Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא לַכֹּל אָמַר רַבִּי מֵאִיר שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה שְׁמָהּ שְׁחִיטָה: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר שֶׁאֵין מַתִּירָתָהּ בַּאֲכִילָה; וְלֹא לַכֹּל אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לֹא שְׁמָהּ שְׁחִיטָה: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן שֶׁמְּטַהַרְתָּהּ מִידֵי נְבֵלָה.Ce n'est pas pour tout que Rabbi Méïr a dit qu'un abattage qui n'est pas apte s'appelle un abattage : Rabbi Méïr reconnaît qu'il ne la rend pas permise à la consommation. Et ce n'est pas pour tout que Rabbi Chimon a dit qu'un abattage qui n'est pas apte ne s'appelle pas un abattage : Rabbi Chimon reconnaît qu'il la purifie de l'impureté de la nevéla (bête morte sans abattage valide).
- אָמַר מָר: לֹא לַכֹּל אָמַר רַבִּי מֵאִיר שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה שְׁמָהּ שְׁחִיטָה, מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר שֶׁאֵין מַתִּירָתָהּ בַּאֲכִילָה. פְּשִׁיטָא! טְרֵפָה בִּשְׁחִיטָה מִי מִישְׁתַּרְיָא?Le Maître a dit : Ce n'est pas pour tout que Rabbi Méïr a dit qu'un abattage qui n'est pas apte s'appelle un abattage : Rabbi Méïr reconnaît qu'il ne la rend pas permise à la consommation. C'est évident ! Une tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle) devient-elle donc permise par l'abattage ?
- לָא צְרִיכָא, לְשׁוֹחֵט אֶת הַטְּרֵפָה וּמָצָא בָּהּ בֶּן תִּשְׁעָה חַי; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל דְּאָמַר רַבִּי מֵאִיר: שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה שְׁמָהּ שְׁחִיטָה, תַּהֲנֵי לֵיהּ שְׁחִיטַת אִמּוֹ וְלָא לִיבְעֵי שְׁחִיטָה, קָמַשְׁמַע לַן.Ce n'est nécessaire que pour celui qui abat une tereifa et y trouve un fœtus vivant de neuf mois. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Puisque Rabbi Méïr a dit qu'un abattage qui n'est pas apte s'appelle un abattage, l'abattage de sa mère lui profitera pour le rendre permis, et il n'aura pas besoin d'abattage. Il nous enseigne donc que non.
- וְתִסְבְּרָא? וְהָאָמַר רַבִּי מֵאִיר: בֶּן פְּקוּעָה טָעוּן שְׁחִיטָה!Et comment peux-tu le penser ? Rabbi Méïr n'a-t-il pas dit : Le ben pekoua (fœtus retiré vivant du ventre de la mère abattue) doit être abattu ?
- לָא צְרִיכָא, דְּרַבִּי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר וְסָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן. סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה שְׁמָהּ שְׁחִיטָה, וְסָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: שְׁחִיטַת אִמּוֹ מְטַהַרְתּוֹ.Ce n'est nécessaire que parce que Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) suit Rabbi Méïr et suit les Sages. Il suit Rabbi Méïr, qui dit qu'un abattage qui n'est pas apte s'appelle un abattage, et il suit les Sages, qui disent que l'abattage de sa mère le rend propre à la consommation.
- כֵּיוָן דַּאֲמוּר רַבָּנַן שְׁחִיטַת אִמּוֹ מְטַהַרְתּוֹ, תַּהֲנֵי לֵיהּ שְׁחִיטַת אִמּוֹ וְלָא לִיבְעֵי שְׁחִיטָה, קָא מַשְׁמַע לַן.Puisque les Sages disent que l'abattage de sa mère le rend propre, on aurait pu penser que l'abattage de sa mère lui profitera et qu'il n'aura pas besoin d'abattage. Il nous enseigne donc que non.
- וְלֹא לַכֹּל אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לֹא שְׁמָהּ שְׁחִיטָה, מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן שֶׁמְּטַהַרְתָּהּ מִידֵי נְבֵלָה. פְּשִׁיטָא! דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה״, מִקְצָת בְּהֵמָה מְטַמְּאָה וּמִקְצָת בְּהֵמָה אֵינָהּ מְטַמְּאָה, וְאֵי זוֹ זוֹ – טְרֵפָה שֶׁשְּׁחָטָהּ.« Et ce n'est pas pour tout que Rabbi Chimon a dit qu'un abattage qui n'est pas apte ne s'appelle pas un abattage : Rabbi Chimon reconnaît qu'il la purifie de la nevéla. » C'est évident ! Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav, et certains disent qu'il a été enseigné dans une baraïta : « Et si meurt de parmi les bêtes » (Lévitique 11, 39) : une partie des bêtes rend impure et une partie des bêtes ne rend pas impure. Et laquelle est-ce ? La tereifa qu'on a abattue.
- לָא צְרִיכָא, לְשׁוֹחֵט אֶת הַטְּרֵפָה וְהִיא חוּלִּין בַּעֲזָרָה. דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַטְּרֵפָה, וְכֵן הַשּׁוֹחֵט וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה, זֶה וָזֶה חוּלִּין בַּעֲזָרָה – רַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר בַּהֲנָאָה, וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.Ce n'est nécessaire que pour celui qui abat une tereifa qui est une bête profane dans le parvis (azara) du Temple. Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui abat une tereifa, et de même celui qui abat et elle se trouve être tereifa, l'une et l'autre étant des bêtes profanes dans le parvis : Rabbi Chimon permet d'en tirer profit, et les Sages l'interdisent.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מוּתָּר בַּהֲנָאָה, אַלְמָא לָאו שְׁחִיטָה הִיא כְּלָל, אֵימָא: מִידֵי נְבֵלָה נָמֵי לָא מְטַהֲרָה, קָא מַשְׁמַע לַן.Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Puisque Rabbi Chimon a dit qu'il est permis d'en tirer profit, il en ressort que ce n'est pas du tout un abattage ; dis donc qu'il ne la purifie pas non plus de la nevéla. Il nous enseigne donc que si.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: וְסָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן חוּלִּין בַּעֲזָרָה דְּאוֹרָיְיתָא הִיא? אֲמַר לֵיהּ: אִין, וְהָתְנַן רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה יִשָּׂרְפוּ בָּאֵשׁ, וְכֵן חַיָּה שֶׁנִּשְׁחֲטָה בָּעֲזָרָה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּאוֹרָיְיתָא – הַיְינוּ דְּגָזְרִינַן חַיָּה אַטּוּ בְּהֵמָה.Rav Pappa a dit à Abayé : Et Rabbi Chimon pense-t-il que l'interdit des bêtes profanes dans le parvis est de la Torah ? Il lui a répondu : Oui. Et nous avons appris dans une Michna (Temoura 33b) : Rabbi Chimon dit : Les bêtes profanes abattues dans le parvis seront brûlées au feu, et de même une bête sauvage abattue dans le parvis. Si tu dis qu'elles sont interdites par la Torah, c'est bien : c'est pourquoi nous décrétons pour la bête sauvage à cause de l'animal domestique.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּרַבָּנַן, בְּהֵמָה מַאי טַעְמָא? דִּילְמָא אָתֵי לְמֵיכַל קָדָשִׁים בַּחוּץ, הִיא גּוּפַהּ גְּזֵרָה, וַאֲנַן נֵיקוּם וְנִגְזוֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה?Mais si tu dis que c'est d'ordre rabbinique, quelle est la raison pour l'animal domestique ? De crainte qu'on n'en vienne à manger des bêtes consacrées à l'extérieur. C'est elle-même un décret, et nous irions décréter un décret pour un décret ?
- רַבִּי חִיָּיא נְפַל לֵיהּ יָאנִיבָא בְּכִיתָּנֵיהּ, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי, אֲמַר לֵיהּ: שְׁקוֹל עוֹפָא וּשְׁחוֹט עַל בּוּבִיתָא דְּמַיָּא, דְּמוֹרַח דְּמָא וְשָׁבֵיק לֵיהּ.Des teignes sont tombées sur le lin de Rabbi 'Hiya. Il est venu devant Rabbi, qui lui a dit : Prends un oiseau et abats-le au-dessus du bac d'eau où trempe le lin ; car elles sentent le sang et le quittent.
- הֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט וְצָרִיךְ לַדָּם – חַיָּיב לְכַסּוֹת. כֵּיצַד יַעֲשֶׂה? אוֹ נוֹחֲרוֹ, אוֹ עוֹקְרוֹ.Comment a-t-il pu faire ainsi ? N'a-t-il pas été enseigné : Celui qui abat et a besoin du sang est obligé de couvrir. Comment doit-il faire ? Soit il la poignarde, soit il arrache les organes du cou.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: ״צֵא טְרוֹף״ אֲמַר לֵיהּ, כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: ״צֵא נְחוֹר״ אֲמַר לֵיהּ.Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : C'est « Va, rends-la tereifa » qu'il lui a dit. Quand Ravin est venu, il a dit : C'est « Va, poignarde-la » qu'il lui a dit.
- לְמַאן דְּאָמַר ״צֵא טְרוֹף״, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר ״צֵא נְחוֹר״?Selon celui qui dit « Va, rends-la tereifa », quelle est la raison pour laquelle il n'a pas dit « Va, poignarde-la » ?
- וְכִי תֵּימָא, קָסָבַר אֵין שְׁחִיטָה לָעוֹף מִן הַתּוֹרָה, וּנְחִירָתוֹ זוֹ הִיא שְׁחִיטָתוֹ, וְהָתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: ״כַּאֲשֶׁר צִוִּיתִךָ״ – מְלַמֵּד שֶׁנִּצְטַוָּה מֹשֶׁה עַל הַוֶּשֶׁט וְעַל הַקָּנֶה, וְעַל רוֹב אֶחָד בָּעוֹף, וְעַל רוֹב שְׁנַיִם בַּבְּהֵמָה.Et si tu dis qu'il pense que l'abattage de l'oiseau n'est pas de la Torah, et que le poignarder est son abattage, c'est impossible : n'a-t-il pas été enseigné : Rabbi dit : « Comme Je te l'ai ordonné » (Deutéronome 12, 21) enseigne que Moché a reçu l'ordre au sujet de l'œsophage et de la trachée, et au sujet de la majorité d'un organe pour l'oiseau et de la majorité de deux pour l'animal ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.