Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בּוֹדֵק סַכִּין וְנוֹתֵן לוֹ, וּמוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ. אֲבָל לֹא בָּדַק וְנָתַן לוֹ – לֹא יִשְׁחוֹט, וְאִם שָׁחַט – בּוֹדֵק סַכִּינוֹ אַחֲרָיו. נִמְצֵאת סַכִּינוֹ יָפָה – מוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, וְאִם לָאו – אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.on vérifie un couteau pour s'assurer qu'il n'a aucune ébréchure, on le lui donne, et il est permis de manger de son abattage. Mais si l'on n'a pas vérifié le couteau et qu'on ne le lui a pas donné, il n'abattra pas a priori. Et s'il a abattu, on vérifie son couteau après lui. Si son couteau se révèle bon, il est permis de manger de son abattage ; sinon, il est interdit de manger de son abattage.
- חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, שֶׁמָּא יִשְׁהוּ, שֶׁמָּא יִדְרְסוּ, וְשֶׁמָּא יַחֲלִידוּ. וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ – אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן – עֲלַהּ קָאֵי, ״וְאִם שָׁחֲטוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Et la Michna poursuit : cela vaut pour tous, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, pour lesquels, même après coup, l'abattage n'est pas valable, de peur qu'ils ne fassent une interruption (chehiya), de peur qu'ils n'appuient le couteau (derassa) et de peur qu'ils ne dissimulent la lame ('halada). La Guemara demande : « Et tous ceux-là qui ont abattu » : à quoi cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit : au sourd-muet, au dément et au mineur, puisque c'est à leur sujet que la Michna se tient, il aurait fallu dire : « Et s'ils ont abattu » !
- אֶלָּא אַיִּשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד? אִי דְּבָדַק סַכִּין וְנוֹתֵן לוֹ, הָא אָמְרַתְּ שׁוֹחֵט לְכַתְּחִלָּה! אֶלָּא דְּלֹא בָּדַק. אִי דְּאִיתֵיהּ לְסַכִּין – לִיבְדְּקֵיהּ הַשְׁתָּא, וְאִי דְּלֵיתֵיהּ לְסַכִּין – כִּי אֲחֵרִים רוֹאִין אוֹתוֹ מַאי הָוֵי? דִּלְמָא בְּסַכִּין פְּגוּמָה שָׁחֵיט! קַשְׁיָא.Mais alors, à l'Israélite renégat (mechoumad) ? S'il s'agit du cas où l'on a vérifié un couteau et qu'on le lui a donné, tu as dit qu'il abat a priori ! Mais alors, s'agit-il du cas où l'on n'a pas vérifié ? Si le couteau est là, qu'on le vérifie maintenant ! Et si le couteau n'est pas là, quand d'autres le voient, qu'est-ce que cela change ? Peut-être a-t-il abattu avec un couteau ébréché ! L'expression « et tous ceux-là qui ont abattu » est difficile (kouchya).
- רָבִינָא אָמַר: הָכִי קָתָנֵי – ״הַכֹּל שׁוֹחֲטִין״, הַכֹּל מוּמְחִין שׁוֹחֲטִין, מוּמְחִין וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין מוּחְזָקִין.Ravina a dit : voici ce qu'elle enseigne : « Tous abattent » signifie : tous les experts abattent, ceux qui connaissent les lois de l'abattage ; des experts, même s'ils ne sont pas reconnus comme capables d'abattre d'une main sûre, sans défaillir.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁיּוֹדְעִין בּוֹ שֶׁיּוֹדֵעַ לוֹמַר הִלְכוֹת שְׁחִיטָה, אֲבָל אֵין יוֹדְעִין בּוֹ שֶׁיּוֹדֵעַ לוֹמַר הִלְכוֹת שְׁחִיטָה – לֹא יִשְׁחוֹט, וְאִם שָׁחַט – בּוֹדְקִין אוֹתוֹ, אִם יוֹדֵעַ לוֹמַר הִלְכוֹת שְׁחִיטָה – מוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, וְאִם לָאו – אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'on sait de lui qu'il sait énoncer les lois de la che'hita (abattage rituel). Mais si l'on ne sait pas de lui qu'il sait énoncer les lois de la che'hita, il n'abattra pas a priori. Et s'il a abattu, on l'examine : s'il sait énoncer les lois de la che'hita, il est permis de manger de son abattage ; sinon, il est interdit de manger de son abattage.
- חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, שֶׁמָּא יִשְׁהוּ, שֶׁמָּא יִדְרְסוּ, וְשֶׁמָּא יַחֲלִידוּ. וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ – אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן עֲלַהּ קָאֵי, וְאִם שָׁחֲטוּ מִבְּעֵי לֵיהּ!Et elle poursuit : cela vaut pour tous, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, pour lesquels, même après coup, l'abattage n'est pas valable, de peur qu'ils ne fassent une interruption, de peur qu'ils n'appuient et de peur qu'ils ne dissimulent la lame. La Guemara demande : « Et tous ceux-là qui ont abattu » : à quoi cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit : au sourd-muet, au dément et au mineur, puisque c'est à leur sujet que la Michna se tient, il aurait fallu dire : « Et s'ils ont abattu » !
- אֶלָּא, אַשֶּׁאֵין מוּמְחִין, בְּבוֹדְקִין אוֹתוֹ סַגִּי! דְּלֵיתֵיהּ לְקַמַּן דְּלִיבְדְּקֵיהּ.Mais alors, à ceux qui ne sont pas experts ? Il suffit pourtant de l'examiner après coup, sans qu'il soit besoin que d'autres surveillent ! La Guemara répond : il s'agit du cas où il n'est pas devant nous pour qu'on l'examine.
- וְאִיכָּא דְאָמְרִי, רָבִינָא אָמַר: הָכִי קָתָנֵי – ״הַכֹּל שׁוֹחֲטִין״, הַכֹּל מוּחְזָקִין שׁוֹחֲטִין, מוּחְזָקִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מוּמְחִין. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁשָּׁחֲטוּ לְפָנֵינוּ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ פְּעָמִים וְלֹא נִתְעַלֵּף, אֲבָל לֹא שָׁחַט לְפָנֵינוּ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ פְּעָמִים – לֹא יִשְׁחוֹט, שֶׁמָּא יִתְעַלֵּף. וְאִם שָׁחַט וְאָמַר: ״בָּרִי לִי שֶׁלֹּא נִתְעַלַּפְתִּי״ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.Et il y a ceux qui disent : Ravina a dit : voici ce qu'elle enseigne : « Tous abattent » signifie : tous ceux qui sont reconnus abattent ; des hommes reconnus, même s'ils ne sont pas experts, c'est-à-dire qu'on ignore s'ils le sont. À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'ils ont abattu devant nous deux ou trois fois sans défaillir. Mais s'il n'a pas abattu devant nous deux ou trois fois, il n'abattra pas a priori, de peur qu'il ne défaille. Et s'il a abattu et a dit : « Il est certain pour moi que je n'ai pas défailli », son abattage est valable.
- חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, שֶׁמָּא יִשְׁהוּ, שֶׁמָּא יִדְרְסוּ, וְשֶׁמָּא יַחֲלִידוּ. וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ – אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן עֲלַהּ קָאֵי, ״וְאִם שָׁחֲטוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Et elle poursuit : cela vaut pour tous, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, pour lesquels, même après coup, l'abattage n'est pas valable, de peur qu'ils ne fassent une interruption, de peur qu'ils n'appuient et de peur qu'ils ne dissimulent la lame. La Guemara demande : « Et tous ceux-là qui ont abattu » : à quoi cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit : au sourd-muet, au dément et au mineur, puisque c'est à leur sujet que la Michna se tient, il aurait fallu dire : « Et s'ils ont abattu » !
- אֶלָּא, אַשֶּׁאֵין מוּחְזָקִין, וְהָאָמְרַתְּ: בְּ״בָרִי לִי״ סַגִּי! דְּלֵיתֵיהּ קַמַּן דְּלִישַׁיְּילֵיהּ.Mais alors, à ceux qui ne sont pas reconnus ? Or tu as dit qu'il suffit de déclarer « Il est certain pour moi » ! La Guemara répond : il s'agit du cas où il n'est pas devant nous pour qu'on l'interroge.
- רָבִינָא וְרַבָּה בַּר עוּלָּא, כְּאַבַּיֵּי וְרָבָא וְרַב אָשֵׁי לָא אָמְרִי, מִשּׁוּם דְּקַשְׁיָא לְהוּ ״וְכוּלָּן״.La Guemara récapitule : Ravina et Rabba bar Oula n'ont pas parlé comme Abayé, Rava et Rav Achi, parce que « et tous ceux-là » leur fait difficulté.
- כּוּלְּהוּ כְּרַבָּה בַּר עוּלָּא לָא אָמְרִי, לְהַךְ לִישָּׁנָא דְּאָמְרַתְּ הָכָא עִיקָּר – אַדְּרַבָּה, הָתָם עִיקָּר, דִּבְקָדָשִׁים קָאֵי.Tous les autres Amoraïm n'ont pas parlé comme Rabba bar Oula, qui rapporte la Michna à l'impur : selon la version où tu dis que c'est ici la source principale, au contraire, c'est là-bas qu'est la source principale, car cette Michna de Zeva'him traite des sacrifices.
- לְהַךְ לִישָּׁנָא דְּאָמְרַתְּ: הָתָם עִיקָּר, וְהָכָא אַיְּידֵי דִּתְנָא טָמֵא בְּחוּלִּין תְּנָא נָמֵי טָמֵא בְּמוּקְדָּשִׁין – טָמֵא בְּחוּלִּין גּוּפֵיהּ לָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת קֹדֶשׁ לָאו כְּקֹדֶשׁ דָּמוּ.Et selon la version où tu dis que la principale est là-bas, et que, ici, puisqu'il a enseigné le cas de l'impur qui abat des bêtes profanes, il a aussi enseigné celui de l'impur qui abat des bêtes consacrées, ils objectent : le cas même de l'impur qui abat des bêtes profanes ne lui était pas nécessaire, car les aliments profanes préparés selon la pureté des choses saintes ne sont pas comme les choses saintes.
- כּוּלְּהוּ כְּרָבִינָא לָא אָמְרִי, לְהַךְ לִישָּׁנָא דְּאָמַר: מוּמְחִין אִין, שֶׁאֵין מוּמְחִין לָא – רוֹב מְצוּיִין אֵצֶל שְׁחִיטָה מוּמְחִין הֵן.Tous les autres Amoraïm n'ont pas parlé comme Ravina : selon la version où il a dit : des experts, oui, ceux qui ne sont pas experts, non, ils objectent que la plupart de ceux qui sont habitués à l'abattage sont experts.
- לְהַךְ לִישָּׁנָא דְּאָמַר: מוּחְזָקִין אִין, שֶׁאֵין מוּחְזָקִין לָא – לְעִלּוֹפֵי לָא חָיְישִׁינַן.Selon la version où il a dit : des hommes reconnus, oui, ceux qui ne sont pas reconnus, non, ils objectent : nous ne craignons pas la défaillance.
- רָבָא לָא אָמַר כְּאַבַּיֵּי, כִּי קוּשְׁיֵיהּ. אַבָּיֵי לָא אָמַר כְּרָבָא, הָתָם לָא נָגַע, הָכָא נָגַע.Rava n'a pas parlé comme Abayé, conformément à son objection, tirée du cas du vin. Abayé n'a pas parlé comme Rava, car là-bas, le non-Juif ne touche pas le vin, tandis qu'ici, il touche la bête, et il peut invalider l'abattage en un instant.
- רַב אָשֵׁי לָא אָמַר כְּתַרְוַיְיהוּ, קָסָבַר: כּוּתִים גֵּרֵי אֲרָיוֹת הֵן.Rav Achi n'a pas parlé comme tous deux, car il estime que les Koutim (Samaritains) sont des convertis par crainte des lions : leur conversion est nulle, et ils ont le statut de non-Juifs, dont l'abattage n'est pas valable.
- אַבָּיֵי לָא אָמַר כְּרַב אָשֵׁי, לָא סְבִירָא לֵיהּ הָא דְּרָבָא. אֶלָּא רָבָא, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כִּשְׁמַעְתֵּיהּ?Abayé n'a pas parlé comme Rav Achi, car il ne partage pas l'opinion de Rava sur le renégat. Mais Rava, pourquoi n'a-t-il pas parlé selon son propre enseignement et expliqué la Michna comme Rav Achi ?
- לִדְבָרָיו דְּאַבָּיֵי קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.La Guemara répond : il a parlé selon les propos d'Abayé, mais lui-même ne partage pas cet avis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁחִיטַת כּוּתִי מוּתֶּרֶת, בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? כְּשֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו, אֲבָל בָּא וּמְצָאוֹ שֶׁשָּׁחַט – חוֹתֵךְ כַּזַּיִת וְנוֹתֵן לוֹ, אֲכָלוֹ – מוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, וְאִם לָאו – אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : l'abattage d'un Kouti est permis. À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'un Israélite se tient auprès de lui. Mais s'il est arrivé et l'a trouvé ayant abattu, il coupe un kezayit (volume d'une olive) de viande et le lui donne. S'il l'a mangé, il est permis de manger de son abattage ; sinon, il est interdit de manger de son abattage.
- כַּיּוֹצֵא בּוֹ, מָצָא בְּיָדוֹDe même, s'il a trouvé en sa main
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