Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״מֵעַם הָאָרֶץ״ – פְּרָט לִמְשׁוּמָּד.« Et si quelqu'un du peuple du pays faute par erreur… » (Lévitique 4, 27) : du peuple, et non de tout le peuple – à l'exclusion du mechoumad (renégat, Juif qui transgresse délibérément), dont on n'accepte pas le sacrifice expiatoire.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: ״אֲשֶׁר לֹא תֵּעָשֶׂינָה בִּשְׁגָגָה וְאָשֵׁם״, הַשָּׁב מִידִיעָתוֹ – מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ, אֵינוֹ שָׁב מִידִיעָתוֹ – אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ.Rabbi Chimon ben Yossé dit au nom de Rabbi Chimon : Le verset dit : « qui ne doivent pas être faites, par erreur, et il se rend coupable » (Lévitique 4, 22), suivi de : « ou que la faute qu'il a commise lui soit connue ». On en déduit : celui qui reviendrait en arrière par sa connaissance de la faute – qui ne l'aurait pas commise s'il l'avait su – apporte un sacrifice pour son erreur ; celui qui ne reviendrait pas en arrière par sa connaissance, et aurait péché même en sachant, n'apporte pas de sacrifice pour son erreur.
- וְאָמְרִינַן: מַאי בֵּינַיְיהוּ? וְאָמַר רַב הַמְנוּנָא: מְשׁוּמָּד לֶאֱכוֹל חֵלֶב וְהֵבִיא קׇרְבָּן עַל הַדָּם אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Et nous disons : Quelle différence y a-t-il entre eux ? Et Rav Hamnouna a dit : la différence entre eux porte sur un mechoumad pour manger du 'hélev (graisse interdite) qui a apporté un sacrifice pour avoir consommé par erreur du sang. Selon le premier Tanna, il n'apporte pas de sacrifice, car il est mechoumad ; selon Rabbi Chimon, il en apporte un, car pour le sang il aurait renoncé s'il avait su. Dans tous les cas, on voit que l'exclusion du mechoumad se déduit de ces versets. La Guemara répond :
- חֲדָא בְּחַטָּאת, וַחֲדָא בְּעוֹלָה, וּצְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן חַטָּאת – מִשּׁוּם דִּלְכַפָּרָה הוּא, אֲבָל עוֹלָה דְּדוֹרוֹן הוּא – אֵימָא לְקַבֵּל מִינֵּיהּ. וְאִי אַשְׁמְעִינַן עוֹלָה – מִשּׁוּם דְּלָאו חִיּוּבָא הוּא, אֲבָל חַטָּאת דְּחִיּוּבָא הוּא – אֵימָא לְקַבֵּל מִינֵּיהּ, צְרִיכָא.L'un des versets porte sur le sacrifice expiatoire, et l'autre sur l'holocauste, et les deux sont nécessaires. Car si la Torah nous avait enseigné ce point pour le sacrifice expiatoire, on aurait pensé qu'il n'est refusé que parce qu'il est destiné à l'expiation, dont le mechoumad n'est pas digne, mais pour l'holocauste, qui est un présent, je dirais qu'on l'accepte de lui. Et si elle nous avait enseigné ce point pour l'holocauste, on aurait pensé qu'il n'est refusé que parce qu'il n'est pas une obligation, mais pour le sacrifice expiatoire, qui est une obligation, je dirais qu'on l'accepte de lui. C'est donc nécessaire.
- וְכׇל הֵיכָא דִּכְתִיב בְּהֵמָה, גְּרִיעוּתָא הִיא? וְהָכְתִיב ״אָדָם וּבְהֵמָה תוֹשִׁיעַ ה׳״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁהֵן עֲרוּמִין בְּדַעַת, וּמְשִׂימִין עַצְמָן כִּבְהֵמָה! הָתָם כְּתִיב ״אָדָם וּבְהֵמָה״, הָכָא בְּהֵמָה לְחוּדֵּיהּ כְּתִיב.Et partout où il est écrit « bétail » à propos d'hommes, est-ce un défaut ? N'est-il pas écrit : « Homme et bétail, Tu sauves, Hachem » (Psaumes 36, 7), et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Ce sont des hommes à l'intelligence subtile, qui se font humbles comme le bétail ! On répond : Là-bas, il est écrit « homme et bétail » ; ici, seul « bétail » est écrit.
- וְכׇל הֵיכָא דִּכְתִיב ״אָדָם וּבְהֵמָה״ מְעַלְּיוּתָא הִיא? וְהָא כְּתִיב: ״וְזָרַעְתִּי אֶת בֵּית יִשְׂרָאֵל זֶרַע אָדָם וְזֶרַע בְּהֵמָה״! הָתָם, הָא חַלְּקֵיהּ קְרָא, ״זֶרַע אָדָם״ לְחוֹד וְ״זֶרַע בְּהֵמָה״ לְחוֹד.Et partout où il est écrit « homme et bétail », est-ce une qualité ? N'est-il pas écrit : « Je sèmerai la maison d'Israël d'une semence d'homme et d'une semence de bétail » (Jérémie 31, 26), où la semence de bétail désigne les ignorants ? On répond : Là-bas, le verset les a séparés : « semence d'homme » à part, et « semence de bétail » à part.
- (סִימָן: נִקְלָ״ף.)(Signe mnémotechnique : NeKLaF, pour les noms des Sages qui suivent : noun pour 'Hanan, kouf pour Yaakov, lamed pour ben Lévi, pé pour bar Kappara.)
- אָמַר רַבִּי חָנָן אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: רַבָּן גַּמְלִיאֵל וּבֵית דִּינוֹ נִמְנוּ עַל שְׁחִיטַת כּוּתִי וַאֲסָרוּהָ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי: שֶׁמָּא לֹא שָׁמַע רַבִּי אֶלָּא בְּשֶׁאֵין יִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו? אֲמַר לֵיהּ: דָּמֵי הַאי מֵרַבָּנַן כִּדְלָא גְּמִירִי אִינָשֵׁי שְׁמַעְתָּא, בְּשֶׁאֵין יִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו לְמֵימְרָא בָּעֵי?Rabbi 'Hanan a dit au nom de Rabbi Yaakov bar Idi, au nom de Rabbi Yehochoua ben Lévi, au nom de bar Kappara : Rabban Gamliel et son tribunal ont voté sur l'abattage du Kouti (Samaritain) et l'ont interdit. Rabbi Zeira a dit à Rabbi Yaakov bar Idi : Peut-être mon maître ne l'a-t-il entendu que lorsqu'aucun Juif ne se tient auprès de lui ? Il lui a répondu : Ce Sage, parmi les Maîtres, ressemble à des gens qui n'ont pas étudié la tradition ! Lorsqu'aucun Juif ne se tient auprès de lui, est-il besoin de le dire ?
- קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ אוֹ לָא קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר רַבִּי אַסִּי: אֲנִי רָאִיתִי אֶת רַבִּי יוֹחָנָן שֶׁאָכַל מִשְּׁחִיטַת כּוּתִי, אַף רַבִּי אַסִּי אָכַל מִשְּׁחִיטַת כּוּתִי. וְתָהֵי בַּהּ רַבִּי זֵירָא: לָא שְׁמִיעָא לְהוּ, דְּאִי הֲוָה שְׁמִיעָא לְהוּ הֲווֹ מְקַבְּלִי לֵהּ, אוֹ דִלְמָא שְׁמִיעַ לְהוּ וְלָא קַבְּלוּהָ?L'a-t-il accepté de lui ou ne l'a-t-il pas accepté de lui ? Viens et entends une preuve, car Rav Na'hman bar Yits'hak a dit au nom de Rabbi Assi : J'ai vu Rabbi Yo'hanan manger de l'abattage d'un Kouti ; Rabbi Assi aussi a mangé de l'abattage d'un Kouti. Et Rabbi Zeira s'en est étonné : se demandant si ils ne l'avaient pas entendu, et s'ils l'avaient entendu, ils l'auraient accepté, ou peut-être ils l'avaient entendu mais ne l'avaient pas accepté ?
- הֲדַר פָּשֵׁיט לְנַפְשֵׁיהּ: מִסְתַּבְּרָא דִּשְׁמִיעַ לְהוּ וְלָא קַבְּלוּהָ, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לָא שְׁמִיעַ לְהוּ, וְאִי הֲוָה שְׁמִיעַ לְהוּ הֲווֹ מְקַבְּלִי לֵהּ, הֵיכִי מִסְתַּיְּיעָא מִילְּתָא לְמֵיכַל אִיסּוּרָא? הַשְׁתָּא בְּהֶמְתָּן שֶׁל צַדִּיקִים אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא תַּקָּלָה עַל יָדָן, צַדִּיקִים עַצְמָן לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!Puis il a résolu la question pour lui-même : Il est raisonnable de dire qu'ils l'avaient entendu et ne l'avaient pas accepté. Car si tu penses qu'ils ne l'avaient pas entendu, et que s'ils l'avaient entendu ils l'auraient accepté, comment serait-il arrivé qu'ils mangent de l'interdit ? Si, par le bétail des justes, le Saint, béni soit-Il, ne provoque pas d'obstacle, à plus forte raison par les justes eux-mêmes !
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