Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּקוּרְיָא שֶׁל צִפֳּרִים, קוֹטֵעַ רֹאשׁוֹ שֶׁל אֶחָד מֵהֶן וְנוֹתֵן לוֹ. אֲכָלוֹ – מוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, וְאִם לָאו – אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.un chapelet (dekourya) d'oiseaux, sans savoir s'ils ont été correctement abattus, il tranche la tête de l'un d'eux et la lui donne. S'il l'a mangée, il est permis de manger de son abattage ; sinon, il est interdit de manger de son abattage.
- אַבָּיֵי דָּיֵיק מֵרֵישָׁא, רָבָא דָּיֵיק מִסֵּיפָא. אַבָּיֵי דָּיֵיק מֵרֵישָׁא: טַעְמָא דְּיִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו, אֲבָל יוֹצֵא וְנִכְנָס – לָא.Pour fonder leurs explications de la Michna, Abayé tire sa déduction du début de cette baraïta, Rava tire la sienne de la fin. Abayé tire sa déduction du début : la raison pour laquelle c'est permis est qu'un Israélite se tient auprès de lui ; mais s'il va et vient, non.
- רָבָא דָּיֵיק מִסֵּיפָא, טַעְמָא דְּבָא וּמְצָאוֹ שֶׁשָּׁחַט, אֲבָל יוֹצֵא וְנִכְנָס – שַׁפִּיר דָּמֵי.Rava tire sa déduction de la fin : la raison pour laquelle il faut l'épreuve de la viande est qu'il est arrivé et l'a trouvé ayant abattu ; mais s'il va et vient, c'est tout à fait permis.
- וּלְאַבָּיֵי קַשְׁיָא סֵיפָא, אָמַר לָךְ: יוֹצֵא וְנִכְנָס נָמֵי ״בָּא וּמְצָאוֹ״ קָרֵי לֵיהּ. וּלְרָבָא קַשְׁיָא רֵישָׁא, אָמַר לָךְ: יוֹצֵא וְנִכְנָס נָמֵי כְּעוֹמֵד עַל גַּבָּיו דָּמֵי.Et pour Abayé, la fin fait difficulté ! La Guemara répond : il te dira : celui qui va et vient, on l'appelle aussi « il est arrivé et l'a trouvé ». Et pour Rava, le début fait difficulté ! Elle répond : il te dira : celui qui va et vient est aussi considéré comme celui qui se tient auprès de lui.
- כַּיּוֹצֵא בּוֹ, מָצָא בְּיָדוֹ דְּקוּרְיָא שֶׁל צִפֳּרִין, קוֹטֵעַ רֹאשׁוֹ כּוּ׳. אַמַּאי? לֵיחוּשׁ דִּלְמָא הַאי הוּא דַּהֲוָה שָׁחֵיט שַׁפִּיר!La baraïta poursuit : De même, s'il a trouvé en sa main un chapelet d'oiseaux, il tranche la tête, etc. La Guemara demande : Pourquoi est-ce une preuve ? Craignons que peut-être c'est celui-ci seul qu'il ait correctement abattu !
- אָמַר רַב מְנַשֶּׁה: (סִימָן: מַכְנִיס, אִיזְמֵל, בִּזְכָרִים) בְּמַכְנִיסָן תַּחַת כְּנָפָיו.Rav Menaché a dit – (moyen mnémotechnique de ses enseignements dans ce traité : « il fait entrer », « scalpel », « dans les béliers ») – : il s'agit du cas où il les fait entrer sous les pans de son vêtement, si bien que le Kouti (Samaritain) ne peut savoir de quel oiseau vient la tête.
- וְדִלְמָא סִימָנָא הֲוָה יָהֵיב לֵיהּ בְּגַוֵּיהּ? אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: דִּמְמַסְמֵס לֵיהּ מַסְמוֹסֵי.Mais peut-être avait-il mis une marque sur cet oiseau ? Rav Mecharchia a dit : il s'agit du cas où l'Israélite l'écrase complètement, de sorte qu'elle ne soit plus reconnaissable.
- וְדִלְמָא קָסָבְרִי כּוּתִים: אֵין שְׁחִיטָה לָעוֹף מִן הַתּוֹרָה?Mais peut-être les Koutim estiment-ils qu'il n'y a pas d'abattage rituel de l'oiseau d'après la Torah ? Le fait qu'il en mange ne prouverait donc rien.
- וּלְטַעְמָיךְ, שְׁהִיָּיה, דְּרָסָה, חֲלָדָה, הַגְרָמָה, וְעִיקּוּר – מִי כְּתִיבָן?Et selon ta raison, l'interruption (chehiya), l'appui (derassa), la dissimulation ('halada), la déviation du couteau hors de la zone d'abattage (hagrama) et l'arrachement des organes à trancher (ikour), sont-ils écrits dans la Torah ?
- אֶלָּא, כֵּיוָן דְּאַחְזִיקוּ בְּהוּ – אַחְזִיקוּ בְּהוּ. הָכָא נָמֵי: כֵּיוָן דְּאַחְזִיקוּ – אַחְזִיקוּ.Mais il faut dire : puisqu'ils s'y sont attachés, ils s'y sont attachés, et l'on peut se fier à eux. Ici aussi : puisqu'ils se sont attachés à l'abattage, ils s'y sont attachés, tel que le pratique Israël.
- וְאַחְזוּק וְלָא אַחְזוּק בִּדְלָא כְּתִיבָא, תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: מַצַּת כּוּתִי מוּתֶּרֶת, וְאָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח.Et la question de savoir si leur attachement vaut présomption ou ne vaut pas présomption, pour ce qui n'est pas écrit dans la Torah, est une divergence de Tannaïm, comme il a été enseigné dans une baraïta : la matsa d'un Kouti est permise, et l'on s'acquitte par elle de son obligation à Pessa'h.
- רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹסֵר, לְפִי שֶׁאֵין בְּקִיאִין בְּדִקְדּוּקֵי מִצְוֹת כְּיִשְׂרָאֵל.Rabbi Elazar l'interdit, parce qu'ils ne sont pas experts dans les détails des mitsvot comme les Israélites.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל מִצְוָה שֶׁהֶחֱזִיקוּ בָּהּ כּוּתִים, הַרְבֵּה מְדַקְדְּקִין בָּהּ יוֹתֵר מִיִּשְׂרָאֵל.Rabban Chimon ben Gamliel dit : au contraire, toute mitsva à laquelle les Koutim se sont attachés, ils y sont beaucoup plus scrupuleux que les Israélites.
- אָמַר מָר: מַצַּת כּוּתִי מוּתֶּרֶת, וְאָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לָא בְּקִיאִי בְּשִׁימּוּר, קָא מַשְׁמַע לַן. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹסֵר, לְפִי שֶׁאֵין בְּקִיאִין בְּדִקְדּוּקֵי מִצְוֹת. קָסָבַר: לָא בְּקִיאִי בְּשִׁימּוּר.Le Maître a dit : la matsa d'un Kouti est permise, et l'on s'acquitte par elle de son obligation à Pessa'h. C'est évident ! Si elle est permise, on s'en acquitte ! Il aurait pu venir à l'esprit de dire qu'ils ne sont pas experts dans la garde de la matsa en vue de la mitsva ; il nous apprend qu'ils le sont. Rabbi Elazar l'interdit, parce qu'ils ne sont pas experts dans les détails des mitsvot. Il estime qu'ils ne sont pas experts dans la garde.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל מִצְוָה שֶׁהֶחֱזִיקוּ בָּהּ כּוּתִים, הַרְבֵּה מְדַקְדְּקִין בָּהּ יוֹתֵר מִיִּשְׂרָאֵל. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דִּכְתִיבָא וְלָא אַחְזִיקוּ בַּהּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: כֵּיוָן דִּכְתִיבָא, אַף עַל גַּב דְּלָא אַחְזִיקוּ בַּהּ, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: אִי אַחְזוּק – אִין, אִי לָא אַחְזוּק – לָא.Rabban Chimon ben Gamliel dit : toute mitsva à laquelle les Koutim se sont attachés, ils y sont beaucoup plus scrupuleux que les Israélites. N'est-ce pas l'avis du premier Tanna ? La Guemara répond : il y a entre eux une différence pour une mitsva écrite à laquelle ils ne se sont pas attachés. Le premier Tanna estime : puisqu'elle est écrite, même s'ils ne s'y sont pas attachés de façon connue, on se fie à eux. Et Rabban Chimon ben Gamliel estime : s'ils s'y sont attachés, oui ; s'ils ne s'y sont pas attachés, non.
- אִי הָכִי, ״כׇּל מִצְוָה שֶׁהֶחֱזִיקוּ בָּהּ כּוּתִים״ – ״אִם הֶחְזִיקוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!S'il en est ainsi, « toute mitsva à laquelle les Koutim se sont attachés » ne convient pas : il aurait fallu dire : « si les Koutim s'y sont attachés » !
- אֶלָּא, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּלָא כְּתִיבָא וְאַחְזִיקוּ בַּהּ: תַּנָּא קַמָּא סָבַר, כֵּיוָן דְּלָא כְּתִיבָא, אַף עַל גַּב דְּאַחְזִיקוּ בַּהּ – נָמֵי לָא; רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר, כֵּיוָן דְּאַחְזוּק – אַחְזוּק.Mais alors, il y a entre eux une différence pour une mitsva non écrite à laquelle ils se sont attachés. Le premier Tanna estime : puisqu'elle n'est pas écrite, même s'ils s'y sont attachés, non plus on ne se fie pas à eux. Rabban Chimon ben Gamliel estime : puisqu'ils s'y sont attachés, ils s'y sont attachés.
- גּוּפָא אָמַר רָבָא: יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד, אוֹכֵל נְבֵילוֹת לְתֵיאָבוֹן – בּוֹדֵק סַכִּין וְנוֹתֵן לוֹ, וּמוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.Revenons au sujet lui-même : Rava a dit : un Israélite renégat (mechoumad) qui mange des nevélot (bêtes non abattues rituellement) par appétit : on vérifie un couteau, on le lui donne, et il est permis de manger de son abattage.
- מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּאִיכָּא הֶתֵּירָא וְאִיסּוּרָא, לָא שָׁבֵיק הֶתֵּירָא וְאָכֵיל אִיסּוּרָא.Pour quelle raison ? Puisqu'il y a le permis et l'interdit devant lui, il n'abandonne pas le permis pour manger l'interdit.
- אִי הָכִי, כִּי לָא בְּדַק נָמֵי, מִיטְרָח לָא טָרַח.S'il en est ainsi, même lorsqu'on n'a pas vérifié le couteau, ce devrait être permis ! La Guemara répond : il ne se donne pas de peine pour en chercher un autre si celui-ci est ébréché.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרָבָא: תַּנְיָא דִּמְסַיַּיע לָךְ, חֲמֵצָן שֶׁל עוֹבְרֵי עֲבֵירָה אַחַר הַפֶּסַחNos Maîtres dirent à Rava : il a été enseigné dans une baraïta ce qui te soutient : le 'hamets (levain) des transgresseurs, après Pessa'h,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.