Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבִּי יְהוּדָה – אֲכִילָה כְּתִיבָה בֵּיהּ, וְרַבָּנַן – הַהִיא אֲכִילָה דְּכִי אִית בֵּיהּ אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה זֵיתִים וַאֲכַל חַד כְּזַיִת מִיחַיַּיב.Et Rabbi Yehouda, que tire-t-il de ce terme ? Il estime que « manger » est écrit à son sujet, c'est-à-dire à propos du guid hanaché (le nerf sciatique), et qu'un acte de manger se définit par un kezayit (le volume d'une olive) ; on n'est donc passible que pour un kezayit. Et nos Maîtres, que tirent-ils de ce terme ? Ce « manger » enseigne que lorsque le nerf contient quatre ou cinq kezayit et que l'on en a mangé seulement un kezayit, on est passible, bien que l'on n'ait pas mangé le nerf entier ; mais si on le mange tout entier, on est passible même s'il fait moins d'un kezayit.
- וְרַבִּי יְהוּדָה, מֵ״אֲשֶׁר עַל כַּף הַיָּרֵךְ״ נָפְקָא.Et Rabbi Yehouda, d'où tire-t-il que l'on est passible pour une partie d'un nerf plus grand ? Cela découle de l'expression « qui est sur le kaf (la saillie arrondie) de la cuisse » (Genèse 32, 33), qui montre que l'on est passible même si l'on n'a mangé que la partie située sur le kaf.
- וְרַבָּנַן, הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא שֶׁעַל כַּף הַיָּרֵךְ. וְרַבִּי יְהוּדָה – ״הַיָּרֵךְ״ כְּתִיב, דְּכוּלַּהּ יָרֵךְ.Et nos Maîtres ? Cette expression leur est nécessaire pour l'enseignement de Chmouel, car Chmouel a dit : la Torah n'a interdit que la partie du nerf qui est sur le kaf de la cuisse. Et Rabbi Yehouda ? Il est écrit « la cuisse » : cela désigne le nerf de la cuisse tout entière, et pas seulement la partie située sur le kaf.
- וְרַבָּנַן, הַהוּא דְּפָשֵׁיט אִיסּוּרֵיהּ בְּכוּלַּיהּ יָרֵךְ, לְאַפּוֹקֵי חִיצוֹן דְּלָא, וּלְעוֹלָם שֶׁעַל הַכַּף.Et nos Maîtres, comment comprennent-ils le mot « cuisse » ? Celui-ci désigne le nerf dont l'interdit s'étend dans toute la cuisse, c'est-à-dire le nerf intérieur, pour exclure le nerf extérieur, qui n'est pas visé par la Torah ; mais en réalité, seule la partie qui est sur le kaf est interdite.
- וְהַאי ״כַּף״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמַעוֹטֵי עוֹף, דְּלֵית לֵיהּ כַּף! תְּרֵי ״כַּף״ כְּתִיבִי.La Guemara objecte : Mais ce mot « kaf » est nécessaire pour exclure l'oiseau, qui n'a pas de kaf ! La Guemara répond : Kaf est écrit deux fois dans le verset, et l'on peut donc en tirer deux enseignements.
- מַתְנִי׳ יָרֵךְ שֶׁנִּתְבַּשֵּׁל בָּהּ גִּיד הַנָּשֶׁה, אִם יֵשׁ בָּהּ בְּנוֹתֵן טַעַם – הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה. כֵּיצַד מְשַׁעֲרִין אוֹתָהּ? כְּבָשָׂר בְּלֶפֶת.MICHNA (enseignement des Tannaïm) : Une cuisse dans laquelle a cuit le guid hanaché : si celui-ci a assez de volume pour lui donner du goût, elle est interdite. Comment évalue-t-on cela ? Comme de la viande avec des navets : on considère le nerf comme de la viande et la cuisse comme des navets, et si une telle quantité de viande donnait du goût à une telle quantité de navets, la cuisse est interdite.
- גִּיד הַנָּשֶׁה שֶׁנִּתְבַּשֵּׁל עִם הַגִּידִים, בִּזְמַן שֶׁמַּכִּירוֹ – בְּנוֹתֵן טַעַם, וְאִם לָאו – כּוּלָּן אֲסוּרִין, וְהָרוֹטֶב בְּנוֹתֵן טַעַם.Un guid hanaché qui a cuit avec d'autres nerfs permis : lorsqu'on le reconnaît et qu'on le retire, les autres ne sont interdits que s'il a assez de volume pour donner du goût ; et sinon, si on ne le reconnaît pas, tous sont interdits, car chacun peut être le nerf interdit, mais le bouillon n'est interdit que si le nerf lui donne du goût.
- וְכֵן חֲתִיכָה שֶׁל נְבֵלָה, וְכֵן חֲתִיכָה שֶׁל דָּג טָמֵא שֶׁנִּתְבַּשְּׁלָה עִם הַחֲתִיכוֹת, בִּזְמַן שֶׁמַּכִּירָן – בְּנוֹתֵן טַעַם, וְאִם לָאו – כּוּלָּן אֲסוּרוֹת, וְהָרוֹטֶב בְּנוֹתֵן טַעַם.Et de même un morceau de nevéla (bête morte sans abattage rituel), et de même un morceau de poisson impur qui ont cuit avec d'autres morceaux permis : lorsqu'on les reconnaît et qu'on les retire, le reste n'est interdit que s'ils ont assez de volume pour donner du goût ; et sinon, tous les morceaux sont interdits, mais le bouillon n'est interdit que s'ils lui donnent du goût.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּתְבַּשֵּׁל בָּהּ, אֲבָל נִצְלָה בָּהּ – קוֹלֵף וְאוֹכֵל עַד שֶׁמַּגִּיעַ לַגִּיד.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Chmouel a dit : On n'a enseigné que toute la cuisse est interdite que lorsque le nerf a cuit dans celle-ci ; mais s'il a rôti dans celle-ci, on pèle la viande et on la mange jusqu'à arriver au nerf, car le rôtissage ne répand pas le goût dans toute la cuisse.
- אִינִי? וְהָאָמַר רַב הוּנָא: גְּדִי שֶׁצְּלָאוֹ בְּחֶלְבּוֹ – אָסוּר לֶאֱכוֹל אֲפִילּוּ מֵרֹאשׁ אׇזְנוֹ!La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais Rav Houna n'a-t-il pas dit : Un chevreau que l'on a rôti avec son 'hélev (graisse interdite) : il est interdit d'en manger, même du bout de son oreille ! Le rôtissage répand donc le goût interdit dans toute la bête.
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