Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁמָּא תֵּשֵׁב עֲלֵיהֶן אִשְׁתּוֹ נִדָּה, אֲבָל בְּפֵירֵי לָא אָמְרִינַן. וְרַבִּי יִצְחָק בְּפֵירֵי נָמֵי אָמַר.car on craint que sa femme nida (en état d'impureté menstruelle) ne s'asseye sur eux. Mais pour les fruits, nous ne disons pas que ce qui est préparé selon la pureté de la terouma (prélèvement donné au Cohen) rende le sacré (kodech) impur. Et Rabbi Its'hak le dit aussi pour les fruits.
- מֵתִיב רַבִּי יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי: וּמִי אָמְרִינַן בְּפֵירֵי? וְהָתְנַן: אִם אָמַר ״הִפְרַשְׁתִּי לְתוֹכָהּ רְבִיעִית קֹדֶשׁ״ – נֶאֱמָן, וְלָא קָא (מטמא) [מְטַמְּיָא] לֵיהּ תְּרוּמָה לְקֹדֶשׁ. וְאִי אָמְרַתְּ: טׇהֳרָתָהּ טוּמְאָה הִיא אֵצֶל הַקֹּדֶשׁ – תְּטַמֵּא תְּרוּמָה לְקֹדֶשׁ!Rabbi Yirmeya de Difti a objecté à Rabbi Its'hak : Et disons-nous cela pour les fruits ? Or nous avons appris dans la Michna (Haguiga 24b) : Il n'est pas permis d'accepter du vin de terouma d'un am haarets (ignorant, qui n'observe pas scrupuleusement les lois de pureté), mais s'il a dit : « J'ai séparé dans ce tonneau un quart de log de vin sacré », il est cru. Et la terouma ne rend donc pas impur le sacré. Or si tu dis que sa pureté est une impureté vis-à-vis du sacré, que la terouma rende impur le sacré !
- אֲמַר לֵיהּ: טוּמְאָה בְּחִבּוּרִין קָאָמְרַתְּ? טוּמְאָה בְּחִבּוּרִין שָׁאנֵי, דְּמִגּוֹ דִּמְהֵימַן אַקֹּדֶשׁ – מְהֵימַן נָמֵי אַתְּרוּמָה.Rabbi Its'hak lui a dit : Tu parles d'une impureté dans des choses réunies ? L'impureté dans des choses réunies est différente, dans un même tonneau : puisqu'il est cru pour le sacré, il est cru aussi pour la terouma.
- מֵתִיב רַב הוּנָא בַּר נָתָן: הַשֵּׁנִי שֶׁבַּחוּלִּין מְטַמֵּא מַשְׁקֵה חוּלִּין, וּפוֹסֵל אוֹכְלֵי תְרוּמָה, וְהַשְּׁלִישִׁי מְטַמֵּא מַשְׁקֵה קֹדֶשׁ, וּפוֹסֵל אוֹכְלֵי קֹדֶשׁ, בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ.Rav Houna bar Natan a objecté à partir d'une baraïta : Le second degré dans les aliments profanes ('houlin) rend impur le liquide profane et disqualifie les aliments de terouma ; et le troisième degré rend impur le liquide sacré et disqualifie les aliments sacrés, pour les aliments profanes préparés selon la pureté du sacré. Cela contredit Rabbi Its'hak, selon qui seul le sacré consacré produit un quatrième degré.
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת קֹדֶשׁ – הֲרֵי הֵן כְּחוּלִּין.La Guemara répond : C'est une divergence entre Tannaïm, comme il a été enseigné dans une baraïta : Les aliments profanes préparés selon la pureté du sacré sont comme des aliments profanes, et ne reçoivent pas de troisième degré.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר: הֲרֵי הֵן כִּתְרוּמָה, לְטַמֵּא שְׁנַיִם, וְלִפְסוֹל אֶחָד.Rabbi Élazar, fils de Rabbi Tsadok, dit : Ils sont comme la terouma, pour rendre impurs deux degrés et en disqualifier un, lequel ne produit plus de quatrième degré, même dans le sacré. Selon ces deux opinions, l'aliment profane préparé selon la pureté du sacré ne disqualifie donc pas le sacré, contrairement à la Michna de Tohorot.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הוּכְשְׁרוּ בִּשְׁחִיטָה. אָמַר רַב אַסִּי: אוֹמֵר הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן, שְׁחִיטָתוֹ מַכְשֶׁרֶת וְלֹא דָּם.La Michna enseigne (33a) : Si l'on égorge une bête d'où il ne sort pas de sang, Rabbi Chimon dit : Elles ont été rendues réceptives à l'impureté par l'abattage rituel lui-même. Rav Assi a dit : Rabbi Chimon disait : C'est son abattage qui rend réceptif à l'impureté, et non le sang.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הוּכְשְׁרוּ בִּשְׁחִיטָה. מַאי לָאו בִּשְׁחִיטָה וְלָא בְּדָם? לָא, אַף בִּשְׁחִיטָה.La Guemara propose : Disons que la Michna l'appuie : Rabbi Chimon dit : Elles ont été rendues réceptives par l'abattage. N'est-ce pas : par l'abattage et non par le sang ? La Guemara rejette : Non, le sens est : également par l'abattage.
- תָּא שְׁמַע: אָמַר לָהֶן רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי הַדָּם מַכְשִׁיר? וַהֲלֹא שְׁחִיטָה מַכְשֶׁרֶת! הָכִי קָאָמַר לָהֶן: וְכִי דָם בִּלְבַד מַכְשִׁיר? אַף שְׁחִיטָה נָמֵי מַכְשֶׁרֶת.Viens et entends une preuve : Rabbi Chimon leur a dit : Est-ce donc le sang qui rend réceptif ? N'est-ce pas l'abattage qui rend réceptif ? La Guemara rejette : Voici ce qu'il leur dit : Est-ce le sang seul qui rend réceptif ? L'abattage aussi rend réceptif.
- תָּא שְׁמַע: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: דַּם הַמֵּת אֵינוֹ מַכְשִׁיר. מַאי לָאו, הָא דַּם שְׁחִיטָה מַכְשִׁיר? לָא, הָא דַּם חֲלָלִים מַכְשִׁיר, אֲבָל דַּם שְׁחִיטָה מַאי – לָא מַכְשִׁיר?Viens et entends une autre preuve : Rabbi Chimon dit : Le sang du mort ne rend pas réceptif. N'en déduit-on pas que le sang de l'abattage rend réceptif ? La Guemara rejette : Non, on en déduit que le sang des tués rend réceptif. Mais le sang de l'abattage, qu'en est-il ? Il ne rend pas réceptif ?
- לַישְׁמְעִינַן דַּם שְׁחִיטָה, וְכׇל שֶׁכֵּן דַּם הַמֵּת! דַּם הַמֵּת אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מָה לִי קַטְלֵיהּ אִיהוּ, מָה לִי קַטְלֵיהּ מַלְאַךְ הַמָּוֶת? קָא מַשְׁמַע לַן.S'il en est ainsi, qu'il nous enseigne le sang de l'abattage, et à plus forte raison le sang du mort ! La Guemara répond : Le sang du mort lui était nécessaire à enseigner : il te serait venu à l'esprit de dire : Que m'importe qu'il l'ait tué lui-même, que m'importe que l'ange de la mort l'ait tué ? Aussi nous enseigne-t-il que le sang du mort ne rend pas réceptif.
- תָּא שְׁמַע: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: דַּם מַגֵּפָתוֹ אֵינוֹ מַכְשִׁיר. מַאי לָאו, הָא דַּם שְׁחִיטָה מַכְשִׁיר? לָא, הָא דַּם חֲלָלִים מַכְשִׁיר. אֲבָל דַּם שְׁחִיטָה מַאי, לָא מַכְשִׁיר?Viens et entends encore : Rabbi Chimon dit : Le sang de sa blessure ne rend pas réceptif. N'en déduit-on pas que le sang de l'abattage rend réceptif ? La Guemara rejette : Non, on en déduit que le sang des tués rend réceptif. Mais le sang de l'abattage, qu'en est-il ? Il ne rend pas réceptif ?
- לַשְׁמְעִינַן דַּם שְׁחִיטָה, וְכׇל שֶׁכֵּן דַּם מַגֵּפָתוֹ! דַּם מַגֵּפָתוֹ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מָה לִי קַטְלֵיהּ כּוּלֵּהּ, מָה לִי קַטְלֵיהּ פַּלְגָא.S'il en est ainsi, qu'il nous enseigne le sang de l'abattage, et à plus forte raison le sang de sa blessure ! La Guemara répond : Le sang de sa blessure lui était nécessaire à enseigner : il te serait venu à l'esprit de dire : Que m'importe qu'il l'ait tué entièrement, que m'importe qu'il l'ait tué à moitié ?
- וּמַאי שְׁנָא דַּם חֲלָלִים דְּמַכְשַׁיר? דִּכְתִיב: ״וְדַם חֲלָלִים יִשְׁתֶּה״.La Guemara demande : Et en quoi le sang des tués est-il différent, pour qu'il rende réceptif ? C'est qu'il est écrit : « Et il boira le sang des tués » (Nombres 23, 24) : ce sang est appelé boisson.
- דַּם שְׁחִיטָה נָמֵי כְּתִיב: ״עַל הָאָרֶץ תִּשְׁפְּכֶנּוּ כַּמָּיִם״! הָהוּא לְמִישְׁרֵי דָּמָן דִּפְסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין בַּהֲנָאָה הוּא דַּאֲתָא.Pour le sang de l'abattage aussi, il est écrit : « Tu le répandras sur la terre comme de l'eau » (Deutéronome 12, 16) ! La Guemara répond : Ce verset vient permettre de tirer profit du sang des bêtes sacrées devenues inaptes.
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