Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשֶׁאֵינוֹ נִיטָּל בְּאִיגְדּוֹ, דְּמָר סָבַר: כֵּיוָן דְּיֵשׁ בְּרֹאשׁוֹ גְּלוֹסְטְרָא — תּוֹרַת כְּלִי עָלָיו. וּמָר סָבַר: כֵּיוָן דְּאֵינוֹ נִיטָּל בְּאִיגְדּוֹ — לֹא.Lorsqu'il ne peut être soulevé par son lien, la corde étant trop fine pour supporter le poids du verrou. Car un Maître, Rabbi Yossé, pense : puisqu'il y a à son extrémité un gloustra (un renflement formant pommeau), il a le statut d'ustensile, et l'on peut donc verrouiller avec lui. Et l'autre Maître, Rabbi Eliézer, pense : puisqu'il ne peut être soulevé par son lien, non, le renflement ne suffit pas à en faire un ustensile, et son usage est interdit à Chabbat.
- מַתְנִי׳ נֶגֶר הַנִּגְרָר — נוֹעֲלִין בּוֹ בְּמִקְדָּשׁ, אֲבָל לֹא בִּמְדִינָה.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Un verrou qui traîne, attaché à la porte mais pendant jusqu'au sol parce que sa corde est longue, on verrouille avec lui dans le Temple à Chabbat, car il ne s'agit que d'un interdit rabbinique, et ceux-ci ne s'appliquent pas au Temple, mais pas en province, hors du Temple.
- וְהַמּוּנָּח כָּאן וְכָאן — אָסוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַמּוּנָּח מוּתָּר בַּמִּקְדָּשׁ, וְהַנִּגְרָר בַּמְּדִינָה.Et celui qui est posé, sans être attaché du tout, ici comme là est interdit, car l'utiliser revient à bâtir. Rabbi Yehouda dit : celui qui est posé est permis dans le Temple, et celui qui traîne est permis même en province.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ נֶגֶר הַנִּגְרָר שֶׁנּוֹעֲלִין בַּמִּקְדָּשׁ אֲבָל לֹא בַּמְּדִינָה — כׇּל שֶׁקָּשׁוּר וְתָלוּי, וְרֹאשׁוֹ אֶחָד מַגִּיעַ לָאָרֶץ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: זֶה אַף בַּמְּדִינָה מוּתָּר, אֶלָּא אֵיזֶהוּ נֶגֶר שֶׁנּוֹעֲלִין בַּמִּקְדָּשׁ אֲבָל לֹא בַּמְּדִינָה — כֹּל שֶׁאֵינוֹ לֹא קָשׁוּר וְלֹא תָּלוּי, וְשׁוֹמְטוֹ וּמַנִּיחוֹ בְּקֶרֶן זָוִית.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Quel est le verrou qui traîne avec lequel on verrouille dans le Temple mais pas en province ? Tout celui qui est attaché et suspendu à la porte, et dont une extrémité atteint le sol. Rabbi Yehouda dit : celui-ci est permis même en province. Mais quel est le verrou avec lequel on verrouille dans le Temple mais pas en province ? Tout celui qui n'est ni attaché ni suspendu, et qu'on retire et qu'on pose dans un coin.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בְּנִגְרָר.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Yehouda à propos de celui qui traîne : il est permis même hors du Temple, mais celui qui est posé reste interdit même dans le Temple.
- אָמַר רָבָא: וְהוּא שֶׁקָּשׁוּר בַּדֶּלֶת. אִינִי?! וְהָא רַבִּי טַבְלָא אִיקְּלַע לְמָחוֹזָא, וַחֲזָא לְהָהוּא דַּהֲוָה תְּלֵי בְּעִיבְרָא דְּדַשָּׁא וְלָא אֲמַר לְהוּ וְלָא מִידֵּי? הָהוּא נִיטָּל בְּאִיגְדּוֹ הֲוָה.Rava a dit : et à condition qu'il soit attaché à la porte elle-même. Est-ce vrai ? Mais voici que Rabbi Tavla se rendit à Ma'hoza et vit un certain verrou qui était suspendu au côté de la porte, et il ne leur dit rien du tout ! La Guemara répond : celui-là pouvait être soulevé par son lien, et dans ce cas tous admettent qu'il est permis, même s'il n'est pas attaché à la porte elle-même.
- רַב אַוְיָא אִיקְּלַע לִנְהַרְדְּעָא, חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה קָא קָטֵיר בְּגֶמִי. אֲמַר: דֵּין לָא נִטְרוֹק.Rav Avya se rendit à Neharde'a et vit un certain homme qui attachait un verrou à une porte avec un jonc. Il dit : celui-ci, on ne verrouillera pas avec lui à Chabbat, car il n'est pas solidement attaché.
- בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: נִקְמַז, מַהוּ? אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי תִּיבְּעֵי לֵיהּ? לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ הָא דְּתַנְיָא: נִשְׁמַט — אָסוּר, נִקְמַז — מוּתָּר. וְרַבִּי יְהוּדָה אָמַר: נִקְמַז, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ נִשְׁמָט — אָסוּר.Rabbi Zeira a demandé : s'il s'est enfoncé dans le sol, à travers un trou du seuil, qu'en est-il ? Rav Yossef a dit : pourquoi le demande-t-il ? N'a-t-il pas entendu ce qui a été enseigné dans une baraïta : S'il s'est détaché de sa corde, il est interdit ; s'il s'est enfoncé dans le sol, il est permis. Et Rabbi Yehouda a dit : s'il s'est enfoncé, même s'il ne s'est pas détaché, il est interdit.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בְּנִקְמַז. וְטַעְמָא מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: מִשּׁוּם דְּמֶיחְזֵי כְּבוֹנֶה.Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda à propos de celui qui s'est enfoncé. Et quelle en est la raison ? Abayé a dit : parce que cela ressemble à quelqu'un qui bâtit, le verrou pénétrant jusque dans le sol.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב נְחוּמִי בַּר זְכַרְיָה מֵאַבָּיֵי: עָשָׂה לוֹ בֵּית יָד, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: בּוּכְנָא קָאָמְרַתְּ. אִיתְּמַר, אָמַר רַב נְחוּמִי בַּר אַדָּא: עָשָׂה לוֹ בֵּית יָד — מוּתָּר.Rav Ne'houmi bar Zekharya demanda à Abayé : s'il lui a fait une poignée, à un verrou qui n'est pas attaché à la porte, qu'en est-il ? Il lui répondit : c'est d'un pilon que tu parles ! Avec une poignée, il s'agit d'un véritable ustensile, qui est permis. Il a été dit de même : Rav Ne'houmi bar Ada a dit : s'il lui a fait une poignée, c'est permis.
- הָהוּא שָׁרִיתָא דַּהֲוָה בֵּי רַבִּי פְּדָת דַּהֲוָה מַדְלוּ לַהּ בֵּי עַשְׂרָה וְשָׁדוּ לַהּ אַדְּשָׁא, וְלָא אֲמַר לְהוּ וְלָא מִידֵּי. אֲמַר — תּוֹרַת כְּלִי עָלֶיהָ.Il y avait une certaine poutre dans la maison de Rabbi Pedat, qu'il fallait dix hommes pour soulever, et ils la plaçaient contre la porte pour la nuit, et il ne leur disait rien du tout. Pourquoi ? Il dit : elle a le statut d'ustensile.
- הָהִיא אֲסִיתָא דַּהֲוָת בֵּי מָר שְׁמוּאֵל דַּהֲוָה מַחְזֶקֶת אַדְרִיבָּא, שְׁרָא מָר שְׁמוּאֵל לְמִישְׁדְּיַיהּ אַדַּשָׁא. אֲמַר — תּוֹרַת כְּלִי עָלֶיהָ.Il y avait un certain mortier dans la maison de Mar Chmouel, qui contenait un adriva (un demi-kor). Mar Chmouel permit de le placer contre la porte. Il dit : il a le statut d'ustensile.
- שְׁלַח לֵיהּ רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל לְרַב עַמְרָם: נֵימָא לַן מָר מֵהָלֵין מִילֵּי מְעַלְּיָיתָא דַּאֲמַרְתְּ לַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַסִּי בְּכִיפֵּי דְאַרְבָּא. שְׁלַח לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַב אַסִּי: הָנֵי כִּיפֵּי דְאַרְבָּא בִּזְמַן שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן טֶפַח, אִי נָמֵי אֵין בָּהֶן טֶפַח וְאֵין בֵּין זֶה לָזֶה שְׁלֹשָׁה — לְמָחָר מֵבִיא מַחְצֶלֶת וּפוֹרֵס עֲלֵיהֶן.Rami bar Ye'hezkel envoya dire à Rav Amram : que le Maître nous dise certaines de ces excellentes paroles que tu nous as dites au nom de Rav Assi à propos des arceaux du bateau, sur lesquels on tend des nattes pour se protéger des intempéries. Il lui envoya cette réponse : ainsi a dit Rav Assi : ces arceaux du bateau, lorsqu'ils ont un téfa'h (une largeur de main) de large, ou bien lorsqu'ils n'ont pas un téfa'h mais qu'il n'y a pas trois téfa'him entre l'un et l'autre, cet espace étant alors considéré comme comblé, le lendemain, à Chabbat, on apporte une natte et on l'étend sur eux.
- מַאי טַעְמָא — מוֹסִיף עַל אֹהֶל עֲרַאי הוּא, וְשַׁפִּיר דָּמֵי.Quelle en est la raison ? C'est un ajout à une tente provisoire, et c'est tout à fait permis.
- הָנְהוּ דִּכְרֵי דַּהֲווֹ לֵיהּ לְרַב הוּנָא, דְּבִימָמָא בְּעוֹ טוּלָּא וּבְלֵילְיָא בְּעוֹ אַוֵּירָא. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב.Rav Houna avait certains béliers qui, le jour, avaient besoin d'ombre et, la nuit, avaient besoin d'air. Il voulait savoir comment les couvrir le jour et les découvrir la nuit, même à Chabbat. Il vint devant Rav.
- אֲמַר לֵיהּ: זִיל כְּרוֹךְ בּוּדְיָיא, וְשַׁיַּיר בַּהּ טֶפַח, לִמְחַר פַּשְׁטַהּ וּמוֹסִיף עַל אֹהֶל עֲרַאי הוּא, וְשַׁפִּיר דָּמֵי.Il lui dit : va, enroule la natte, mais laisses-en un téfa'h déroulé. Le lendemain, déroule-la : c'est un ajout à une tente provisoire, et c'est tout à fait permis.
- אָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי חִיָּיא: וִילוֹן מוּתָּר לִנְטוֹתוֹ וּמוּתָּר לְפוֹרְקוֹ בְּשַׁבָּת.Rav a dit au nom de Rabbi 'Hiya : un rideau, tendu par pudeur devant une entrée, il est permis de le tendre et il est permis de le défaire à Chabbat, car ce n'est pas une tente mais l'équivalent d'une porte.
- כִּילַּת חֲתָנִים מוּתָּר לְפוֹרְקָהּ וְלִנְטוֹתָהּ בְּשַׁבָּת. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: לָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁאֵין בְּגַגָּהּ טֶפַח, אֲבָל יֵשׁ בְּגַגָּהּ טֶפַח — אָסוּר.Un baldaquin de jeunes mariés, il est permis de le défaire et de le tendre à Chabbat. Rav Chéchet, fils de Rav Idi, a dit : nous n'avons dit cela que lorsque son toit n'a pas un téfa'h de large, c'est-à-dire qu'il s'élève en pointe ; mais si son toit a un téfa'h, cette largeur constitue une tente, et c'est interdit.
- וְכִי אֵין בְּגַגָּהּ טֶפַח, לָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁאֵין בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג טֶפַח, אֲבָל יֵשׁ בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג טֶפַח — אָסוּר.Et lorsque son toit n'a pas un téfa'h, nous n'avons dit cela que s'il n'a pas un téfa'h de large à moins de trois téfa'him du toit ; mais s'il a un téfa'h à moins de trois téfa'him du toit, cette largeur vaut un toit, et c'est interdit.
- וְכִי אֵין בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג טֶפַח נָמֵי, לָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁאֵיןEt lorsqu'il n'a pas un téfa'h à moins de trois téfa'him du toit non plus, nous n'avons dit cela que lorsqu'il n'y a pas…
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