'il est absent. Rabbi Yossé dit : Le non-juif interdit, le juif n'interdit pas, car un juif n'a pas l'habitude de venir pendant le Chabbat. Rabbi Chimon dit : Même s'il a quitté sa maison et s'en est allé passer le Chabbat chez sa fille dans la même ville, il n'interdit pas, car il a déjà détourné sa pensée de son retour.
- וְאָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּמַאן פְּלִיג עֲלֵיהּ — רַבִּי יְהוּדָה. וְהָא אָמְרַתְּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה!Et Rav 'Hama bar Gourya a dit que Rav a dit : La halakha est conforme à Rabbi Chimon. Et qui s'oppose à lui ? Rabbi Yehouda. Or tu as dit : Entre Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est conforme à Rabbi Yehouda !
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא הָכָא נָמֵי, הֵיכָא דְּאִיתְּמַר — אִיתְּמַר, הֵיכָא דְּלָא אִיתְּמַר — לָא אִיתְּמַר.Mais quelle est la difficulté ? Peut-être ici aussi, là où le contraire a été dit, cela a été dit ; là où cela n'a pas été dit, cela n'a pas été dit.
- אֶלָּא, מֵהָא דִּתְנַן: וְזֶהוּ שֶׁאָמְרוּ הֶעָנִי מְעָרֵב בְּרַגְלָיו. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא עָנִי.Mais la preuve vient de ce que nous avons appris dans une Michna : Et c'est ce qu'ils ont dit : le pauvre fait un érouv avec ses pieds, en se rendant à l'endroit qu'il choisit pour résidence de Chabbat. Rabbi Méïr dit : Nous, nous n'avons cette règle que pour le pauvre.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר. לֹא אָמְרוּ מְעָרְבִין בְּפַת אֶלָּא לְהָקֵל עַל הֶעָשִׁיר, שֶׁלֹּא יֵצֵא וִיעָרֵב בְּרַגְלָיו.Rabbi Yehouda dit : Aussi bien le pauvre que le riche. On n'a dit de faire un érouv avec du pain que pour faciliter la tâche du riche, afin qu'il n'ait pas à sortir et à faire l'érouv avec ses pieds.
- וּמַתְנֵי לֵיהּ רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי לְחִיָּיא בַּר רַב קַמֵּיהּ דְּרַב: אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר. וַאֲמַר לֵיהּ רַב, סַיֵּים בָּהּ נָמֵי: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Et Rav 'Hiya bar Achi enseignait à 'Hiya bar Rav, devant Rav : Aussi bien le pauvre que le riche. Et Rav lui a dit : Conclus aussi par : La halakha est conforme à Rabbi Yehouda.
- תַּרְתֵּי לְמָה לִי, וְהָא אָמְרַתְּ: רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה — הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה!Pourquoi ai-je besoin de deux énoncés ? Tu as pourtant dit : Entre Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda, la halakha est conforme à Rabbi Yehouda !
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא רַב לֵית לֵיהּ לְהָנֵי כְּלָלֵי?Mais quelle est la difficulté ? Peut-être Rav n'admet-il pas ces règles générales, mais d'autres Sages les admettent.
- אֶלָּא, מֵהָא דִּתְנַן: הַיְּבָמָה לֹא תַּחֲלוֹץ וְלֹא תִּתְיַיבֵּם עַד שֶׁיְּהוּ לָהּ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים.Mais la preuve vient de ce que nous avons appris dans une Michna : La yevama (veuve sans enfant, liée au frère de son mari) ne fera pas la 'halitsa (cérémonie de déchaussement qui la libère) et ne sera pas épousée par le lévir, tant que trois mois ne se sont pas écoulés pour elle depuis la mort de son mari, de peur qu'elle ne soit enceinte de lui, auquel cas elle serait exempte de l'une et de l'autre.
- וְכֵן שְׁאָר כׇּל הַנָּשִׁים לֹא יִנָּשְׂאוּ וְלֹא יִתְאָרְסוּ עַד שֶׁיְּהוּ לָהֶן שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, אֶחָד בְּתוּלוֹת וְאֶחָד בְּעוּלוֹת, אֶחָד אַלְמָנוֹת וְאֶחָד גְּרוּשׁוֹת, אֶחָד אֲרוּסוֹת וְאֶחָד נְשׂוּאוֹת.Et de même, toutes les autres femmes ne se marieront pas et ne se fianceront pas tant que trois mois ne se sont pas écoulés pour elles, qu'elles soient vierges ou non vierges, qu'elles soient veuves ou divorcées, qu'elles aient été fiancées ou mariées. La raison en est de pouvoir établir la paternité d'un éventuel enfant, et les Sages n'ont pas fait de distinction.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נְשׂוּאוֹת — יִתְאָרְסוּ.Rabbi Yehouda dit : Celles qui étaient mariées peuvent se fiancer, aussitôt, car on ne vit pas ensemble pendant les fiançailles.
- וַאֲרוּסוֹת — יִנָּשְׂאוּ, חוּץ מֵאֲרוּסָה שֶׁבִּיהוּדָה, מִפְּנֵי שֶׁלִּבּוֹ גַּס בָּהּ.Et celles qui étaient fiancées peuvent se marier, aussitôt, sauf une fiancée en Judée, car là-bas le cœur du fiancé est familier d'elle, et l'on craint qu'ils n'aient vécu ensemble.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל הַנָּשִׁים יִתְאָרְסוּ, חוּץ מִן הָאַלְמָנָה — מִפְּנֵי הָאִיבּוּל.Rabbi Yossé dit : Toutes les femmes peuvent se fiancer aussitôt, sauf la veuve, à cause du deuil.
- וְאָמְרִינַן: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָא עָל לְבֵי מִדְרְשָׁא. אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי אַסִּי דַּהֲוָה קָאֵים. אֲמַר לֵיהּ: מַאי אֲמוּר בְּבֵי מִדְרְשָׁא? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אֲמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. מִכְּלָל דִּיחִידָאָה פְּלִיג עֲלֵיהּ?Et nous avons dit : Rabbi Eliézer n'était pas entré à la maison d'étude. Il a trouvé Rabbi Assi, qui se tenait là. Il lui a dit : Qu'a-t-on dit à la maison d'étude ? Il lui a dit : Voici ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan : La halakha est conforme à Rabbi Yossé. Rabbi Eliézer a demandé : Faut-il en déduire qu'un seul s'oppose à lui ?
- אִין, וְהָתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיְתָה רְדוּפָה לֵילֵךְ לְבֵית אָבִיהָ, אוֹ שֶׁהָיְתָה לָהּ כַּעַס עִם בַּעְלָהּ, אוֹ שֶׁהָיָה בַּעְלָהּ זָקֵן אוֹ חוֹלֶה, אוֹ שֶׁהָיְתָה הִיא חוֹלָה, עֲקָרָה, זְקֵנָה, קְטַנָּה וְאַיְילוֹנִית, וְשֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לֵילֵד, אוֹ שֶׁהָיָה בַּעְלָהּ חָבוּשׁ בְּבֵית הָאֲסוּרִין, הַמַּפֶּלֶת לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ — כּוּלָּן צְרִיכִין לְהַמְתִּין שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר לֵיאָרֵס וְלִינָּשֵׂא מִיָּד.Rabbi Assi a répondu : Oui. Et il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une femme qui était pressée d'aller chez son père, ou qui était en colère avec son mari, ou dont le mari était âgé ou malade, ou qui était elle-même malade, stérile, âgée, mineure ou aylonit (femme aux caractères sexuels non développés), ou inapte à enfanter, ou dont le mari était enfermé en prison, ou qui a fait une fausse couche après la mort de son mari : toutes doivent attendre trois mois, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé permet de se fiancer et de se marier aussitôt.
- לְמָה לִי? וְהָא אָמְרַתְּ רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי — הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי!Pourquoi ai-je besoin que Rabbi Yo'hanan le précise ? Tu as pourtant dit : Entre Rabbi Méïr et Rabbi Yossé, la halakha est conforme à Rabbi Yossé !
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל, דְּאָמַר: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר בִּגְזֵירוֹתָיו.Mais quelle est la difficulté ? Peut-être est-ce pour exclure ce qu'a dit Rav Na'hman au nom de Chmouel, qui a dit : La halakha est conforme à Rabbi Méïr pour ses décrets.
- אֶלָּא, מֵהָא דְּתַנְיָא: הוֹלְכִין לְיָרִיד שֶׁל נׇכְרִים וְלוֹקְחִים מֵהֶן בְּהֵמָה וַעֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת, בָּתִּים שָׂדוֹת וּכְרָמִים, וְכוֹתֵב וּמַעֲלֶה בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁלָּהֶן, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמַצִּיל מִיָּדָן.Mais la preuve vient de ce qui a été enseigné dans une baraïta : On peut aller à la foire des non-juifs et leur acheter un animal, des esclaves et des servantes, des maisons, des champs et des vignes ; et on écrit l'acte et on le fait enregistrer dans leurs tribunaux, car c'est comme si on sauvait son bien de leurs mains.
- וְאִם הָיָה כֹּהֵן — מִטַּמֵּא בְּחוּצָה לָאָרֶץ לָדוּן וּלְעַרְעֵר עִמָּהֶן. וּכְשֵׁם שֶׁמִּטַּמֵּא בְּחוּצָה לָאָרֶץ — כָּךְ מִטַּמֵּא בְּבֵית הַקְּבָרוֹת.Et s'il est Cohen (prêtre), il peut se rendre tamé (impur rituellement) en allant hors de la Terre d'Israël pour plaider et contester avec eux. Et de même qu'il peut se rendre impur hors de la Terre d'Israël, ainsi il peut se rendre impur dans un cimetière.
- בֵּית הַקְּבָרוֹת סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! טוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא הִיא!Un cimetière, cela te viendrait à l'esprit ?! C'est une impureté d'ordre toraïque !
- אֶלָּא בְּבֵית הַפְּרָס, דְּרַבָּנַן.Mais il s'agit d'un beit haperas (champ où une tombe a été labourée, dont les ossements ont pu se disperser), qui n'est impur que d'ordre rabbinique.
- וּמִטַּמֵּא לִישָּׂא אִשָּׁה, וְלִלְמוֹד תּוֹרָה. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵימָתַי — בִּזְמַן שֶׁאֵין מוֹצֵא לִלְמוֹד, אֲבָל מוֹצֵא לִלְמוֹד — לֹא יִטַּמָּא.Et il peut se rendre impur pour épouser une femme, et pour étudier la Torah. Rabbi Yehouda a dit : Quand cela ? Lorsqu'il ne trouve pas où étudier en Terre d'Israël ; mais s'il trouve où étudier, il ne se rendra pas impur.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף בִּזְמַן שֶׁמּוֹצֵא לִלְמוֹד — נָמֵי יִטַּמָּא, לְפִיRabbi Yossé dit : Même lorsqu'il trouve où étudier, il peut aussi se rendre impur, car
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