Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵעִילַּאי נָמֵי קְרָמָא אִיכָּא? אַיְּידֵי דִּמְמַשְׁמְשָׁא יְדָא דְּטַבָּחָא מִפַּתַּת.En haut aussi, il y a pourtant une membrane qui devrait empêcher la graisse interdite de couler sur la viande, même si on la pose directement dessus ! Guemara : puisque la main de l'abatteur touche cette membrane supérieure, celle-ci s'effrite et la graisse s'écoule sur la viande.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: תַּלְמִיד חָכָם צָרִיךְ שֶׁיִּלְמוֹד שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: כְּתָב, שְׁחִיטָה, וּמִילָה. וְרַב חֲנַנְיָא בַּר שֶׁלֶמְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: אַף קֶשֶׁר שֶׁל תְּפִילִּין, וּבִרְכַּת חֲתָנִים, וְצִיצִית. וְאִידַּךְ – הָנֵי שְׁכִיחָן.Et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : un érudit en Torah doit apprendre à maîtriser trois choses : l'écriture, l'abattage rituel (che'hita) et la circoncision. Et Rav 'Hanania bar Chelamya a dit au nom de Rav : il doit aussi apprendre à faire le nœud des tefilin (phylactères), à réciter la bénédiction des mariés, et à attacher les tsitsit (franges rituelles). Et l'autre Amora (Sage de l'époque de la Guemara), Rav Yehouda, n'en parle pas, car ces choses-là sont courantes et ne demandent pas d'apprentissage particulier.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל טַבָּח שֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ הִלְכוֹת שְׁחִיטָה אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, וְאֵלּוּ הֵן הִלְכוֹת שְׁחִיטָה: שְׁהִיָּיה, דְּרָסָה, חֲלָדָה, הַגְרָמָה, וְעִיקּוּר.Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : tout abatteur qui ne connaît pas les lois de la che'hita, il est interdit de manger de son abattage. Et voici les lois de la che'hita : chehiya (l'interruption de l'abattage), derassa (la pression du couteau), 'halada (l'enfoncement du couteau sous le siman, où il se trouve caché), hagrama (la déviation hors de la zone valable) et ikour (l'arrachement des simanim, c'est-à-dire de la trachée et de l'œsophage).
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? כּוּלְּהוּ תְּנִינְהוּ! לָא צְרִיכָא, שֶׁשָּׁחַט לְפָנֵינוּ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ פְּעָמִים וּשְׁחַט שַׁפִּיר; מַהוּ דְּתֵימָא: מִדְּאִידַּךְ שְׁחַט שַׁפִּיר, הַאי נָמֵי שְׁחַט שַׁפִּיר, קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דְּלָא גְּמִר, זִימְנִין דְּשָׁהֵי וְדָרֵיס וְלָא יָדַע.Que nous enseigne-t-il de nouveau ? Tout cela, nous l'avons déjà appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) ! Non, c'est nécessaire dans le cas où il a abattu devant nous deux ou trois fois et a bien abattu. On aurait pu dire : puisqu'il a bien abattu l'autre bête, celle-ci aussi, il l'a bien abattue. Il nous enseigne donc : puisqu'il n'a pas appris ces lois, il arrive parfois qu'il interrompe ou qu'il presse le couteau sans le savoir.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַטַּבָּח צָרִיךְ שֶׁיִּבְדּוֹק בַּסִּימָנִים לְאַחַר שְׁחִיטָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם שָׁהָה כְּדֵי בִּיקּוּר. מַאי לָאו כְּדֵי בִּיקּוּר סִימָנִין?Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : l'abatteur doit vérifier les simanim (la trachée et l'œsophage) après l'abattage. Rav Yossef a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna : Rabbi Chimon dit : l'abattage est invalide s'il a interrompu pendant une durée équivalant à une vérification. N'est-ce pas une durée équivalant à la vérification des simanim ? Il faut donc bien les vérifier.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לָא, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּדֵי בִּיקּוּר חָכָם. אִם כֵּן, נָתַתָּ דְּבָרֶיךָ לְשִׁיעוּרִים! אֶלָּא, כְּדֵי בִּיקּוּר טַבָּח חָכָם.Abayé lui a dit : non, voici ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan : il s'agit d'une durée équivalant à la vérification du couteau par un érudit, à qui l'abatteur doit le montrer avant l'abattage. Rav Yossef a répondu : s'il en est ainsi, tu as soumis tes paroles à des mesures variables, car l'érudit habite tantôt près, tantôt loin ! Mais alors, il s'agit d'une durée équivalant à la vérification par un abatteur qui est lui-même érudit : on ne compte alors que le temps de la vérification elle-même.
- לֹא בָּדַק, מַאי? רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן אַנְטִיגְנוֹס מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יַנַּאי אָמַר: טְרֵפָה, וַאֲסוּרָה בַּאֲכִילָה. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: נְבֵלָה, וּמְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא.S'il n'a pas vérifié les simanim après l'abattage, qu'en est-il ? Rabbi Eliézer ben Antigonos a dit au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yannaï : la bête est tereifa (atteinte d'une lésion qui la rend interdite) et elle est interdite à la consommation, mais elle ne transmet pas d'impureté. Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : elle est nevéla (bête morte sans abattage valable) et elle rend impur par le port.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? בִּדְרַב הוּנָא, דְּאָמַר: בְּהֵמָה בְּחַיֶּיהָ בְּחֶזְקַת אִיסּוּר עוֹמֶדֶת, עַד שֶׁיִּוָּדַע לָךְ בַּמֶּה נִשְׁחֲטָה. נִשְׁחֲטָה – הֲרֵי הִיא בְּחֶזְקַת הֶיתֵּר, עַד שֶׁיִּוָּדַע לָךְ בַּמֶּה נִטְרְפָה.Sur quoi porte leur divergence ? Sur l'enseignement de Rav Houna, qui a dit : une bête de son vivant se tient dans une présomption d'interdit, puisqu'on ne peut en manger, et elle la conserve jusqu'à ce que te soit connue la manière dont elle a été abattue. Une fois abattue, elle est dans une présomption de permission, jusqu'à ce que te soit connue la manière dont elle est devenue tereifa.
- מָר סָבַר: בְּחֶזְקַת אִיסּוּר קָיְימָא, וְהַשְׁתָּא מֵתָה הִיא; וּמָר סָבַר: בְּחֶזְקַת אִיסּוּר אָמְרִינַן, בְּחֶזְקַת טוּמְאָה לָא אָמְרִינַן.Tel Maître pense : elle se tient dans une présomption d'interdit, et maintenant elle est morte : elle a donc le statut de nevéla et rend impur. Et tel Maître pense : de présomption d'interdit, nous parlons ; de présomption d'impureté, nous ne parlons pas, car une bête vivante n'est pas impure.
- גּוּפָא, אָמַר רַב הוּנָא: בְּהֵמָה בְּחַיֶּיהָ בְּחֶזְקַת אִיסּוּר עוֹמֶדֶת עַד שֶׁיִּוָּדַע לָךְ בַּמֶּה נִשְׁחֲטָה, נִשְׁחֲטָה – בְּחֶזְקַת הֶיתֵּר עוֹמֶדֶת עַד שֶׁיִּוָּדַע לָךְ בַּמֶּה נִטְרְפָה. וְלֵימָא: ״נִשְׁחֲטָה הוּתְּרָה״! הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאַף עַל גַּב דְּאִיתְיְלִיד בַּהּ רֵיעוּתָא.Revenons au sujet lui-même. Rav Houna a dit : une bête de son vivant se tient dans une présomption d'interdit, jusqu'à ce que te soit connue la manière dont elle a été abattue. Une fois abattue, elle se tient dans une présomption de permission, jusqu'à ce que te soit connue la manière dont elle est devenue tereifa. Qu'il dise plutôt simplement : « une fois abattue, elle est permise » ! Il nous enseigne ceci : même si un défaut est apparu en elle, elle garde sa présomption de permission.
- כְּדִבְעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא מֵרַב הוּנָא: בָּא זְאֵב וְנָטַל בְּנֵי מֵעַיִם, מַהוּ?Comme Rabbi Abba l'a demandé à Rav Houna : si un loup est venu et a emporté les entrailles d'une bête abattue, qu'en est-il ?
- נָטַל?! הָא לֵיתַנְהוּ, אֶלָּא נָקַב בְּנֵי מֵעַיִים מַהוּ? נָקַב?! הָא קָא חָזֵינַן דְּהוּא נַקְבִינְהוּ! אֶלָּא נְטָלָן וְהֶחְזִירָן כְּשֶׁהֵן נְקוּבִין, מַהוּ? מִי חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא בִּמְקוֹם נֶקֶב נָקַב, אוֹ לָא?Il les a emportées ?! Mais elles ne sont plus là, il n'y a donc aucun défaut à constater ! Mais alors, s'il a perforé les entrailles, qu'en est-il ? Perforé ?! Mais nous voyons que c'est lui qui les a perforées ! Il n'y a donc pas de doute. Mais alors, s'il les a emportées et rapportées perforées, qu'en est-il ? Craignons-nous qu'il ait perforé à l'endroit d'une perforation déjà existante, ce qui rendrait la bête tereifa, ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ: אֵין חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא בִּמְקוֹם נֶקֶב נָקַב.Rav Houna lui a dit : on ne craint pas qu'il ait perforé à l'endroit d'une perforation, car on s'appuie sur la présomption de permission.
- אֵיתִיבֵיהּ: רָאָה צִפּוֹר הַמְנַקֵּר בִּתְאֵנָה וְעַכְבָּר הַמְנַקֵּר בָּאֲבַטִּיחִים,Rabbi Abba lui a objecté : il a été enseigné : si l'on a vu un oiseau picorer une figue ou une souris grignoter des melons,
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