Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא יְטַיֵּיל אָדָם עַל פֶּתַח מְדִינָה כְּדֵי שֶׁיִּכָּנֵס לַמֶּרְחָץ מִיָּד, הָדַר בֵּיהּ!un homme ne doit pas flâner à l'entrée de la ville vers la fin du Chabbat ou de Yom Tov (jour de fête) afin d'entrer aux bains aussitôt après, il se serait rétracté ! Cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) montre que même la simple marche, le Chabbat, en vue d'un besoin d'après Chabbat, est interdite.
- וְלָא הִיא, שְׁמִעַ לֵיהּ וְלָא הֲדַר בֵּיהּ. הָתָם — מוֹכְחָא מִילְּתָא, הָכָא — לָאו מוֹכְחָא מִילְּתָא הִיא.Mais il n'en est rien : il l'a entendue et ne s'est pas rétracté. Là-bas, pour le champ et pour l'entrée de la ville, la chose est évidente aux yeux de tous ; ici, pour l'érouv (dépôt fixant le lieu de résidence chabbatique), la chose n'est pas évidente.
- אִי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן הוּא, אָמְרִינַן: שְׁמַעְתָּא מְשַׁכְתֵּיהּ. וְאִי עַם הָאָרֶץ הוּא, אָמְרִינַן: חַמְרָא אִירְכַס לֵיהּ.Si c'est un tsourba méRabbanan (érudit en Torah), nous disons : son étude l'a entraîné, absorbé, il ne prête pas attention au chemin. Et si c'est un am haarets (homme du peuple), nous disons : son âne s'est perdu, et il est parti le chercher. Rien n'indique donc qu'il va faire un érouv pour le lendemain.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה: עֵירַב בְּרַגְלָיו בְּיוֹם רִאשׁוֹן — מְעָרֵב בְּרַגְלָיו בְּשֵׁנִי. עֵירַב בְּפַת בְּיוֹם רִאשׁוֹן — מְעָרֵב בְּפַת בְּיוֹם שֵׁנִי.Revenons à l'énoncé lui-même : Rav Yehouda a dit : s'il a fait un érouv avec ses pieds le premier jour, il fait un érouv avec ses pieds le second ; s'il a fait un érouv avec du pain le premier jour, il fait un érouv avec du pain le second jour.
- עֵירַב בְּפַת בָּרִאשׁוֹן — מְעָרֵב בְּרַגְלָיו בַּשֵּׁנִי. עֵירַב בְּרַגְלָיו בָּרִאשׁוֹן — אֵין מְעָרֵב בְּפַת בַּשֵּׁנִי, שֶׁאֵין מְעָרְבִין בַּתְּחִלָּה בְּפַת.S'il a fait un érouv avec du pain le premier jour et que celui-ci a été mangé, il fait un érouv avec ses pieds le second. S'il a fait un érouv avec ses pieds le premier jour, il ne fait pas d'érouv avec du pain le second, car on ne fait pas d'érouv au départ avec du pain à Yom Tov pour Chabbat, en raison de l'interdit de préparer de Yom Tov pour Chabbat.
- עֵירַב בְּפַת בְּיוֹם רִאשׁוֹן מְעָרֵב בְּפַת בְּיוֹם שֵׁנִי, אָמַר שְׁמוּאֵל: וּבְאוֹתָהּ הַפַּת. אָמַר רַב אָשֵׁי: דַּיְקָא נָמֵי מַתְנִיתִין, דְּקָתָנֵי: כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? מוֹלִיכוֹ בָּרִאשׁוֹן, וּמַחְשִׁיךְ עָלָיו, וְנוֹטְלוֹ וּבָא לוֹ. בַּשֵּׁנִי, מַחְשִׁיךְ עָלָיו, וְאוֹכְלוֹ וּבָא לוֹ.À propos de : « S'il a fait un érouv avec du pain le premier jour, il fait un érouv avec du pain le second jour », Chmouel a dit : et avec ce même pain. Rav Achi a dit : notre Michna aussi est précise en ce sens, car il est enseigné : « Comment fait-il ? Il l'apporte le premier jour, y reste jusqu'à la tombée de la nuit, le prend et s'en va. Le second jour, il y reste jusqu'à la tombée de la nuit, le mange et s'en va » – ce qui indique qu'il doit utiliser le même pain que la veille.
- וְרַבָּנַן, דִּילְמָא הָתָם — עֵצָה טוֹבָה קָא מַשְׁמַע לַן.Et les Sages ? Ceux qui n'admettent pas l'avis de Chmouel répondent : peut-être que là-bas, elle nous fait entendre un bon conseil, pour éviter d'avoir à préparer un autre érouv.
- מַתְנִי׳ רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רֹאשׁ הַשָּׁנָה שֶׁהָיָה יָרֵא שֶׁמָּא תִּתְעַבֵּר, מְעָרֵב אָדָם שְׁנֵי עֵירוּבִין, וְאוֹמֵר: עֵירוּבִי בָּרִאשׁוֹן לַמִּזְרָח, וּבַשֵּׁנִי לַמַּעֲרָב. בָּרִאשׁוֹן לַמַּעֲרָב, וּבַשֵּׁנִי לַמִּזְרָח. עֵירוּבִי בָּרִאשׁוֹן, וּבַשֵּׁנִי כִּבְנֵי עִירִי. עֵירוּבִי בַּשֵּׁנִי, וּבְרִאשׁוֹן כִּבְנֵי עִירִי. וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.MICHNA : À l'époque où le calendrier était fixé par le tribunal d'après les témoins de la nouvelle lune, on pouvait ignorer si le mois d'Eloul compterait vingt-neuf ou trente jours. Rabbi Yehouda dit : pour Roch Hachana, s'il craignait qu'il – le mois d'Eloul – ne soit allongé, une personne peut faire deux érouvin et dire : « Mon érouv, le premier jour, sera à l'est, et le second à l'ouest » ; « le premier à l'ouest, et le second à l'est » ; « mon érouv vaudra le premier jour, et le second je serai comme les gens de ma ville » ; « mon érouv vaudra le second jour, et le premier je serai comme les gens de ma ville ». Et les Sages ne lui ont pas donné raison.
- וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַתְנֶה אָדָם עַל הַכַּלְכַּלָּה בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן, וְאוֹכְלָהּ בַּשֵּׁנִי.Et Rabbi Yehouda a dit encore : une personne peut poser une condition sur la corbeille de tével (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits) le premier jour de Yom Tov, en disant : si aujourd'hui est profane, ceci est prélevé, et si aujourd'hui est saint, je n'ai rien fait, et il la mange le second jour, après avoir répété la condition, car l'un des deux jours est assurément profane.
- וְכֵן בֵּיצָה שֶׁנּוֹלְדָה בָּרִאשׁוֹן, תֵּאָכֵל בַּשֵּׁנִי. וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.Et de même, un œuf pondu le premier jour sera mangé le second, car l'un des deux jours est assurément profane. Et les Sages ne lui ont pas donné raison.
- רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס אוֹמֵר: הָעוֹבֵר לִפְנֵי הַתֵּיבָה בְּיוֹם טוֹב שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה, אוֹמֵר: ״הַחְלִיצֵנוּ ה׳ אֱלֹהֵינוּ אֶת יוֹם רֹאשׁ הַחֹדֶשׁ הַזֶּה, אִם הַיּוֹם אִם לְמָחָר״. וּלְמָחָר הוּא אוֹמֵר: ״אִם הַיּוֹם אִם אֶמֶשׁ״. וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.Rabbi Dossa ben Harkinas dit : celui qui passe devant l'arche pour diriger la prière le Yom Tov de Roch Hachana dit : « Fortifie-nous, Hachem notre D.ieu, en ce jour de néoménie, que ce soit aujourd'hui, que ce soit demain. » Et le lendemain, il dit : « que ce soit aujourd'hui, que ce soit hier. » Et les Sages ne lui ont pas donné raison.
- גְּמָ׳ מַאן ״לֹא הוֹדוּ לוֹ״? אָמַר רַב: רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּתַנְיָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה שֶׁהָיָה יָרֵא שֶׁמָּא תִּתְעַבֵּר, מְעָרֵב אָדָם שְׁנֵי עֵירוּבִין, וְאוֹמֵר: עֵירוּבִי בָּרִאשׁוֹן לַמִּזְרָח, וּבַשֵּׁנִי לַמַּעֲרָב. בָּרִאשׁוֹן לַמַּעֲרָב, וּבַשֵּׁנִי לַמִּזְרָח. עֵירוּבִי בָּרִאשׁוֹן, וּבַשֵּׁנִי כִּבְנֵי עִירִי. עֵירוּבִי בַּשֵּׁנִי, וּבָרִאשׁוֹן כִּבְנֵי עִירִי. רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר.GUEMARA : Qui sont ceux qui « ne lui ont pas donné raison » ? Rav a dit : c'est Rabbi Yossé, car il a été enseigné dans une baraïta : les Sages reconnaissent à Rabbi Eliézer, pour Roch Hachana, que s'il craignait qu'il ne soit allongé, une personne peut faire deux érouvin et dire : « Mon érouv, le premier jour, à l'est, et le second à l'ouest » ; « le premier à l'ouest, et le second à l'est » ; « mon érouv le premier jour, et le second comme les gens de ma ville » ; « mon érouv le second jour, et le premier comme les gens de ma ville ». Rabbi Yossé interdit.
- אָמַר לָהֶן רַבִּי יוֹסֵי: אִי אַתֶּם מוֹדִים שֶׁאִם בָּאוּ עֵדִים מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה, שֶׁנּוֹהֲגִין אוֹתוֹ הַיּוֹם קֹדֶשׁ וּלְמָחָר קֹדֶשׁ?!Rabbi Yossé leur a dit : Ne reconnaissez-vous pas que si des témoins sont venus à partir de min'ha (l'après-midi) et au-delà, le premier jour, leur témoignage n'est plus reçu ce jour-là, et l'on observe ce jour comme saint et le lendemain comme saint ? Il en ressort que les deux jours ne sont pas observés par simple doute, mais forment une seule sainteté, que l'on ne peut diviser.
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