Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבָּנַן, הָתָם כִּי הֵיכִי דְּלָא לְזַלְזוֹלֵי בֵּיהּ.Et les Rabbanan (les Sages) estiment que là-bas, à Roch Hachana, le premier jour n'est observé que par décret rabbinique, afin qu'on n'en vienne pas à le déprécier les années suivantes ; mais selon la Torah, c'est un jour ordinaire, et l'on peut donc établir deux érouvin (fusions de limites) distincts pour les deux jours.
- וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה וְכוּ׳.Nous avons appris dans la Michna : Et Rabbi Yehouda a dit encore, etc. : les deux jours peuvent être dissociés pour une corbeille de tevel (produits non prélevés) et pour un œuf pondu le premier jour de la fête.
- וּצְרִיכָא. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן רֹאשׁ הַשָּׁנָה — בְּהָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה, מִשּׁוּם דְּלָא קָעָבֵיד מִידֵּי. אֲבָל כַּלְכָּלָה, דְּמֶיחְזֵי כִּמְתַקֵּן טִיבְלָא — אֵימָא מוֹדֶה לְהוּ לְרַבָּנַן.Et il était nécessaire d'enseigner les trois lois. Car si l'on nous avait enseigné seulement le cas de l'érouv de Roch Hachana, on aurait pu penser que c'est dans ce cas que Rabbi Yehouda parle ainsi, parce qu'on n'accomplit rien le jour de fête lui-même. Mais pour la corbeille, où l'on semble rendre propre à la consommation le tevel, on aurait dit qu'il se range à l'avis des Rabbanan.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תַּרְתֵּי — מִשּׁוּם דְּלֵיכָּא לְמִיגְזַר עֲלַיְיהוּ. אֲבָל בֵּיצָה, דְּאִיכָּא לְמִיגְזַר בָּהּ מִשּׁוּם פֵּירוֹת הַנּוֹשְׁרִין וּמִשּׁוּם מַשְׁקִין שֶׁזָּבוּ — אֵימָא מוֹדֶה לְהוּ לְרַבָּנַן, צְרִיכָא.Et si l'on nous avait enseigné seulement ces deux lois, on aurait pu dire qu'il est indulgent parce qu'il n'y a pas lieu de décréter un interdit à leur sujet. Mais pour l'œuf, à propos duquel il y a lieu de décréter à cause des fruits tombés de l'arbre et à cause des liquides qui ont suinté des fruits le jour de fête, on aurait dit qu'il se range à l'avis des Rabbanan, selon lesquels cet œuf reste interdit même le second jour. C'était donc nécessaire.
- תַּנְיָא, כֵּיצַד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה מַתְנֶה אָדָם עַל הַכַּלְכָּלָה בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן וְאוֹכְלָהּ בַּשֵּׁנִי? הָיוּ לְפָנָיו שְׁתֵּי כַּלְכַּלּוֹת שֶׁל טֶבֶל, אוֹמֵר: אִם הַיּוֹם חוֹל וּלְמָחָר קֹדֶשׁ — תְּהֵא זוֹ תְּרוּמָה עַל זוֹ, וְאִם הַיּוֹם קֹדֶשׁ וּלְמָחָר חוֹל — אֵין בִּדְבָרַי כְּלוּם. וְקוֹרֵא עָלֶיהָ שֵׁם, וּמַנִּיחָהּ.Il a été enseigné dans une baraïta : Comment appliquer ce qu'a dit Rabbi Yehouda, qu'un homme pose une condition sur la corbeille le premier jour de la fête et la mange le second ? S'il y avait devant lui deux corbeilles de tevel, il dit : Si aujourd'hui est un jour profane et demain un jour saint, que celle-ci soit terouma (prélèvement donné au Cohen) pour celle-là ; et si aujourd'hui est saint et demain profane, mes paroles sont sans effet. Et il lui attribue le nom de terouma et la met de côté.
- וּלְמָחָר הוּא אוֹמֵר: אִם הַיּוֹם חוֹל — תְּהֵא זוֹ תְּרוּמָה עַל זוֹ, וְאִם הַיּוֹם קֹדֶשׁ — אֵין בִּדְבָרַי כְּלוּם. וְקוֹרֵא עָלֶיהָ שֵׁם וְאוֹכְלָהּ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר. וְכֵן הָיָה רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר בִּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל גָּלִיּוֹת.Et le lendemain, il dit : Si aujourd'hui est un jour profane, que celle-ci soit terouma pour celle-là ; et si aujourd'hui est saint, mes paroles sont sans effet. Et il lui attribue le nom de terouma et la mange, c'est-à-dire qu'il mange l'autre corbeille, puisque la terouma a été prélevée à coup sûr un jour profane. Rabbi Yossé interdit ce procédé. Et de même, Rabbi Yossé interdisait cela même pour les deux jours de fête des exilés (de la diaspora), bien que le second jour ne soit observé qu'en raison d'un doute.
- הָהוּא בַּר טַבְיָא דַּאֲתָא לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא דְּאִתְּצִיד בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן שֶׁל גָּלִיּוֹת, וְאִשְׁתְּחִיט בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי.Un certain jeune cerf fut apporté à la maison du Roch Galouta (l'Exilarque) ; il avait été capturé par un non-Juif le premier jour de fête des exilés et fut abattu le second jour de fête. On se demanda s'il était permis d'en manger, puisque l'un des deux jours était à coup sûr profane.
- רַב נַחְמָן וְרַב חִסְדָּא אֲכַלוּ, רַב שֵׁשֶׁת לָא אֲכַל. אָמַר רַב נַחְמָן: מַאי אֶעֱבֵיד לֵיהּ לְרַב שֵׁשֶׁת דְּלָא אָכֵיל בִּישְׂרָא דְטַבְיָא? אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת: וְהֵיכִי אֵיכוֹל דְּתָנֵי אִיסִי, וְאָמְרִי לַהּ אִיסִי תָּנֵי: וְכֵן הָיָה רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר שְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל גָּלִיּוֹת!Rav Na'hman et Rav 'Hisda en mangèrent ; Rav Chéchet n'en mangea pas. Rav Na'hman dit en plaisantant : Que puis-je faire à Rav Chéchet, qui ne mange pas de viande de cerf ? Rav Chéchet lui dit : Et comment en mangerais-je, alors qu'Issi a enseigné – et certains disent, sur le ton de la surprise : Issi n'a-t-il pas enseigné ? – : Et de même, Rabbi Yossé interdisait pour les deux jours de fête des exilés !
- אָמַר רָבָא: וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא הָכִי קָאָמַר: וְכֵן הָיָה רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר בִּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה בַּגּוֹלָה! אִי הָכִי ״שֶׁל גָּלִיּוֹת״ — ״בַּגּוֹלָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Rava dit : Et quelle est la difficulté ? Peut-être voici ce qu'il veut dire : Et de même, Rabbi Yossé interdisait pour les deux jours de fête de Roch Hachana en exil ; mais pour les autres fêtes, il admettrait l'avis de Rabbi Yehouda. On lui répondit : S'il en est ainsi, au lieu de « des exilés », il aurait fallu dire « en exil » !
- אָמַר רַב אַסִּי: וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא הָכִי קָאָמַר: וְכֵן הָיָה רַבִּי יוֹסֵי עוֹשֶׂה אִיסּוּר שְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל גָּלִיּוֹת, כִּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְרַבָּנַן דְּשָׁרוּ.Rav Assi dit : Et quelle est la difficulté ? Peut-être voici ce qu'il veut dire : Et de même, Rabbi Yossé traitait l'interdit des deux jours de fête des exilés comme les deux jours de fête de Roch Hachana selon les Rabbanan, qui permettent.
- אַשְׁכְּחֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת לְרַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל, אֲמַר לֵיהּ: תָּנֵי מָר מִידֵּי בִּקְדוּשּׁוֹת? אֲמַר לֵיהּ תְּנֵינָא: מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בִּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל גָּלִיּוֹת. אֲמַר לֵיהּ: אִי מַשְׁכַּחַתְּ לְהוּ, לָא תֵּימָא לְהוּ וְלָא מִידֵּי.Rav Chéchet rencontra Rabba bar Chmouel et lui dit : Le Maître a-t-il appris quelque chose au sujet des saintetés (si les deux jours constituent deux saintetés distinctes) ? Il lui dit : Nous avons appris : Rabbi Yossé admet que ce sont deux saintetés pour les deux jours de fête des exilés. Il lui dit : Si tu les rencontres (Rav Na'hman et Rav 'Hisda), ne leur dis rien du tout, de crainte qu'ils ne m'embarrassent d'avoir refusé d'en manger.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: לְדִידִי אֲמַר לִי אַמֵּימָר: הָהוּא בַּר טַבְיָא לָאו אִיתְּצוּדֵי אִיתְּצִיד,Rav Achi dit : À moi, Améimar m'a dit : Ce jeune cerf-là n'avait pas été capturé le jour de fête ;
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