Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם מִשְׁתֵּא וּבָרוֹכֵי בַּהֲדֵי הֲדָדֵי לָא אֶפְשָׁר, הָכָא אֶפְשָׁר דְּשָׁחֵיט בַּחֲדָא וּמְכַסֵּי בַּחֲדָא.La Guemara (discussion des Amoraïm) rejette la comparaison : Comment comparer ? Là-bas, boire et bénir à la fois est impossible ; en demandant la coupe, ils ont donc renoncé à boire. Ici, il est possible d'abattre d'une main et de couvrir de l'autre ; la couverture n'interrompt donc pas l'abattage.
- מַתְנִי׳ שָׁחַט וְלֹא כִּסָּה, וְרָאָהוּ אַחֵר – חַיָּיב לְכַסּוֹת. כִּסָּהוּ וְנִתְגַּלָּה – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת. (כִּסָּהוּ) [כִּסַּתּוּ] הָרוּחַ – חַיָּיב לְכַסּוֹת.MICHNA : S'il a abattu et n'a pas couvert le sang, et qu'un autre l'a vu, celui-ci est tenu de couvrir. S'il l'a couvert et qu'il s'est découvert, il est exempt de couvrir de nouveau. Si le vent l'a couvert, il est tenu de couvrir.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְשָׁפַךְ וְכִסָּה״ – מִי שֶׁשָּׁפַךְ יְכַסֶּה. שָׁחַט וְלֹא כִּסָּה, וְרָאָהוּ אַחֵר, מִנַּיִן שֶׁחַיָּיב לְכַסּוֹת? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וָאֹמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל״ – אַזְהָרָה לְכׇל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et il répandra et couvrira » (Lévitique 17, 13) : celui qui a répandu le sang (celui qui a abattu) couvrira. S'il a abattu et n'a pas couvert, et qu'un autre l'a vu, d'où sait-on que celui-ci est tenu de couvrir ? Comme il est dit : « Et J'ai dit aux Bnei Israël » (Lévitique 17, 12) : c'est un avertissement à tous les Bnei Israël.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְשָׁפַךְ וְכִסָּה״, בַּמֶּה שֶׁשָּׁפַךְ – בּוֹ יְכַסֶּה, שֶׁלֹּא יְכַסֶּנּוּ בָּרֶגֶל, שֶׁלֹּא יִהְיוּ מִצְוֹת בְּזוּיוֹת עָלָיו. תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְשָׁפַךְ וְכִסָּה״, מִי שֶׁשָּׁפַךְ – הוּא יְכַסֶּנּוּ. מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁשָּׁחַט, וְקָדַם חֲבֵירוֹ וְכִסָּה, וְחִיְּיבוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל לִיתֵּן לוֹ עֲשָׂרָה זְהוּבִים.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Et il répandra et couvrira » : ce avec quoi il a répandu (la main), c'est avec cela qu'il couvrira ; il ne le couvrira pas avec le pied, afin que les mitsvot (commandements) ne soient pas méprisables à ses yeux. Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Et il répandra et couvrira » : celui qui a répandu, c'est lui qui le couvrira. Il advint que quelqu'un abattit, et que son compagnon le devança et couvrit, et Rabban Gamliel le condamna à lui donner dix pièces d'or.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: שְׂכַר מִצְוָה אוֹ שְׂכַר בְּרָכָה? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְבִרְכַּת הַמָּזוֹן. אִי אָמְרַתְּ שְׂכַר מִצְוָה – אַחַת הִיא, וְאִי אָמְרַתְּ שְׂכַר בְּרָכָה – הָוְיָין אַרְבָּעִים. מַאי?Ils ont posé la question : Ces pièces sont-elles la récompense de la mitsva qu'il lui a ravie, ou la récompense de la bénédiction ? Quelle différence cela fait-il ? Pour le Birkat HaMazon (l'action de grâces après le repas) : si tu dis que c'est la récompense de la mitsva, c'est une seule mitsva, donc dix pièces ; et si tu dis que c'est la récompense de la bénédiction, cela fait quarante pièces, car il comporte quatre bénédictions. Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע, דַּאֲמַר לֵיהּ הָהוּא מִינָא לְרַבִּי: מִי שֶׁיָּצַר הָרִים לֹא בָּרָא רוּחַ, וּמִי שֶׁבָּרָא רוּחַ לֹא יָצַר הָרִים, דִּכְתִיב: ״כִּי הִנֵּה יוֹצֵר הָרִים וּבֹרֵא רוּחַ״. אֲמַר לֵיהּ: שׁוֹטֶה, שְׁפֵיל לְסֵיפֵיהּ דִּקְרָא – ״ה׳ צְבָאוֹת שְׁמוֹ״.Viens et entends une preuve : Un hérétique dit à Rabbi (Yehouda HaNassi) : Celui qui a formé les montagnes n'a pas créé le vent, et celui qui a créé le vent n'a pas formé les montagnes, comme il est écrit : « Car voici Celui qui forme les montagnes et Celui qui crée le vent » (Amos 4, 13). Il lui dit : Insensé, descends à la fin du verset : « Hachem Tsevaot est Son Nom ». Il y a donc un seul Créateur.
- אֲמַר לֵיהּ: נְקוֹט לִי זִימְנָא תְּלָתָא יוֹמֵי וּמַהְדַּרְנָא לָךְ תְּיוּבְתָּא. יְתֵיב רַבִּי תְּלָת תַּעֲנִיָּתָא. כִּי הֲוָה קָא בָּעֵי מִיבְרָא, אֲמַרוּ לֵיהּ: מִינָא קָאֵי אַבָּבָא. אֲמַר: ״וַיִּתְּנוּ בְּבָרוּתִי רוֹשׁ וְגוֹ׳״.Il lui dit : Fixe-moi un délai de trois jours, et je te rapporterai une réfutation. Rabbi jeûna trois jours pour que l'hérétique ne trouve pas de réplique. Lorsqu'il voulut prendre son repas, on lui dit : L'hérétique se tient à la porte. Il dit à son propre sujet : « Ils ont mis du fiel dans ma nourriture, etc. » (Psaumes 69, 22).
- אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי, מְבַשֵּׂר טוֹבוֹת אֲנִי לָךְ, לֹא מָצָא תְּשׁוּבָה אוֹיִבְךָ וְנָפַל מִן הַגָּג וָמֵת. אָמַר לוֹ: רְצוֹנְךָ שֶׁתִּסְעוֹד אֶצְלִי? אָמַר לוֹ: הֵן. לְאַחַר שֶׁאָכְלוּ וְשָׁתוּ, אָמַר לוֹ: כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה אַתָּה שׁוֹתֶה אוֹ אַרְבָּעִים זְהוּבִים אַתָּה נוֹטֵל? אָמַר לוֹ: כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה אֲנִי שׁוֹתֶה. יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה שָׁוֶה אַרְבָּעִים זְהוּבִים.C'était en fait un autre hérétique. Il lui dit : Rabbi, je t'apporte de bonnes nouvelles : ton ennemi n'a pas trouvé de réponse ; il est tombé du toit et il est mort. Il lui dit : Veux-tu prendre le repas chez moi ? Il lui dit : Oui. Après qu'ils eurent mangé et bu, il lui dit : Veux-tu boire la coupe de bénédiction, ou prendre quarante pièces d'or ? Il lui dit : Je boirai la coupe de bénédiction. Une voix céleste sortit et dit : La coupe de bénédiction vaut quarante pièces d'or. On voit donc que chaque bénédiction vaut dix pièces.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: עֲדַיִין יֶשְׁנָהּ לְאוֹתָהּ מִשְׁפָּחָה בֵּין גְּדוֹלֵי רוֹמִי, וְקוֹרְאִין אוֹתָהּ מִשְׁפַּחַת בַּר לוּיָאנוּס.Rabbi Yits'hak a dit : Cette famille existe encore parmi les grands de Rome, et on l'appelle la famille de Bar Louyanos.
- כִּסָּהוּ וְנִתְגַּלָּה. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: מַאי שְׁנָא מֵהֲשָׁבַת אֲבֵדָה, דְּאָמַר מָר: ״הָשֵׁב״ – אֲפִילּוּ מֵאָה פְּעָמִים.La Michna enseigne : S'il l'a couvert et qu'il s'est découvert, il est exempt. Rav A'ha fils de Rava dit à Rav Achi : En quoi cela diffère-t-il de la restitution d'un objet perdu, dont le Maître a dit : « Rapporte » (Deutéronome 22, 1) : même cent fois ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם לָא כְּתִיב מִיעוּטָא, הָכָא כְּתִיב מִיעוּטָא ״וְכִסָּהוּ״.Il lui dit : Là-bas, aucune restriction n'est écrite ; ici, une restriction est écrite : « et il le couvrira » (Lévitique 17, 13) : une seule fois.
- כִּסָּהוּ הָרוּחַ. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָזַר וְנִתְגַּלָּה, אֲבָל לֹא חָזַר וְנִתְגַּלָּה – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת. וְכִי חָזַר וְנִתְגַּלָּה מַאי הָוֵי? הָא אִידְּחִי לֵיהּ! אָמַר רַב פָּפָּא: זֹאת אוֹמֶרֶת אֵין דִּיחוּי אֵצֶל מִצְוֹת.La Michna enseigne : Si le vent l'a couvert, il est tenu de couvrir. Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ils n'ont enseigné cela que s'il s'est de nouveau découvert ; mais s'il ne s'est pas de nouveau découvert, on est exempt de couvrir. Et quand il s'est de nouveau découvert, qu'est-ce que cela change ? Il a été écarté de la mitsva ! Rav Pappa a dit : Cela signifie qu'il n'y a pas d'exclusion définitive pour les mitsvot.
- וּמַאי שְׁנָא מֵהָא דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט וְנִבְלַע דָּם בַּקַּרְקַע – חַיָּיב לְכַסּוֹת. הָתָם כְּשֶׁרִשּׁוּמוֹ נִיכָּר.Et en quoi cela diffère-t-il de ce qui a été enseigné dans une baraïta : Celui qui abat, et dont le sang a été absorbé par le sol, est tenu de couvrir ? Pourquoi serait-il exempt quand le vent a couvert le sang ? Là-bas, il s'agit du cas où sa trace reste visible.
- מַתְנִי׳ דָּם שֶׁנִּתְעָרֵב בְּמַיִם, אִם יֵשׁ בּוֹ מַרְאִית דָּם – חַיָּיב לְכַסּוֹת. נִתְעָרֵב בְּיַיִן – רוֹאִין אוֹתוֹ כְּאִילּוּ הוּא מַיִם. נִתְעָרֵב בְּדַם הַבְּהֵמָהMICHNA : Du sang qui s'est mêlé à de l'eau : s'il garde l'apparence du sang, on est tenu de couvrir. S'il s'est mêlé à du vin, on considère celui-ci comme si c'était de l'eau : si, à quantité égale d'eau, l'apparence du sang subsisterait, on est tenu de couvrir. S'il s'est mêlé à du sang de bête domestique
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