Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֶת אַכְסַנְיָא דְּמַאי.et l'on peut aussi nourrir les soldats logés chez l'habitant (akhsanya) de démaï (produit dont on doute que les prélèvements aient été effectués).
- אָמַר רַב הוּנָא: תָּנָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי.Rav Houna a dit : il a été enseigné ceci : Beit Chamaï disent : on ne nourrit pas les pauvres de démaï, et Beit Hillel disent : on nourrit les pauvres de démaï.
- וּבְמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁנִּטְּלָה כּוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁבֳּלִין, וְנִטְּלָה מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר, וְלֹא נִטְּלָה מִמֶּנּוּ תְּרוּמָה גְּדוֹלָה.Nous avons appris dans la Michna : on peut faire un érouv (repas déposé pour étendre le domaine de Chabbat) avec la première dîme dont on a prélevé, la terouma etc. La Guemara s'étonne : c'est évident ! Elle répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où le Lévi a devancé le Cohen alors que le grain était encore dans les épis, et qu'on en a prélevé la terouma de la dîme, mais qu'on n'en a pas prélevé la terouma guedola (le grand prélèvement dû au Cohen).
- וְכִדְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁבֳּלִין — פָּטוּר מִתְּרוּמָה גְּדוֹלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַהֲרֵמוֹתֶם מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת ה׳ מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר״. מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא תְּרוּמָה גְּדוֹלָה וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר.Et cela est conforme à ce que Rabbi Abahou a dit au nom de Rech Lakich, car Rabbi Abahou a dit au nom de Rech Lakich : la première dîme que le Lévi a devancée dans les épis est exempte de terouma guedola, comme il est dit : « Et vous en prélèverez la terouma de Hachem, une dîme de la dîme » (Nombres 18, 26) : D.ieu dit en quelque sorte : c'est une dîme de la dîme que Je t'ai dite de prélever, et non la terouma guedola et la terouma de la dîme, de la dîme.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ הִקְדִּימוֹ בִּכְרִי נָמֵי! אֲמַר לֵיהּ: עָלֶיךָ אָמַר קְרָא: ״מִכֹּל מַעְשְׂרוֹתֵיכֶם תָּרִימוּ אֵת כׇּל תְּרוּמַת ה׳״.Rav Pappa a dit à Abayé : s'il en est ainsi, même si le Lévi a devancé le Cohen dans le tas de grain battu, il devrait aussi être exempt ! Abayé lui a dit : c'est à ton sujet que le verset dit : « De toutes vos dîmes, vous prélèverez toute la terouma de Hachem » (Nombres 18, 29).
- וּמָה רָאִיתָ? הַאי — אִידְּגַן, וְהַאי — לָא אִידְּגַן.Rav Pappa demande : et qu'as-tu vu pour appliquer un verset à l'exemption et l'autre à l'obligation ? Abayé répond : celui-ci, mis en tas, est devenu du grain, et celui-là, encore en épis, n'est pas devenu du grain.
- וּבְמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּפְדּוּ. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, שֶׁנָּתַן אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא נָתַן אֶת הַחוֹמֶשׁ. וְקָא מַשְׁמַע לַן דְּאֵין הַחוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.La Michna enseigne : on peut faire un érouv avec la seconde dîme et un bien consacré (hékdèch) qui ont été rachetés. C'est évident ! Elle répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où il a donné le principal mais n'a pas donné le cinquième supplémentaire. Et la Michna vient nous apprendre que le cinquième n'empêche pas le rachat.
- אֲבָל לֹא בְּטֶבֶל. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, בְּטֶבֶל טָבוּל מִדְּרַבָּנַן, וּכְגוֹן שֶׁזְּרָעוֹ בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב.Mais pas avec du tével (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits). C'est évident ! Elle répond : ce n'est nécessaire que pour du tével qui est tével d'ordre rabbinique, comme lorsqu'on l'a semé dans un pot non percé.
- וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְּרוּמָתוֹ. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, שֶׁהִקְדִּימוֹ בִּכְרִי, וְנִטְּלָה מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר וְלֹא נִטְּלָה מִמֶּנּוּ תְּרוּמָה גְּדוֹלָה.Et pas avec une première dîme dont on n'a pas prélevé la terouma. C'est évident ! Elle répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où le Lévi a devancé le Cohen dans le tas, et qu'on en a prélevé la terouma de la dîme, mais qu'on n'en a pas prélevé la terouma guedola.
- מַהוּ דְּתֵימָא כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי. קָא מַשְׁמַע לַן כִּדְשַׁנִּי לֵיהּ.Tu aurais pu dire que la règle est comme ce que Rav Pappa a dit à Abayé ; elle vient nous apprendre qu'il en va comme Abayé lui a répondu.
- וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ. פְּשִׁיטָא!Et pas avec la seconde dîme et un bien consacré qui n'ont pas été rachetés. C'est évident !
- לָא צְרִיכָא, שֶׁפְּדָאָן, וְלֹא פְּדָאָן כְּהִלְכָתָן: מַעֲשֵׂר — שֶׁפְּדָאוֹ עַל גַּב אֲסִימוֹן, וְרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף״ — כֶּסֶף שֶׁיֵּשׁ עָלָיו צוּרָה.Elle répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où il les a rachetés, mais ne les a pas rachetés selon leur règle : la dîme, qu'il a rachetée sur un assimon (pièce non frappée), alors que le Miséricordieux a dit : « Et tu lieras (vetsarta) l'argent » (Deutéronome 14, 25), ce qui enseigne qu'il faut un argent qui porte une effigie (tsoura).
- הֶקְדֵּשׁ — שֶׁחִילְּלוֹ עַל גַּב קַרְקַע, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְנָתַן הַכֶּסֶף וְקָם לוֹ״.Le bien consacré, qu'il a racheté sur un terrain, car le Miséricordieux a dit : « Il donnera l'argent et cela lui restera acquis » (voir Lévitique 27, 19).
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹלֵחַ עֵירוּבוֹ בְּיַד חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, אוֹ בְּיַד מִי שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בְּעֵירוּב — אֵינוֹ עֵירוּב. וְאִם אָמַר לְאַחֵר לְקַבְּלוֹ מִמֶּנּוּ — הֲרֵי זֶה עֵירוּב.MICHNA : Celui qui envoie son érouv par la main d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur, ou par la main de celui qui ne reconnaît pas l'érouv : ce n'est pas un érouv. Mais s'il a dit à un autre de le recevoir de lui, c'est un érouv.
- גְּמָ׳ וְקָטָן לָא? וְהָאָמַר רַב הוּנָא: קָטָן גּוֹבֶה אֶת הָעֵירוּב! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּעֵירוּבֵי תְּחוּמִין, כָּאן בְּעֵירוּבֵי חֲצֵירוֹת.GUEMARA : Et un mineur, non ? Mais Rav Houna n'a-t-il pas dit : un mineur collecte l'érouv auprès des habitants de la cour ! Ce n'est pas difficile : ici, dans la Michna, il s'agit d'érouvé te'houmin (érouv des limites de Chabbat) ; là, chez Rav Houna, d'érouvé 'hatsérot (érouv des cours).
- אוֹ בְּיַד מִי שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בְּעֵירוּב. מַאן? אָמַר רַב חִסְדָּא: כּוּתָאֵי.Ou par la main de celui qui ne reconnaît pas l'érouv. Qui est-ce ? Rav 'Hisda a dit : des Couthéens (Samaritains).
- וְאִם אָמַר לְאַחֵר לְקַבְּלוֹ הֵימֶנּוּ, הֲרֵי זֶה עֵירוּב. וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא לָא מַמְטֵי לֵיהּ? כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא בְּעוֹמֵד וְרוֹאֵהוּ, הָכָא נָמֵי — בְּעוֹמֵד וְרוֹאֵהוּ.Et s'il a dit à un autre de le recevoir de lui, c'est un érouv. La Guemara objecte : mais craignons que peut-être il ne le lui apporte pas ! Elle répond : comme l'a dit Rav 'Hisda : lorsqu'il se tient et le regarde ; ici aussi, lorsqu'il se tient et le regarde.
- וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא לָא שָׁקֵיל מִינֵּיהּ? כִּדְאָמַר רַב יְחִיאֵל: חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ, הָכָא נָמֵי — חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ.Mais craignons que peut-être l'autre ne le prenne pas de lui ! Elle répond : comme l'a dit Rav Yé'hiel : il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission ; ici aussi, il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission.
- וְהֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַב חִסְדָּא וְרַב יְחִיאֵל? אַהָא אִתְּמַר, דְּתַנְיָא: נְתָנוֹ לַפִּיל וְהוֹלִיכוֹ, לַקּוֹף וְהוֹלִיכוֹ, אֵין זֶה עֵירוּב. וְאִם אָמַר לְאַחֵר לְקַבְּלוֹ הֵימֶנּוּ — הֲרֵי זֶה עֵירוּב. וְדִילְמָא לָא מַמְטֵי לֵיהּ? אָמַר רַב חִסְדָּא בְּעוֹמֵד וְרוֹאֵהוּ. וְדִילְמָא לָא מְקַבֵּל לֵיהּ מִינֵּיהּ? אָמַר רַב יְחִיאֵל: חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ.Et où a-t-on dit les paroles de Rav 'Hisda et de Rav Yé'hiel ? C'est à ce sujet qu'elles ont été dites, comme il a été enseigné dans une baraïta : s'il l'a donné à l'éléphant et que celui-ci l'a porté, au singe et que celui-ci l'a porté, ce n'est pas un érouv. Mais s'il a dit à un autre de le recevoir de lui, c'est un érouv. Mais peut-être ne le lui apportera-t-il pas ? Rav 'Hisda a dit : lorsqu'il se tient et le regarde. Mais peut-être ne le recevra-t-il pas de lui ? Rav Yé'hiel a dit : il y a présomption que l'émissaire accomplit sa mission.
- אָמַר רַב נַחְמָן: בְּשֶׁל תּוֹרָה — אֵין חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ.Rav Na'hman a dit : pour ce qui est de la Torah, il n'y a pas de présomption que l'émissaire accomplit sa mission ; il faut le voir faire.
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