Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אוֹמֵר הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן, פָּרָה נִפְדֵּית עַל גַּבֵּי מַעֲרַכְתָּהּ. אָמַר רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פָּרַת חַטָּאת אֵינָהּ מִשְׁנָה.Et Rabbi Chimon ben Lakich a dit : Rabbi Chimon disait : la vache rousse peut être rachetée même une fois abattue et placée sur son bûcher. Elle a donc eu un moment où elle était apte à la consommation ; pourquoi Rabbi Chimon exempte-t-il alors celui qui l'abat ? Rav Chemen bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la mention de la vache de purification ne fait pas partie de la Michna, et Rabbi Chimon reconnaît qu'on est passible.
- וְעֶגְלָה עֲרוּפָה, לָאו שְׁחִיטָה רְאוּיָה הִיא? וְהָתְנַן: נִמְצָא הַהוֹרֵג עַד שֶׁלֹּא תֵּעָרֵף הָעֲגָלָה – תֵּצֵא וְתִרְעֶה בָּעֵדֶר. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי: עֶגְלָה עֲרוּפָה אֵינָהּ מִשְׁנָה.La Guemara demande : et l'abattage de la génisse à la nuque brisée n'est-il pas un abattage propre ? Mais nous avons appris dans une Michna (Sota 47a) : si l'assassin a été trouvé avant que la nuque de la génisse soit brisée, elle sortira et paîtra dans le troupeau. Il n'est donc pas interdit d'en tirer profit de son vivant, et son abattage est propre. Rabbi Chimon ben Lakich a dit au nom de Rabbi Yannaï : la mention de la génisse à la nuque brisée ne fait pas partie de la Michna.
- וּמִי אָמַר רַבִּי יַנַּאי הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יַנַּאי: גְּבוּל שָׁמַעְתִּי בָּהּ, וְשָׁכַחְתִּי, וְנָסְבִין חַבְרַיָּא לוֹמַר: יְרִידָתָהּ לְנַחַל אֵיתָן אוֹסַרְתָּהּ.La Guemara demande : et Rabbi Yannaï a-t-il dit cela ? Mais Rabbi Yannaï n'a-t-il pas dit : j'ai entendu une limite à partir de laquelle la génisse est interdite, et je l'ai oubliée ; et les collègues inclinaient à dire : sa descente dans le ravin dur (na'hal eitan) l'interdit.
- וְאִם אִיתָא, לִישַׁנֵּי: כָּאן קוֹדֶם יְרִידָה, כָּאן לְאַחַר יְרִידָה.Et s'il en est ainsi, qu'il réponde : ici, où elle est permise, il s'agit d'un abattage avant la descente ; là, dans notre Michna, d'un abattage après la descente !
- אָמַר רַב פִּנְחָס בְּרֵיהּ דְּרַב אַמֵּי: אֲנַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מַתְנֵינַן לַהּ, עֶגְלָה עֲרוּפָה אֵינָהּ מִשְׁנָה. אָמַר רַב אָשֵׁי: כִּי הֲוֵינַן בֵּי רַב פַּפֵּי קַשְׁיָא לַן, מִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ הָכִי?Rav Pin'has, fils de Rav Ami, a dit : nous, nous enseignons cela au nom de Rabbi Chimon ben Lakich lui-même : la mention de la génisse à la nuque brisée ne fait pas partie de la Michna. Rav Achi a dit : lorsque nous étions à l'école de Rav Pappi, cela nous a fait difficulté : Rabbi Chimon ben Lakich a-t-il dit cela ?
- וְהָא אִיתְּמַר, צִפּוֹרֵי מְצוֹרָע מֵאֵימָתַי נֶאֱסָרִין? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מִשְּׁעַת שְׁחִיטָה, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: מִשְּׁעַת לְקִיחָה, וְאָמְרִינַן: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ?Mais il a été dit par les Amoraïm : à partir de quand les oiseaux du lépreux sont-ils interdits de profit ? Rabbi Yo'hanan a dit : à partir du moment de l'abattage ; et Rabbi Chimon ben Lakich a dit : à partir du moment de la prise. Et nous avons demandé : quelle est la raison de Rabbi Chimon ben Lakich ?
- גָּמַר ״קִיחָה״ ״קִיחָה״ מֵעֶגְלָה עֲרוּפָה.Il apprend par analogie le mot « prise » (Lévitique 14, 4) du mot « prise » (Deutéronome 21, 3) dit à propos de la génisse à la nuque brisée. Il tient donc que la génisse est interdite de son vivant, et son abattage n'est pas propre.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עֶגְלָה עֲרוּפָה אֵינָהּ מִשְׁנָה.Plutôt, Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la mention de la génisse à la nuque brisée ne fait pas partie de la Michna.
- מַתְנִי׳ שְׁנַיִם שֶׁלָּקְחוּ פָּרָה וּבְנָהּ, אֵיזֶה שֶׁלָּקַח רִאשׁוֹן יִשְׁחוֹט רִאשׁוֹן, וְאִם קָדַם הַשֵּׁנִי – זָכָה.MICHNA : Deux personnes qui ont acheté une vache et son petit, chacune l'un des deux : celui qui a acheté le premier abattra le premier ; et si le second a devancé l'autre, il a gagné. L'autre devra attendre le lendemain.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף: לְעִנְיַן דִּינָא תְּנַן, תְּנָא: אִם קָדַם הַשֵּׁנִי – הֲרֵי זֶה זָרִיז וְנִשְׂכָּר, זָרִיז – דְּלָא עֲבַד אִיסּוּרָא, וְנִשְׂכָּר – דְּקָאָכֵיל בִּשְׂרָא.GUEMARA : Rav Yossef a dit : c'est en matière de droit que nous l'avons appris, si les deux viennent au tribunal, mais il n'y a pas là d'interdit. Il a été enseigné de même : si le second a devancé, il est diligent et récompensé. Il est diligent, car il n'a pas commis d'interdit, et récompensé, car il mange de la viande le jour même.
- מַתְנִי׳ שָׁחַט פָּרָה וְאַחַר כָּךְ שְׁנֵי בָּנֶיהָ – סוֹפֵג שְׁמוֹנִים, שָׁחַט שְׁנֵי בָּנֶיהָ וְאַחַר כָּךְ שְׁחָטָהּ – סוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים, שְׁחָטָהּ וְאֶת בִּתָּהּ וְאֶת בַּת בִּתָּהּ – סוֹפֵג שְׁמוֹנִים.MICHNA : Si l'on a abattu une vache et ensuite ses deux petits, on reçoit quatre-vingts coups. Si l'on a abattu ses deux petits et ensuite on l'a abattue, on reçoit les quarante coups, car il n'y a là qu'un seul acte interdit. Si l'on a abattu la vache, sa fille et la fille de sa fille, on reçoit quatre-vingts coups.
- שְׁחָטָהּ וְאֶת בַּת בִּתָּהּ, וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט בִּתָּהּ – סוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים. סוֹמְכוֹס אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: סוֹפֵג שְׁמוֹנִים.Si l'on a abattu la vache et la fille de sa fille, et ensuite on a abattu sa fille, on reçoit les quarante coups. Soumakhos dit au nom de Rabbi Méïr : on reçoit quatre-vingts coups.
- גְּמָ׳ אַמַּאי? ״אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא בְּנוֹ וְאוֹתוֹ! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: ״אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ, אוֹתוֹ וְאֶת אִמּוֹ מִנַּיִן?GUEMARA : À propos de celui qui abat deux petits puis leur mère : pourquoi est-il flagellé ? Le Miséricordieux a dit « Lui et son petit » (Lévitique 22, 28), et non « son petit et lui » ! La Guemara répond : cela ne te vienne pas à l'esprit, car il a été enseigné dans une baraïta : « Lui et son petit » : je ne sais que lui et son petit ; lui et sa mère, d'où le sait-on ?
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״לֹא תִשְׁחֲטוּ״ – הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם, הָא כֵּיצַד? אֶחָד הַשּׁוֹחֵט אֶת הַפָּרָה, וְאֶחָד הַשּׁוֹחֵט אֶת אִמָּהּ, וְאֶחָד הַשּׁוֹחֵט אֶת בְּנָהּ – שְׁנַיִם הָאַחֲרוֹנִים חַיָּיבִין.Lorsqu'il dit : « Vous n'abattrez pas » (Lévitique 22, 28), au pluriel, voici qu'il y a là deux personnes. Comment cela ? L'un abat la vache, un autre abat sa mère, et un autre abat son petit : les deux derniers sont passibles, le premier d'entre eux pour avoir abattu la mère après le petit, le second pour avoir abattu le petit après la mère.
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