Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּדֵי מִשְׁנֵה תוֹרָה לְאוֹסוֹפֵי הוּא דַּאֲתָא, מַאי שְׁנָא הָכָא דִּכְתִיב ״דָּאָה״ וּמַאי שְׁנָא הָכָא דִּכְתִיב ״רָאָה״ וְלָא כְּתִיב ״דָּאָה״? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ מִין רָאָה וְדָאָה אַחַת הִיא.puisque le Deutéronome vient pour ajouter à la liste du Lévitique, qu'est-ce qui distingue ici, le Lévitique, où il est écrit « daa », et qu'est-ce qui distingue ici, le Deutéronome, où il est écrit « raa » et où il n'est pas écrit « daa » ? Déduis-en plutôt que la raa et la daa sont une seule et même espèce.
- וְאַכַּתִּי עֶשְׂרִין וְחַמְשָׁה הָווּ? אָמַר אַבָּיֵי: כְּשֵׁם שֶׁרָאָה וְדָאָה אַחַת הִיא, כָּךְ אַיָּה וְדַיָּה אַחַת הִיא. דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ תַּרְתֵּי אִינּוּן, מִכְּדֵי מִשְׁנֵה תוֹרָה לְאוֹסוֹפֵי הוּא דַּאֲתָא, מַאי שְׁנָא הָכָא דִּכְתִיב ״לְמִינָהּ״ אַאַיָּה, וּמַאי שְׁנָא הָתָם דִּכְתִיב ״לְמִינָהּ״ אַדַּיָּה? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: אַיָּה וְדַיָּה אַחַת הִיא.Et pourtant ils sont encore vingt-cinq ! Abayé a dit : de même que la raa et la daa sont une seule espèce, ainsi l'aya et la daya sont une seule espèce. Car si tu penses qu'elles sont deux, puisque le Deutéronome vient pour ajouter, qu'est-ce qui distingue ici, le Lévitique, où il est écrit « selon son espèce » pour l'aya, et qu'est-ce qui distingue là-bas, le Deutéronome, où il est écrit « selon son espèce » pour la daya ? Déduis-en plutôt que l'aya et la daya sont une seule espèce.
- וְכִי מֵאַחַר שֶׁאַיָּה וְדַיָּה אַחַת הִיא, לְמָה לֵיהּ לְמִיכְתַּב אַיָּה וְדַיָּה? כִּדְתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: אֶקְרָא אֲנִי אַיָּה, דַּיָּה לָמָּה נֶאֶמְרָה? כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתֵּן פִּתְחוֹן פֶּה לְבַעַל דִּין לַחְלוֹק, שֶׁלֹּא תְּהֵא אַתָּה קוֹרֵא אַיָּה וְהוּא קוֹרֵא דַּיָּה, אַתָּה קוֹרֵא דַּיָּה וְהוּא קוֹרֵא אַיָּה, לְכָךְ כָּתַב בְּמִשְׁנֵה תוֹרָה: ״וְהָרָאָה וְאֶת הָאַיָּה וְהַדַּיָּה לְמִינָהּ״.Et puisque l'aya et la daya sont une seule espèce, pourquoi lui a-t-il fallu écrire l'aya et la daya ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : je lirais aya ; pourquoi la daya a-t-elle été dite ? Afin de ne pas donner à un contradicteur une ouverture pour contester : afin que tu ne l'appelles pas aya tandis que lui l'appelle daya et en mange, ou que tu l'appelles daya tandis que lui l'appelle aya. C'est pourquoi il a été écrit dans le Deutéronome : « Et la raa et l'aya et la daya selon son espèce » (Deutéronome 14, 13).
- מֵיתִיבִי: לָמָּה נִשְׁנוּ? בִּבְהֵמָה – מִפְּנֵי הַשְּׁסוּעָה, וּבָעוֹפוֹת – מִפְּנֵי הָרָאָה. מַאי לָאו, מִדִּבְהֵמָה דְּהָתָם לְאוֹסוֹפֵי, עוֹפוֹת נָמֵי לְאוֹסוֹפֵי? לָא, הָתָם לְאוֹסוֹפֵי, הָכָא לְפָרוֹשֵׁי.On objecte : pourquoi ces listes ont-elles été répétées dans le Deutéronome ? Pour les animaux, à cause de la chessoua (la bête à double dos), et pour les oiseaux, à cause de la raa. N'est-ce pas que, de même que pour les animaux, là-bas, c'est pour ajouter, pour les oiseaux aussi c'est pour ajouter ? On répond : non ; là-bas, c'est pour ajouter ; ici, c'est pour expliquer.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי אֲבָהוּ, דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: רָאָה זוֹ אַיָּה, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ רָאָה? שֶׁרוֹאָה בְּיוֹתֵר, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״נָתִיב לֹא יְדָעוֹ עָיִט וְלֹא שְׁזָפַתּוּ עֵין אַיָּה״, תָּנָא: עוֹמֶדֶת בְּבָבֶל וְרוֹאָה נְבֵלָה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.Et cela diverge de l'opinion de Rabbi Abbahou, car Rabbi Abbahou a dit : la raa, c'est l'aya. Et pourquoi s'appelle-t-elle raa ? Parce qu'elle voit (roa) très loin. Et ainsi il est dit : « Ce sentier, l'oiseau de proie ne le connaît pas, et l'œil de l'aya ne l'a pas aperçu » (Job 28, 7). Il a été enseigné : elle se tient à Babylone et voit une charogne en Erets Israël.
- מִדְּרָאָה הַיְינוּ אַיָּה, מִכְּלָל דְּדָאָה לָאו הַיְינוּ רָאָה. מִכְּדֵי מִשְׁנֵה תוֹרָה לְאוֹסוֹפֵי הוּא דַּאֲתָא, מַאי שְׁנָא הָכָא דִּכְתִיב ״דָּאָה״, וּמַאי שְׁנָא הָתָם דְּלָא כְּתִיב ״דָּאָה״? אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ דָּאָה וְרָאָה וְאַיָּה אַחַת הִיא.Puisque la raa est l'aya, il en ressort que la daa n'est pas la raa. Or, puisque le Deutéronome vient pour ajouter, qu'est-ce qui distingue ici, le Lévitique, où il est écrit « daa », et qu'est-ce qui distingue là-bas, le Deutéronome, où il n'est pas écrit « daa » ? N'en déduis-tu pas plutôt que la daa, la raa et l'aya sont une seule espèce ?
- וּמִדְּרָאָה הַיְינוּ אַיָּה, מִכְּלַל דְּדַיָּה לָאו הַיְינוּ אַיָּה. מַאי שְׁנָא הָתָם דִּכְתִיב ״לְמִינֵהוּ״ אַאַיָּה, וּמַאי שְׁנָא הָכָא דְּלָא כְּתִיב ״לְמִינֵהוּ״ אַאַיָּה אֶלָּא אַדַּיָּה? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ דָּאָה וְרָאָה דַּיָּה וְאַיָּה אַחַת הִיא.Et puisque la raa est l'aya, il en ressort que la daya n'est pas l'aya. Qu'est-ce qui distingue là-bas, le Lévitique, où il est écrit « selon son espèce » pour l'aya, et qu'est-ce qui distingue ici, le Deutéronome, où il n'est pas écrit « selon son espèce » pour l'aya, mais pour la daya ? Déduis-en plutôt que la daa, la raa, la daya et l'aya sont une seule espèce.
- תַּנְיָא, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: מֵאָה עוֹפוֹת טְמֵאִין יֵשׁ בַּמִּזְרָח, וְכוּלָּן מִין ״אַיָּה״ הֵן. תָּנֵי אֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: שְׁבַע מֵאוֹת מִינֵי דָגִים הֵן, וּשְׁמוֹנֶה מֵאוֹת מִינֵי חֲגָבִים, וּלְעוֹפוֹת אֵין מִסְפָּר. עוֹפוֹת עֶשְׂרִין וְאַרְבָּעָה הָווּ! אֶלָּא: וּלְעוֹפוֹת טְהוֹרִים אֵין מִסְפָּר.Il a été enseigné : Issi ben Yehouda dit : il y a cent oiseaux tamé (impurs, interdits) en Orient, et tous sont une espèce d'« aya ». Avimi, fils de Rabbi Abbahou, a enseigné : il y a sept cents espèces de poissons interdits et huit cents espèces de sauterelles interdites, et les oiseaux sont sans nombre. Comment cela ? Les oiseaux interdits sont vingt-quatre ! Dis plutôt : et les oiseaux tahor (purs, permis) sont sans nombre.
- תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: גָּלוּי וְיָדוּעַ לִפְנֵי מִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם שֶׁבְּהֵמָה טְמֵאָה מְרוּבָּה מִן הַטְּהוֹרוֹת, לְפִיכָךְ מָנָה הַכָּתוּב בַּטְּהוֹרָה. גָּלוּי וְיָדוּעַ לִפְנֵי מִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם שֶׁעוֹפוֹת טְהוֹרִין מְרוּבִּין עַל הַטְּמֵאִין, לְפִיכָךְ מָנָה הַכָּתוּב בַּטְּמֵאִין.Il a été enseigné : Rabbi dit : il est révélé et connu devant Celui qui a parlé et le monde fut que les animaux tamé sont plus nombreux que les tahor ; c'est pourquoi le verset a énuméré les tahor. Il est révélé et connu devant Celui qui a parlé et le monde fut que les oiseaux tahor sont plus nombreux que les tamé ; c'est pourquoi le verset a énuméré les tamé.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? כִּדְרַב הוּנָא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: לְעוֹלָם יִשְׁנֶה אָדָם לְתַלְמִידוֹ דֶּרֶךְ קְצָרָה.Que nous enseigne-t-il ? On répond : comme Rav Houna a dit au nom de Rav, et certains disent : Rav Houna a dit au nom de Rav, au nom de Rabbi Méïr : qu'un homme enseigne toujours à son élève par la voie la plus courte.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: עוֹף טָהוֹר נֶאֱכָל בְּמָסוֹרֶת, נֶאֱמָן הַצַּיָּיד לוֹמַר: עוֹף זֶה טָהוֹר, מָסַר לִי רַבִּי. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁבָּקִי בָּהֶן וּבִשְׁמוֹתֵיהֶן.Rabbi Yits'hak a dit : un oiseau tahor se mange par tradition, sans examen des signes. Le chasseur est cru lorsqu'il dit : « Cet oiseau est tahor, mon maître me l'a transmis. » Rabbi Yo'hanan a dit : à condition que ce maître soit expert en eux et en leurs noms.
- בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: רַבּוֹ חָכָם, אוֹ רַבּוֹ צַיָּיד? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁבָּקִי בָּהֶן וּבִשְׁמוֹתֵיהֶן. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא רַבּוֹ צַיָּיד – שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבּוֹ חָכָם, בִּשְׁלָמָא שְׁמַיְיהוּ גְּמִיר לְהוּ, אֶלָּא אִינְהוּ מִי יָדַע לְהוּ? אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: רַבּוֹ צַיָּיד. שְׁמַע מִינַּהּ.Rabbi Zeira a demandé : s'agit-il de son maître sage ou de son maître chasseur ? Viens et entends, car Rabbi Yo'hanan a dit : à condition qu'il soit expert en eux et en leurs noms. Si tu dis qu'il s'agit de son maître chasseur, c'est bien ; mais si tu dis qu'il s'agit de son maître sage, leurs noms, certes, il les a appris, mais eux-mêmes, les connaît-il ? N'en déduis-tu pas plutôt : son maître chasseur ? En effet, déduis-en.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לוֹקְחִין בֵּיצִים מִן הַגּוֹיִם בְּכׇל מָקוֹם, וְאֵין חוֹשְׁשִׁין לֹא מִשּׁוּם נְבֵלוֹת וְלֹא מִשּׁוּם טְרֵפוֹת.Nos Maîtres ont enseigné : on achète des œufs aux non-Juifs en tout lieu, et l'on ne craint ni qu'ils proviennent de nevélot (bêtes mortes sans abattage rituel) ni de terefot (bêtes atteintes d'une lésion mortelle).
- וְדִילְמָא דְּעוֹף טָמֵא נִינְהוּ? אָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: בְּאוֹמֵר שֶׁל עוֹף פְּלוֹנִי טָהוֹר. וְלֵימָא שֶׁל עוֹף טָהוֹר? אִי הָכִי, אִית לֵיהּ לְאִישְׁתְּמוֹטֵי.Mais peut-être proviennent-ils d'un oiseau tamé ? Le père de Chmouel a dit : il s'agit du cas où il dit : « De tel oiseau tahor ». Et qu'il dise simplement : « D'un oiseau tahor » ! S'il en était ainsi, il pourrait se dérober s'il ment ; en nommant l'espèce, on peut vérifier ses dires.
- וְלִבְדּוֹק בְּסִימָנִין! דְּתַנְיָא: כְּסִימָנֵי בֵיצִים כָּךְ סִימָנֵי דָגִים. סִימָנֵי דָגִים סָלְקָא דַּעְתָּךְ? ״סְנַפִּיר וְקַשְׂקֶשֶׂת״ אָמַר רַחֲמָנָא! אֶלָּא אֵימָא: כָּךְ סִימָנֵיEt qu'on vérifie d'après les signes ! Car il a été enseigné : comme les signes des œufs, ainsi sont les signes des poissons. Les signes des poissons, comment peux-tu le penser ? « Nageoires et écailles », a dit le Miséricordieux (Lévitique 11, 9) ! Dis plutôt : ainsi sont les signes
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