Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשֶׁל סוֹפְרִים — חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה — חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ.Pour ce qui est des Scribes (lois rabbiniques), il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission. Et Rav Chéchèt a dit : pour l'un comme pour l'autre, il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דִּתְנַן: מִשֶּׁקָּרַב הָעוֹמֶר, הוּתַּר הֶחָדָשׁ מִיָּד.Rav Chéchèt a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car nous avons appris dans une Michna : dès que le Omer (offrande de la nouvelle orge, le deuxième jour de Pessa'h) a été offert, le 'hadach (la nouvelle récolte) est aussitôt permis.
- וְהָרְחוֹקִים מוּתָּרִים מֵחֲצוֹת הַיּוֹם וְאֵילָךְ. וְהָא חָדָשׁ דְּאוֹרָיְיתָא הוּא, וְקָתָנֵי: הָרְחוֹקִים מוּתָּרִין מֵחֲצוֹת הַיּוֹם וְאֵילָךְ. לָאו מִשּׁוּם חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ?Et ceux qui sont éloignés de Jérusalem y sont autorisés à partir de la mi-journée. Or le 'hadach est bien un interdit de la Torah, et il est enseigné : ceux qui sont éloignés y sont autorisés à partir de la mi-journée. N'est-ce pas en raison de la présomption que l'émissaire accomplit sa mission ? Les Cohanim sont en effet nos émissaires.
- וְרַב נַחְמָן? הָתָם כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא — לְפִי שֶׁיּוֹדְעִין שֶׁאֵין בֵּית דִּין מִתְעַצְּלִין בּוֹ.Et Rav Na'hman ? Il répond : là-bas, c'est comme la raison enseignée : parce qu'ils savent que le tribunal ne s'y montre pas négligent.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּקָתָנֵי טַעְמָא לְפִי שֶׁיּוֹדְעִין שֶׁאֵין בֵּית דִּין מִתְעַצְּלִין בּוֹ. בֵּית דִּין הוּא דְּלָא מִתְעַצְּלִין בּוֹ — הָא שְׁלִיחַ מִתְעַצֵּל בּוֹ!Et certains disent une autre version : Rav Na'hman a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car il est enseigné comme raison : parce qu'ils savent que le tribunal ne s'y montre pas négligent. C'est le tribunal qui ne s'y montre pas négligent ; donc un émissaire s'y montrerait négligent !
- וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר לָךְ: בֵּית דִּין עַד פַּלְגֵיהּ דְּיוֹמָא, שָׁלִיחַ כּוּלֵּי יוֹמָא.Et Rav Chéchèt te dira : pour le tribunal, on se fie à lui jusqu'au milieu du jour ; pour un émissaire, toute la journée.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּתַנְיָא: הָאִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ לֵידָה אוֹ זִיבָה, מְבִיאָה מָעוֹת וְנוֹתֶנֶת בַּשּׁוֹפָר, וְטוֹבֶלֶת וְאוֹכֶלֶת בַּקֳּדָשִׁים לָעֶרֶב. מַאי טַעְמָא — לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ.Rav Chéchèt a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné dans une baraïta : la femme tenue d'une offrande d'accouchement ou de ziva (écoulement impur) apporte de l'argent et le met dans le tronc (chofar), s'immerge et mange des offrandes saintes le soir. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que nous disons qu'il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission ?
- וְרַב נַחְמָן? הָתָם כִּדְרַב שְׁמַעְיָה, דְּאָמַר רַב שְׁמַעְיָה: חֲזָקָה אֵין בֵּית דִּין שֶׁל כֹּהֲנִים עוֹמְדִים מִשָּׁם עַד שֶׁיִּכְלוּ כׇּל מָעוֹת שֶׁבַּשּׁוֹפָר.Et Rav Na'hman ? Il répond : là-bas, c'est selon Rav Chemaya, car Rav Chemaya a dit : il y a présomption que le tribunal des Cohanim ne se lève pas de là avant d'avoir épuisé tout l'argent qui est dans le tronc.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״צֵא וְלַקֵּט לְךָ תְּאֵנִים מִתְּאֵנָתִי״ — אוֹכֵל מֵהֶן עֲרַאי וּמְעַשְּׂרָן וַדַּאי. ״מַלֵּא לְךָ כַּלְכַּלָּה זֹה תְּאֵנִים מִתְּאֵנָתִי״ — אוֹכֵל מֵהֶן עֲרַאי וּמְעַשְּׂרָן דְּמַאי.Rav Chéchèt a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné : celui qui dit à son prochain : « Sors et cueille-toi des figues de mon figuier », il en mange de façon occasionnelle et les rend dîmées de façon certaine. S'il dit : « Remplis-toi ce panier de figues de mon figuier », il en mange de façon occasionnelle et les rend dîmées comme démaï (produit dont on doute que les prélèvements aient été effectués).
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעַם הָאָרֶץ, אֲבָל בְּחָבֵר — אוֹכֵל וְאֵינוֹ צָרִיךְ לְעַשֵּׂר, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעַם הָאָרֶץ, אֲבָל בְּחָבֵר — אֵינוֹ אוֹכֵל עַד שֶׁיְּעַשֵּׂר, לְפִי שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ חֲבֵרִים לִתְרוֹם שֶׁלֹּא מִן הַמּוּקָּף.En quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour un am haarets (ignorant peu scrupuleux sur les dîmes), mais pour un 'haver (compagnon scrupuleux), il mange et n'a pas besoin de dîmer : telles sont les paroles de Rabbi. Rabban Chimon ben Gamliel dit : en quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour un am haarets, mais pour un 'haver, il ne mange pas avant de dîmer, car les 'haverim ne sont pas soupçonnés de prélever la terouma sur ce qui n'est pas à proximité (moukaf).
- אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דְּבָרַי מִדִּבְרֵי אַבָּא. מוּטָב שֶׁיֵּחָשְׁדוּ חֲבֵרִים לִתְרוֹם שֶׁלֹּא מִן הַמּוּקָּף, וְלֹא יַאֲכִילוּ לְעַמֵּי הָאָרֶץ טְבָלִים.Rabbi a dit : mes paroles paraissent plus justes que celles de mon père. Mieux vaut que les 'haverim soient soupçonnés de prélever la terouma sur ce qui n'est pas à proximité, et qu'ils ne fassent pas manger aux amei haarets du tével (produit non prélevé).
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא דְּמָר סָבַר: נֶחְשְׁדוּ, וּמָר סָבַר: לֹא נֶחְשְׁדוּ. אֲבָל כּוּלֵּי עָלְמָא: חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ.Ils ne divergent qu'en ceci : un Maître pense : ils sont soupçonnés, et l'autre Maître pense : ils ne sont pas soupçonnés. Mais tous admettent qu'il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission.
- וְרַב נַחְמָן, הָתָם כִּדְרַב חֲנִינָא חוֹזָאָה, דְּאָמַר רַב חֲנִינָא חוֹזָאָה: חֲזָקָה הוּא עַל חָבֵר שֶׁאֵינוֹ מוֹצִיא דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְתוּקָּן מִתַּחַת יָדוֹ.Et Rav Na'hman ? Il répond : là-bas, c'est selon Rav 'Hanina 'Hozaa, car Rav 'Hanina 'Hozaa a dit : il y a présomption à propos d'un 'haver qu'il ne laisse pas sortir de sa main une chose non rectifiée.
- אָמַר מָר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעַם הָאָרֶץ, אֲבָל בְּחָבֵר — אוֹכֵל וְאֵינוֹ צָרִיךְ לְעַשֵּׂר, דִּבְרֵי רַבִּי.Le Maître a dit : en quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour un am haarets, mais pour un 'haver, il mange et n'a pas besoin de dîmer : telles sont les paroles de Rabbi.
- הַאי עַם הָאָרֶץ, דְּקָאֲמַר לֵיהּ לְמַאן? אִילֵימָא דְּקָאָמַר לְעַם הָאָרֶץ חַבְרֵיהּ — מְעַשְּׂרָן דְּמַאי, מִי צָיֵית? אֶלָּא בְּעַם הָאָרֶץ דְּקָאֲמַר לֵיהּ לְחָבֵר. אֵימָא סֵיפָא: נִרְאִין דְּבָרַי מִדִּבְרֵי אַבָּא, מוּטָב שֶׁיֵּחָשְׁדוּ חֲבֵרִים לִתְרוֹם שֶׁלֹּא מִן הַמּוּקָּף וְאַל יַאֲכִילוּ לְעַמֵּי הָאָרֶץ טְבָלִין. עַמֵּי הָאָרֶץ מַאי בָּעֵי הָתָם?Cet am haarets, à qui parle-t-il ? Si tu dis qu'il parle à un am haarets son compagnon, comment dire : il les rend dîmées comme démaï ? Va-t-il obéir ? Mais plutôt, il s'agit d'un am haarets qui parle à un 'haver. Dis alors la fin : mes paroles paraissent plus justes que celles de mon père, mieux vaut que les 'haverim soient soupçonnés de prélever la terouma sur ce qui n'est pas à proximité et qu'ils ne fassent pas manger aux amei haarets du tével. Que viennent faire là les amei haarets ?
- אָמַר רָבִינָא: רֵישָׁא — בְּעַם הָאָרֶץ שֶׁאָמַר לְחָבֵר, סֵיפָא — בְּחָבֵר שֶׁאָמַר לְעַם הָאָרֶץ, וְחָבֵר אַחֵר שׁוֹמְעוֹ. רַבִּיRavina a dit : le début traite d'un am haarets qui a parlé à un 'haver ; la fin, d'un 'haver qui a parlé à un am haarets, et qu'un autre 'haver a entendu. Rabbi
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