Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֶרֶב הֲרֵי הוּא כֶּחָלָל, אַב הַטּוּמְאָה הוּא, לְטַמְּיֵיהּ לְסַכִּין, וַאֲזַל סַכִּין וְטַמִּיתֵיהּ לְבָשָׂר!Il est déduit de la juxtaposition de « tué » et d'« épée » que l'épée, ou tout autre ustensile de métal entré en contact avec un mort, est comme le cadavre lui-même ; de même, un ustensile de métal touché par un homme tamé (impur) à cause d'un mort prend son statut. Dès lors, puisque cet homme est un av hatouma (source primaire d'impureté), qu'il rende impur le couteau, et que le couteau aille rendre impure la viande !
- אֶלָּא דְּאִיטַּמִּי בְּשֶׁרֶץ, וְאִי בָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם דְּאִיטַּמִּי בְּמֵת, וּכְגוֹן שֶׁבָּדַק קְרוּמִית שֶׁל קָנֶה וְשָׁחַט בָּהּ, דְּתַנְיָא: בַּכֹּל שׁוֹחֲטִים, בֵּין בְּצוֹר בֵּין בִּזְכוּכִית בֵּין בִּקְרוּמִית שֶׁל קָנֶה.Mais il s'agit plutôt du cas où il a été rendu impur par un chérets (reptile impur) : il n'a alors qu'une impureté du premier degré, qui ne se transmet pas aux ustensiles, et le couteau reste pur. Et si tu veux, dis : en réalité, il a été rendu impur par un mort, et il s'agit d'un cas comme celui où il a vérifié une tige de roseau, ustensile de bois plat qui ne contracte pas l'impureté, et a abattu avec elle, comme il a été enseigné dans une baraïta : on abat avec tout objet tranchant, que ce soit avec un silex, avec du verre ou avec une tige de roseau.
- אַבָּיֵי אָמַר: הָכִי קָתָנֵי – הַכֹּל שׁוֹחֲטִין, וַאֲפִילּוּ כּוּתִי. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? כְּשֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו, אֲבָל יוֹצֵא וְנִכְנָס – לֹא יִשְׁחוֹט.Abayé a dit, pour résoudre la contradiction de la Michna : voici ce qu'elle enseigne : « Tous abattent » – et même un Kouti (Samaritain). À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'un Israélite se tient auprès de lui et le surveille ; mais si l'Israélite ne fait qu'aller et venir, il n'abattra pas.
- וְאִם שָׁחַט, חוֹתֵךְ כְּזַיִת בָּשָׂר וְנוֹתֵן לוֹ. אֲכָלוֹ – מוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, לֹא אֲכָלוֹ – אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.Et s'il a abattu sans surveillance, l'Israélite coupe un kezayit (volume d'une olive) de viande et le lui donne. S'il l'a mangé, il est permis de manger de son abattage, car les Koutim sont scrupuleux pour ce qu'ils mangent eux-mêmes ; s'il ne l'a pas mangé, il est interdit de manger de son abattage.
- חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, שֶׁמָּא יִשְׁהוּ, שֶׁמָּא יִדְרְסוּ, וְשֶׁמָּא יַחֲלִידוּ.Et la Michna poursuit : cela vaut pour tous, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, pour lesquels, même après coup, l'abattage n'est pas valable, de peur qu'ils ne fassent une interruption (chehiya), de peur qu'ils n'appuient le couteau (derassa), et de peur qu'ils ne dissimulent la lame sous la peau ou sous la trachée ('halada).
- וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ, אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן – עֲלַהּ קָאֵי, ״וְאִם שָׁחֲטוּ״ מִבְּעֵי לֵיהּ!La Guemara demande : « Et tous ceux-là qui ont abattu » et que d'autres surveillent, leur abattage est valable : à quoi cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit : au sourd-muet, au dément et au mineur, puisque c'est à leur sujet que la Michna se tient, il aurait fallu dire : « Et s'ils ont abattu » !
- אֶלָּא, אַכּוּתִי – הָא אָמְרַתְּ: כְּשֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו שָׁחֵיט אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה! קַשְׁיָא.Mais alors, au Kouti ? Or tu as dit : lorsqu'un Israélite se tient auprès de lui, il abat même a priori ! L'expression « et tous ceux-là qui ont abattu », qui suppose un fait accompli, est difficile (kouchya).
- אָמַר רָבָא: וְיוֹצֵא וְנִכְנָס, לְכַתְּחִלָּה לָא? וְהָתְנַן: הַמַּנִּיחַ נָכְרִי בַּחֲנוּתוֹ וְיִשְׂרָאֵל יוֹצֵא וְנִכְנָס – מוּתָּר! הָתָם מִי קָתָנֵי ״מַנִּיחַ״? ״הַמַּנִּיחַ״ קָתָנֵי, דִּיעֲבַד.Rava a dit : Et s'il va et vient, n'est-ce pas permis a priori ? Or voici que nous avons appris dans une Michna (Avoda Zara 69a) : celui qui laisse un non-Juif dans sa boutique où se trouve du vin, tandis qu'un Israélite va et vient – le vin est permis ! La Guemara rejette cette preuve : là-bas, enseigne-t-on « on laisse » ? C'est « celui qui laisse » qui est enseigné, soit un fait accompli, après coup.
- אֶלָּא מֵהָכָא: אֵין הַשּׁוֹמֵר צָרִיךְ לִהְיוֹת יוֹשֵׁב וּמְשַׁמֵּר, אֶלָּא אַף עַל פִּי שֶׁיּוֹצֵא וְנִכְנָס – מוּתָּר.Mais la preuve vient d'ici (Avoda Zara 61a) : le gardien n'a pas besoin d'être assis à surveiller sans cesse le vin ; même s'il va et vient, c'est permis. Il ressort de cette Michna qu'aller et venir suffit même a priori.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָתָנֵי: הַכֹּל שׁוֹחֲטִין, וַאֲפִילּוּ כּוּתִי. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? כְּשֶׁיִּשְׂרָאֵל יוֹצֵא וְנִכְנָס, אֲבָל בָּא וּמְצָאוֹ שֶׁשָּׁחַט – חוֹתֵךְ כַּזַּיִת בָּשָׂר וְנוֹתֵן לוֹ, אֲכָלוֹ – מוּתָּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ, לֹא אֲכָלוֹ – אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשְּׁחִיטָתוֹ.Mais alors, Rava a dit : voici ce qu'elle enseigne : « Tous abattent » – et même un Kouti. À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'un Israélite va et vient ; mais si celui-ci est arrivé et l'a trouvé ayant abattu, il coupe un kezayit de viande et le lui donne. S'il l'a mangé, il est permis de manger de son abattage ; s'il ne l'a pas mangé, il est interdit de manger de son abattage.
- חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, שֶׁמָּא יִשְׁהוּ, וְשֶׁמָּא יִדְרְסוּ, וְשֶׁמָּא יַחֲלִידוּ. וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ – אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן – עֲלַהּ קָאֵי, ״וְאִם שָׁחֲטוּ״ מִבְּעֵי לֵיהּ!Et elle poursuit : cela vaut pour tous, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, pour lesquels, même après coup, l'abattage n'est pas valable, de peur qu'ils ne fassent une interruption, de peur qu'ils n'appuient et de peur qu'ils ne dissimulent la lame. La Guemara demande : « Et tous ceux-là qui ont abattu » : à quoi cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit : au sourd-muet, au dément et au mineur, puisque c'est à leur sujet que la Michna se tient, il aurait fallu dire : « Et s'ils ont abattu » !
- אֶלָּא אַכּוּתִי? הָא אָמְרַתְּ: אֲפִילּוּ יוֹצֵא וְנִכְנָס שָׁחֵיט לְכַתְּחִלָּה! קַשְׁיָא.Mais alors, au Kouti ? Or tu as dit : même si l'Israélite va et vient, il abat a priori ! L'expression « et tous ceux-là qui ont abattu » est difficile.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָכִי קָתָנֵי – הַכֹּל שׁוֹחֲטִין, וַאֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד. מְשׁוּמָּד לְמַאי? לֶאֱכוֹל נְבֵילוֹת לְתֵיאָבוֹן, וְכִדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד אוֹכֵל נְבֵילוֹת לְתֵיאָבוֹןRav Achi a dit : voici ce qu'elle enseigne : « Tous abattent » – et même un Israélite mechoumad (renégat, transgresseur habituel). La Guemara demande : Renégat pour quoi ? Elle répond : pour manger des nevélot (bêtes non abattues rituellement) par appétit, c'est-à-dire par commodité et non par provocation, conformément à Rava, car Rava a dit : un Israélite renégat qui mange des nevélot par appétit, s'il veut abattre une bête,
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