Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא מָקוֹם הִנִּיחוּ לוֹ אֲבוֹתָיו לְהִתְגַּדֵּר בּוֹ, אַף אֲנִי מָקוֹם הִנִּיחוּ לִי אֲבוֹתַי לְהִתְגַּדֵּר בּוֹ.C'est plutôt qu'en ne détruisant pas le serpent d'airain, ses ancêtres lui ont laissé une place, à 'Hizkiyahou, pour s'y distinguer ; moi aussi, mes ancêtres m'ont laissé une place pour m'y distinguer, en exemptant de la dîme les produits de Beit Chéan.
- מִכָּאן לְתַלְמִיד חָכָם שֶׁאָמַר דְּבַר הֲלָכָה, שֶׁאֵין מְזִיחִין אוֹתוֹ, וְאָמְרִי לָהּ: אֵין מַזְנִיחִין אוֹתוֹ, וְאָמְרִי לָהּ: אֵין מַזְחִיחִין אוֹתוֹ.De là on apprend, pour un talmid 'hakham (érudit en Torah) qui a énoncé une parole de halakha (loi) nouvelle, qu'on ne le déloge pas de sa position (mézi'hin) ; et certains disent : on ne le néglige pas (mazni'hin) ; et certains disent : on n'attribue pas son propos nouveau à l'orgueil (maz'hi'hin).
- מַאן דְּאָמַר ״מְזִיחִין״ – כְּדִכְתִיב: ״וְלֹא יִזַּח הַחֹשֶׁן״, וּמַאן דְּאָמַר ״אֵין מַזְנִיחִין״ – דִּכְתִיב: ״כִּי לֹא יִזְנַח לְעוֹלָם ה׳״, וּמַאן דְּאָמַר ״מַזְחִיחִין״ – דִּתְנַן: מִשֶּׁרַבּוּ זְחוּחֵי הַלֵּב רַבּוּ מַחְלוֹקוֹת בְּיִשְׂרָאֵל.Celui qui dit « on déloge » s'appuie sur ce qui est écrit : « Et le pectoral ne se déplacera pas » (Exode 28, 28). Et celui qui dit « on ne néglige pas » s'appuie sur ce qui est écrit : « Car Hachem ne délaisse pas à jamais » (Lamentations 3, 31). Et celui qui dit « on attribue à l'orgueil » s'appuie sur ce que nous avons appris : Depuis que se sont multipliés les cœurs orgueilleux, se sont multipliées les controverses en Israël.
- מַתְקֵיף לַהּ יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: וּמִי אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר דְּבֵית שְׁאָן לָאו מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל הִיא? וְהָכְתִיב: ״וְלֹא הוֹרִישׁ מְנַשֶּׁה אֶת בֵּית שְׁאָן וְאֶת בְּנוֹתֶיהָ וְאֶת תַּעְנַךְ וְאֶת בְּנֹתֶיהָ״!Yehouda, fils de Rabbi Chimon ben Pazi, s'y oppose, à cette décision elle-même : Y a-t-il donc quelqu'un qui dise que Beit Chéan n'est pas une partie de la terre d'Israël ? Mais voici qu'il est écrit : « Et Ménaché n'a pas déshérité Beit Chéan et ses dépendances, ni Ta'anakh et ses dépendances » (Juges 1, 27) !
- אִישְׁתְּמִיטְתֵּיהּ הָא דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְיָקִים, מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פְּדָת, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ: הַרְבֵּה כְּרַכִּים כְּבָשׁוּם עוֹלֵי מִצְרַיִם, וְלֹא כְּבָשׁוּם עוֹלֵי בָּבֶל.Lui a échappé, à Yehouda, ce qu'a dit Rabbi Chimon ben Elyakim au nom de Rabbi Elazar ben Pedat, qui l'a dit au nom de Rabbi Elazar ben Chamoua : De nombreuses villes ont été conquises par ceux qui montèrent d'Égypte avec Yehochoua, et n'ont pas été conquises par ceux qui montèrent de Babylone avec Ezra ; Beit Chéan était de celles-là.
- וְקָסָבַר: קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִדְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִדְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, וְהִנִּיחוּם כְּדֵי שֶׁיִּסְמְכוּ עֲלֵיהֶן עֲנִיִּים בַּשְּׁבִיעִית.Et Rabbi Yehouda HaNassi estime que la première sanctification, celle de la terre à l'époque de Yehochoua, a sanctifié pour son temps et n'a pas sanctifié pour l'avenir ; elle s'est donc annulée lors de l'exil. Quand ceux qui montèrent de Babylone sanctifièrent à nouveau la terre, ils les ont laissées, ces villes, sans les sanctifier, afin que les pauvres puissent compter sur elles durant la septième année (la chemita), puisqu'on peut y semer. Rabbi, apprenant que Beit Chéan en faisait partie, l'a exemptée des mitsvot (commandements) liées à la terre.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא: וְהָא רַבִּי מֵאִיר עָלֶה בְּעָלְמָא הוּא דְּאָכֵיל! אֲמַר לֵיהּ: מֵאֲגוּדָּה אַכְלֵיהּ, וּתְנַן: יָרָק הַנֶּאֱגָד מִשֶּׁיֵּאָגֵד.Rabbi Yirmeya a dit à Rabbi Zeira : Comment Rabbi s'est-il fondé sur ce témoignage ? Mais voici que Rabbi Méïr n'a mangé qu'une simple feuille, or manger de façon occasionnelle est permis avant le prélèvement de la dîme ! Il lui a répondu : Il l'a mangée d'une botte, et nous avons appris dans une Michna : Un légume qui se met en bottes est soumis à la dîme dès qu'il est mis en botte, et dès lors il est interdit d'en manger, même occasionnellement, sans prélever.
- וְדִלְמָא לָאו אַדַּעְתֵּיהּ? הַשְׁתָּא, בְּהֶמְתָּן שֶׁל צַדִּיקִים אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא תַּקָּלָה עַל יָדָן, צַדִּיקִים עַצְמָן לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!Rabbi Yirmeya a repris : Et peut-être cela n'était-il pas présent à son esprit, à Rabbi Méïr, et il a mangé par inadvertance ? Rabbi Zeira a répondu : Eh bien, si même par les bêtes des justes le Saint, béni soit-Il, ne provoque pas de faute, à plus forte raison n'en provoque-t-Il pas par les justes eux-mêmes !
- וְדִלְמָא עִישֵּׂר עֲלֵיהֶם מִמָּקוֹם אַחֵר? לֹא נֶחְשְׁדוּ חֲבֵרִים לִתְרוֹם שֶׁלֹּא מִן הַמּוּקָּף. וְדִלְמָא נָתַן עֵינָיו בְּצַד זֶה וְאָכַל בְּצַד אַחֵר? אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מַאן גַּבְרָא רַבָּה קָמַסְהֵיד עֲלֵיהּ.Et peut-être a-t-il prélevé la dîme pour ces feuilles à partir de produits situés dans un autre endroit ? Rabbi Zeira a répondu : Les 'haverim (ceux qui sont scrupuleux sur les lois de pureté et de dîme) ne sont pas soupçonnés de prélever la terouma (prélèvement donné au Cohen) à partir de ce qui n'est pas à proximité. Rabbi Yirmeya a repris : Et peut-être a-t-il porté son regard sur un côté de la botte, le destinant à être la dîme, et a-t-il mangé de l'autre côté ? Rabbi Zeira lui a dit : Vois quel grand homme témoigne à son sujet : Rabbi Yehochoua ben Zerouz a sûrement observé avec exactitude.
- מַאי בְּהֶמְתָּן שֶׁל צַדִּיקִים? דְּרַבִּי פִּנְחָס בֶּן יָאִיר הֲוָה קָאָזֵיל לְפִדְיוֹן שְׁבוּיִין, פְּגַע בֵּיהּ בְּגִינַּאי נַהֲרָא.Qu'en est-il des bêtes des justes dont on vient de parler ? C'est que Rabbi Pin'has ben Yaïr allait pour le rachat de captifs ; il rencontra le fleuve Guinaï.
- אֲמַר לֵיהּ: גִּינַּאי, חֲלוֹק לִי מֵימֶךָ וְאֶעֱבוֹר בָּךְ! אֲמַר לֵיהּ: אַתָּה הוֹלֵךְ לַעֲשׂוֹת רְצוֹן קוֹנֶךָ וַאֲנִי הוֹלֵךְ לַעֲשׂוֹת רְצוֹן קוֹנִי, אַתָּה סָפֵק עוֹשֶׂה סָפֵק אִי אַתָּה עוֹשֶׂה, אֲנִי וַדַּאי עוֹשֶׂה. אֲמַר לֵיהּ: אִם אִי אַתָּה חוֹלֵק גּוֹזְרַנִי עָלֶיךָ שֶׁלֹּא יַעַבְרוּ בְּךָ מַיִם לְעוֹלָם. חֲלַק לֵיהּ.Il lui dit : Guinaï, partage tes eaux pour moi et je passerai à travers toi ! Il lui répondit : Tu vas faire la volonté de ton Créateur et je vais faire la volonté de mon Créateur, en coulant vers la mer ; toi, peut-être la feras-tu, peut-être ne la feras-tu pas ; moi, je la fais avec certitude. Il lui dit : Si tu ne te partages pas, je décrète sur toi qu'aucune eau ne passera plus en toi à jamais. Il se partagea pour lui.
- הֲוָה הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה דָּארֵי חִיטֵּי לְפִיסְחָא, אֲמַר לֵיהּ חֲלוֹק לֵיהּ נָמֵי לְהַאי, דִּבְמִצְוָה עָסֵיק. חֲלַק לֵיהּ. הֲוָה הָהוּא טַיָּיעָא דִּלְוָוה בַּהֲדַיְיהוּ, אֲמַר לֵיהּ חֲלוֹק לֵיהּ נָמֵי לְהַאי, דְּלָא לֵימָא: ״כָּךְ עוֹשִׂים לִבְנֵי לְוִיָּה״, חֲלַק לֵיהּ.Il y avait là un homme qui portait du blé pour Pessa'h, pour en faire la matsa. Rabbi Pin'has lui dit, au fleuve : Partage-toi aussi pour celui-ci, car il est occupé à une mitsva. Il se partagea pour lui. Il y avait là un marchand arabe qui les accompagnait. Il lui dit : Partage-toi aussi pour celui-ci, afin qu'il ne dise pas : « Est-ce ainsi que l'on traite ses compagnons de route ? » Il se partagea pour lui.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: כַּמָּה נְפִישׁ גַּבְרָא מִמֹּשֶׁה וְשִׁתִּין רִבְּוָון, דְּאִילּוּ הָתָם חַד זִימְנָא, וְהָכָא תְּלָתָא זִימְנִין. וְדִלְמָא הָכָא נָמֵי חֲדָא זִימְנָא? אֶלָּא כְּמֹשֶׁה וְשִׁתִּין רִבְּוָון.Rav Yossef a dit : Combien cet homme est plus grand que Moché et les six cent mille Bnei Israël ! Car là-bas, à la mer Rouge, les eaux se sont fendues une seule fois, et ici trois fois. Mais peut-être ici aussi une seule fois, le fleuve ne reprenant son cours qu'après le passage des trois ? Dis plutôt : il est comme Moché et les six cent mille.
- אִקְּלַע לְהָהוּא אוּשְׁפִּיזָא, רְמוֹ לֵיהּ שְׂעָרֵי לְחַמְרֵיהּ, לָא אֲכַל.Rabbi Pin'has arriva dans une auberge. On jeta de l'orge devant son âne ; il n'en mangea pas.
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