Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא תַּיהֲנֵי לֵיהּ אֲמַלְתְּרָא, דְּהָא הֵיכָל אֲמַלְתְּרָא הַוְיָא לֵיהּ, וַאֲפִילּוּ הָכִי — עֶשְׂרִים אַמָּה הוּא דְּגָבוֹהַּ, דִּתְנַן: חָמֵשׁ אֲמַלְתְּרָאוֹת שֶׁל מֵילָה הָיוּ עַל גַּבָּיו, זוֹ לְמַעְלָה מִזּוֹ, וְזוֹ לְמַעְלָה מִזּוֹ.que l'amaltera (corniche ornementale) ne lui soit d'aucune utilité pour valider une poutre à plus de vingt coudées, car le Heikhal (le Sanctuaire) avait une amaltera, et malgré cela il n'était haut que de vingt coudées, comme nous avons appris dans une Michna : Cinq amaltraot de chêne se trouvaient au-dessus de lui, l'une au-dessus de l'autre, et l'autre au-dessus de celle-ci.
- וְהַאי מַאי תְּיוּבְתָּא? דִילְמָא כִּי תַּנְיָא הָהִיא דַּאֲמַלְתְּרָאוֹת, בָּאוּלָם תַּנְיָא?Et quelle réfutation est-ce là ? Peut-être que, lorsque cet enseignement sur les amaltraot a été donné, c'est à propos de l'Oulam (le vestibule, haut de quarante coudées) qu'il a été enseigné ?
- וְהַאי מַאי קוּשְׁיָא? דִילְמָא תַּבְנִית הֵיכַל כְּתַבְנִית אוּלָם?Et quelle difficulté est-ce là ? Peut-être que la structure du Heikhal était comme la structure de l'Oulam ? Les amaltraot de l'un se seraient alors retrouvées sur l'autre.
- אַלְּמָה אָמַר רַבִּי אִילְעָא אָמַר רַב: רְחָבָה אַרְבָּעָה, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ בְּרִיאָה. וְאִם יֵשׁ לָהּ אֲמַלְתְּרָא אֲפִילּוּ גְּבוֹהָה יוֹתֵר מֵעֶשְׂרִים אַמָּה אֵינוֹ צָרִיךְ לְמַעֵט.Pourquoi donc Rabbi Ilea a-t-il dit au nom de Rav : Si une poutre a une largeur de quatre téfa'him (largeurs de main), elle est valide même si elle n'est pas solide. Et si elle a une amaltera, même si elle est à plus de vingt coudées de haut, il n'est pas nécessaire de réduire ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אֲמַלְתְּרָא מַתְנִיתָא הִיא, מַאן קָתָנֵי לַהּ?Rav Yossef a dit : La règle de l'amaltera est une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), non un propos de Rav ; qui l'enseigne ? Elle n'a pas autorité.
- אָמַר אַבָּיֵי: וְהָא חָמָא בְּרֵיהּ דְּרַבָּה בַּר אֲבוּהּ קָתָנֵי לַהּ, וְתִיהְוֵי אֲמַלְתְּרָא מַתְנִיתָא וְתִיקְשֵׁי לְרַב!Abayé a dit : Mais voici que 'Hama, fils de Rabba bar Avouh, l'enseigne ; et même si l'amaltera est une baraïta, elle reste une difficulté pour Rav !
- אָמַר לְךָ רַב: דַּל אֲנָא מֵהָכָא, מַתְנְיָיתָא מִי לָא קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי? אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר — תַּנָּאֵי הִיא, לְדִידִי נָמֵי תַּנָּאֵי הִיא.Rav te répondrait : Retire-moi d'ici, comme si je n'avais rien dit : les baraïtot ne se contredisent-elles pas entre elles ? L'une déduit du Heikhal et l'autre valide l'amaltera au-delà de vingt coudées. Mais que peux-tu dire ? C'est une divergence entre Tannaïm ; pour moi aussi, c'est une divergence entre Tannaïm.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: בְּלָא רַב — מַתְנְיָיתָא אַהֲדָדֵי לָא קַשְׁיָין: לְרַבָּנַן קוֹרָה טַעְמָא מַאי — מִשּׁוּם הֶיכֵּרָא, וְהַאי דְּקָתָנֵי ״יָתֵר מִפִּתְחוֹ שֶׁל הֵיכָל״ — סִימָנָא בְּעָלְמָא.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Sans Rav, les baraïtot ne se contredisent pas entre elles : pour les Sages, quelle est la raison de la poutre ? À cause du signe distinctif entre la ruelle et le domaine public ; or une amaltera attire le regard même au-delà de vingt coudées. Et ce qu'enseigne l'autre baraïta : « plus que l'entrée du Heikhal », c'est un simple moyen mnémotechnique.
- וְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, הָנִיחָא אִי לָא סְבִירָא לֵיהּ הָא דְּרַבָּה, אֶלָּא אִי סְבִירָא לֵיהּ הָא דְּרַבָּה, דְּאָמַר רַבָּה, כְּתִיב: ״לְמַעַן יֵדְעוּ דוֹרוֹתֵיכֶם כִּי בַסֻּכּוֹת הוֹשַׁבְתִּי״, עַד עֶשְׂרִים אַמָּה אָדָם יוֹדֵעַ שֶׁדָּר בַּסּוּכָּה, לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה אֵין אָדָם יוֹדֵעַ, מִשּׁוּם דְּלָא שָׁלְטָא בֵּיהּ עֵינָא.Et Rav Na'hman bar Yits'hak : cela va bien s'il ne partage pas cette opinion de Rabba. Mais s'il partage cette opinion de Rabba, il y a une difficulté, car Rabba a dit : Il est écrit : « Afin que vos générations sachent que J'ai fait résider les Bnei Israël dans des cabanes » (Lévitique 23, 43). Jusqu'à vingt coudées, un homme sait qu'il habite dans une soukka ; au-dessus de vingt coudées, un homme ne le sait pas, parce que l'œil ne l'atteint pas.
- אַלְמָא גַּבֵּי סוּכָּה נָמֵי בְּהֶיכֵּרָא פְּלִיגִי, אִיפְּלוֹגֵי בְּתַרְתֵּי לְמָה לִי?Il en ressort que pour la soukka aussi, ils divergent sur le signe distinctif. Pourquoi ai-je besoin qu'ils divergent sur deux cas, la soukka et la ruelle ?
- צְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי סוּכָּה — בְּהָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה כֵּיוָן דְּלִישִׁיבָה עֲבִידָא, שָׁלְטָא בֵּיהּ עֵינָא. אֲבָל מָבוֹי, דִּלְהִילּוּךְ עֲבִיד — אֵימָא מוֹדֶה לְהוּ לְרַבָּנַן. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָא — בְּהָא קָאָמְרִי רַבָּנַן, אֲבָל בְּהָךְ אֵימָא מוֹדוּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה. צְרִיכָא.C'est nécessaire, car s'il nous avait enseigné seulement la soukka, on aurait pu dire : c'est dans ce cas que Rabbi Yehouda parle, puisqu'elle est faite pour y séjourner, l'œil l'atteint à un moment ou à un autre. Mais la ruelle, qui est faite pour y marcher, dis qu'il concède aux Sages. Et s'il nous avait enseigné seulement ce cas de la ruelle, on aurait pu dire : c'est dans ce cas que les Sages parlent, mais dans l'autre, celui de la soukka, dis qu'ils concèdent à Rabbi Yehouda. C'est nécessaire.
- מַאי אֲמַלְתְּרָא? רַב חָמָא בְּרֵיהּ דְּרַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר: קִינֵּי. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אֲמַר, אָמְרִי בְּמַעְרְבָא: פִּסְקֵי דְאַרְזָא.Qu'est-ce qu'une amaltera ? Rav 'Hama, fils de Rabba bar Avouh, a dit : Des nids, c'est-à-dire des ornements sculptés en forme de nids d'oiseaux. Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : On dit en Occident (en Erets Israël) : Des madriers de cèdre.
- מַאן דְּאָמַר פִּסְקֵי דְאַרְזָא, כׇּל שֶׁכֵּן קִינֵּי. מַאן דְּאָמַר קִינֵּי, אֲבָל פִּסְקֵי דְאַרְזָא לָא.Celui qui a dit « des madriers de cèdre », à plus forte raison des nids sont-ils valables. Celui qui a dit « des nids » veut dire ces derniers, mais pas des madriers de cèdre.
- וּמַאן דְּאָמַר פִּסְקֵי דְאַרְזָא מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דִּנְפִישׁ מְשָׁכֵיהּ. וְהָא סוּכָּה דִּנְפִישׁ מְשָׁכֵיהּ, וְקָאָמְרִי רַבָּנַן דְּלָא!Et celui qui a dit « des madriers de cèdre », quelle est sa raison ? Parce que leur longueur est grande, ce qui attire l'attention. Mais voici que la soukka, dont la longueur est grande, et les Sages disent que non !
- אֶלָּא: כֵּיוָן דְּקָא חֲשִׁיב אִית לֵיהּ קָלָא.Mais plutôt : puisque c'est un matériau de valeur, cela fait parler et les gens s'arrêtent pour le regarder.
- מִקְצָת קוֹרָה בְּתוֹךְ עֶשְׂרִים, וּמִקְצָת קוֹרָה לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים, מִקְצָת סְכָךְ בְּתוֹךְ עֶשְׂרִים, וּמִקְצָת סְכָךְ לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים? אָמַר רַבָּה: בְּמָבוֹי כָּשֵׁר, בְּסוּכָּה פָּסוּל.Si une partie de la poutre est en deçà de vingt coudées et une partie de la poutre au-dessus de vingt, si une partie de la couverture de la soukka est en deçà de vingt et une partie de la couverture au-dessus de vingt, quelle est la règle ? Rabba a dit : Pour la ruelle, c'est valide ; pour la soukka, c'est invalide.
- מַאי שְׁנָא בְּמָבוֹי דְּכָשֵׁר, דְּאָמְרִינַן קְלוֹשׁ? סוּכָּה נָמֵי לֵימָא קְלוֹשׁ!En quoi est-ce différent pour la ruelle, où c'est valide, parce que nous disons : amincis (considère comme retirée la partie au-delà de vingt) ? Pour la soukka aussi, disons : amincis !
- אִי קָלְשַׁתְּ — הָוְיָא לַהּ חֲמָתָהּ מְרוּבָּה מִצִּילָּתָהּ.Si tu amincis la couverture, elle deviendra une soukka dont le soleil dépasse l'ombre.
- הָכָא נָמֵי, אִי קָלְשַׁתְּ הָוְיָא לַהּ קוֹרָה הַנִּיטֶּלֶת בָּרוּחַ. אֶלָּא עַל כׇּרְחָךְ, נַעֲשׂוּ כְּשַׁפּוּדִין שֶׁל מַתֶּכֶת. הָכָא נָמֵי — עַל כׇּרְחָךְ נַעֲשֵׂית צִילָּתָהּ מְרוּבָּה מֵחַמָּתָהּ!Ici aussi, si tu amincis, elle deviendra une poutre qui est emportée par le vent, laquelle ne valide pas la ruelle. Mais tu dois bien dire qu'elles sont devenues comme des broches de métal, que le vent n'emporte pas malgré leur finesse. Ici aussi, tu dois bien dire qu'elle est devenue une soukka dont l'ombre dépasse le soleil !
- אָמַר רָבָא מִפַּרְזַקְיָא: סוּכָּה דִּלְיָחִיד הִיא לָא מִדְּכַר, מָבוֹי דִּלְרַבִּים מַדְכְּרִי אַהֲדָדֵי.Rava de Parzakya a dit : La soukka, qui est pour un individu, il n'y pensera pas si la partie basse de la couverture vient à disparaître ; la ruelle, qui est pour un grand nombre, ils se le rappelleront les uns aux autres.
- רָבִינָא אָמַר: סוּכָּה דְּאוֹרָיְיתָא — אַחְמִירוּ בַּהּ רַבָּנַן, מָבוֹי דְּרַבָּנַן — לָא אַחְמִירוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.Ravina a dit : La soukka, qui est de la Torah, nos Maîtres ont été rigoureux à son sujet ; la ruelle, qui est d'ordre rabbinique, nos Maîtres n'ont pas été rigoureux à son sujet.
- רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה מַתְנֵי לְהָא שְׁמַעְתָּא דְּרַבָּה אִיפְּכָא. אָמַר רַבָּה: בְּמָבוֹי פָּסוּל, בְּסוּכָּה כְּשֵׁירָה!Rav Ada bar Matana enseignait cette tradition de Rabba à l'inverse. Rabba a dit : Pour la ruelle, c'est invalide ; pour la soukka, elle est valide.
- מַאי שְׁנָא סוּכָּה דִּכְשֵׁירָה, דְּאָמְרִינַן קְלוֹשׁ? בְּמָבוֹי נָמֵי לֵימָא קְלוֹשׁ!En quoi est-ce différent pour la soukka, qui est valide, parce que nous disons : amincis ? Pour la ruelle aussi, disons : amincis !
- אִי קְלַשַׁת, הָוֵי לַהּ קוֹרָה הַנִּיטֶּלֶת בְּרוּחַ. הָכָא נָמֵי, אִי קָלְשַׁתְּ — הָוְיָא לַהּ חֲמָתָהּ מְרוּבָּה מִצִּילָּתָהּ! אֶלָּא עַל כׇּרְחֲךָ, נַעֲשֵׂית צִילָּתָהּ מְרוּבָּה מֵחַמָּתָהּ, הָכָא נָמֵי, עַל כׇּרְחָךְ נַעֲשׂוּ כְּשַׁפּוּדִין שֶׁל מַתֶּכֶת!Si tu amincis, elle deviendra une poutre emportée par le vent. Ici aussi, si tu amincis, elle deviendra une soukka dont le soleil dépasse l'ombre ! Mais tu dois bien dire qu'elle est devenue une soukka dont l'ombre dépasse le soleil ; ici aussi, tu dois bien dire qu'elles sont devenues comme des broches de métal !
- אָמַר רָבָא מִפַּרְזַקְיָא: סוּכָּה דִּלְיָחִיד הִיא רָמֵי אַנַּפְשֵׁיהּ וּמִדְּכַר, מָבוֹי דִּלְרַבִּים הִיא סָמְכִי אַהֲדָדֵי וְלָא מִדַּכְרִי, דְאָמְרִי אִינָשֵׁי: קִדְרָא דְבֵי שׁוּתָּפֵי, לָא חַמִּימָא וְלָא קָרִירָא.Rava de Parzakya a dit : La soukka, qui est pour un individu, il s'en charge lui-même et y pense ; la ruelle, qui est pour un grand nombre, ils comptent les uns sur les autres et n'y pensent pas, comme disent les gens : La marmite de deux associés n'est ni chaude ni froide.
- רָבִינָא אָמַר: סוּכָּה דְּאוֹרָיְיתָא — לָא בָּעֵי חִיזּוּק. מָבוֹי דְּרַבָּנַן — בָּעֵי חִיזּוּק.Ravina a dit : La soukka, qui est de la Torah, n'a pas besoin de renforcement par les Sages ; la ruelle, qui est d'ordre rabbinique, a besoin de renforcement.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? רַבָּה בַּר רַב עוּלָּא אָמַר: זֶה וָזֶה — פָּסוּל. רָבָא אָמַר: זֶה וָזֶה כָּשֵׁר.Quelle est la conclusion à ce sujet ? Rabba bar Rav Oula a dit : Dans l'un et l'autre cas, c'est invalide. Rava a dit : Dans l'un et l'autre cas, c'est valide,
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