Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבִּי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה.Et Rabbi (Yehouda HaNassi) pense comme Rabbi Méïr, et il pense aussi comme Rabbi Yehouda.
- סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר חוֹקְקִין לְהַשְׁלִים.Il pense comme Rabbi Méïr, qui a dit, à propos d'un porche voûté dont la partie droite fait trois téfa'him (palmes) de haut et l'ensemble dix : même si, à la hauteur de dix téfa'him, la voûte a moins de quatre téfa'him de large, on la considère comme si l'on y creusait pour compléter la mesure. De même ici, le panier complète l'arbre jusqu'à une largeur de quatre téfa'him.
- וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר בָּעִינַן עֵירוּב עַל גַּבֵּי מְקוֹם אַרְבָּעָה, וְלֵיכָּא.Et il pense aussi comme Rabbi Yehouda, qui a dit : il nous faut que l'érouv (la nourriture déposée pour fixer le lieu de résidence de Chabbat) repose sur un emplacement de quatre téfa'him sur quatre, et il n'y en a pas ici sans compter le panier.
- מַאי רַבִּי יְהוּדָה? דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נָעַץ קוֹרָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִנִּיחַ עֵירוּבוֹ עָלֶיהָ, גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וּרְחָבָה אַרְבָּעָה — עֵירוּבוֹ עֵירוּב, וְאִם לָאו — אֵין עֵירוּבוֹ עֵירוּב.Quel est cet enseignement de Rabbi Yehouda ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : si quelqu'un a planté une poutre dans le domaine public et a posé son érouv dessus, alors, si elle est haute de dix téfa'him et large de quatre, son érouv est un érouv valable ; et sinon, son érouv n'est pas un érouv.
- אַדְּרַבָּה, הוּא וְעֵירוּבוֹ בִּמְקוֹם אֶחָד! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה — צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בְּרֹאשָׁהּ אַרְבָּעָה, אֵין גְּבוֹהָה עֲשָׂרָה — אֵין צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בְּרֹאשָׁהּ אַרְבָּעָה.La Guemara s'étonne : Au contraire ! Si la poutre n'a pas dix téfa'him de haut, l'érouv devrait être valable, car lui et son érouv sont au même endroit, dans le domaine public ! Mais voici ce qu'il veut dire : si elle est haute de dix téfa'him, il faut que son sommet ait quatre téfa'him de large ; si elle n'est pas haute de dix téfa'him, il n'est pas nécessaire que son sommet ait quatre téfa'him, car elle fait partie du domaine public.
- כְּמַאן? דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נָעַץ קָנֶה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִנִּיחַ בְּרֹאשׁוֹ טְרַסְקָל, וְזָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו — חַיָּיב!Selon qui Ravina a-t-il expliqué que le panier complète la mesure de l'arbre sans en faire pour autant un domaine privé ? Cela n'est pas conforme à Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : si quelqu'un a planté un roseau dans le domaine public, a placé à son sommet une corbeille (teraskal) de quatre téfa'him de large, puis a lancé un objet depuis le domaine public et que celui-ci s'est posé dessus, il est passible, car il l'a transféré du domaine public au domaine privé !
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, הָתָם — הָדְרָן מְחִיצָתָא. הָכָא — לָא הָדְרָן מְחִיצָתָא.La Guemara rejette cette preuve : Tu peux même dire que Ravina suit Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda. Là-bas, dans le cas de la corbeille posée sur le roseau, les parois entourent le roseau de tous côtés et, en les prolongeant fictivement jusqu'au sol, on obtient un domaine privé. Ici, dans le cas du panier suspendu à l'arbre, les parois n'entourent pas l'arbre.
- רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר: שָׁאנֵי כַּלְכַּלָּה, הוֹאִיל וְיָכוֹל לִנְטוֹתָהּ וְלַהֲבִיאָהּ לְתוֹךְ עֲשָׂרָה.Rabbi Yirmeya a dit une tout autre explication : le panier est différent, puisqu'on peut l'incliner et l'amener à moins de dix téfa'him du sol, et retirer ainsi l'érouv sans le transporter d'un domaine à l'autre.
- יָתֵיב רַב פָּפָּא וְקָא אָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֵיתִיבֵיהּ רַב בַּר שַׁבָּא לְרַב פָּפָּא: כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? מוֹלִיכוֹ בָּרִאשׁוֹן וּמַחְשִׁיךְ עָלָיו, וְנוֹטְלוֹ וּבָא לוֹ. בַּשֵּׁנִי, מַחְשִׁיךְ עָלָיו וְאוֹכְלוֹ, וּבָא לוֹ.Rav Pappa était assis et énonçait cet enseignement. Rav bar Chaba a objecté à Rav Pappa, à partir de cette Michna : Comment fait-on lorsqu'un Yom Tov (jour de fête) tombe la veille de Chabbat et que l'on veut un érouv valable pour les deux jours ? On l'apporte à l'endroit choisi le premier jour, c'est-à-dire la veille du Yom Tov, on reste auprès de lui jusqu'à la tombée de la nuit, puis on le prend et on s'en va, de peur qu'il ne se perde avant Chabbat. Le second jour, c'est-à-dire le vendredi après-midi, on le rapporte au même endroit, on reste auprès de lui jusqu'à la tombée de la nuit, on le mange et on s'en va.
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