Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין ״בְּשֵׁלָה״ אֶלָּא שְׁלֵימָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר: אֵין ״בְּשֵׁלָה״ אֶלָּא שֶׁנִּתְבַּשְּׁלָה עִם הָאַיִל.et le terme « cuite » (bechéla) ne désigne rien d'autre qu'une patte entière (chelema). Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : « cuite » ne désigne rien d'autre que la patte qui a été cuite avec le bélier du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat).
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא בַּהֲדֵי אַיִל מְבַשֵּׁל לַהּ, מָר סָבַר: מְחַתֵּךְ לַהּ וַהֲדַר מְבַשֵּׁל לַהּ, וּמָר סָבַר: מְבַשֵּׁל לַהּ וַהֲדַר מְחַתֵּךְ לַהּ.La Guemara précise leur divergence : Tout le monde s'accorde pour dire qu'on la cuit avec le bélier, mais un Maître pense : on la découpe du bélier puis on la cuit avec lui, et un autre Maître pense : on la cuit attachée au bélier puis on la découpe.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מְחַתֵּךְ לַהּ וַהֲדַר מְבַשֵּׁל לַהּ, מִיהוּ מָר סָבַר: בַּהֲדֵי אַיִל מְבַשֵּׁל לַהּ, וּמָר סָבַר: בִּקְדֵרָה אַחֶרֶת מְבַשֵּׁל לַהּ.Et si tu veux, dis que tout le monde s'accorde pour dire qu'on la découpe puis on la cuit, mais un Maître pense : on la cuit avec le bélier, et un autre Maître pense : on la cuit dans une autre marmite.
- לְלִישָּׁנָא קַמָּא – אַלִּיבָּא דְּדִבְרֵי הַכֹּל, לְלִישָּׁנָא בָּתְרָא – אַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי.La patte du bélier du nazir revient au Cohen (prêtre), tandis que le reste du bélier peut être mangé par un non-Cohen. Dès lors, selon la première version, c'est selon l'avis de tous que l'on peut déduire d'ici la règle de l'annulation, puisque tous admettent que la patte est cuite avec le bélier ; selon la dernière version, ce n'est que selon Rabbi Chimon ben Yo'haï, car pour le premier Tanna (Sage de la Michna) elle est cuite à part.
- מַאן דְּאָמַר בְּשִׁשִּׁים, סָבַר: בָּשָׂר וַעֲצָמוֹת בַּהֲדֵי בָּשָׂר וַעֲצָמוֹת מְשַׁעֲרִינַן, וְהָוֵה לֵיהּ בְּשִׁשִּׁים. מַאן דְּאָמַר בְּמֵאָה, סָבַר: בָּשָׂר בַּהֲדֵי בָּשָׂר מְשַׁעֲרִינַן, וְהָוֵה לֵיהּ בְּמֵאָה.La Guemara revient aux avis sur la proportion d'annulation : Celui qui a dit que l'interdit s'annule dans soixante fois son volume pense : on évalue la viande et les os de la patte par rapport à la viande et aux os du reste du bélier, et cela fait une proportion d'un sur soixante. Celui qui a dit qu'il s'annule dans cent pense : on évalue la viande de la patte par rapport à la viande du bélier, et cela fait une proportion d'un sur cent.
- וּמִי יָלְפִינַן מִינַּהּ? וְהָתַנְיָא: זֶהוּ הֶיתֵּר הַבָּא מִכְּלַל אִיסּוּר, ״זֶהוּ״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה!La Guemara demande : Mais tire-t-on de là les règles d'annulation ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Ceci est une chose permise qui provient de la catégorie de l'interdit » ? « Ceci est » vient exclure quoi ? N'est-ce pas pour exclure tous les interdits de la Torah, qui ne s'annuleraient donc pas ainsi ?
- אָמַר אַבָּיֵי: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר מִין בְּמִינוֹ לֹא בָּטֵיל, קָא מַשְׁמַע לַן דְּהָכָא בָּטֵיל.Abayé a dit : cette précision n'est nécessaire que selon Rabbi Yehouda, qui a dit qu'une espèce mêlée à sa propre espèce ne s'annule pas ; on nous enseigne ainsi qu'ici, dans le cas du bélier du nazir, elle s'annule, mais on n'en tire aucune règle pour les autres mélanges de même espèce.
- וְלִיגְמַר מִינֵּיהּ? גַּלִּי רַחֲמָנָא ״וְלָקַח מִדַּם הַפָּר וּמִדַּם הַשָּׂעִיר״, תַּרְוַיְיהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי נִינְהוּ וְלָא בָּטְלִי.La Guemara objecte : Mais qu'il en apprenne donc que l'espèce mêlée à sa propre espèce s'annule ! La Guemara répond : Le Miséricordieux a révélé par le verset : « Et il prendra du sang du taureau et du sang du bouc » (Lévitique 16, 18) : tous deux sont mêlés l'un à l'autre, et pourtant, bien que le sang du taureau soit plus abondant, ils ne s'annulent pas.
- וּמַאי חָזֵית דְּגָמְרִינַן מֵהַאיְךְ, לִיגְמַר מֵהַאי? חִדּוּשׁ הוּא, וּמֵחִדּוּשׁ לָא גָּמְרִינַן.La Guemara demande : Et qu'as-tu vu pour que nous apprenions de celui-là ? Qu'il apprenne plutôt de celui-ci, la patte du nazir ! La Guemara répond : C'est une nouveauté de la Torah, puisqu'on y annule un interdit de prime abord, et d'une nouveauté nous n'apprenons pas de règle générale.
- אִי הָכִי, לְמֵאָה וְשִׁשִּׁים נָמֵי לָא לִיגְמַר?La Guemara objecte : S'il en est ainsi, pour cent et soixante non plus, qu'il n'apprenne pas de ce cas !
- אַטּוּ אֲנַן לְקוּלָּא גָּמְרִינַן? לְחוּמְרָא גָּמְרִינַן, דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא בְּרוּבָּא בָּטֵיל.La Guemara répond : Est-ce donc que nous apprenons de là une indulgence ? C'est une rigueur que nous apprenons, car selon la Torah l'interdit s'annule dans la majorité, et une rigueur peut s'apprendre même d'une nouveauté.
- רָבָא אָמַר: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְטַעַם כְּעִיקָּר, דִּבְקָדָשִׁים אָסוּר, קָא מַשְׁמַע לַן דְּהָכָא שָׁרֵי.Rava a dit : ce terme « ceci est » n'est nécessaire que pour le principe selon lequel le goût est comme la substance, qui, pour les sacrifices, est interdit ; on nous enseigne qu'ici, pour le bélier du nazir, c'est permis.
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