Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲקוּנָס וַאֲפוּנָס כְּסֶפַּתְיָאס וְאֶכְּסְפַּטְיָאס וַאֲטוּנָס – הֲרֵי זֶה מוּתָּר.L'akounas, l'apounas, le kesaftyas, l'akhsaftyas et l'atounas – noms de poissons – : celui-ci est permis.
- תְּנַן הָתָם: כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת יֵשׁ לוֹ סְנַפִּיר, וְיֵשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ סְנַפִּיר וְאֵין לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת. יֵשׁ לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת וְיֵשׁ לוֹ סְנַפִּיר – דָּג טָהוֹר, יֵשׁ לוֹ סְנַפִּיר וְאֵין לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת – דָּג טָמֵא.Nous avons appris là-bas, dans la Michna (enseignement des Tannaïm, les Sages de cette époque) du traité Nida (51b) : Tout poisson qui a des écailles a des nageoires, mais il en est qui ont des nageoires et n'ont pas d'écailles. S'il a des écailles et a des nageoires, c'est un poisson tahor (pur, donc permis) ; s'il a des nageoires et n'a pas d'écailles, c'est un poisson tamé (impur, donc interdit).
- מִכְּדֵי אַקַּשְׂקֶשֶׂת קָא סָמְכִינַן, לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא קַשְׂקֶשֶׂת וְלָא לִיכְתּוֹב סְנַפִּיר! אִי כְּתַב רַחֲמָנָא קַשְׂקֶשֶׂת וְלָא כְּתַב סְנַפִּיר, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי קַשְׂקֶשֶׂת? סְנַפִּיר, וַאֲפִילּוּ דָּג טָמֵא. כְּתַב רַחֲמָנָא סְנַפִּיר וְקַשְׂקֶשֶׂת.La Guemara demande : Puisque c'est sur les écailles que nous nous appuyons, elles qui ne vont jamais sans nageoires, que le Miséricordieux écrive « écailles » et n'écrive pas « nageoires » ! Elle répond : Si le Miséricordieux avait écrit « écailles » (kaskéset) et n'avait pas écrit « nageoires » (senapir), j'aurais dit : qu'est-ce que kaskéset ? Les nageoires, et j'en serais venu à permettre même un poisson tamé. Le Miséricordieux a donc écrit « nageoires et écailles ».
- וְהַשְׁתָּא דִּכְתַב רַחֲמָנָא סְנַפִּיר וְקַשְׂקֶשֶׂת, מִמַּאי דְּקַשְׂקֶשֶׂת לְבוּשָׁא הוּא, דִּכְתִיב ״וְשִׁרְיוֹן קַשְׂקַשִּׂים הוּא לָבוּשׁ״, וְלִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא קַשְׂקֶשֶׂת וְלָא לִיכְתּוֹב סְנַפִּיר?Mais maintenant que le Miséricordieux a écrit « nageoires et écailles », d'où sait-on que kaskéset est un vêtement, ce qui recouvre le poisson, c'est-à-dire ses écailles ? Car il est écrit : « Il était vêtu d'une cuirasse d'écailles (kaskassim) » (I Samuel 17, 5). La question revient alors : que le Miséricordieux écrive « écailles » et n'écrive pas « nageoires » !
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״יַגְדִּיל תּוֹרָה וְיַאְדִּיר״.Rabbi Abbahou a dit, et c'est aussi ce qu'a enseigné le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël : « Il a voulu rendre la Torah grande et glorieuse » (Isaïe 42, 21) : D.ieu a amplifié la Torah au-delà du strict nécessaire.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מִמַּשְׁמָע שֶׁנֶּאֱמַר ״אֱכוֹל אֶת שֶׁיֵּשׁ לוֹ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי ״אַל תֹּאכַל אֶת שֶׁאֵין לוֹ״, וּמִמַּשְׁמָע שֶׁנֶּאֱמַר ״אַל תֹּאכַל אֶת שֶׁאֵין לוֹ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי ״אֱכוֹל אֶת שֶׁיֵּשׁ לוֹ״. וְלָמָּה שְׁנָאָן? לַעֲבוֹר עָלָיו בַּעֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : De ce qu'implique ce qui est dit : « Mange celui qui a nageoires et écailles », j'entends : « Ne mange pas celui qui n'en a pas » ; et de ce qu'implique ce qui est dit : « Ne mange pas celui qui n'en a pas », j'entends : « Mange celui qui en a ». Pourquoi donc la Torah les a-t-elle énoncés tous deux (Lévitique 11, 9-10) ? Pour qu'on transgresse à son sujet, en mangeant un poisson qui n'en a pas, un commandement positif et un interdit.
- ״תֹּאכְלוּ מִכֹּל אֲשֶׁר בַּמָּיִם״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? שֶׁיָּכוֹל הוֹאִיל וְהִתִּיר בִּמְפוֹרָשׁ וְהִתִּיר בִּסְתָם, מָה כְּשֶׁהִתִּיר בִּמְפוֹרָשׁ לֹא הִתִּיר אֶלָּא בְּכֵלִים, אַף כְּשֶׁהִתִּיר בִּסְתָם לֹא הִתִּיר אֶלָּא בְּכֵלִים. מִנַּיִן לְרַבּוֹת בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת, שֶׁשּׁוֹחֶה וְשׁוֹתֶה מֵהֶן וְאֵינוֹ נִמְנָע? תַּלְמוּד לוֹמַר ״תֹּאכְלוּ מִכֹּל אֲשֶׁר בַּמָּיִם״.« Vous mangerez de tout ce qui est dans les eaux » (Lévitique 11, 9) : que vient enseigner le verset ? C'est que l'on aurait pu penser : puisque la Torah a permis explicitement et a permis implicitement les bestioles aquatiques dépourvues de nageoires et d'écailles, de même que, lorsqu'elle a permis explicitement, elle n'a permis que dans les récipients, de même, lorsqu'elle a permis implicitement, elle n'a permis que dans les récipients. D'où sait-on qu'il faut inclure les citernes, les fossés et les grottes, où l'on se penche et l'on boit sans s'abstenir à cause des vermisseaux qui s'y trouvent ? Le verset enseigne : « Vous mangerez de tout ce qui est dans les eaux. »
- הֵיכָן הִתִּיר בְּכֵלִים? דִּכְתִיב: ״אֶת זֶה תֹּאכְלוּ מִכֹּל אֲשֶׁר בַּמָּיִם וְגוֹ׳״, בַּיַּמִּים וּבַנְּחָלִים הוּא דְּכִי אִית לֵיהּ – אֱכוֹל, דְּלֵית לֵיהּ – לָא תֵּיכוֹל, הָא בְּכֵלִים – אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ – אֱכוֹל.Où la Torah a-t-elle permis dans les récipients ? Comme il est écrit : « Voici ce que vous mangerez de tout ce qui est dans les eaux, etc. » : tout ce qui a nageoires et écailles dans les eaux, dans les mers et dans les rivières, ceux-là vous les mangerez. Le verset signifie : c'est dans les mers et dans les rivières que, s'il en a, mange-le, et s'il n'en a pas, ne le mange pas ; mais dans les récipients, même s'il n'en a pas, mange-le.
- אֵימָא: בְּכֵלִים – אַף עַל גַּב דְּאִית לֵיהּ לָא תֵּיכוֹל? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״וְכֹל אֲשֶׁר אֵין לוֹ סְנַפִּיר וְקַשְׂקֶשֶׂת בַּיַּמִּים וּבַנְּחָלִים מִכֹּל שֶׁרֶץ הַמַּיִם״ – בַּיַּמִּים וּבַנְּחָלִים דְּלֵית לֵיהּ לָא תֵּיכוֹל, הָא בְּכֵלִים – אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ אֱכוֹל.Objection : Dis plutôt l'inverse : dans les récipients, même s'il en a, ne le mange pas ! Réponse : Que cela ne te vienne pas à l'esprit, car il est écrit : « Et tout ce qui n'a pas de nageoires et d'écailles, dans les mers et dans les rivières, de toute bestiole des eaux » (Lévitique 11, 10) : dans les mers et dans les rivières, s'il n'en a pas, ne le mange pas ; mais dans les récipients, même s'il n'en a pas, mange-le.
- וְאֵימָא: ״בַּמַּיִם״ – כָּלַל, ״בַּיַּמִּים וּבַנְּחָלִים״ – פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט – אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מַה שֶּׁבַּפְּרָט; יַמִּים וּנְחָלִים – אִין, נְעִיצִין וַחֲרִיצִין – לֹא.Objection : Mais dis plutôt : « dans les eaux » est un énoncé général, « dans les mers et dans les rivières » est un détail ; or, avec un général suivi d'un détail, le général ne contient que ce qui est dans le détail. Pour les mers et les rivières, oui, il faut nageoires et écailles ; pour les ne'itsin et les 'haritsin (bassins et tranchées), non, et à plus forte raison pour les citernes : pourquoi alors « vous mangerez de tout ce qui est dans les eaux » ?
- ״בַּמַּיִם״ – חָזַר וְכָלַל.Réponse : « Dans les eaux », répété une seconde fois : le verset a de nouveau énoncé un général ; il y a donc deux généraux et un détail.
- הָנֵי תְּרֵי כְּלָלֵי דִּסְמִיכִי לַהֲדָדֵי נִינְהוּ, אָמַר רָבִינָא: כִּדְאָמְרִי בְּמַעְרְבָא, כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁנֵי כְּלָלוֹת הַסְּמוּכִין זֶה לָזֶה –Objection : Ces deux généraux sont adjacents l'un à l'autre, tous deux avant le détail ! Ravina a dit : Comme on dit en Occident, c'est-à-dire en Terre d'Israël : partout où tu trouves deux généraux adjacents l'un à l'autre, suivis d'un détail,
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