Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא הֲוָה מְפַלֵּיג נַפְשֵׁיהּ מִינֵּיהּ, מְנָלַן? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב ״כָּמוֹנִי כָמוֹךָ כְּעַמִּי כְעַמֶּךָ״, אֶלָּא מֵעַתָּה ״כְּסוּסַי כְּסוּסֶיךָ״ הָכִי נָמֵי? אֶלָּא מָה דְּהָוֵי אַסּוּסֶיךָ תֶּהֱוֵי אַסּוּסַי, הָכִי נָמֵי מַאי דְּהָוֵי עֲלָךְ וְעִילָּוֵי עַמָּךְ תֶּיהֱוֵי עֲלַי וְעִילָּוֵי עַמִּי.Il ne se serait pas séparé de lui : Yehochafat ne se serait pas tenu à l'écart d'A'hav pour manger et boire seul, car il se fiait entièrement à lui. D'où le savons-nous ? Si l'on dit que c'est de ce qui est écrit, Yehochafat disant à A'hav : « Je suis comme toi, mon peuple comme ton peuple » (I Rois 22, 4), c'est-à-dire : je suis aussi digne de confiance que toi, mais alors, quand il ajoute : « mes chevaux comme tes chevaux », s'agit-il aussi de cela ? Mais il faut comprendre : de même que ce qui arrivera à tes chevaux arrivera à mes chevaux, de même ce qui arrivera à toi et à ton peuple arrivera à moi et à mon peuple.
- אֶלָּא מֵהָכָא: ״וּמֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל וִיהוֹשָׁפָט מֶלֶךְ יְהוּדָה יֹשְׁבִים אִישׁ עַל כִּסְאוֹ מְלֻבָּשִׁים בְּגָדִים בְּגֹרֶן פֶּתַח שַׁעַר שֹׁמְרוֹן״. מַאי גּוֹרֶן? אִילֵּימָא גּוֹרֶן מַמָּשׁ, אַטּוּ שַׁעַר שׁוֹמְרוֹן גּוֹרֶן הֲוָה? אֶלָּא כִּי גוֹרֶן, דִּתְנַן: סַנְהֶדְרִין הָיְתָה כַּחֲצִי גוֹרֶן עֲגוּלָּה כְּדֵי שֶׁיְּהוּ רוֹאִין זֶה אֶת זֶה.Mais on l'apprend d'ici : « Le roi d'Israël et Yehochafat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs habits, dans une aire, à l'entrée de la porte de Chomron » (I Rois 22, 10). Qu'est-ce que cette aire ? Si l'on dit qu'il s'agit d'une aire de battage au sens propre, la porte de Chomron était-elle donc une aire ? Mais ils étaient assis comme dans une aire, l'un en face de l'autre, en signe d'amitié, comme nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) : le Sanhédrin était disposé comme une demi-aire circulaire, afin qu'ils se voient les uns les autres. Ce verset montre donc que Yehochafat délibérait avec A'hav et se fiait à lui.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ, ״וְהָעֹרְבִים מְבִיאִים לוֹ לֶחֶם וּבָשָׂר בַּבֹּקֶר וְלֶחֶם וּבָשָׂר בָּעָרֶב״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מִבֵּי טַבָּחֵי דְאַחְאָב. עַל פִּי הַדִּבּוּר שָׁאנֵי.Disons que ce verset vient à l'appui de l'opinion de Rav Anan, selon laquelle l'abattage d'un idolâtre juif est valable : « Et les corbeaux lui apportaient à Éliyahou du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir » (I Rois 17, 6), et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : cette viande venait des abattoirs d'A'hav. Éliyahou n'en aurait donc pas mangé si l'abattage d'A'hav n'avait pas été valable. On répond : sur l'ordre de la Parole divine, c'est différent, et l'on ne peut rien en prouver.
- מַאי עוֹרְבִים? אָמַר רָבִינָא: עוֹרְבִים מַמָּשׁ. אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מִנְיוֹמֵי: וְדִלְמָא תְּרֵי גַבְרֵי דְּהָוֵי שְׁמַיְיהוּ עוֹרְבִים! מִי לָא כְּתִיב: ״וַיַּהַרְגוּ אֶת עוֹרֵב בְּצוּר עוֹרֵב וְאֶת זְאֵב וְגוֹ׳״? אֲמַר לֵיהּ: אִיתְרְמַאי מִילְּתָא דְּתַרְוַיְיהוּ הֲוָה שְׁמַיְיהוּ עוֹרְבִים?Qu'est-ce que ces orvim ? Ravina a dit : ce sont des corbeaux au sens propre. Rav Adda bar Minyomi lui a dit : Et peut-être s'agit-il de deux hommes dont le nom était Orev ! N'est-il pas écrit : « Ils tuèrent Orev au rocher d'Orev, et Zeev, etc. » (Juges 7, 25), ce qui montre qu'Orev est un nom de personne ? Ravina lui a dit : Le hasard aurait-il voulu que tous deux s'appellent Orev ?
- וְדִלְמָא עַל שֵׁם מְקוֹמָן! מִי לָא כְּתִיב: ״וַאֲרָם יָצְאוּ גְדוּדִים וַיִּשְׁבּוּ מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל נַעֲרָה קְטַנָּה״, וְקַשְׁיָא לַן: קָרֵי לַהּ ״נַעֲרָה״ וְקָרֵי לַהּ ״קְטַנָּה״, וְאָמַר רַבִּי פְּדָת: קְטַנָּה דְּמִן נְעוֹרָן! אִם כֵּן ״עוֹרְבִיִּים״ מִיבְּעֵי לֵיהּ.Rav Adda bar Minyomi reprend : Et peut-être sont-ils appelés ainsi d'après le nom de leur lieu d'origine ! N'est-il pas écrit : « Les Araméens étaient sortis en bandes et avaient emmené captive de la terre d'Israël une naara ketana » (II Rois 5, 2), et il nous était difficile que le verset l'appelle naara (jeune fille) et l'appelle aussi ketana (mineure), et Rabbi Pedat a dit : c'était une mineure originaire de Neoran ! Ravina répond : S'il en était ainsi, il aurait fallu écrire « orviyim » (des Orévites).
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הַכֹּל שׁוֹחֲטִין, וַאֲפִילּוּ כּוּתִי, וַאֲפִילּוּ עָרֵל, וַאֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד. הַאי עָרֵל הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא שֶׁמֵּתוּ אֶחָיו מֵחֲמַת מִילָּה – הַאי יִשְׂרָאֵל מְעַלְּיָא הוּא! אֶלָּא פְּשִׁיטָא מְשׁוּמָּד לַעֲרֵלוּת.Disons que cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) vient à l'appui de Rav Anan : Tous peuvent abattre rituellement, et même un Kouti (Samaritain), et même un incirconcis, et même un mechoumad d'Israël (renégat, Juif qui transgresse délibérément). Cet incirconcis, de quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que ses frères sont morts à cause de la circoncision, de sorte qu'il ne peut être circoncis, c'est un Juif à part entière ! Mais il est évident qu'il s'agit d'un mechoumad quant à l'incirconcision, qui refuse la circoncision.
- אֵימָא סֵיפָא: וַאֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד, הֵיכִי דָמֵי? אִי מְשׁוּמָּד לְדָבָר אֶחָד – הַיְינוּ מְשׁוּמָּד לַעֲרֵלוּת, אֶלָּא לָאו מְשׁוּמָּד לַעֲבוֹדָה זָרָה, וְכִדְרַב עָנָן.Dis la fin de la baraïta : « et même un mechoumad d'Israël ». De quel cas s'agit-il ? Si c'est un mechoumad pour une seule chose, c'est le même cas que le mechoumad quant à l'incirconcision ! N'est-ce pas donc un mechoumad quant à l'idolâtrie, conformément à l'opinion de Rav Anan ?
- לָא, לְעוֹלָם אֵימַר לָךְ: מְשׁוּמָּד לַעֲבוֹדָה זָרָה לָא, דְּאָמַר מָר: חֲמוּרָה עֲבוֹדָה זָרָה, שֶׁכׇּל הַכּוֹפֵר בָּהּ כְּמוֹדֶה בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ.Non. En réalité, je te dirai : un mechoumad quant à l'idolâtrie ne peut pas abattre, car le Maître a dit : L'idolâtrie est grave, car quiconque la renie est comme celui qui reconnaît toute la Torah entière. À l'inverse, celui qui l'adopte est comme s'il reniait toute la Torah, et son abattage est sans valeur.
- אֶלָּא מְשׁוּמָּד לְאוֹתוֹ דָּבָר, וְכִדְרָבָא.Mais il s'agit, à la fin de la baraïta, d'un mechoumad pour cette même chose – manger des bêtes non abattues rituellement –, conformément à l'opinion de Rava, pour qui l'on peut se fier à l'abattage d'un tel mechoumad, qui transgresse pour assouvir son appétit.
- מֵיתִיבִי: ״מִכֶּם״ – וְלֹא כּוּלְּכֶם, לְהוֹצִיא אֶת הַמְשׁוּמָּד. ״מִכֶּם״ – בָּכֶם חִלַּקְתִּי וְלֹא בְּאוּמּוֹת. ״מִן הַבְּהֵמָה״ – לְהָבִיא בְּנֵי אָדָם שֶׁדּוֹמִים לִבְהֵמָה. מִכָּאן אָמְרוּ: מְקַבְּלִין קׇרְבְּנוֹת מִפּוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל כְּדֵי שֶׁיַּחְזְרוּ בָּהֶן בִּתְשׁוּבָה, חוּץ מִן הַמְשׁוּמָּד, וּמְנַסֵּךְ אֶת הַיַּיִן, וּמְחַלֵּל שַׁבָּתוֹת בְּפַרְהֶסְיָא.On objecte à Rav Anan à partir d'une baraïta sur le verset : « Quand un homme d'entre vous offrira un sacrifice à Hachem, du bétail… » (Lévitique 1, 2) : « D'entre vous » – et non vous tous, pour exclure le mechoumad, dont on n'accepte pas le sacrifice. « D'entre vous » – c'est parmi vous que J'ai fait une distinction, et non parmi les nations : le sacrifice d'un non-Juif est accepté, même s'il est idolâtre. « Du bétail » – pour inclure les hommes qui ressemblent au bétail, car ils ne reconnaissent pas D.ieu. De là, ils ont dit : On accepte des sacrifices des pécheurs d'Israël, afin qu'ils reviennent par le repentir, sauf du mechoumad, de celui qui offre du vin en libation à l'idolâtrie et de celui qui profane les Chabbat publiquement.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: ״מִכֶּם״ – וְלֹא כּוּלְּכֶם, לְהוֹצִיא אֶת הַמְשׁוּמָּד, וַהֲדַר תָּנֵי: מְקַבְּלִין קׇרְבָּנוֹת מִפּוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל!Cela même est difficile. Tu as dit : « D'entre vous » – et non vous tous, pour exclure le mechoumad, puis le Tanna enseigne : On accepte des sacrifices des pécheurs d'Israël !
- הָא לָא קַשְׁיָא, רֵישָׁא – מְשׁוּמָּד לְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, מְצִיעֲתָא – מְשׁוּמָּד לְדָבָר אֶחָד.Ce n'est pas difficile. Le début de la baraïta parle d'un mechoumad pour toute la Torah entière ; le milieu, d'un mechoumad pour une seule chose.
- אֵימָא סֵיפָא: חוּץ מִן הַמְשׁוּמָּד וּמְנַסֵּךְ אֶת הַיַּיִן וּמְחַלֵּל שַׁבָּת בְּפַרְהֶסְיָא. הַאי מְשׁוּמָּד הֵיכִי דָמֵי? אִי מְשׁוּמָּד לְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ – הַיְינוּ רֵישָׁא, וְאִי מְשׁוּמָּד לְדָבָר אֶחָד – קַשְׁיָא מְצִיעֲתָא.Dis la fin : « sauf du mechoumad, de celui qui offre du vin en libation et de celui qui profane le Chabbat publiquement ». Ce mechoumad, de quel cas s'agit-il ? Si c'est un mechoumad pour toute la Torah entière, c'est déjà le début ; et si c'est un mechoumad pour une seule chose, le milieu pose difficulté, puisqu'on y accepte son sacrifice.
- אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: חוּץ מִן הַמְשׁוּמָּד לְנַסֵּךְ אֶת הַיַּיִן וּלְחַלֵּל שַׁבָּתוֹת בְּפַרְהֶסְיָא, אַלְמָא מְשׁוּמָּד לַעֲבוֹדָה זָרָה הָוֵה מְשׁוּמָּד לְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, וּתְיוּבְתָּא דְּרַב עָנָן, תְּיוּבְתָּא.N'est-ce donc pas ainsi qu'il faut comprendre la baraïta : sauf du mechoumad pour offrir du vin en libation et pour profaner les Chabbat publiquement ? Il en ressort qu'un mechoumad quant à l'idolâtrie est un mechoumad pour toute la Torah entière, et c'est une réfutation de Rav Anan. Conclusion : c'est bien une teyouvta (réfutation définitive).
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא,Mais cela se déduit-il d'ici ? Cela se déduit de là-bas, du verset sur le sacrifice expiatoire :
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