Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּעֲבִיטִין, בִּשְׁלִיפִין, בְּקָנִים, בְּקוֹלָחוֹת — מְטַלְטְלִין בְּתוֹכָהּ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין גָּמָל לְגָמָל כִּמְלֹא גָּמָל, וּבֵין אוּכָּף לְאוּכָּף כִּמְלֹא אוּכָּף, וּבֵין עָבִיט לְעָבִיט כִּמְלֹא עָבִיט!de coussins de selle (avitin), de gerbes (chelifin), de roseaux, de tiges (kola'hot) : on transporte à l'intérieur le Chabbat, à condition qu'il n'y ait pas entre un chameau et un chameau la longueur d'un chameau entier, ni entre une selle et une selle la longueur d'une selle entière, ni entre un coussin et un coussin la longueur d'un coussin entier ! Il ressort de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) qu'une brèche égale à la partie debout invalide l'enceinte.
- הָכָא נָמֵי כְּשֶׁנִּכְנָס וְיוֹצֵא.La Guemara rejette : Ici aussi, il s'agit du cas où l'objet entre et sort dans l'intervalle, qui dépasse donc légèrement la partie debout.
- תָּא שְׁמַע: נִמְצֵאתָ אַתָּה אוֹמֵר, שָׁלֹשׁ מִדּוֹת בִּמְחִיצוֹת: כֹּל שֶׁהוּא פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה, צָרִיךְ שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִזְדַּקֵּר הַגְּדִי בְּבַת רֹאשׁ.Viens et entends une preuve, tirée de l'enseignement sur les kilayim (mélanges interdits de semences) : Tu te trouves donc dire qu'il y a trois mesures pour les cloisons : Pour tout montant de moins de trois téfa'him (largeurs de paume) de large, il faut qu'il n'y ait pas entre l'un et l'autre trois téfa'him, afin que le chevreau ne s'y élance pas tête la première.
- כֹּל שֶׁהוּא שְׁלֹשָׁה, וּמִשְּׁלֹשָׁה עַד אַרְבָּעָה, צָרִיךְ שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין זֶה לָזֶה כִּמְלוֹאוֹ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא פָּרוּץ כְּעוֹמֵד. וְאִם הָיָה פָּרוּץ מְרוּבֶּה עַל הָעוֹמֵד — אַף כְּנֶגֶד הָעוֹמֵד אָסוּר.Pour tout montant de trois téfa'him ou de trois à quatre, il faut qu'il n'y ait pas entre l'un et l'autre un intervalle égal à sa pleine largeur, afin que l'ouvert ne soit pas égal à ce qui est debout. Et si l'ouvert est plus grand que ce qui est debout, même en face de ce qui est debout c'est interdit d'ensemencer une autre espèce.
- כֹּל שֶׁהוּא אַרְבָּעָה, וּמֵאַרְבָּעָה עַד עֶשֶׂר אַמּוֹת, צָרִיךְ שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין זֶה לָזֶה כִּמְלוֹאוֹ, שֶׁלֹּא יְהֵא פָּרוּץ כְּעוֹמֵד. וְאִם הָיָה פָּרוּץ כְּעוֹמֵד, כְּנֶגֶד הָעוֹמֵד — מוּתָּר, כְּנֶגֶד הַפָּרוּץ — אָסוּר. וְאִם הָיָה עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ — אַף כְּנֶגֶד הַפָּרוּץ מוּתָּר.Pour tout montant de quatre téfa'him ou de quatre à dix coudées, il faut qu'il n'y ait pas entre l'un et l'autre un intervalle égal à sa pleine largeur, afin que l'ouvert ne soit pas égal à ce qui est debout. Et si l'ouvert est égal à ce qui est debout, en face de ce qui est debout c'est permis, en face de ce qui est ouvert c'est interdit. Et si ce qui est debout est plus grand que l'ouvert, même en face de l'ouvert c'est permis.
- נִפְרְצָה בְּיוֹתֵר מֵעֶשֶׂר — אָסוּר, הָיוּ שָׁם קָנִים הַדּוֹקְרָנִים וְעוֹשֶׂה לָהֶן פֵּיאָה מִלְמַעְלָה, אֲפִילּוּ בְּיוֹתֵר מֵעֶשֶׂר מוּתָּר.Si la cloison a une brèche de plus de dix coudées, c'est interdit. S'il y a là des roseaux pointus et qu'on leur fait une tresse (péa) par-dessus, en forme de porte, même à plus de dix coudées c'est permis.
- קָתָנֵי מִיהַת רֵישָׁא מִשְּׁלֹשָׁה עַד אַרְבָּעָה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין זֶה לָזֶה כִּמְלוֹאוֹ, תְּיוּבְתָּא דְּרַב פָּפָּא!En tout cas, la première partie enseigne : de trois à quatre, à condition qu'il n'y ait pas entre l'un et l'autre un intervalle égal à sa pleine largeur. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Pappa !
- אָמַר לְךָ רַב פָּפָּא: מַאי מְלוֹאוֹ — נִכְנָס וְיוֹצֵא.Rav Pappa te dira : Que signifie « sa pleine largeur » ? « Entrant et sortant » : un intervalle où le montant entre et sort, légèrement plus large que lui.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא מִדְּקָתָנֵי: אִם הָיָה פָּרוּץ מְרוּבֶּה עַל הָעוֹמֵד — אַף כְּנֶגֶד הָעוֹמֵד אָסוּר. הָא כְּעוֹמֵד — מוּתָּר. שְׁמַע מִינַּהּ.Il est aussi logique de le dire, puisqu'on enseigne : Si l'ouvert est plus grand que ce qui est debout, même en face de ce qui est debout c'est interdit. On en déduit : s'il est égal à ce qui est debout, c'est permis. Déduis-en que Rav Pappa a raison.
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ? אָמַר לָךְ: וְלִיטַעְמָיךְ, אֵימָא סֵיפָא: אִם הָיָה עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ, אַף כְּנֶגֶד הַפָּרוּץ מוּתָּר. הָא כַּפָּרוּץ — אָסוּר!Dirons-nous que c'est une teyouvta de Rav Houna fils de Rav Yehochoua ? Il te dira : Et selon ton raisonnement, dis la fin : Si ce qui est debout est plus grand que l'ouvert, même en face de l'ouvert c'est permis. On en déduit : s'il est égal à l'ouvert, c'est interdit !
- סֵיפָא קַשְׁיָא לְרַב פָּפָּא, רֵישָׁא קַשְׁיָא לְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ.La fin est difficile pour Rav Pappa, le début est difficile pour Rav Houna fils de Rav Yehochoua.
- סֵיפָא לְרַב פָּפָּא לָא קַשְׁיָא: אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״פָּרוּץ מְרוּבֶּה עַל הָעוֹמֵד״, תְּנָא סֵיפָא ״עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ״.La fin n'est pas difficile pour Rav Pappa : puisque le Tanna a enseigné au début « l'ouvert plus grand que ce qui est debout », il a enseigné à la fin « ce qui est debout plus grand que l'ouvert », par symétrie de formulation.
- רֵישָׁא לְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לָא קַשְׁיָא: אַיְּידֵי דְבָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא ״עוֹמֵד מְרוּבֶּה עַל הַפָּרוּץ״, תְּנָא רֵישָׁא ״פָּרוּץ מְרוּבֶּה עַל הָעוֹמֵד״.Le début n'est pas difficile pour Rav Houna fils de Rav Yehochoua : puisqu'il voulait enseigner à la fin « ce qui est debout plus grand que l'ouvert », il a enseigné au début « l'ouvert plus grand que ce qui est debout ».
- בִּשְׁלָמָא לְרַב פָּפָּא, מִשּׁוּם הָכִי לָא עָרֵיב לְהוּ וְתָנֵי לְהוּ.Certes, selon Rav Pappa, c'est pour cela qu'il ne les a pas réunis et enseignés ensemble : le cas de moins de trois téfa'him et celui de trois diffèrent selon lui.
- אֶלָּא לְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ — לִיעָרְבִינְהוּ וְלִיתְנִנְהוּ: כׇּל שֶׁהוּא פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה, וּשְׁלֹשָׁה — צָרִיךְ שֶׁלֹּא יְהֵא בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה!Mais selon Rav Houna fils de Rav Yehochoua, qu'il les réunisse et les enseigne ainsi : Pour tout montant de moins de trois téfa'him et de trois, il faut qu'il n'y ait pas entre l'un et l'autre trois téfa'him !
- מִשּׁוּם דְּלָא דָּמֵי פְּסוּלָא דְרֵישָׁא לִפְסוּלָא דְסֵיפָא. פְּסוּלָא דְרֵישָׁא — כְּדֵי שֶׁלֹּא יִזְדַּקֵּר הַגְּדִי בְּבַת אַחַת, פִּסּוּלָא דְסֵיפָא — שֶׁלֹּא יְהֵא פָּרוּץ כָּעוֹמֵד.La Guemara répond : Parce que l'invalidation du début ne ressemble pas à l'invalidation de la fin. L'invalidation du début, c'est afin que le chevreau ne s'y élance pas d'un seul coup ; l'invalidation de la fin, c'est afin que l'ouvert ne soit pas égal à ce qui est debout.
- פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה מַנִּי — רַבָּנַן הִיא, דְּאָמְרִי: פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה אָמְרִינַן לָבוּד, שְׁלֹשָׁה לָא אָמְרִינַן לָבוּד.« Moins de trois » : selon qui ? C'est selon les Rabbanan, qui disent : À moins de trois téfa'him, nous disons lavoud (les éléments sont réputés joints) ; à trois, nous ne disons pas lavoud.
- אֵימָא סֵיפָא: כׇּל שֶׁהוּא שְׁלֹשָׁה, וּמִשְּׁלֹשָׁה וְעַד אַרְבָּעָה —Dis la fin : Pour tout montant de trois téfa'him ou de trois à quatre –
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