Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָנֵי תַּמְרֵי דְּכַדָּא לְבָתַר תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא שַׁרְיָין.Ces dattes conservées dans la jarre, si l'on y trouve des vers, sont permises après douze mois de l'année : un ver sorti de la datte encore sur l'arbre n'aurait pas vécu si longtemps ; ceux-ci sont donc apparus après la cueillette.
- אָמַר רַב: לֵית בָּקָא בַּר יוֹמָא, וְלֵית דִּידְבָא בַּת שַׁתָּא.Rav a dit : Il n'existe pas de moustique âgé d'un jour complet, et il n'existe pas de mouche âgée d'un an.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, וְהָא אָמְרִי אִינָשֵׁי: שַׁב שְׁנֵי אִימְּרַאי בָּקְתָּא מִבָּקָא. דְּאָמְרָה לֵיהּ: חֲזִיתֵיהּ לְבַר מָחוֹזָא דִּסְחָא בְּמַיָּא, וּסְלֵיק וְאִיכְּרֵךְ בִּסְדִינִין, וְאִיתֵּיבְתְּ עֲלֵיהּ וּמְצֵת מִינֵּיהּ, וְלָא הוֹדַעְתְּ לִי. אֲמַר לֵיהּ: וְלִיטַעְמָיךְ, הָא דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי ״שִׁיתִּין מָנֵי פַּרְזְלָא תְּלוּ לֵיהּ לְבָקָא בְּקוּרְנָסֵיהּ״, מִי אִיכָּא? אִיהוּ גּוּפֵיהּ כַּמָּה הָוֵי? אֶלָּא בְּמָנֵי דִּידְהוּ, הָכָא נָמֵי בִּשְׁנֵי דִּידְהוּ.Rav Pappa a dit à Abayé : Mais voici que les gens disent ce proverbe : « Sept ans, la femelle moustique s'est rebellée contre le mâle », car elle lui a dit : « J'ai vu un habitant de Mé'hoza qui se baignait dans l'eau ; il en est sorti et s'est enveloppé de draps ; tu t'es posé sur lui, tu as sucé du sang de lui, et tu ne me l'as pas fait savoir ! » Il semble donc que ces insectes vivent des années. Abayé lui a dit : Et selon ton raisonnement, ce que disent les gens : « Soixante mané (unités de poids) de fer sont suspendus au moustique, à son marteau », c'est-à-dire que sa piqûre est lourde, est-ce que cela existe ? Lui-même, combien pèse-t-il ? Mais il faut comprendre : en mané à eux, ceux de leur échelle. Ici aussi, il s'agit d'années à eux, et non d'années humaines.
- תְּנַן הָתָם: בְּהֵמָה בַּעֲלַת חָמֵשׁ רַגְלַיִם, אוֹ שֶׁאֵין לָהּ אֶלָּא שָׁלֹשׁ – הֲרֵי זֶה מוּם. אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָסֵר וְיָתֵר בַּיָּד, אֲבָל חָסֵר וְיָתֵר בָּרֶגֶל – טְרֵפָה נָמֵי הָוְיָא. מַאי טַעְמָא? כׇּל יָתֵר כְּנָטוּל דָּמֵי.Nous avons appris là-bas dans la Michna (enseignement des Tannaïm, traité Bekhorot) : Un animal qui a cinq pattes, ou qui n'en a que trois, c'est là un défaut qui l'exclut de l'autel. Rav Houna a dit : On ne l'a enseigné que lorsqu'il manque ou qu'il y a en plus une patte antérieure ; mais s'il manque ou qu'il y a en plus une patte postérieure, l'animal est aussi tréfa (atteint d'une lésion qui le rend interdit à la consommation). Quelle en est la raison ? Tout membre en excédent est considéré comme un membre retiré.
- הָהִיא חֵיוְתָא דַּהֲוָה לַהּ תַּרְתֵּי סַנְיָא דֵּיבֵי, אַיְיתוּהָ לְרָבִינָא, וְטַרְפַהּ מִדְּרַב הוּנָא. וְאִי שָׁפְכָן לַהֲדָדֵי – כְּשֵׁרָה.Il y avait une certaine bête qui avait deux sanya dèbi (cæcums). On l'a apportée à Ravina, et il l'a déclarée tréfa, d'après la règle de Rav Houna : l'organe en excédent équivaut à un organe retiré. Mais s'ils se déversent l'un dans l'autre, elle est permise, car ils ne forment alors qu'un seul organe.
- הָהִיא גּוּבְתָּא דַּהֲוָה נָפְקָא מִבֵּי כָסֵי לְהוּבְלִילָא, סָבַר רַב אָשֵׁי לְמִיטְרְפַהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא מָר בַּר חִיָּיא לְרַב אָשֵׁי: כֹּל הָנֵי חֵיוֵי בָּרָיָיתָא הָכִי אִית לְהוּ.Il y avait un certain tube qui sortait du réseau vers le feuillet (deux des estomacs du ruminant). Rav Achi pensait déclarer l'animal tréfa. Rav Houna Mar bar 'Hiya a dit à Rav Achi : Toutes ces bêtes de l'extérieur, qui vivent aux champs, ont cela.
- הָהוּא גּוּבְתָּא דַּהֲוָה מְעַבְּרָא מִבֵּי כָסֵי לִכְרֵסָא, סְבַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי לְאַכְשׁוֹרַהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב אוֹשַׁעְיָא: אַטּוּ כּוּלְּהוּ בַּחֲדָא מְחִיתָא מַחֵתִינְהוּ? הֵיכָא דְּאִתְּמַר – אִתְּמַר, הֵיכָא דְּלָא אִתְּמַר – לָא אִתְּמַר.Il y avait un certain tube qui passait du réseau à la panse. Mar bar Rav Achi pensait déclarer l'animal permis, à l'exemple du cas précédent. Rav Ochaya lui a dit : Est-ce que tous ces cas, tu les as tissés d'une seule trame ? Là où cela a été dit, que l'organe est normal, cela a été dit ; là où cela n'a pas été dit, cela n'a pas été dit, et l'animal reste tréfa.
- הֵעִיד נָתָן בַּר שֵׁילָא רַב טַבָּחַיָּא דְּצִיפּוֹרִי לִפְנֵי רַבִּי, עַל שְׁנֵי בְּנֵי מֵעַיִם הַיּוֹצְאִין מִן הַבְּהֵמָה כְּאֶחָד, שֶׁהִיא טְרֵפָה, וּכְנֶגְדָּן בָּעוֹף – כְּשֵׁרָה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁיּוֹצְאִין בִּשְׁנֵי מְקוֹמוֹת, אֲבָל יוֹצְאִין בְּמָקוֹם אֶחָד, וְכָלִין עַד כְּאֶצְבַּע – כְּשֵׁרָה.Natan bar Chila, chef des bouchers de Tsipori, a témoigné devant Rabbi Yehouda HaNassi au sujet de deux intestins qui sortent de la caillette de la bête comme un seul : elle est tréfa ; et leur équivalent chez l'oiseau : il est permis. À quel cas cela s'applique-t-il ? Lorsqu'ils sortent en deux endroits distincts ; mais s'ils sortent en un seul endroit et s'achèvent en se rejoignant en deçà d'un doigt, elle est permise.
- פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַמֵּי וְרַב אַסִּי, חַד אָמַר: הוּא דְּהָדְרִי וְעָרְבִי, וְחַד אָמַר: אַף עַל גַּב דְּלָא הָדְרִי וְעָרְבִי.Rav Amé et Rav Assi sont en désaccord à ce sujet. L'un a dit : C'est permis seulement s'ils se rejoignent ensuite ; et l'autre a dit : Même s'ils ne se rejoignent pas ensuite.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר הוּא דְּהָדְרִי וְעָרְבִי, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״עַד כְּאֶצְבַּע״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אַף עַל גַּב דְּלָא הָדְרִי וְעָרְבִי, מַאי ״עַד כְּאֶצְבַּע״? עַד כְּאֶצְבַּע מִלְּמַטָּה.La Guemara demande : Cela se comprend pour celui qui a dit que c'est seulement s'ils se rejoignent ensuite : c'est pourquoi on enseigne « en deçà d'un doigt ». Mais pour celui qui a dit : Même s'ils ne se rejoignent pas ensuite, que signifie « en deçà d'un doigt » ? Réponse : À un doigt du bas, près de l'anus : les deux intestins doivent s'y rejoindre.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם נִיטְּלָה הַנּוֹצָה – פְּסוּלָה. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד. רַבִּי יְהוּדָה – הָא דַּאֲמַרַן, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – דִּתְנַן: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: הַנּוֹצָה מִצְטָרֶפֶת.La Michna a enseigné : Rabbi Yehouda dit : Si le duvet de l'oiseau a été enlevé, il est impropre, comme une bête écorchée. Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Ichmaël ont dit une même chose. Rabbi Yehouda : c'est ce que nous venons de dire. Rabbi Ichmaël : comme nous avons appris : Rabbi Ichmaël dit : Le duvet se joint à la chair pour compléter le volume d'une olive, en matière de pigoul (offrande invalidée par l'intention de la manger hors du temps fixé) ; le duvet vaut donc pour lui la peau.
- אָמַר רָבָא: דִּילְמָא לָא הִיא, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה הָכָא אֶלָּא לְעִנְיַן טְרֵפָה, דְּלֵיכָּא מִידֵּי דְּמַגֵּין עֲלֵיהּ, אֲבָל לְעִנְיַן אִיפַּגּוֹלֵי – כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ, וְעַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הָתָם אֶלָּא לְעִנְיַן אִיפַּגּוֹלֵי, אֲבָל לְעִנְיַן טְרֵפָה – אַגּוֹנֵי לָא מַגֵּין.Rava a dit : Peut-être n'en est-il pas ainsi. Rabbi Yehouda n'a parlé ici qu'à propos de la tréfa, car il n'y a plus rien qui protège l'oiseau ; mais à propos du pigoul, il partage l'avis des Sages, selon lesquels le duvet ne compte pas. Et Rabbi Ichmaël n'a parlé là-bas qu'à propos du pigoul, car il le juge propre à la consommation ; mais à propos de la tréfa, il ne protège pas vraiment, et son absence ne met pas l'oiseau en danger.
- מַתְנִי׳ אֲחוּזַת הַדָּם, וְהַמְעוּשֶּׁנֶת, וְהַמְצוּנֶּנֶת, וְשֶׁאָכְלָה הַרְדּוּפְנֵי, וְשֶׁאָכְלָה צוֹאַת תַּרְנְגוֹלִים, אוֹ שֶׁשָּׁתָת מַיִם הָרָעִים – כְּשֵׁרָה. אָכְלָה סַם הַמָּוֶת, אוֹ שֶׁהִכִּישָׁהּ נָחָשׁ – מוּתֶּרֶת מִשּׁוּם טְרֵפָה, וַאֲסוּרָה מִשּׁוּם סַכָּנַת נְפָשׁוֹת.MICHNA : Une bête prise d'un afflux de sang, celle qui a été enfumée, celle qui a pris froid, celle qui a mangé du laurier-rose, celle qui a mangé des excréments de poules, ou qui a bu de mauvaises eaux : elle est permise. Si elle a mangé un poison mortel, ou si un serpent l'a mordue : elle est permise au regard de l'interdit de tréfa, mais interdite à cause du danger pour la vie de celui qui en mangerait.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: הִלְעִיטָהּ חִלְתִּית – טְרֵפָה, מַאי טַעְמָא? דִּמְינַקְּבָה לְהוּ לְמַעְיָינַהּ.GUEMARA : Chmouel a dit : Si on l'a gavée d'ase fétide (plante très âcre), elle est tréfa. Quelle en est la raison ? Parce que cela lui perfore les intestins.
- מֵתִיב רַב שֵׁיזְבִי: אֲחוּזַת הַדָּם, וְהַמְעוּשֶּׁנֶת, וְשֶׁאָכְלָה הַרְדּוּפְנֵי, וְשֶׁאָכְלָה צוֹאַת תַּרְנְגוֹלִים, וְשָׁתָת מַיִם הָרָעִים, הִלְעִיטָהּ תִּיעָה, חִלְתִּית וּפִלְפְּלִין, אָכְלָה סַם הַמָּוֶת – כְּשֵׁרָה. הִכִּישָׁהּ נָחָשׁ, אוֹ שֶׁנְּשָׁכָהּ כֶּלֶב שׁוֹטֶה – מוּתֶּרֶת מִשּׁוּם טְרֵפָה, וַאֲסוּרָה מִשּׁוּם סַכָּנַת נְפָשׁוֹת. קַשְׁיָא חִלְתִּית אַחִלְתִּית, קַשְׁיָא סַם הַמָּוֶת אַסַּם הַמָּוֶת!Rav Chizvi a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une bête prise d'un afflux de sang, celle qui a été enfumée, celle qui a mangé du laurier-rose, celle qui a mangé des excréments de poules, celle qui a bu de mauvaises eaux, si on l'a gavée de tia', d'ase fétide ou de poivres, si elle a mangé un poison mortel : elle est permise. Si un serpent l'a mordue, ou si un chien enragé l'a mordue : elle est permise au regard de l'interdit de tréfa, mais interdite à cause du danger pour la vie. Il y a une difficulté entre ce qui est dit de l'ase fétide et ce qui est dit de l'ase fétide par Chmouel, et une difficulté entre ce qui est dit du poison mortel et ce qui est dit du poison mortel dans la Michna !
- חִלְתִּית אַחִלְתִּית לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּעָלִין, כָּאן בִּקְרָטִין. סַם הַמָּוֶת אַסַּם הַמָּוֶת לָא קַשְׁיָא: הָא דִּידַהּ, הָא דְּאָדָם. סַם הַמָּוֶת דִּבְהֵמָה הַיְינוּ הַרְדּוּפְנֵי? תְּרֵי גַּוְונֵי סַם הַמָּוֶת.Ase fétide contre ase fétide, ce n'est pas difficile : ici, la baraïta parle des feuilles ; là, Chmouel parle des parcelles dures de la plante. Poison mortel contre poison mortel, ce n'est pas difficile : celle-ci parle d'un poison mortel pour elle, celle-là d'un poison mortel pour l'homme. La Guemara demande : Le poison mortel de la bête, n'est-ce pas le laurier-rose, déjà mentionné ? Réponse : Il y a deux sortes de poison mortel pour la bête.
- מַאי תִּיעָה? אָמַר רַב יְהוּדָה:Qu'est-ce que le tia' ? Rav Yehouda a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.