Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וַאֲסִירִי בְּגִיזָּה וַעֲבוֹדָה, דָּמָן לִבְעֵי קְבוּרָה, קָמַשְׁמַע לַן.Il te serait venu à l'esprit de dire : Puisqu'elles sont interdites pour la tonte et le travail, que leur sang exige l'enterrement. Aussi le verset nous enseigne-t-il que l'on peut tirer profit de leur sang.
- תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְדַם חֲלָלִים יִשְׁתֶּה״ – פְּרָט לְדַם קִילּוּחַ, שֶׁאֵינוֹ מַכְשִׁיר אֶת הַזְּרָעִים.L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Et il boira le sang des tués » (Nombres 23, 24) exclut le sang du jet, qui jaillit avec force au moment de l'abattage, tant que la bête vit encore, et qui ne rend pas les semences réceptives à l'impureté.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַשּׁוֹחֵט וְהִתִּיז דָּם עַל הַדַּלַּעַת – רַבִּי אוֹמֵר: הוּכְשַׁר, רַבִּי חִיָּיא אוֹמֵר: תּוֹלִין.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Si quelqu'un égorge une bête et a fait gicler du sang sur la courge de terouma (prélèvement donné au Cohen), Rabbi Yehouda HaNassi dit : Elle a été rendue réceptive à l'impureté. Rabbi 'Hiya dit : On laisse en suspens la question.
- אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מֵאַחַר שֶׁרַבִּי אוֹמֵר הוּכְשַׁר, וְרַבִּי חִיָּיא אוֹמֵר תּוֹלִין, אָנוּ עַל מִי נִסְמוֹךְ? בֹּאוּ וְנִסְמוֹךְ עַל דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן, שֶׁהָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁחִיטָה מַכְשֶׁרֶת וְלֹא דָּם.Rabbi Ochaya a dit : Puisque Rabbi dit : « elle a été rendue réceptive », et que Rabbi 'Hiya dit : « on laisse en suspens », nous, sur qui nous appuierons-nous ? Venez et appuyons-nous sur les paroles de Rabbi Chimon, car Rabbi Chimon disait : C'est l'abattage qui rend réceptif, et non le sang.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַכֹּל מוֹדִים הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ לְדָם מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמַכְשַׁיר. כִּי פְּלִיגִי בְּנִתְקַנֵּחַ הַדָּם בֵּין סִימָן לְסִימָן, רַבִּי סָבַר: יֶשְׁנָהּ לִשְׁחִיטָה מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף, וְהַאי דַּם שְׁחִיטָה הוּא.Rav Pappa a dit : Tous admettent que là où le sang reste sur la courge du début à la fin de l'abattage, tout le monde est d'accord qu'il rend réceptif. Ils divergent lorsque le sang a été essuyé entre un siman et l'autre (la trachée et l'œsophage, dont la section constitue l'abattage). Rabbi pense : L'abattage existe du début à la fin, et ce sang est du sang d'abattage.
- רַבִּי חִיָּיא סָבַר: אֵינָהּ לִשְׁחִיטָה אֶלָּא בַּסּוֹף, וְהַאי דַּם מַכָּה הוּא, וּמַאי ״תּוֹלִין״? תּוֹלִין הַדָּבָר עַד גְּמַר שְׁחִיטָה – אִי אִיתֵיהּ לְדָם בְּסוֹף שְׁחִיטָה מַכְשִׁיר, וְאִי לָא – לֹא מַכְשִׁיר.Rabbi 'Hiya pense : L'abattage n'existe qu'à la fin, et ce sang est celui d'une plaie, qui ne rend pas réceptif. Et que signifie « on laisse en suspens » ? On laisse la chose en suspens jusqu'à la fin de l'abattage : si le sang s'y trouve à la fin de l'abattage, il rend réceptif ; sinon, il ne rend pas réceptif.
- וּמַאי ״בֹּאוּ וְנִסְמוֹךְ עַל דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן״? לְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֹא מַכְשִׁיר, לְרַבִּי חִיָּיא מַכְשִׁיר!La Guemara demande : Et que signifie : « Venez et appuyons-nous sur les paroles de Rabbi Chimon » ? Selon Rabbi Chimon, il ne rend pas réceptif, alors que selon Rabbi 'Hiya, il rend réceptif !
- בְּנִתְקַנֵּחַ מִיהוּ אַשְׁווֹ לַהֲדָדֵי, מָר לָא מַכְשִׁיר, וּמָר לָא מַכְשִׁיר, הֲוָה לֵיהּ רַבִּי חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.La Guemara répond : Dans le cas où il a été essuyé, du moins, ils s'accordent l'un avec l'autre : l'un des Maîtres dit qu'il ne rend pas réceptif, et l'autre Maître dit qu'il ne rend pas réceptif. Rabbi est donc seul, et les paroles d'un seul ne pèsent pas face à deux.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: ״תּוֹלִין״ לְעוֹלָם מַשְׁמַע, וְנִתְקַנֵּחַ לְרַבִּי חִיָּיא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, אִי יֶשְׁנָהּ לִשְׁחִיטָה מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף, אוֹ אֵינָהּ לִשְׁחִיטָה אֶלָּא בַּסּוֹף, וּמַאי ״תּוֹלִין״? לֹא אוֹכְלִין וְלֹא שׂוֹרְפִין.Rav Achi a dit : « On laisse en suspens » signifie pour toujours. Et dans le cas où le sang a été essuyé, Rabbi 'Hiya est dans le doute : l'abattage existe-t-il du début à la fin, ou l'abattage n'existe-t-il qu'à la fin ? Et que signifie « on laisse en suspens » ? On ne mange pas la courge, car elle est peut-être impure, et on ne la brûle pas, car elle est peut-être pure.
- וּמַאי ״בֹּאוּ וְנִסְמוֹךְ עַל דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן״? לְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֹא מַכְשִׁיר, לְרַבִּי חִיָּיא סְפֵיקָא, לְעִנְיַן שְׂרֵיפָה מִיהוּ שָׁווּ לַהֲדָדֵי: (ומר) [וּלְמָר] לָא שָׂרְפִינַן, (ומר) [וּלְמָר] לָא שָׂרְפִינַן.La Guemara demande : Et que signifie : « Venez et appuyons-nous sur les paroles de Rabbi Chimon » ? Selon Rabbi Chimon, il ne rend pas réceptif, alors que selon Rabbi 'Hiya, c'est un doute ! La Guemara répond : Pour ce qui est de brûler, du moins, ils s'accordent l'un avec l'autre : selon l'un, on ne brûle pas, et selon l'autre, on ne brûle pas.
- הָוֵה לֵיהּ רַבִּי חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם, וְהָכִי קָאָמַר: כְּגוֹן זֹאת תּוֹלִין – לֹא אוֹכְלִין וְלֹא שׂוֹרְפִין.Rabbi est donc seul, et les paroles d'un seul ne pèsent pas face à deux. Et voici ce qu'il veut dire : Dans un cas comme celui-ci, on laisse en suspens : on ne mange pas et on ne brûle pas.
- בָּעֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: צָרִיד שֶׁל מְנָחוֹת, מוֹנִין בּוֹ רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי, אוֹ אֵין מוֹנִין בּוֹ רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי? כִּי מַהְנְיָא חִבַּת הַקֹּדֶשׁ לְאִפְּסוֹלֵי גּוּפֵיהּ, לְמִימְנֵא בֵּיהּ רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי – לָא, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Rabbi Chimon ben Lakich a posé la question : Le tsarid (la portion de farine restée sèche, que l'huile n'a pas pénétrée) des offrandes de farine, y compte-t-on un premier et un second degré d'impureté, ou n'y compte-t-on pas de premier et de second degré ? Lorsque la 'hibat hakodech (l'attachement au sacré, qui rend réceptif à l'impureté sans contact d'un liquide) agit, est-ce pour disqualifier cet aliment lui-même, mais pour y compter un premier et un second degré, non ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תָּא שְׁמַע, ״מִכׇּל הָאֹכֶל אֲשֶׁר יֵאָכֵל וְגוֹ׳״ – אוֹכֶל הַבָּא בְּמַיִם – הוּכְשַׁר, אוֹכֶל שֶׁאֵינוֹ בָּא בְּמַיִם – לֹא הוּכְשַׁר.Rabbi Élazar a dit : Viens et entends : « De tout aliment qui se mange, etc. » (Lévitique 11, 34) : l'aliment qui vient au contact de l'eau a été rendu réceptif, l'aliment qui ne vient pas au contact de l'eau n'a pas été rendu réceptif. Il en ressort que pour la farine sèche, on ne compte pas de degrés d'impureté.
- אַטּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ לֵית לֵיהּ אוֹכֶל הַבָּא בְּמַיִם? רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ הָכִי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: חִבַּת הַקֹּדֶשׁ כְּאוֹכֶל הַבָּא בְּמַיִם דָּמֵי, אוֹ לָא?La Guemara demande : Rabbi Chimon ben Lakich ne connaît-il donc pas la règle de l'aliment qui vient au contact de l'eau ? La Guemara répond : Rabbi Chimon ben Lakich posait ainsi la question : La 'hibat hakodech est-elle comparable à l'aliment qui vient au contact de l'eau, ou non ?
- רַבִּי אֶלְעָזָר נָמֵי מִיִּתּוּרֵי קְרָאֵי קָאָמַר, מִכְּדֵי כְּתִיב ״וְכִי יֻתַּן מַיִם עַל זֶרַע״, ״מִכׇּל הָאֹכֶל אֲשֶׁר יֵאָכֵל״ לְמָה לִּי?La Guemara explique : Rabbi Élazar aussi parle à partir de la surabondance des versets. Puisqu'il est écrit : « Et si de l'eau est mise sur la semence » (Lévitique 11, 38), pourquoi ai-je besoin de : « De tout aliment qui se mange » ?
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