Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּטִיל לֵיהּ לְגַבַּי רוּבָּה, וְהָוֵה לֵיהּ קַרְפֵּף יוֹתֵר מִבֵּית סָאתַיִם — וְאָסוּר.s'annule par rapport à la majeure partie, et cela devient un karpef (enclos situé hors des habitations) de plus de deux beit séa, comme s'il était entièrement ensemencé, et c'est interdit.
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר: הָא מִיעוּטָא — שָׁרֵי. אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא הָוֵי בֵּית סָאתַיִם, אֲבָל בֵּית סָאתַיִם — אָסוּר.Mais si cela a été dit, voici ce qui a été dit : de l'enseignement selon lequel, si la majeure partie est ensemencée, il est interdit de porter, on déduit : une petite partie, c'est permis. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : nous n'avons dit cela que si la partie ensemencée ne fait pas deux beit séa, mais si elle fait deux beit séa, c'est interdit, même si la majeure partie n'est pas ensemencée.
- כְּמַאן? כְּרַבָּנַן.Selon qui a-t-il statué ? Selon les Rabbanan, qui divergent de Rabbi Chimon et considèrent la cour et le karpef comme des domaines distincts.
- וְרַב יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי מַתְנֵי לְקוּלָּא: הָא מִיעוּטָא — שְׁרֵי, אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: לָא אֲמַרַן אֶלָּא בֵּית סָאתַיִם, אֲבָל יוֹתֵר מִבֵּית סָאתַיִם — אָסוּר. כְּמַאן? כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.Et Rav Yirmeya de Difti enseignait cela dans le sens de la souplesse : il en ressort qu'une petite partie, c'est permis. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : nous n'avons dit cela que si elle fait deux beit séa au plus, mais si elle fait plus de deux beit séa, c'est interdit. Selon qui a-t-il statué ? Selon Rabbi Chimon.
- נָטַע רוּבּוֹ — הֲרֵי הוּא כְּחָצֵר, וּמוּתָּר. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר אֲבִימִי: וְהוּא שֶׁעֲשׂוּיִין אִצְטַבְּלָאוֹת. וְרַב נַחְמָן אָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין עֲשׂוּיִין אִצְטַבְּלָאוֹת.S'il en a planté la majeure partie, il est comme une cour, et c'est permis. Rav Yehouda a dit qu'Avimi a dit : à condition que les arbres soient disposés en rangées (itstabla'ot), comme on en plante pour l'agrément. Et Rav Na'hman a dit : même s'ils ne sont pas disposés en rangées.
- מָר יְהוּדָה אִקְּלַע לְבֵי רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה. חֲזַנְהוּ לְהָנְהוּ דְּלָא עֲבִידִי אִצְטַבְּלָאוֹת, וְקָא מְטַלְטְלִי בְּגַוַּיְיהוּ. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דַּאֲבִימִי? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא כְּרַב נַחְמָן סְבִירָא לִי.Mar Yehouda se rendit chez Rav Houna bar Yehouda. Il vit des arbres qui n'étaient pas disposés en rangées, et les gens portaient parmi eux. Il lui dit : le Maître n'adopte-t-il pas l'enseignement d'Avimi ? Il lui répondit : moi, je pense comme Rav Na'hman.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: קַרְפֵּף יוֹתֵר מִבֵּית סָאתַיִם שֶׁלֹּא הוּקַּף לְדִירָה, כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? פּוֹרֵץ בּוֹ פִּירְצָה יוֹתֵר מֵעֶשֶׂר, וְגוֹדְרוֹ וּמַעֲמִידוֹ עַל עֶשֶׂר, וּמוּתָּר.Rav Na'hman a dit que Chmouel a dit : un karpef de plus de deux beit séa qui n'a pas été entouré pour l'habitation, comment faire pour pouvoir y porter ? On y pratique une brèche de plus de dix coudées, qui annule la clôture, puis on la referme et on la réduit à dix coudées, qui ont statut d'ouverture, et c'est permis, car il est désormais considéré comme entouré pour l'habitation.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: פָּרַץ אַמָּה וְגָדַר אַמָּה [וּפָרַץ אַמָּה וּגְדָרָהּ], עַד שֶׁהִשְׁלִימוֹ לְיוֹתֵר מֵעֶשֶׂר, מַהוּ?Ils ont posé la question : s'il a ouvert une brèche d'une coudée et a refermé la coudée, [puis a ouvert une autre coudée et l'a refermée], jusqu'à atteindre plus de dix coudées, qu'en est-il ?
- אֲמַר לֵיהּ, לָאו הַיְינוּ דִּתְנַן: כׇּל כְּלֵי בַּעֲלֵי בָתִּים, שִׁיעוּרָן כְּרִמּוֹנִים.Il lui dit : n'est-ce pas ce que nous avons appris dans la Michna : pour tous les ustensiles des maîtres de maison, la mesure est celle des grenades : un ustensile de bois impur devient pur s'il est percé d'un trou permettant de laisser passer une grenade ?
- וּבָעֵי חִזְקִיָּה: נִיקַּב כְּמוֹצִיא זַיִת וּסְתָמוֹ, וְחָזַר וְנִיקַּב כְּמוֹצִיא זַיִת וּסְתָמוֹ, עַד שֶׁהִשְׁלִימוֹ לְמוֹצִיא רִמּוֹן מַהוּ?Et 'Hizkiya a posé la question : s'il a été percé d'un trou laissant passer une olive et qu'il l'a bouché, puis a été de nouveau percé d'un trou laissant passer une olive et qu'il l'a bouché, jusqu'à ce que le total atteigne la mesure laissant passer une grenade, qu'en est-il ?
- וַאֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי, שָׁנִיתָה לָנוּ: סַנְדָּל שֶׁנִּפְסְקָה אַחַת מֵאׇזְנָיו וְתִיקְּנָהּ — טָמֵא מִדְרָס.Et Rabbi Yo'hanan, son élève, lui a dit : Maître, tu nous as enseigné : une sandale devenue impure par le foulement d'un zav (homme atteint d'un écoulement impur), dont l'une des oreilles (lanières) s'est rompue et qu'on a réparée, reste impure de midras (impureté du foulement).
- נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר בָּהּ מִן הַמִּדְרָס, אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס.Si la seconde oreille s'est rompue et qu'on l'a réparée, elle est pure du midras et n'est plus source d'impureté, mais elle est impure en tant qu'objet ayant touché le midras : elle a été en contact avec un objet porteur de cette impureté.
- וַאֲמַרְתְּ עֲלַהּ: מַאי שְׁנָא רִאשׁוֹנָה — דְּהָא קָיְימָא שְׁנִיָּה? שְׁנִיָּה נָמֵי — הָא קָיְימָא רִאשׁוֹנָה?!Et tu as dit à ce sujet : en quoi la première est-elle différente ? La sandale reste impure parce que la seconde est intacte. Pour la seconde aussi, voici que la première est intacte !
- וַאֲמַרְתְּ לַן עֲלַהּ: פָּנִים חֲדָשׁוֹת בָּאוּ לְכָאן. הָכָא נָמֵי, פָּנִים חֲדָשׁוֹת בָּאוּ לְכָאן.Et tu nous as dit à ce sujet : un visage nouveau est venu ici : la sandale aux deux oreilles réparées n'est plus la sandale d'origine. Ici aussi, pour l'ustensile percé à plusieurs reprises, un visage nouveau est venu ici.
- קָרֵי עֲלֵיהּ: לֵית דֵּין בַּר אִינָשׁ. אִיכָּא דְּאָמְרִי: כְּגוֹן דֵּין בַּר נַשׁ.'Hizkiya, admiratif, s'écria à son sujet : celui-ci n'est pas un être humain, mais un ange. Certains disent qu'il a dit : voilà ce qu'est un homme ! De même, celui qui ouvre et referme coudée après coudée un mur jusqu'à plus de dix coudées réalise bien un nouvel enclos.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: רְחָבָה שֶׁאֲחוֹרֵי הַבָּתִּים — אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא בְּאַרְבַּע אַמּוֹת.Rav Kahana a dit : une esplanade (re'hava) clôturée située derrière les maisons, de plus de deux beit séa, n'est pas tenue pour un domaine privé à part entière : on n'y porte que sur quatre coudées.
- וְאָמַר רַב נַחְמָן: אִם פָּתַח לוֹ פֶּתַח — מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ, פֶּתַח מַתִּירוֹ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁפָּתַח וּלְבַסּוֹף הוּקַּף, אֲבָל הוּקַּף וּלְבַסּוֹף פָּתַח — לָא.Et Rav Na'hman a dit : s'il y a ouvert une porte depuis la maison, il est permis de porter dans toute l'esplanade, car la porte la rend permise. Et nous n'avons dit cela que s'il a ouvert la porte et ensuite l'esplanade a été clôturée. Mais si elle a été clôturée et qu'ensuite il a ouvert la porte, non.
- פָּתַח וּלְבַסּוֹף הוּקַּף פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית בֵּיהּ בֵּי דָרֵי. מַהוּ דְּתֵימָא: אַדַּעְתָּא דְּבֵי דָרֵי עַבְדֵיהּ. קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara s'étonne : s'il a ouvert et qu'ensuite elle a été clôturée, c'est évident ! Elle a été clôturée en vue de cette porte. Ce n'est nécessaire que dans le cas où il s'y trouve une aire de battage. Tu aurais pu dire qu'il l'a faite, cette porte, en pensant à l'aire de battage, et non pour clôturer l'esplanade ; il nous apprend donc que non.
- קַרְפֵּף יוֹתֵר מִבֵּית סָאתַיִם שֶׁהוּקַּף לְדִירָה וְנִתְמַלֵּא מַיִם, סְבוּר רַבָּנַן לְמֵימַר כִּזְרָעִים דָּמוּ — וַאֲסִיר.Un karpef de plus de deux beit séa qui a été entouré pour l'habitation et qui s'est rempli d'eau : les Sages pensèrent dire que l'eau est comparable aux semences, et c'est interdit.
- אֲמַר לְהוּ רַב אַבָּא אֲבוּהּ דְּרַב בְּרֵיהּ דְּרַב מְשַׁרְשְׁיָא: הָכִי אָמְרִינַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: מַיִם כִּנְטָעִים דָּמוּ, וּשְׁרֵי.Rav Abba, père de Rav, fils de Rav Mecharchiya, leur a dit : voici ce que nous disons au nom de Rava : l'eau est comparable aux plantations, et c'est permis.
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