Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ — חוֹצְצוֹת, פָּחוֹת מִשָּׁלֹשׁ — אֵין חוֹצְצוֹת, וְהַיְינוּ דְּרָבָא אָמַר רַב חִסְדָּא.Trois doigts sur trois s'interposent, moins de trois ne s'interposent pas, et c'est ce que Rava a dit au nom de Rav 'Hisda.
- לֵימָא פְּלִיגָא דְּרַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא? שָׁאנֵי צִלְצוֹל קָטָן דַּחֲשִׁיב.Dirons-nous que cela diverge de Rav Yehouda, fils de Rabbi 'Hiya ? Non : la petite ceinture est différente, car elle est importante, et elle compte comme un vêtement même sans atteindre trois sur trois.
- וּלְרַבִּי יוֹחָנָן: אַדְּאַשְׁמְעִינַן גֶּמִי לַישְׁמְעִינַן צִלְצוֹל קָטָן!Et selon Rabbi Yo'hanan, au lieu de nous enseigner un jonc, qu'on nous enseigne une petite ceinture !
- מִילְּתָא אַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָא מַשְׁמַע לַן, דְּגֶמִי מַסֵּי.Il nous enseigne une chose au passage : que le jonc guérit.
- מַתְנִי׳ בּוֹזְקִין מֶלַח עַל גַּבֵּי כֶּבֶשׁ בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא יַחְלִיקוּ, וּמְמַלְּאִין מִבּוֹר הַגּוֹלָה וּמִבּוֹר הַגָּדוֹל בַּגַּלְגַּל בַּשַּׁבָּת, וּמִבְּאֵר הַקַּר בְּיוֹם טוֹב.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : On répand du sel sur la rampe de l'autel à Chabbat, afin que les Cohanim (prêtres) ne glissent pas. Et l'on puise à la citerne de l'Exil et à la Grande Citerne, situées dans le Temple, avec la roue, à Chabbat, et au puits du Kar à Yom Tov (jour de fête).
- גְּמָ׳ רָמֵי לֵיהּ רַב אִיקָא מִפַּשְׁרוּנְיָא לְרָבָא, תְּנַן: בּוֹזְקִין מֶלַח עַל גַּבֵּי הַכֶּבֶשׁ בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא יַחֲלִיקוּ. בַּמִּקְדָּשׁ — אִין, בַּמְּדִינָה — לָא. וּרְמִינְהִי: חָצֵר שֶׁנִּתְקַלְקְלָה בְּמֵימֵי גְשָׁמִים — מֵבִיא תֶּבֶן וּמְרַדֶּה בָּהּ!Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Rav Ika de Pachrounya souleva devant Rava une contradiction : nous avons appris dans la Michna : on répand du sel sur la rampe afin qu'ils ne glissent pas. Dans le Temple, oui ; en province, non. Et voici une contradiction : il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une cour abîmée par les eaux de pluie, on apporte de la paille et on l'y étale !
- שָׁאנֵי תֶּבֶן, דְּלָא מְבַטֵּיל לֵיהּ.La paille est différente, car on ne l'annule pas : on ne la laisse pas définitivement dans la cour, puisqu'elle reste bonne à un autre usage.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: הַאי מֶלַח הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּמְבַטְּלֵיהּ — קָא מוֹסֵיף אַבִּנְיָן (וּכְתִיב: ״הַכֹּל בִּכְתָב מִיַּד ה׳ עָלַי הִשְׂכִּיל״).Rav A'ha, fils de Rava, dit à Rav Achi : ce sel, de quel cas s'agit-il ? Si on l'annule par rapport à la rampe, de sorte qu'il en fasse partie, on ajoute à la construction du Temple, (or il est écrit : « Tout cela est par écrit, de la main de Hachem sur moi, Il m'a instruit » (I Chroniques 28, 19)).
- וְאִי דְּלָא קָא מְבַטְּלֵיהּ, קָא הָוְיָא חֲצִיצָה.Et si on ne l'annule pas, c'est une interposition entre les pieds des Cohanim et la rampe !
- בְּהוֹלָכַת אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ, דְּלָאו עֲבוֹדָה הִיא.Il s'agit du transport des membres du sacrifice vers la rampe, qui n'est pas un service.
- וְלָא? וְהָא כְּתִיב: ״וְהִקְרִיב הַכֹּהֵן אֶת הַכֹּל וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה״, וְאָמַר מָר: זוֹ הוֹלָכַת אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ! אֶלָּא אֵימָא: בְּהוֹלָכַת עֵצִים לַמַּעֲרָכָה, דְּלָאו עֲבוֹדָה הִיא.N'en est-ce pas un ? Mais il est écrit : « Et le Cohen offrira le tout et le fera fumer sur l'autel » (Lévitique 1, 13), et le Maître a dit : c'est le transport des membres vers la rampe ! Dis plutôt : il s'agit du transport du bois vers le foyer de l'autel, qui n'est pas un service.
- דָּרֵשׁ רָבָא: חָצֵר שֶׁנִּתְקַלְקְלָה בְּמֵימֵי גְשָׁמִים — מֵבִיא תֶּבֶן וּמְרַדֶּה בָּהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא, וְהָתַנְיָא: כְּשֶׁהוּא מְרַדֶּה — אֵינוֹ מְרַדֶּה לֹא בְּסַל וְלֹא בְּקוּפָּה, אֶלָּא בְּשׁוּלֵי קוּפָּה!Rava a enseigné publiquement : une cour abîmée par les eaux de pluie, on apporte de la paille et on l'y étale. Rav Pappa dit à Rava : mais n'a-t-il pas été enseigné : lorsqu'on étale, on n'étale ni avec un panier ni avec une corbeille, mais avec le fond d'une corbeille !
- הֲדַר אוֹקֵים רָבָא אָמוֹרָא עֲלֵיהּ וּדְרַשׁ: דְּבָרִים שֶׁאָמַרְתִּי לִפְנֵיכֶם טָעוּת הֵן בְּיָדִי, בְּרַם כָּךְ אָמְרוּ מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וּכְשֶׁהוּא מְרַדֶּה — אֵינוֹ מְרַדֶּה לֹא בְּסַל וְלֹא בְּקוּפָּה, אֶלָּא בְּשׁוּלֵי קוּפָּה.Rava plaça alors un Amora (un porte-parole) auprès de lui et enseigna : les paroles que je vous ai dites étaient une erreur de ma part. Cependant, voici ce qu'on a dit au nom de Rabbi Eliézer : lorsqu'on étale, on n'étale ni avec un panier ni avec une corbeille, mais avec le fond d'une corbeille.
- מְמַלְּאִין מִבּוֹר הַגּוֹלָה. עוּלָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב מְנַשֶּׁה, אֲתָא הָהוּא גַּבְרָא טְרַף אַבָּבָא אֲמַר: מַאן הַאי? לִיתַּחַל גּוּפֵיהּ, דְּקָא מַחֵיל לֵיהּ לְשַׁבְּתָא.On puise à la citerne de l'Exil. Oula se rendit chez Rav Menaché. Un certain homme vint et frappa à la porte. Il dit : qui est-ce ? Que son corps soit profané, car il profane le Chabbat !
- אֲמַר לֵיהּ רַבָּה: לֹא אָסְרוּ אֶלָּא קוֹל שֶׁל שִׁיר. אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: מַעֲלִין בִּדְיוֹפִי וּמַטִּיפִין מֵיאֶרֶק לַחוֹלֶה בַּשַּׁבָּת.Rabba lui dit : on n'a interdit que le son de musique. Abayé lui objecta : on fait monter le vin avec un diyoufi (siphon) et l'on fait goutter d'un yarèk (récipient percé) pour un malade à Chabbat.
- לַחוֹלֶה אִין, לַבָּרִיא לָא. הֵיכִי דָּמֵי? לָאו דְּנָיֵם וְקָא בָּעֵי דְּלִיתְּעַר. שְׁמַע מִינַּהּ: אוֹלוֹדֵי קָלָא אֲסִיר!On en déduit : pour un malade, oui ; pour un bien-portant, non. De quel cas s'agit-il ? N'est-ce pas qu'il dort et qu'on veut qu'il se réveille ? Déduis-en que produire un son est interdit !
- לָא: דְּתִיר, וְקָא בָּעֵי דְּלֵינִים — דְּמִשְׁתַּמֵּעַ כִּי קָלָא דְזִמְזוּמֵי.Non : il est éveillé et l'on veut qu'il s'endorme, car on l'entend comme un son de tintement mélodieux.
- אֵיתִיבֵיהּ: הַמְשַׁמֵּר פֵּירוֹתָיו מִפְּנֵי הָעוֹפוֹת, וּדְלֻעָיו מִפְּנֵי הַחַיָּה — מְשַׁמֵּר כְּדַרְכּוֹ בְּשַׁבָּת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִסְפֹּק וְלֹא יְטַפֵּחַ וְלֹא יְרַקֵּד כְּדֶרֶךְ שֶׁהֵן עוֹשִׂין בַּחוֹל.Il lui objecta : celui qui garde ses fruits contre les oiseaux et ses courges contre les bêtes sauvages, il les garde à sa façon à Chabbat, à condition qu'il ne frappe pas des mains, ne se frappe pas le corps et ne danse pas, comme on le fait en semaine.
- מַאי טַעְמָא — לָאו דְּקָמוֹלֵיד קָלָא, וְכׇל אוֹלוֹדֵי קָלָא אֲסִיר? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִטּוֹל צְרוֹר.Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce qu'il produit un son, et que toute production de son est interdite ? Rav A'ha bar Yaakov a dit : c'est un décret, de peur qu'il ne prenne un caillou pour le lancer sur les oiseaux.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: נָשִׁים הַמְשַׂחֲקוֹת בֶּאֱגוֹזִים — אָסוּר. מַאי טַעְמָא — לָאו דְּקָא מוֹלֵיד קָלָא, וְכׇל אוֹלוֹדֵי קָלָא אֲסִיר?Mais alors, ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Rav : des femmes qui jouent avec des noix, c'est interdit. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce qu'elles produisent un son, et que toute production de son est interdite ?
- לָא, דִּלְמָא אָתֵי לְאַשְׁווֹיֵי גּוּמּוֹת.Non : de peur qu'elles n'en viennent à niveler des creux dans le sol.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: נָשִׁים מְשַׂחֲקוֹת בְּתַפּוּחִים — אָסוּר, הָתָם מַאי אוֹלוֹדֵי קָלָא אִיכָּא?! אֶלָּא: דִּילְמָא אָתֵי לְאַשְׁווֹיֵי גּוּמּוֹת.Car si tu ne dis pas cela, ce qu'a dit Rav Yehouda : des femmes qui jouent avec des pommes, c'est interdit, là, quelle production de son y a-t-il ? C'est donc : de peur qu'elles n'en viennent à niveler des creux.
- תְּנַן: מְמַלְּאִין מִבּוֹר הַגּוֹלָה וּמִבּוֹר הַגָּדוֹל בַּגַּלְגַּל בְּשַׁבָּת, בְּמִקְדָּשׁ — אִין, בִּמְדִינָה — לָא. מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דְּאוֹלוֹדֵי קָלָא — וַאֲסִיר?Nous avons appris : on puise à la citerne de l'Exil et à la Grande Citerne avec la roue à Chabbat. Dans le Temple, oui ; en province, non. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce qu'on produit un son, et que c'est interdit ?
- לָא, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יְמַלֵּא לְגִינָּתוֹ וּלְחוּרְבָּתוֹ.Non : c'est un décret, de peur qu'on ne puise pour son jardin ou pour sa ruine et qu'on ne vienne à arroser.
- אַמֵּימָר שְׁרָא לְמִימְלֵא בְּגִילְגְּלָא בְּמָחוֹזָא, אָמַר: מַאי טַעְמָא גְּזַרוּ רַבָּנַן — שֶׁמָּא יְמַלֵּא לְגִינָּתוֹ וּלְחוּרְבָּתוֹ? הָכָא, לָא גִּינָּה אִיכָּא, וְלָא חוּרְבָּה אִיכָּא.Amémar permit de puiser avec une roue à Ma'hoza. Il dit : pourquoi les Rabbanan ont-ils décrété ? De peur qu'on ne puise pour son jardin ou pour sa ruine. Ici, il n'y a ni jardin ni ruine.
- כֵּיוָן דְּקָא חָזֵא דְּקָאLorsqu'il vit que…
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