Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ בְּהֵמָה הַמְקַשָּׁה לֵילֵד, וְהוֹצִיא הָעוּבָּר אֶת יָדוֹ וְהֶחְזִירוֹ – מוּתָּר בַּאֲכִילָה. הוֹצִיא אֶת רֹאשׁוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִירוֹ – הֲרֵי זֶה כְּיָלוּד.Michna (enseignement des Tannaïm) : Un animal qui peine à mettre bas, et dont le fœtus a sorti sa patte avant et l'a rentrée avant l'abattage de la mère : il est permis à la consommation. S'il a sorti sa tête, même s'il l'a rentrée, il est considéré comme né, et l'abattage de sa mère ne le permet pas.
- חוֹתֵךְ מֵעוּבָּר שֶׁבְּמֵעֶיהָ – מוּתָּר בַּאֲכִילָה, מִן הַטְּחוֹל וּמִן הַכְּלָיוֹת – אָסוּר בַּאֲכִילָה. זֶה הַכְּלָל: דָּבָר שֶׁגּוּפָהּ – אָסוּר, וְשֶׁאֵינָהּ גּוּפָהּ – מוּתָּר.Si l'on coupe un morceau du fœtus qui est dans ses entrailles et qu'on le laisse à l'intérieur avant de l'abattre : il est permis à la consommation. De la rate et des reins de l'animal lui-même : il est interdit à la consommation. Voici la règle : ce qui fait partie de son corps est interdit, et ce qui ne fait pas partie de son corps est permis.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: וְאֵבֶר עַצְמוֹ אָסוּר.Guemara (discussion des Amoraïm) : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Et le membre lui-même est interdit, même si le fœtus l'a rentré avant l'abattage.
- מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״וּבָשָׂר בַּשָּׂדֶה טְרֵפָה לֹא תֹאכֵלוּ״, כֵּיוָן שֶׁיָּצָא בָּשָׂר חוּץ לִמְחִיצָתוֹ – נֶאֱסָר.Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « Et une chair dans le champ, déchirée, vous ne la mangerez pas » (Exode 22, 30) : dès que la chair est sortie hors de son enceinte, elle est devenue interdite, comme une terefa (animal atteint d'une lésion mortelle) ; or le ventre de la mère est l'enceinte du fœtus.
- תְּנַן: בְּהֵמָה הַמְקַשָּׁה לֵילֵד, וְהוֹצִיא הָעוּבָּר אֶת יָדוֹ וְהֶחְזִירוֹ – מוּתָּר בַּאֲכִילָה. מַאי לָאו אַאֵבֶר? לָא, אַעוּבָּר.Nous avons appris dans la Michna : « Un animal qui peine à mettre bas, et dont le fœtus a sorti sa patte et l'a rentrée : il est permis à la consommation. » N'est-ce pas au sujet du membre lui-même ? Cela contredirait Rav. Non, c'est au sujet du fœtus, le reste du corps.
- אִי אַעוּבָּר, מַאי אִירְיָא הֶחְזִירוֹ? אֲפִילּוּ לֹא הֶחְזִירוֹ נָמֵי! הוּא הַדִּין אַף עַל גַּב דְּלֹא הֶחְזִירוֹ. וְאַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי מִיתְנֵא סֵיפָא: הוֹצִיא אֶת רֹאשׁוֹ אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִירוֹ – הֲרֵי זֶה כְּיָלוּד, תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא הֶחְזִירוֹ.Si c'est au sujet du fœtus, pourquoi préciser « l'a rentrée » ? Même s'il ne l'a pas rentrée, ce serait aussi permis ! Réponse : Il en va de même, bien qu'il ne l'ait pas rentrée. Mais puisqu'il voulait enseigner dans la clause finale : « S'il a sorti sa tête, même s'il l'a rentrée, il est considéré comme né », il a enseigné aussi dans la première clause « il l'a rentrée ».
- וְסֵיפָא, מַאי קָמַשְׁמַע לַן? דְּכֵיוָן דְּיָצָא רֹאשׁוֹ הָוְיָא לַהּ לֵידָה? תְּנֵינָא: אֵיזֶהוּ בְּכוֹר לְנַחֲלָה וְאֵינוֹ בְּכוֹר לְכֹהֲנִים – הַבָּא אַחַר נְפָלִים, אַף עַל פִּי שֶׁיָּצָא רֹאשׁוֹ חַי, אוֹ בֶּן תִּשְׁעָה שֶׁיָּצָא רֹאשׁוֹ מֵת.Et la clause finale, que nous apprend-elle ? Que, dès que sa tête est sortie, c'est une naissance ? Nous l'avons déjà appris (Bekhorot 46a) : « Qui est premier-né pour l'héritage et n'est pas premier-né pour les Cohanim (prêtres ; c'est-à-dire sujet au rachat) ? Celui qui vient après des fœtus non viables, même si sa tête est sortie vivante – la tête du non-viable –, ou après un enfant de neuf mois dont la tête est sortie morte. »
- טַעְמָא דְּרֹאשׁוֹ מֵת, הָא רֹאשׁוֹ חַי – הַבָּא אַחֲרָיו בְּכוֹר לְנַחֲלָה נָמֵי לָא הָוֵי.La raison est que sa tête est sortie morte ; mais si sa tête est sortie vivante, celui qui vient après lui n'est pas non plus premier-né pour l'héritage : la sortie de la tête est donc une naissance.
- וְכִי תֵּימָא, אַשְׁמְעִינַן בְּאָדָם, וְקָא מַשְׁמַע לַן בִּבְהֵמָה.Et si tu dis : elle nous l'a enseigné pour l'homme, et notre Michna nous l'enseigne pour l'animal,
- דְּאָדָם מִבְּהֵמָה לָא יָלֵיף, דְּאֵין פְּרוֹזְדוֹר לִבְהֵמָה, וּבְהֵמָה מֵאָדָם לָא יָלְפָא, דַּחֲשִׁיב פַּרְצוּף פָּנִים דִּידֵיהּ.car l'homme ne s'apprend pas de l'animal, puisque l'animal n'a pas de prozdor (vestibule masquant l'entrée de la matrice) ; et l'animal ne s'apprend pas de l'homme, car le visage de celui-ci a de l'importance ;
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא: שִׁלְיָא שֶׁיָּצְתָה מִקְצָתָהּ – אֲסוּרָה בַּאֲכִילָה, כְּסִימָן וָלָד בָּאִשָּׁה כָּךְ סִימָן וָלָד בַּבְּהֵמָה!cela aussi, nous l'avons déjà appris : « Un placenta dont une partie est sortie est interdit à la consommation. De même que c'est un signe d'enfant chez la femme, de même c'est un signe de petit chez l'animal » !
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא הֶחְזִירוֹ דְּרֵישָׁא דַּוְקָא, תְּנָא סֵיפָא אַטּוּ רֵישָׁא.Certes, si tu dis que « l'a rentrée » de la première clause est précis – et que cela permet le membre lui-même –, on comprend qu'il ait enseigné la clause finale à cause de la première.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ: לָא דְּרֵישָׁא דַּוְקָא, וְלָא דְּסֵיפָא דַּוְקָא, לְמָה לֵיהּ לְמִתְנְיַיהּ כְּלָל?Mais si tu dis que ni celui de la première clause n'est précis, ni celui de la clause finale n'est précis, pourquoi donc l'enseigner ?
- לָא, לְעוֹלָם אַעוּבָּר, וְכִדְאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לִמְקוֹם חֲתָךְ. הָכָא נָמֵי, לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לִמְקוֹם חֲתָךְ.Non : en réalité c'est au sujet du fœtus, et comme l'a dit Rav Na'hman bar Its'hak : cela n'a été nécessaire que pour l'endroit de la coupure. Ici aussi, cela n'a été nécessaire que pour l'endroit de la coupure.
- תָּא שְׁמַע: בְּהֵמָה הַמְקַשָּׁה לֵילֵד, הוֹצִיא עוּבָּר אֶת יָדוֹ וְהֶחְזִירָהּ, וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט אֶת אִמּוֹ – מוּתָּר בַּאֲכִילָה. שָׁחַט אֶת אִמּוֹ וְאַחַר כָּךְ הֶחְזִירָהּ – אָסוּר בַּאֲכִילָה.Viens et entends (une preuve) : Un animal qui peine à mettre bas, dont le fœtus a sorti sa patte et l'a rentrée, et qu'ensuite on a abattu sa mère : il est permis à la consommation. Si on a abattu sa mère et qu'ensuite il l'a rentrée : il est interdit à la consommation.
- הוֹצִיא אֶת יָדוֹ וַחֲתָכוֹ, וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט אֶת אִמּוֹ – שֶׁבַּחוּץ טָמֵא וְאָסוּר, וְשֶׁבִּפְנִים טָהוֹר וּמוּתָּר.S'il a sorti sa patte, qu'on l'a coupée, et qu'ensuite on a abattu sa mère : ce qui était dehors est tamé (impur) et interdit, et ce qui était dedans est tahor (pur) et permis.
- שָׁחַט אֶת אִמּוֹ וְאַחַר כָּךְ חֲתָכוֹ –Si on a abattu sa mère et qu'ensuite on l'a coupée :
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