Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁהֵן כְּעֶשֶׂר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כִּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה וּכְאַרְבַּע עֶשְׂרֵה אַמָּה.ce qui fait environ dix coudées pour la largeur de six bœufs ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : selon lui, l'intervalle peut mesurer deux attelages de quatre bœufs, soit environ treize coudées ou environ quatorze coudées.
- ״כְּעֶשֶׂר״? הָא עֶשֶׂר הָוְיָין! מִשּׁוּם דְּבָעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא ״כִּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה״.La Guemara s'étonne : pourquoi dire « environ dix » ? Voici que cela fait exactement dix coudées ! Elle répond : c'est parce qu'il voulait enseigner dans la dernière partie : « environ treize » qu'il a employé la même formule dans la première.
- ״כִּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה״ — טְפֵי הָוְיָין? מִשּׁוּם דְּבָעֵי לְמִתְנֵי ״כְּאַרְבַּע עֶשְׂרֵה״. ״וּכְאַרְבַּע עֶשְׂרֵה״ — הָא לָא הָוְיָא? אָמַר רַב פָּפָּא: יְתֵירוֹת עַל שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה, וְאֵינָן מַגִּיעוֹת לְאַרְבַּע עֶשְׂרֵה.On demande : et « environ treize » : cela fait pourtant davantage ! On répond : c'est parce qu'il voulait enseigner : « environ quatorze ». On insiste : et « environ quatorze » : cela n'en fait pourtant pas autant ! Rav Pappa a dit : la mesure exacte est de treize coudées et un tiers ; il s'agit de coudées en plus de treize, qui n'atteignent pas quatorze.
- אָמַר רַב פָּפָּא: בְּבוֹר שְׁמוֹנֶה דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא בָּעִינַן פְּשׁוּטִין.Rav Pappa a dit : pour une citerne de huit coudées de large, tout le monde s'accorde, Rabbi Méïr comme Rabbi Yehouda, à dire que nous n'avons pas besoin de pechoutin (montants simples d'une coudée, placés entre les deyomdin, les montants doubles d'angle). En effet, avec deux coudées de chaque côté pour les vaches, l'enclos large de douze coudées ne laisse que dix coudées entre les montants d'angle, ce que même Rabbi Méïr permet.
- בְּבוֹר שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה — דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּבָעֵינַן פְּשׁוּטִין.Pour une citerne de douze coudées, tout le monde s'accorde à dire que nous avons besoin de pechoutin, car l'enclos mesure seize coudées et l'intervalle entre les montants quatorze, ce que même Rabbi Yehouda ne permet pas.
- כִּי פְּלִיגִי — מִשְּׁמוֹנֶה עַד שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה. לְרַבִּי מֵאִיר בָּעִינַן פְּשׁוּטִין. לְרַבִּי יְהוּדָה לָא בָּעִינַן פְּשׁוּטִין.Là où ils divergent, c'est de huit à douze coudées : pour Rabbi Méïr, nous avons besoin de pechoutin ; pour Rabbi Yehouda, nous n'avons pas besoin de pechoutin.
- וְרַב פָּפָּא מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא?!La Guemara demande : et Rav Pappa, que vient-il nous apprendre ? Nous l'avons déjà appris ! Il ressort en effet de l'enseignement précédent que Rabbi Méïr admet dix coudées et Rabbi Yehouda treize coudées et un tiers.
- רַב פָּפָּא בָּרָיְיתָא לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ, וְקָא מַשְׁמַע לַן כְּבָרַיְיתָא.Elle répond : Rav Pappa n'avait pas entendu la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) qui donne ces mesures, et il nous enseigne de lui-même ce qui est conforme à la baraïta.
- אֲרִיךְ יוֹתֵר בְּתֵל חִיצַת חָצֵר שֶׁיָּבְשָׁה סִימָן. בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: הֶאֱרִיךְ בִּדְיוֹמְדִין כְּשִׁיעוּר פְּשׁוּטִין, לְרַבִּי מֵאִיר מַהוּ?« A prolongé, davantage, sur un tertre, une clôture de, une cour, qui a séché » : c'est un moyen mnémotechnique pour les questions qui suivent. Abayé a demandé à Rabba : si les intervalles dépassaient dix coudées et que l'on a prolongé les deyomdin (montants doubles d'angle), en allongeant chacun de leurs bras de la mesure des pechoutin (montants simples), de sorte que l'intervalle ne dépasse plus dix coudées, selon Rabbi Méïr, qu'en est-il ? Cela suffit-il, ou faut-il de véritables pechoutin ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: ״וּבִלְבַד שֶׁיַּרְבֶּה בְּפַסִּין״. מַאי לָאו דְּמַאֲרִיךְ בִּדְיוֹמְדִין? לָא, דְּמַפֵּישׁ וְעָבֵיד פְּשׁוּטִין.Rabba lui a dit : vous l'avez appris dans la Michna : « à condition d'augmenter dans les passin » (les montants). N'est-ce pas pour dire qu'il prolonge les deyomdin ? Abayé répond : non, cela peut signifier qu'il en met davantage et fait des pechoutin.
- אִי הָכִי, הַאי ״וּבִלְבַד שֶׁיַּרְבֶּה בְּפַסִּין״, ״עַד שֶׁיַּרְבֶּה פַּסִּין״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! תְּנִי ״עַד שֶׁיַּרְבֶּה פַּסִּין״.Rabba rétorque : s'il en est ainsi, au lieu de cet « à condition d'augmenter dans les passin », il aurait fallu dire : « jusqu'à ce qu'il augmente les passin » ! Abayé répond : enseigne en effet : « jusqu'à ce qu'il augmente les passin ».
- אִיכָּא דְאָמְרִי: אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: ״וּבִלְבַד שֶׁיַּרְבֶּה בְּפַסִּין״. מַאי לָאו דְּמַפֵּישׁ וְעָבֵיד פְּשׁוּטִין? לָא, דְּמַאֲרִיךְ בִּדְיוֹמְדִין.Certains disent la discussion autrement : il lui a dit : vous l'avez appris : « à condition d'augmenter dans les passin ». N'est-ce pas pour dire qu'il en met davantage et fait des pechoutin ? Abayé répond : non, cela peut signifier qu'il prolonge les deyomdin.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי ״וּבִלְבַד שֶׁיַּרְבֶּה בְּפַסִּין״. שְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara commente : cela paraît en effet logique, puisqu'il est enseigné : « à condition d'augmenter dans les passin », ce qui évoque un élargissement des montants eux-mêmes. Déduis-en que c'est bien le sens.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: יוֹתֵר מִשְּׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה וּשְׁלִישׁ לְרַבִּי יְהוּדָה מַהוּ? פְּשׁוּטִין עָבֵיד, אוֹ בִּדְיוֹמְדִין מַאֲרֵיךְ?Abayé a demandé à Rabba : si l'intervalle est de plus de treize coudées et un tiers, selon Rabbi Yehouda, qu'en est-il ? Fait-on des pechoutin, ou prolonge-t-on les deyomdin ?
- אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵיתוּהָ. כַּמָּה הֵן מְקוֹרָבִין — כְּדֵי רֹאשָׁהּ וְרוּבָּהּ שֶׁל פָּרָה. וְכַמָּה מְרוּחָקִין — אֲפִילּוּ כּוֹר וַאֲפִילּוּ כּוֹרַיִים.Rabba lui a dit : vous l'avez appris : dans une baraïta : « De quelle distance sont-ils rapprochés du puits ? De quoi contenir la tête et la plus grande partie du corps d'une vache. Et de quelle distance sont-ils éloignés ? Même de la surface d'un kor, et même de deux kor » (mesures de surface), pourvu que l'on augmente les montants.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּית סָאתַיִם מוּתָּר, יוֹתֵר מִבֵּית סָאתַיִם אָסוּר. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי יְהוּדָה: אִי אַתָּה מוֹדֶה בְּדִיר וְסַהַר וּמוּקְצֶה וְחָצֵר, אֲפִילּוּ בַּת חֲמֵשֶׁת כּוֹרִים וַאֲפִילּוּ בַּת עֲשָׂרָה כּוֹרִים שֶׁמּוּתָּר?« Rabbi Yehouda dit : une surface de deux béit séa est permise ; au-delà d'une surface de deux béit séa, c'est interdit. Ils ont dit à Rabbi Yehouda : n'admets-tu pas, pour un enclos à bétail, un parc, un mouktsé (terrain à l'arrière des maisons) et une cour, que même d'une surface de cinq kor et même d'une surface de dix kor c'est permis ?
- אָמַר לָהֶן: זוֹ מְחִיצָה, וְאֵלּוּ פַּסִּין.Il leur a dit : celle-ci est une cloison, et ceux-là sont des passin ».
- וְאִם אִיתָא, זוֹ מְחִיצָה וְזוֹ הִיא מְחִיצָה מִיבְּעֵי לֵיהּ!La Guemara en tire une objection à l'égard de la thèse selon laquelle on prolongerait les deyomdin : s'il en était ainsi, Rabbi Yehouda aurait dû dire : « celle-ci est une cloison et celle-là est aussi une cloison » ! Du fait qu'il oppose les deux, on voit que l'on fait des pechoutin.
- הָכִי קָאָמַר: זוֹ תּוֹרַת מְחִיצָה עָלֶיהָ — וּפִרְצוֹתֶיהָ בְּעֶשֶׂר, וְאֵלּוּ תּוֹרַת פַּסִּין עֲלֵיהֶן — וּפִרְצוֹתֵיהֶן בִּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה וּשְׁלִישׁ.Elle répond : voici ce qu'il veut dire : celle-ci a le statut de cloison, et ses brèches sont de dix coudées ; et ceux-là ont le statut de passin, et leurs brèches sont de treize coudées et un tiers.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: תֵּל הַמִּתְלַקֵּט עֲשָׂרָה מִתּוֹךְ אַרְבַּע, נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד אוֹ אֵינוֹ נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד?Abayé a demandé à Rabba : un tertre qui s'élève de dix téfa'him (paumes) à l'intérieur de quatre coudées est-il considéré comme un deyomad (montant double d'angle) ou n'est-il pas considéré comme un deyomad ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הָיְתָה שָׁם אֶבֶן מְרוּבַּעַת רוֹאִין, כׇּל שֶׁאִילּוּ תְּחַלֵּק וְיֵשׁ בָּהּ אַמָּה לְכָאן וְאַמָּה לְכָאן נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד, וְאִם לָאו אֵינוֹ נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד.Rabba lui a dit : vous l'avez appris : dans une baraïta : « Rabbi Chimon ben Elazar dit : s'il y avait là une pierre carrée, on considère : chaque fois que, si on la fendait, elle aurait une coudée d'un côté et une coudée de l'autre, elle est considérée comme un deyomad ; sinon, elle n'est pas considérée comme un deyomad.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: הָיְתָה שָׁם אֶבֶן עֲגוּלָּה, רוֹאִין כׇּל שֶׁאִילּוּ תֵּחָקֵק וְתֵחָלֵק וְיֵשׁ בָּהּ אַמָּה לְכָאן וְאַמָּה לְכָאן — נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד, וְאִם לָאו — אֵינוֹ נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד.Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, dit : s'il y avait là une pierre ronde, on considère : chaque fois que, si on la taillait pour la rendre carrée et si on la fendait, elle aurait une coudée d'un côté et une coudée de l'autre, elle est considérée comme un deyomad ; sinon, elle n'est pas considérée comme un deyomad ».
- בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: חַד רוֹאִין אָמְרִינַן, תְּרֵי רוֹאִין לָא אָמְרִינַן, וּמָר סָבַר: אֲפִילּוּ תְּרֵי רוֹאִין נָמֵי אָמְרִינַן.Sur quoi portent leurs divergences ? L'un des Maîtres, Rabbi Chimon ben Elazar, pense que l'on dit une fois « on considère », mais que l'on ne dit pas deux fois « on considère » ; et l'autre Maître, Rabbi Ichmaël, pense que l'on dit même deux fois « on considère ». Un tertre, semblable à une pierre ronde, peut donc servir de deyomad selon lui.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: חִיצַת הַקָּנִים קָנֶה קָנֶה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה, נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד אוֹ לָאו?Abayé a demandé à Rabba : une clôture de roseaux formée en angle, chaque roseau étant à moins de trois téfa'him du suivant, est-elle considérée comme un deyomad ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: הָיָה שָׁם אִילָן אוֹ גָּדֵר אוֹ חִיצַת הַקָּנִים נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד. מַאי לָאו, קָנֶה קָנֶה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה?Rabba lui a dit : vous l'avez appris : dans une baraïta : « S'il y avait là un arbre, ou une haie, ou une clôture de roseaux, c'est considéré comme un deyomad ». N'est-ce pas une clôture où chaque roseau est à moins de trois téfa'him du suivant ?
- לָא, גּוּדְרְיָתָא דִּקְנֵי. אִי הָכִי — הַיְינוּ אִילָן.La Guemara réfute : non, il s'agit d'une touffe de roseaux sortant d'une même souche. On objecte : s'il en est ainsi, c'est la même chose qu'un arbre !
- וְאֶלָּא מַאי: קָנֶה קָנֶה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה — הַיְינוּ גָּדֵר! אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר, תְּרֵי גַוְונֵי גָּדֵר? הָכָא נָמֵי — תְּרֵי גַוְונֵי אִילָן.On rétorque : et alors quoi ? Si c'est une clôture où chaque roseau est à moins de trois téfa'him du suivant, c'est la même chose qu'une haie ! Mais alors, que peux-tu dire ? Qu'il y a deux sortes de haies. Ici aussi, il y aurait deux sortes d'arbres.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: גּוּדְרְיָתָא דִּקְנֵי קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ. גּוּדְרְיָתָא דִּקְנֵי מַאי? אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: הָיָה שָׁם גָּדֵר אוֹ אִילָן אוֹ חִיצַת הַקָּנִים נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד. מַאי לָאו, גּוּדְרְיָתָא דִּקְנֵי?Certains disent : c'est sur une touffe de roseaux que portait sa question : une touffe de roseaux, qu'en est-il ? Rabba lui a dit : vous l'avez appris : « S'il y avait là une haie, ou un arbre, ou une clôture de roseaux, c'est considéré comme un deyomad ». N'est-ce pas une touffe de roseaux ?
- לָא, קָנָה קָנֶה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה. אִי הָכִי, הַיְינוּ גָּדֵר!La Guemara réfute : non, il s'agit d'une clôture où chaque roseau est à moins de trois téfa'him du suivant. On objecte : s'il en est ainsi, c'est la même chose qu'une haie !
- וְאֶלָּא מַאי: גּוּדְרְיָתָא דִּקְנֵי — הַיְינוּ אִילָן! אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר,On rétorque : et alors quoi ? Si c'est une touffe de roseaux, c'est la même chose qu'un arbre ! Mais alors, que peux-tu dire ?
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