Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: נְתָנוֹ בְּמִגְדָּל, וְנָעַל בְּפָנָיו וְאָבַד הַמַּפְתֵּחַ — הֲרֵי זֶה עֵירוּב. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל בְּשַׁבָּת — אֵין עֵירוּבוֹ עֵירוּב. נִמְצָא הַמַּפְתֵּחַ, בֵּין בָּעִיר בֵּין בַּשָּׂדֶה — אֵין עֵירוּבוֹ עֵירוּב. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בָּעִיר — עֵירוּבוֹ עֵירוּב, בַּשָּׂדֶה — אֵין עֵירוּבוֹ עֵירוּב.Il manque quelque chose à la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), et voici ce qu'elle enseigne : s'il l'a placé dans une armoire, a fermé à clé devant lui et que la clé s'est perdue, c'est un érouv (la nourriture déposée pour fixer le lieu de résidence de Chabbat) valable. À propos de quoi cela a-t-il été dit ? Pour le Yom Tov (jour de fête) ; mais pour Chabbat, son érouv n'est pas un érouv. Si la clé a été retrouvée, que ce soit en ville ou dans les champs, son érouv n'est pas un érouv. Rabbi Eliézer dit : en ville, son érouv est un érouv ; dans les champs, son érouv n'est pas un érouv.
- בָּעִיר — עֵירוּבוֹ עֵירוּב, כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר: אֶחָד גַּגּוֹת וְאֶחָד חֲצֵירוֹת וְאֶחָד קַרְפֵּיפוֹת — רְשׁוּת אַחַת הֵן לְכֵלִים שֶׁשָּׁבְתוּ בְּתוֹכָן. בַּשָּׂדֶה אֵין עֵירוּבוֹ עֵירוּב — כְּרַבָּנַן.En ville, son érouv est un érouv, conformément à Rabbi Chimon, qui a dit : les toits, les cours et les enclos (karpéfot) forment un seul domaine pour les ustensiles qui s'y trouvaient au début de Chabbat. Dans les champs, son érouv n'est pas un érouv, conformément aux Rabbanan, à cause de l'interdit de transporter dans une karmelit (domaine intermédiaire).
- רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הָכָא בְּמִגְדָּל שֶׁל עֵץ עָסְקִינַן, דְּמָר סָבַר: כְּלִי הוּא, וְאֵין בִּנְיָן בְּכֵלִים וְאֵין סְתִירָה בְּכֵלִים. וּמָר סָבַר: אֹהֶל הוּא.Autre explication : Rabba et Rav Yossef ont dit tous deux : nous traitons ici d'une armoire en bois, car l'un pense que c'est un ustensile, et qu'il n'y a ni construction pour les ustensiles ni démolition pour les ustensiles ; on peut donc la percer pour accéder à l'érouv. Et l'autre, Rabbi Eliézer, pense que c'est une tente, c'est-à-dire que, vu sa taille, elle a le statut d'un bâtiment.
- וּבִפְלוּגְתָּא דְהָנֵי תַנָּאֵי, דִּתְנַן: הִקִּישׁ עַל גַּבֵּי שִׁידָּה תֵּיבָה וּמִגְדָּל — טְמֵאִין. רַבִּי נְחֶמְיָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מְטַהֲרִין.Et ils suivent la divergence de ces Tannaïm, car nous avons appris dans une Michna, à propos du zav (homme atteint d'un écoulement), qui rend impur un objet en le déplaçant même sans le toucher : s'il a frappé sur une voiture, une caisse ou une armoire, elles sont temé'ot (impures). Rabbi Ne'hémia et Rabbi Chimon les déclarent tehorot (pures).
- מַאי לָאו, בְּהָא קָמִפַּלְגִי: מָר סָבַר — כְּלִי הוּא, וּמָר סָבַר — אֹהֶל הוּא.Ne divergent-ils pas sur ceci : l'un pense que c'est un ustensile, et l'autre pense que c'est une tente, qui ne contracte pas d'impureté ?
- אָמַר אַבָּיֵי: וְתִיסְבְּרָא? וְהָתַנְיָא: אֹהֶל וְנִיסָּט — טָמֵא, כְּלִי וְאֵינוֹ נִיסָּט — טָהוֹר. וְקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם הָיוּ נִיסּוֹטִין — טְמֵאִים, זֶה הַכְּלָל: נִיסָּט מֵחֲמַת כֹּחוֹ — טָמֵא, מֵחֲמַת רְעָדָה — טָהוֹר!Abayé a dit : et le penses-tu ? Or il a été enseigné dans une baraïta : une tente qui a été déplacée est temé'a ; un ustensile qui n'a pas été déplacé est tahor. Et il est enseigné dans la dernière partie : et s'ils ont été déplacés, ils sont temé'im. Voici la règle : ce qui a été déplacé par sa force est tamé ; par une vibration, c'est tahor ! Le critère n'est donc pas la distinction entre tente et ustensile.
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: דְּכוּלֵּי עָלְמָא הֶיסֵּט מֵחֲמַת כֹּחוֹ — טָמֵא, מֵחֲמַת רְעָדָה — טָהוֹר. וְהָכָא בִּרְעָדָה מֵחֲמַת כֹּחוֹ עָסְקִינַן, וּבְהָא קָא מִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר — הָוֵי הֶיסֵּט, וּמָר סָבַר — לָא הָוֵי הֶיסֵּט.Mais Abayé a dit : tous s'accordent à dire que ce qui a été déplacé par sa force est tamé, et par une vibration, tahor. Et nous traitons ici d'une vibration due à sa force, lorsqu'il a frappé sur l'objet lui-même, qui a vibré sans se déplacer. Et ils divergent sur ceci : l'un pense que c'est un déplacement, et l'autre pense que ce n'est pas un déplacement.
- וּמַתְנִיתִין בְּמַאי מוֹקְמִינַן לַהּ? אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בְּמַנְעוּל וּקְטִיר בְּמִתְנָא עָסְקִינַן, וּבָעֵי סַכִּינָא לְמִיפְסְקֵיהּ.Et notre Michna, comment l'établissons-nous ? Abayé et Rava ont dit tous deux : nous traitons d'un cadenas attaché par une corde, et il faut un couteau pour la couper, faute de clé.
- תַּנָּא קַמָּא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: כָּל הַכֵּלִים נִיטָּלִין בְּשַׁבָּת, חוּץ מִמַּסָּר הַגָּדוֹל וְיָתֵד שֶׁל מַחֲרֵישָׁה.Le premier Tanna pense comme Rabbi Yossé, qui a dit : tous les ustensiles peuvent être déplacés pendant Chabbat, sauf la grande scie et le soc de la charrue. On peut donc prendre un couteau et couper la corde.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי נְחֶמְיָה, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ טַלִּית אֲפִילּוּ תַּרְווֹד — אֵין נִיטָּלִין אֶלָּא לְצוֹרֶךְ תַּשְׁמִישָׁן.Et Rabbi Eliézer pense comme Rabbi Ne'hémia, qui a dit : même un manteau, même une cuillère ne se déplacent que pour leur usage propre. Or un couteau ne sert pas à couper des cordes.
- מַתְנִי׳ נִתְגַּלְגֵּל חוּץ לַתְּחוּם, נָפַל עָלָיו גַּל אוֹ נִשְׂרַף, תְּרוּמָה וְנִטְמֵאת, מִבְּעוֹד יוֹם — אֵינוֹ עֵירוּב. מִשֶּׁחָשֵׁיכָה — הֲרֵי זֶה עֵירוּב.Michna (enseignement des Tannaïm). S'il a roulé hors de la limite de Chabbat, si un tas de pierres est tombé dessus, ou s'il a été brûlé, ou s'il s'agissait de terouma (prélèvement donné au Cohen) et qu'elle est devenue impure : si c'est pendant le jour, ce n'est pas un érouv ; si c'est après la tombée de la nuit, c'est un érouv.
- אִם סָפֵק, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמְרִים: הֲרֵי זֶה חַמָּר גַּמָּל.S'il y a un doute, Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda disent : il est à la fois ânier et chamelier, c'est-à-dire tiré dans deux directions opposées : il ne peut se déplacer que dans l'espace compris dans les deux mille coudées de ses deux lieux possibles de résidence.
- רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: סְפֵק עֵירוּב כָּשֵׁר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אַבְטוּלְמוֹס הֵעִיד מִשּׁוּם חֲמִשָּׁה זְקֵנִים עַל סְפֵק עֵירוּב שֶׁכָּשֵׁר.Rabbi Yossé et Rabbi Chimon disent : un érouv douteux est valable. Rabbi Yossé a dit : Avtolmos a témoigné au nom de cinq Anciens, à propos d'un érouv douteux, qu'il est valable.
- גְּמָ׳ נִתְגַּלְגֵּל חוּץ לַתְּחוּם. אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּתְגַּלְגֵּל חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת, אֲבָל לְתוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת — הַנּוֹתֵן עֵירוּבוֹ יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת.Guemara (discussion des Amoraïm). S'il a roulé hors de la limite. Rava a dit : ils ne l'ont enseigné que s'il a roulé à plus de quatre coudées ; mais à moins de quatre coudées, l'érouv est valable, car celui qui dépose son érouv dispose de quatre coudées.
- נָפַל עָלָיו גַּל וְכוּ׳. קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ דְּאִי בָּעֵי מָצֵי שָׁקֵיל לֵיהּ.Si un tas est tombé dessus, etc. Tu pensais qu'il s'agit du cas où, s'il le voulait, il pourrait le prendre, l'obstacle n'étant que l'interdit rabbinique de manipuler des pierres.
- לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי, דְּאִי כְּרַבִּי, הָאָמַר: כָּל דָּבָר שֶׁהוּא מִשּׁוּם שְׁבוּת — לֹא גָּזְרוּ עָלָיו בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת.Disons que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi (Yehouda HaNassi), car si elle était conforme à Rabbi, n'a-t-il pas dit : tout ce qui relève du chevout (interdit rabbinique) n'a pas fait l'objet d'un décret au crépuscule ?
- אֲפִילּוּ תֵּימָא כְּרַבִּי, לָא צְרִיכָא, דְּבָעֵי מָרָא וַחֲצִינָא.Tu peux même dire qu'elle est conforme à Rabbi : cela n'est nécessaire que s'il faut une pioche et une bêche pour le dégager, ce qui constitue un travail interdit par la Torah.
- וּצְרִיכִי. דְּאִי תְּנָא ״נִתְגַּלְגֵּל״ — מִשּׁוּם דְּלֵיתָא גַּבֵּיהּ. אֲבָל נָפַל עָלָיו גַּל, דְּאִיתֵיהּ גַּבֵּיהּ — אֵימָא לֶיהֱוֵי עֵירוּב.Et les deux cas sont nécessaires. Car s'il avait enseigné seulement « il a roulé », c'est parce qu'il n'est pas auprès de lui ; mais si un tas est tombé dessus, comme il est auprès de lui, j'aurais dit que ce soit un érouv.
- וְאִי תְּנָא ״נָפַל עָלָיו גַּל״ — מִשּׁוּם דְּמִיכַּסֵּי. אֲבָל נִתְגַּלְגֵּל, זִימְנִין דְּאָתֵי זִיקָא וּמַיְיתֵי לֵיהּ — אֵימָא לֶיהֱוֵי עֵירוּב צְרִיכָא.Et s'il avait enseigné seulement « un tas est tombé dessus », c'est parce qu'il est couvert ; mais s'il a roulé, comme il arrive que le vent vienne et le ramène, j'aurais dit que ce soit un érouv. Ils sont donc nécessaires.
- אוֹ נִשְׂרַף, תְּרוּמָה וְנִטְמֵאת. לְמָה לִי? תְּנָא נִשְׂרַף —Ou s'il a été brûlé, de la terouma qui est devenue impure. Pourquoi ai-je besoin des deux, puisque dans les deux cas l'érouv n'est plus mangeable ? Il a enseigné « brûlé »
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