Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל אָמַר ״הֲרֵי עָלַי״ – לֹא.mais s'il a dit : « À ma charge », non, même Rabbi Yehouda reconnaît que mieux vaut ne pas faire de vœu. Les expressions « tous font un vœu » de la Michna ne signifient donc pas lekhate'hila (d'emblée, permis a priori).
- וְכֹל ״הַכֹּל״ לָאו לְכַתְּחִלָּה הוּא? אֶלָּא ״הַכֹּל חַיָּיבִים בְּסוּכָּה״, ״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּצִיצִית״, הָכִי נָמֵי דְּלָאו לְכַתְּחִלָּה?Rav Achi répond : Et tout « tous » n'est-il donc pas lekhate'hila ? Mais alors : « Tous sont obligés à la soukka », « Tous sont obligés aux tsitsit » (franges rituelles) : est-ce aussi que ce n'est pas lekhate'hila ?
- חַיָּיבִין – לָא קָאָמֵינָא. אֶלָּא מֵעַתָּה, ״הַכֹּל סוֹמְכִין, אֶחָד הָאֲנָשִׁים וְאֶחָד הַנָּשִׁים״ – הָכִי נָמֵי דְּלָאו לְכַתְּחִלָּה? וְהָא כְּתִיב: ״וְסָמַךְ יָדוֹ … וְנִרְצָה״!Rav A'ha répond : « Sont obligés », je n'en parle pas, car une obligation s'entend évidemment lekhate'hila. Rav Achi objecte : S'il en est ainsi : « Tous imposent les mains sur leur sacrifice, aussi bien les hommes que les femmes » (voir Mena'hot 93a) : est-ce aussi que ce n'est pas lekhate'hila ? Pourtant, il est écrit : « Et il imposera sa main… et il sera agréé » (Lévitique 1, 4) !
- אִין, אִיכָּא ״הַכֹּל״ לְכַתְּחִלָּה, וְאִיכָּא ״הַכֹּל״ דִּיעֲבַד. אֶלָּא ״הַכֹּל״ דְּהָכָא, מִמַּאי דִּלְכַתְּחִלָּה הוּא דְּתִקְשֵׁי לָךְ? דִּלְמָא דִּיעֲבַד הוּא, וְלָא תִּקְשֵׁי לָךְ.Rav A'ha répond : Oui, il y a un « tous » lekhate'hila et il y a un « tous » di'avad (après coup). Mais le « tous » d'ici, d'où sais-tu que c'est lekhate'hila, pour que cela te fasse difficulté ? Peut-être est-ce di'avad, et cela ne te fera pas difficulté.
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא ״שְׁחִיטָתָן כְּשֵׁרָה״ קַשְׁיָא לִי, מִדְּקָתָנֵי שְׁחִיטָתָן כְּשֵׁרָה דִּיעֲבַד, מִכְּלָל דְּ״הַכֹּל״ לְכַתְּחִלָּה הוּא, דְּאִי דִּיעֲבַד – תַּרְתֵּי דִּיעֲבַד לְמָה לִי?Rav Achi lui dit : C'est « leur abattage est valide » qui me fait difficulté. Du fait qu'il enseigne : « leur abattage est valide », ce qui signifie di'avad, on déduit que « tous » est lekhate'hila ; car si c'était di'avad, pourquoi aurais-je besoin de deux di'avad ?
- אָמַר רַבָּה בַּר עוּלָּא: הָכִי קָתָנֵי – הַכֹּל שׁוֹחֲטִין, וַאֲפִילּוּ טָמֵא בְּחוּלִּין. טָמֵא בְּחוּלִּין מַאי לְמֵימְרָא? בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ, וְקָסָבַר: חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ כְּקֹדֶשׁ דָּמוּ.Rabba bar Oula a dit : Voici ce qu'il enseigne : Tous abattent, même un impur pour un animal profane, lekhate'hila. La Guemara s'interroge : Un impur pour un animal profane, à quoi bon le dire ? Il n'est pas interdit de rendre impure une viande profane ! Il s'agit d'aliments profanes préparés selon la pureté du sacré, et le Tanna pense que les aliments profanes préparés selon la pureté du sacré sont comparables au sacré.
- כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? מֵבִיא סַכִּין אֲרוּכָּה וְשׁוֹחֵט בָּהּ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִגַּע בַּבָּשָׂר.Comment fait-il ? Il apporte un long couteau et abat avec, afin de ne pas toucher la chair.
- וּבְמוּקְדָּשִׁים לֹא יִשְׁחוֹט, שֶׁמָּא יִגַּע בַּבָּשָׂר, וְאִם שָׁחַט וְאוֹמֵר ״בָּרִי לִי שֶׁלֹּא נָגַעְתִּי״ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.Et pour les animaux consacrés, il n'abattra pas lekhate'hila, de peur qu'il ne touche la chair ; et s'il a abattu et qu'il dit : « Il est clair pour moi que je n'ai pas touché », son abattage est valide di'avad.
- חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, דַּאֲפִילּוּ בְּחוּלִּין גְּרֵידֵי, דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, שֶׁמָּא יִשְׁהוּ, שֶׁמָּא יִדְרְסוּ, וְשֶׁמָּא יַחֲלִידוּ.Sauf le sourd-muet, l'aliéné et le mineur, car même pour de simples animaux profanes, même di'avad, non : de peur qu'ils n'interrompent l'abattage (chehiya), de peur qu'ils n'appuient le couteau (derassa), et de peur qu'ils ne l'enfouissent sous l'œsophage ou la trachée ('halada).
- וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ, אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן – עֲלַהּ קָאֵי, ״וְאִם שָׁחֲטוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא אַטָּמֵא בְּחוּלִּין – הָא אָמְרַתְּ: לְכַתְּחִלָּה נָמֵי שָׁחֵיט!Et « chacun d'eux qui a abattu », à quoi cela se rapporte-t-il ? Si nous disons : au sourd-muet, à l'aliéné et au mineur, c'est à eux que cela fait suite, et il aurait fallu dire : « et s'ils ont abattu » ! Mais si c'est à l'impur pour un animal profane, n'as-tu pas dit qu'il abat même lekhate'hila ?
- וְאֶלָּא, אַטָּמֵא בְּמוּקְדָּשִׁים – בְּ״בָרִי לִי״ סַגִּי! דְּלֵיתֵיהּ קַמַּן דִּנְשַׁיְּילֵיהּ.Mais alors, c'est à l'impur pour des animaux consacrés. Or « Il est clair pour moi » suffit ! Il faut donc des témoins lorsqu'il n'est pas devant nous pour que nous lui demandions.
- הַאי טָמֵא בְּמוּקְדָּשִׁים, מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא: כׇּל הַפְּסוּלִין שֶׁשָּׁחֲטוּ – שְׁחִיטָתָן כְּשֵׁרָה, שֶׁהַשְּׁחִיטָה כְּשֵׁרָה בְּזָרִים, בְּנָשִׁים, וּבַעֲבָדִים, וּבִטְמֵאִים, וַאֲפִילּוּ בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִהְיוּ טְמֵאִין נוֹגְעִין בַּבָּשָׂר.Cet enseignement sur l'impur pour des animaux consacrés, vient-il d'ici ? Il vient de là-bas (Zeva'him 31b) : Tous les disqualifiés qui ont abattu, leur abattage est valide, car l'abattage est valide par des non-Cohanim, par des femmes, par des esclaves et par des impurs, et même pour les saintetés majeures, pourvu que les impurs ne touchent pas la chair.
- הָכָא עִיקָּר. הָתָם, אַיְּידֵי דִּתְנָא שְׁאָר פְּסוּלִין – תְּנָא נָמֵי טָמֵא בְּמוּקְדָּשִׁים. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָתָם עִיקָּר, דִּבְקָדָשִׁים קָאֵי. הָכָא, אַיְּידֵי דִּתְנָא טָמֵא בְּחוּלִּין – תָּנֵי נָמֵי טָמֵא בְּמוּקְדָּשִׁים.Ici est la source principale. Là-bas, comme il a enseigné les autres disqualifiés, il a enseigné aussi l'impur pour les animaux consacrés. Et si tu veux, dis : Là-bas est la source principale, car il y est question des sacrifices. Ici, comme il a enseigné l'impur pour un animal profane, il enseigne aussi l'impur pour les animaux consacrés.
- הַאי טָמֵא, דְּאִיטַּמָּא בְּמַאי? אִילֵּימָא דְּאִיטַּמִּי בְּמֵת, ״בַּחֲלַל חֶרֶב״ אָמַר רַחֲמָנָא,Cet impur, comment est-il devenu impur ? Si nous disons qu'il est devenu impur par un mort, le Miséricordieux a dit : « par un tué à l'épée » (Nombres 19, 16),
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